5.5.06

11 SEPTEMBRE 2001 - Images choc


11 SEPTEMBRE 2001 - Images choc
Vidéo envoyée par Quiche
Docu allemand aux images qui sont réellement IMPRESSIONNANTES

LE 9 SEPTEMBRE 2001 , UN GROUPE DE TERRORISTES ARABES VA S'EMPARER DE PLUSIEURS AVIONS DE LIGNE POUR LES LANCER CONTRE DES CIBLES AMERICAINES .
CE JOUR LA , IL Y A EU PLUS DE 3000 MORTS.....

4.5.06

JOSPIN AU SECOURS DU HAMAS

Chantage aux bons sentiments

Une chose est certaine ! Les hommes politiques français, tous partis confondus, s’organisent petit à petit afin de constituer une force devant contrer la décision raisonnable de cesser les versements européens aux terroristes du Hamas à la tête de l’Autorité palestinienne. Dans une chronique parue dans Libération et intitulée « Il faut aider les Palestiniens », Lionel Jospin ne souhaite pas rester en marge de ce débat.

Ainsi, après avoir rappeler ce qu’est exactement ce groupe terroriste et totalement reconnu son refus « de se plier à nos préalables », tel un candide, il s’interroge : « Faudrait-il donc aider le nouveau gouvernement palestinien, en dépit de ce qu'il est et au risque de contredire nos valeurs, à cause des conditions de vie très précaires des Palestiniens ? ».

Comme toute analyse où l’on subodore rapidement la réponse, l’ex-candidat à l’Elysée entraîne le lecteur vers une déduction qui se veut in-con-tes-ta-ble : « L'arrêt de l'aide internationale va provoquer très vite d'extrêmes souffrances dans la population palestinienne, déjà si éprouvée, et sans doute un immense désordre dans les territoires (…) Au point que je n'exclus pas que nous soyons amenés, dans l'urgence, à changer une position initiale devenue intenable ». Que les dirigeants européens se le tiennent pour dit, nulle autre alternative n’est envisageable !!!

Et si d’aventure, quelques doutes subsistent entre les deux oreilles de certains lecteurs, ‘’l’évidence’’ sera enfoncée : « Une telle situation serait-elle au moins susceptible d'amener le Hamas à changer ses positions, notamment à l'égard d'Israël ?(…) rien ne permet de l'escompter ».

C’est donc écrit ! L’Union européenne -quel qu’en soit le prix économique et/ou politique- se doit d’aider un ‘’parti’’ qui a comme programme la copie conforme de Mein Kampff. A savoir : « La solution finale de la question juive » en terre de ‘’Palestine’’.

Ne pas considérer cette aide souhaitée exclusivement sous ce regard est, ni plus ni moins, contribuer à l’objectif recherché. Et c’est ce que font ces hommes politiques sous couvert de sentiments ‘’humanistes’’ à l’endroit d’un ‘’peuple palestinien’’ qui a librement et démocratiquement désigné ses dirigeants connus pour leurs positions extrémistes. Oublier ce ‘’détail’’ c’est faire fi abusivement de leur liberté de choix.

Qu’importe, en conséquences, aux Israéliens le devenir de cette population à qui l’on a enseigné que seule l’éradication de l’Etat juif est important ? Pour comparaison, fallait il prendre en compte les souffrances du peuple Allemand lors de la deuxième guerre mondiale et ne pas intervenir sous les prétextes fallacieux de son propre devenir ? Il est vrai, qu’alors, était en jeu autre chose que le seul avenir du peuple juif !

Ne faut il pas plutôt -et toujours par comparaison- réunir une coalition internationale autour du seul objectif avouable : la défaite totale du ‘’palestinisme’’ afin de créer les conditions requises pour une coexistence pacifique des deux peuples ?

Nul homme politique français, ou autre d’ailleurs, n’aura l’envergure de cette ambition pour la Paix.

Quant à celui qui fut abandonné par la communauté juive française à l’élection présidentielle de 2002, il nous aura démontré, par ce texte, combien cette dernière avait vu juste. Notamment lorsqu’il exige du Hamas « qu'il ne détourne pas notre aide de son objet » (sic).

Le sort réservé au député européen socialiste François Zimeray -exclu d’autorité de toute réélection ( par le parti de Lionel Jospin ) pour s’être obstiné à réclamer une enquête sur les fonds attribués à l’AP- nous rappelle combien est risible ce souhait.

Mais il est vrai que le ridicule ne tue plus.

posted by Victor PEREZ @ 17:56 0 comments

MASSACRES DANS LE DESERT

Monde Arabe
Darfour, un génocide sans témoins, Jacky Mamou

Khartoum entrave sciemment l'action humanitaire internationale.

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Libre opinion parue dans Libération, du 24 avril 2006


Alors que la communauté internationale commémore le 12e anniversaire du génocide au Rwanda - et, la main sur le coeur, jure «Plus jamais ça !» -, dans l'ouest du Soudan, meurtres, viols, pillages et déplacements forcés des populations africaines noires, Four, Massalit, et Zaghawa continuent depuis plus de trois ans.

Pour réprimer des petits groupes armés issus de ces populations, le gouvernement de Khartoum a renforcé ses moyens militaires en armant les milices Janjawids recrutées parmi les tribus nomades qui se réclament de leur arabité. La répression est d'une férocité inouïe : outre les massacres, les partisans du Front national islamiste au pouvoir organisent la mort lente par la faim et les maladies. Le bilan est terrible : 300 000 morts, plus de deux millions de déplacés, qui survivent grâce à l'aide humanitaire internationale, 250 000 réfugiés au Tchad et en République centre-africaine. On évalue à 6 millions environ le nombre d'habitants du Darfour, dont une grosse moitié est noire africaine (le reste étant considérée comme «arabe»). Cela veut dire qu'en comptant les morts et les déplacés de leurs terres, plus des deux tiers sont concernés. Les peuples noirs africains du Darfour sont véritablement disloqués.

Face à ce drame amplement documenté par d'innombrables rapports, même s'il y a peu d'images, la communauté internationale, bien freinée par les alliés intéressés de Khartoum, la Russie et surtout la Chine, a délégué à l'Union africaine un mandat d'observation. Avec la présence de 7 000 soldats au Darfour, une région grande comme la France, l'Union africaine a vu sa mission systématiquement entravée par Khartoum : paralysie de la livraison des véhicules blindés, refus d'approvisionnement de carburant pour les avions, et peinture des véhicules gouvernementaux en blanc pour les faire passer pour des véhicules de l'Union africaine. Et pendant ce temps les exactions continuaient... Rappelons que l'enquête des Nations unies sur le terrain avait conclu à des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. La Cour pénale internationale, saisie par le Conseil de sécurité, poursuit ses investigations sur 51 dirigeants soudanais soupçonnés d'avoir organisé ces horreurs. Tous les observateurs disent, certes diplomatiquement, que la mission de l'Union africaine a été un échec ; Jan Pronk, l'envoyé spécial de l'ONU, en premier.

Pour tenter d'y remédier, le Conseil de sécurité a prévu, le 24 mars, de préparer le passage de la mission de l'Union africaine à une opération des Casques bleus. Mais dans un délai de six mois, pour respecter la décision de reconduire sa mission, qu'a pris récemment l'Union africaine. Au Rwanda, en avril 1994, les Casques bleus avaient vu leur nombre diminué de façon drastique en plein début du génocide. Aujourd'hui, on laisse six mois de plus pour «continuer la besogne». Et personne ne répond aux menaces de Bechir le président soudanais, qui promet «de faire du Darfour un cimetière» pour les Casques bleus envoyés pour protéger les civils. Tandis que le responsable des missions de la paix au sein de l'ONU, Jean-Marie Guéhénno, déclarait : «Evidemment, c'est une mission qui se déploiera avec le consentement du gouvernement soudanais...»

Sur le terrain, la situation est alarmante. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a annoncé, début mars, une réduction de 44 % de ses opérations en raison de la détérioration des conditions de sécurité. Jan Pronk déclarait, il y a quelques jours, que «dans le sud du Darfour, les milices continuent leurs opérations de nettoyage village après village». Assassinats, viols, pillages se multiplient sans pause. Tandis que le Programme alimentaire mondial (PAM) sonne le tocsin face à l'afflux nouveau de réfugiés au Tchad, qui fuient les combats des deux côtés de la frontière. Cette situation, poursuit l'agence onusienne, menace l'aide aux millions de personnes fuyant les violences. De son côté, l'Unicef, en charge des enfants, estime que l'insécurité empêche les agences humanitaires d'atteindre 500 000 personnes. Elle signale que si, pour le moment, la situation à l'intérieur des camps de déplacés est stable du point de vue nutritionnel, dans deux camps du Nord Darfour (Mellit et Hay Abassy), le seuil d'urgence de malnutrition a été franchi, atteignant 18 %.

Tout ce tableau est sciemment organisé par le pouvoir soudanais qui veut créer une situation de non-retour. Il faut reconnaître au gouvernement soudanais un vrai savoir-faire dans l'entrave à l'action humanitaire, pratique où il avait déjà excellé durant de longues décennies, dans sa guerre contre les sudistes.

Mais un pas de plus vient d'être franchi avec le refus d'accueillir au Darfour Jan Egeland, le secrétaire général adjoint de l'ONU, chargé des affaires humanitaires, ou avec l'expulsion de l'ONG norvégienne, Conseil national pour les réfugiés (NRC), qui intervient dans le plus grand camp de réfugiés au Darfour. Que veut cacher Khartoum ? Déjà, la ministre suédoise de la Coopération, Carin Jomtin, avait, elle aussi, été empêchée de se rendre dans la région, tandis que deux bureaux d'une association soudanaise, l'Organisation pour le développement social du Soudan (Sudo), ont été fermés manu militari, dans l'Etat du Darfour occidental. Ces fermetures s'inscrivent dans une politique d'intimidation et de harcèlement de tous les intervenants humanitaires ou de droit de l'homme, actifs au Soudan. S'arranger pour qu'il n'y ait plus de témoins semble ainsi être la ligne de conduite des autorités soudanaises.

Tout temps perdu pour envoyer des Casques bleus protéger les civils est du temps gagné par le gouvernement soudanais pour maintenir au Darfour ce que Koffi Anan a appelé «l'enfer sur terre». La France a, pendant longtemps, témoigné d'une certaine prudence - certains disent d'une complaisance - à l'égard du régime islamiste de Khartoum. La confiscation du pouvoir par la guerre et la terreur, de la part d'un gouvernement issu lui-même d'un coup d'Etat, ne peut être éternelle. Un rééquilibrage aura lieu, à terme, vers une participation plus grande au pouvoir des noirs africains animistes et chrétiens du Sud, des populations Béja, à l'Est, et de celles du Darfour, à l'Ouest. Sinon, le risque de partition, et donc de chaos, du pays sera grand. La tension très forte avec le Tchad voisin met en lumière le risque d'embrasement régional.

Il faut donc un sursaut urgent de la communauté internationale, d'abord pour permettre sans délai l'accès des humanitaires aux populations. Renforcer considérablement l'Union africaine sur le plan de la logistique et des communications, et lui insuffler un souffle vigoureux pour protéger les populations en cas de danger immédiat. Exiger du Soudan la dissolution des milices, l'arrestation des auteurs des atrocités, et sa coopération avec la CPI. La France, membre du Conseil de sécurité, a une occasion de montrer le nouveau rôle qu'elle veut tenir en Afrique dans une zone non francophone. Il faut qu'elle le tienne... résolument.

© Jacky Mamou *

* Président du collectif Urgence Darfour et ancien président de Médecins du monde.



Mis en ligne le 04 mai 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org

best of oumma-1(video)


best of oumma-1
Vidéo envoyée par fontey
propagande islamique des idiots utiles et des dhimmis...
on oublie allégrement la haine des musulmans diffusés par tous les médias islamistes...
on oublie aussi la terreur répandue par toutes les organisations terroristes ...

emeutes 2005 : manipulation (video)


emeutes 2005 : manipulation
Vidéo envoyée par fdesouche
Manipulation chez Karl Zero.
Les jeunes ne disent pas "sarkozy fasciste" mais ...
Sarkozy , sale juif.

Le Vert est dans la Pomme (video)


Le Vert est dans la Pomme
Vidéo envoyée par SugoiYoshi
Le 17 avril 2006, un terroriste palestinien du Jihad Islamique se sucidait en faisant exploser une bombe dans un restaurant et en tuant 9 israéliens.

3 trois jours plus tard, au coeur de New-York, à Manhattan, La Société des Penseurs Islamiques organisent une manifestation pour soutenir ces attentats-suicide et pour annoncer un nouvel Holocauste.

La Société des Penseurs Islamiques, mouvance du terrorisme islamique est issue de l'organisation britannique Al-Muhajiroun qui a déjà organisé des attentats-suicide en Israel.


Plus d'information sur la Fondation NEFA : Nine Eleven/ Finding Answers.
http://www.nefafoundation.org


Vidéo utilisée pour le bog:
http://www.ilikeyourstyle.net/blog

ECHEC DE LA DIPLOMATIE

Une guerre préventive contre l’Iran est-elle inévitable?

04.05.2006 [Article, par notre nouveau collaborateur : S. M.]


Depuis 2002, la RII [1] est soupçonnée de vouloir se doter de l’arme nucléaire. La même année, le président Bush a inclut l’Iran dans la liste des membres de l’« Axe du mal ». Trop occupée par l’Iraq, l’administration américaine s’est accordée avec la « Troïka » pour empêcher, par la diplomatie, l’avènement d’une puissance nucléaire iranienne. Aujourd’hui, d’aucuns estiment que la diplomatie a échoué. Le comportement de la RII s’est même radicalisé suite à l’élection de M. Ahmadinejad à la présidence du pays.


Pis encore, tout indique que, Ahmadinejad ou pas, l’option diplomatique aurait échoué. En effet, en Iran, le gouvernement et le parlement sont soumis à la sanction du Guide Suprême qui est le véritable détenteur du pouvoir. De plus, le négociateur du précédent gouvernement, réformiste celui là, a expliqué devant un auditoire sélectionné comment, même sous Khatami, l’Iran s’est jouée des européens en violant tous les accords conclus avec eux [2].

Les négociations diplomatiques reposaient sur l’espoir que le régime iranien était capable de se réformer et qu’il fallait l’encourager dans cette voie en engageant le dialogue. L’échec de l’option diplomatique souligne l’impossibilité de voir la RII se réformer et abandonner une idéologie qui, depuis près de trente ans, en fait un État paria redouté de tous. Depuis, deux approches différentes quant à la manière de résoudre la crise nucléaire iranienne sont en compétition. La première avance que l’Iran est dans une situation prérévolutionnaire et souhaite un changement de régime pacifique. La seconde, plus radicale, ne croît guère à cette éventualité et prône l’usage de la force militaire. Pour ma part, je défendrai l’idée qu’un changement de régime ne peut pas réussir sans le soutien de puissances étrangères, un soutien qui irait crescendo et n’exclurait pas, en dernier recours, l’usage de la force.



L’option du changement pacifique: Les arguments en faveur du changement pacifique


Bien que la diplomatie ne soit pas encore totalement écartée, le dossier iranien se trouve au Conseil de Sécurité. Poussés par les É-U pour enfin associer le bâton à la carotte, les Européens comme les Russes et les Chinois essaient de trouver un terrain d’entente pour voter une résolution sanctionnant l’Iran. Mais au-delà des tractations onusiennes des grandes puissances, l’idée qu’un changement pacifique de régime s’appuie sur trois postulats principaux : d’abord, elle estime que le régime islamique ne bénéficie plus du soutien des masses, ensuite qu’il existe une société civile iranienne suffisamment structurée pour prendre la tête d’un soulèvement populaire et, enfin, que toute immixtion d’une puissance étrangère dans les affaires iraniennes rendrait caduques leurs efforts pour susciter le changement [3]. La plupart des analystes sont d’accord avec l’idée que le régime islamique est devenu extrêmement impopulaire [4]. Certains s’appuient sur les sondages menés par le Ministère de l’Intérieur et le Parlement lesquels témoignent d’une très forte désaffection populaire [5]. Par ailleurs, ils soulèvent l’incroyable dynamisme des opposants pendant l’ère Khatami et les échos favorables qu’ils ont reçu de la part des Iraniens [6]. En revanche, les partisans de la solution pacifique divergent lorsque certains s’approprient l’argument de ces mêmes réformistes selon qui toute aide extérieure produira toujours l’effet contraire de celui qui est recherché [7].



Un climat prérévolutionnaire


Or, cette dernière assertion est très discutable. Il me semble qu’elle est erronée dans la mesure où l’on confond les Iraniens avec les Arabes parce qu’ils partagent une même religion et vivent dans la même région. En effet, un sondage mené en 2002 par le Parlement Iranien montre que 74% des iraniens sont favorables à la reprise des relations diplomatiques de leur pays avec les É-U [8] . D’autres sondages suivront qui confirmeront cette tendance à ne pas voir en l’Amérique le « Grand Satan ». Ainsi, un surprenant 45% vient s’inscrire à côté de la case : « Changer le système politique même avec une intervention extérieure » [9]. Toutefois, il n’est pas précisé si par « intervention extérieure » il est attendu qu’elle soit militaire. Or, toujours est-il que le sentiment proaméricain est très réel en Iran comme le note un commentateur : « Les meilleurs alliés de l’Amérique en Iran sont les partisans de la ligne dure ; leur rhétorique antiaméricaine systématique a rendu les États-unis encore plus populaires parmi le peuple Iranien » [10] . Bien entendu, ces résultats sont sujets à diverses interprétations.

Cependant, pour M. Rubin et P. Clawson, ces sondages et le climat de fronde sociale qui règne en Iran étayent une interprétation inédite : les discours sur la promotion de la démocratie prononcés par le président Bush sont bien mieux en reçus en Iran qu’ailleurs [11] . Par ailleurs, les étudiants se sont distingués à plusieurs reprises par leur activisme et ils ne font pas mystère de leur aspiration à en finir avec les « Talibans », qu’ils soient à Téhéran ou à Kaboul [12] . Pour ces auteurs, l’Iran se trouve aujourd’hui dans une situation prérévolutionnaire comparable à celles qu’elle a connues en 1906, lorsque sa première constitution fut adoptée, en 1950 lorsque Mossadegh prît le pouvoir et en 1979 lorsque la Révolution Islamique balaya la monarchie [13].



Comprendre l’Iran à l’aune de l’exemple de l’Europe de l’Est, prêts pour la démocratie


Une autre approche me semble préférable. En effet, l’Iran ne faisant pas partie du monde arabe, il est logique que les Iraniens ne suivent pas la même trajectoire. Mais il y a encore plus dans la mesure où, contrairement aux peuples arabes, les Iraniens souffrent d’une tyrannie religieuse et non pas séculière. En rejetant la rhétorique officielle, ils ne rejettent pas seulement l’antiaméricanisme du régime mais ils y lient aussi le caractère religieux du pouvoir. L’appel à un régime séculier est presque unanime dans tous les milieux de l’opposition. De plus, le courant réformiste, affaibli par l’échec de la présidence de Khatami symbolise l’échec de la promesse de la « Démocratie Islamique » [14].

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, la situation vécue par les Iraniens me semble bien plus comparable à la situation vécue par les Européens de l’est dans les années 1980. Pour eux aussi les É-U étaient populaires et l’appel de la démocratie particulièrement attrayant. Ce que rejettent les iraniens n’est pas simplement un autre régime corrompu et incompétent mais surtout un système de contrôle religieux aux accents totalitaires. En effet, la thèse avancée par Rubin et Clawson présente l’inconvénient latent de considérer que le caractère Iranien est révolutionnaire de manière récurrente. Or, il y a bien plus à l’œuvre ici et virtuellement tout ce qui a empêché ce peuple d’établir la distinction entre le domaine religieux et public vient de voler en éclats « grâce » à la République Islamique.



La menace d’une RII puissance nucléaire : Le nucléaire au service de la révolution


Le programme nucléaire iranien remonte en réalité à l’époque de la monarchie. Le Chah d’Iran ne faisait pas mystère de son désir de voir son pays devenir une puissance nucléaire [15]. Alors que pour ce dernier, le statut de puissance nucléaire devait refléter la grandeur de la civilisation perse, pour le régime actuel, il est un instrument pour consolider les bases du régime islamique et exporter son modèle révolutionnaire. En effet, l’ambition du Chah n’était rien d’autre que d’intégrer l’Iran dans le système international, dans une place de choix, tandis que la RII est traversée par une logique idéologique qui confine le régime à une attitude révisionniste et expansionniste [16].



Un « État fou » [17]


Un État [fou] se caractérise par des objectifs de grande portée dans sa politique étrangère, une propension à poursuivre des politiques très risquées, faire preuve d’un engagement et d’une détermination intensifs à appliquer ces politiques, et un style diplomatique non conventionnel [18].

Il ne fait aucun doute que la RII entre dans cette définition. Cet État prend un grand risque en soutenant l’insurrection iraqienne contre la superpuissance Américaine et en jouant la confrontation en dépit de sa faiblesse militaire évidente [19]. Plus manifeste encore sont les multiples provocations auxquelles ses élites se sont livrées depuis sa création. Du soutien à des mouvements terroristes ou miliciens comme le Djihad Islamique et le Hezbollah à l’organisation d’assassinats politiques en territoire étranger, la RII fut un État honni par l’ensemble de la communauté internationale jusqu’à l’élection de Khatami en 1997.Plus récemment, le nouveau président Ahmadinejad s’est livré à des déclarations acerbes contre l’État d’Israël qu’il promettait d’éradiquer [20]. Dans la même veine, le style des négociateurs iraniens en a surpris plus d’un.



De l’(in)utilité des négociations diplomatiques


Les efforts intensifs déployés par l’UE et la Russie furent infructueux. La RII a tout simplement refusé toutes les propositions offertes, parfois avant même qu’elles ne soient effectivement proposées, comme en août 2005 où l’Iran s’est retirée des négociations avec la Troïka quelques jours avant de recevoir ses propositions. En outre, la RII est soupçonnée par l’AIEA de dissimuler une partie de ses activités nucléaires. Dans un rapport rendu public en 2004, l’AIEA note que l’Iran a dérogé à ses obligations d’informer l’agence de ses activités dans un certain nombre de cas et pendant une longue durée [21].

Un rapport plus récent recommandait de porter à l’attention du Conseil de Sécurité le dossier iranien [22]. Comme nous l’avions vu plus haut, Hassan Rohani, le précédent chef des négociateurs iraniens a également déclaré que l’Iran s’était jouée des européens et avait poursuivi ses activités d’enrichissement en dépit de ses engagements. À la lumière de ces éléments, il est plus que douteux qu’une solution diplomatique à la crise puisse être trouvée, notamment parce que l’attitude de la RII n’aide pas à construire la confiance que réclament les européens et l’AIEA [23].

Pour Inbar [24], les négociations diplomatiques sont, en réalité, utiles au régime islamique dans la mesure où elles lui permettent de gagner du temps . En effet, les négociations de la « dernière chance » se multiplient avec différents partenaires sans qu’aucun accord ne soit jamais signé. Cela permet à Téhéran de profiter des dissensions entre les différents membres du Conseil de Sécurité [25]. De plus, la RII profite aussi de l’absence de volonté des autres parties d’envisager d’autres options que la diplomatie [26].



Pourquoi les négociations n’avancent pas et quelles sont les options alternatives ?


Le programme nucléaire iranien est perçu comme une police d’assurance par le régime [27]. Il lui permettrait de dissuader une éventuelle attaque américaine tout en renforçant son assise chancelante à l’intérieur du pays [28] . En effet, relève Inbar, « déstabiliser le régime d’une puissance nucléaire […] est une entreprise beaucoup plus risquée qu’ébranler celui un régime non-nucléaire » [29] . Par ailleurs, la manière différente dont les É-U traitèrent la Corée du Nord et l’Iraq joue en faveur du renforcement de la politique nucléaire iranienne [30]. Partant de là, la RII estime « qu’accélérer son programme nucléaire constitue l’option la plus intéressante » [31]. Parallèlement, l’attitude de l’AIEA et le désir manifeste des européens, des russes et des chinois d’éviter de référer le dossier iranien au Conseil de Sécurité renforce l’intransigeance de la RII [32]. Le refus de négocier, la duperie et la dissimulation font partie d’une stratégie qui exploite la faiblesse de la réponse internationale à la mauvaise foi et aux dissimulations caractérisées des autorités iraniennes. Nombre de commentateurs n’ont pas manqué de relever que la diplomatie de la carotte sans le bâton avait peu de chances de parvenir à convaincre l’Iran que la recherche de la sécurité dans la concertation est une meilleure option que la quête de la sécurité dans la confrontation. Pour amener l’Iran à sincèrement coopérer avec l’AIEA et à être un participant intéressé dans l’effort diplomatique engagé par ses partenaires, il faut rendre le choix de la confrontation plus coûteux. Cependant, le temps joue en faveur de la RII et restreint d’autant l’efficacité attendue de sanctions ou de toute autre option envisageable à l’exclusion de l’affrontement militaire. Mais au regard de l’histoire, les régimes de sanctions économiques se sont avérés particulièrement inefficaces en butant sur la force de répression des États despotiques et la résilience des peuples [33].

Cependant, une approche en deux phases pourrait être efficace dans la mesure où elle lierait le maintient du statu quo avec le recours à des frappes militaires. Cette posture nourrirait les velléités révolutionnaires des Iraniens tout en affaiblissant le régime par des sanctions ciblées, dont l’objectif serait essentiellement de paralyser sa machine de répression. Par exemple, la RII est certes un grand exportateur de pétrole brut mais elle importe également les deux tiers de l’essence raffinée consommée dans le pays [34]. Un embargo sur le pétrole raffiné, le blocage des comptes iraniens à l’étranger et toutes formes d’actions susceptibles d’entamer les finances de l’État aggraverait encore plus ses difficultés à payer ses employés et rendrait le régime incapable de répondre une vague sans précédent de grévistes.

En effet, ces derniers mois les grèves se sont multipliés en Iran, essentiellement du fait que les entreprises d’État sont souvent dans l’incapacité de payer leurs employés pendant des mois [35]. Ces employés mêlent souvent leurs revendications socio-économiques à une demande de libertés politiques. Le mouvement estudiantin, les intellectuels dissidents et les autonomistes arabes, kurdes, azéris et baloutches, s’ils recevaient un soutien logistique, pourraient coordonner leurs activités pour faire exploser le régime de l’intérieur, sauf s’il consent à se réformer et donc à adopter une attitude nouvelle vis-à-vis de la communauté internationale. La menace d’une intervention militaire servirait simplement à « aider » le régime à battre en retraite face aux Iraniens.



Conclusion


L’état de ferveur prérévolutionnaire qui règne en Iran est sans doute le meilleur atout des partisans du changement de régime ou de sa réforme. Le fait même que les É-U ne soient pas honnis en Iran est un signe fort : cela témoigne de la faillite du régime pour qui l’antiaméricanisme est le credo sur lequel il avait bâti la Révolution Islamique en 1979. Or, même si les réformateurs bénéficient de l’oreille de la communauté internationale, ils ont démontré non pas leur incapacité à mobiliser les foules mais leur absence de volonté à le faire. C’est un coup dur pour les partisans de l’option du changement pacifique.

Ainsi, à défaut d’un solide soutien extérieur, il y a peu de chances que seules les forces dissidentes soient en mesure de renverser le régime. Privés du soutien des réseaux réformistes, ils sont trop éparpillés pour peser décisivement dans les affaires du pays. C’est pourquoi il est nécessaire de changer de stratégie pour s’appuyer sur ces éléments et les renforcer. En parallèle, l’affaiblissement de l’appareil sécuritaire du régime est une condition sine qua non pour obtenir un succès car ses dirigeants sont résolus à réprimer toute contestation. Menacer clairement la RII d’intervention militaire, en soutien à un soulèvement populaire, ne lui laisserait pas d’autre choix que de reconsidérer sa politique.



Bibliographie



Sherwell, Philip. « How we duped the West, by Iran’s nuclear negociator ». Telegraph (Londres). 5 mars 2006 : En Ligne (lien) (Page consultée le 5 mars 2006).

Michel, Serge. Dir. « Iran, sortir d’une république islamique ? ». Revue-Nouvelle 115 (2002), 21-62.

Amuzegar, Jahangir. 2003. « Iran’s Crumbling Revolution ». Foreign Affairs 82 (Janvier-Février) : 44-57.

Clawson, Patrick. 2004. « The Paradox of Anti-Americanism in Iran ». Middle East Report of International Affairs 8 (mars) : 16-24.

Rubin, Michael et Clawson, Patrick. 2006. « Patterns of Discontent : Will History Repeat in Iran ? ». Middle -East Review of International Affairs 10 (Mars) : 105-121.

Inbar, Efraïm. 2006. « The Need to Block a Nuclear Iran ». Middle East Review of International Affairs 10 (Mars) : 85-104.

Taremi, Kamran. 2005. « Beyond the Axis of Evil : Ballistic Missiles in Iran’s Military Thinking ». Security Dialogue 36 (mars) : 93-108.

Alexiev, Alex. 2006. « America’s Iran Crucible : Beyond Yapping Dogs and Superpowers Made of Straw ». Note de recherche du 15 mars 2006 (Washington : Center for Security Policy, 2006).

AIEA. 2004. Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran. Vienne : Agence Internationale à l’Énergie Atomique.

AIEA. 2006. Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran. Vienne : Agence Internationale à l’Énergie Atomique.

Chubin, Shahram et Litwar, Robert S. 2003. « Debating Iran’s Nuclear Aspiration ». The Washington Quarterly 26 (Automne) : 99-114.



[1] République Islamique d’Iran

[2] Notamment l’Accord de Paris selon lequel l’Iran acceptait d’arrêter temporairement ses activités d’enrichissement de l’Uranium. Philip Sherwell,. « How we duped the West, by Iran’s nuclear negociator », Telegraph (Londres), 5 mars 2006. En Ligne www.telegraph.co.uk (Page consultée le 5 mars 2006).

[3] Je range dans cette catégorie les partisans de la réforme comme ceux du changement pacifique de régime.

[4] Pour une compilation d’articles scientifiques sur l’état de la société iranienne, voir : Michel Serge, dir., « Iran, sortir d’une république islamique ? », Revue-Nouvelle 115 (2002), 21-62

[5] Seulement dix pourcents des iraniens soutiennent le régime. La grande majorité ayant opté pour un changement radical ou graduel. Jahangir Amuzegar, « Iran’s Crumbling Revolution », Foreign Affairs 82 (2003), 52 et Patrick Clawson et Michael Rubin, « Patterns of Discontent », Middle East Review of International Affairs 10 (2006), 114.

[6] Amuzegar, « Iran’s Crumbling Revolution », 47-9.

[7] Ibid., 47

[8] Patrick Clawson, « The Paradox of Anti-Americanism in Iran », Middle East Review of International Affairs 8 (2004), 16.

[9] Ce sondage a été effectué par le journal iranien Yas-e Now. Ces résultats furent aussi publiés sur le site Internet du site officiel du Conseil du Discernement. Voir : Ibid., 18.

[10] Ibid., 17.

[11] Ibid., 16.

[12] L’Iran est aussi le seul pays musulman où des manifestations spontanées de soutien aux victimes du 11 septembre se produisent tous les ans. Voir : Rubin et Clawson, « Patterns of Discontent », 114.

[13] La chute de Mossadegh en 1953 est également due au soutien massif des iraniens envers le Chah. Ibid., 106.

[14] Répondant aux protestations des étudiants, Khatami (qui les abandonna aux mains des milices) répondit qu’il « croyait vraiment en ce système et en la révolution ». Ibid., 114.

[15] Le Chah souhaitait également faire de l’Iran la puissance de référence au Moyen-Orient. Voir : Efraïm Inbar, « The Need to Block a Nuclear Iran », Middle East Review of International Affairs 10 (2006, 86-8 et Kamran Taremi, « Beyond the Axis of Evil : Ballistic Missiles in Iran’s Military Thinking », Security Dialogue 36 (2005), 99.

[16] Inbar, « The Need to Block a Nuclear Iran », 89.

[17] Y. Dror : défiition d’un « État fou »

[18] Id.

[19] Id.

[20] Alex Alexiev, « America’s Iran Crucible : Beyond Yapping Dogs and Superpowers Made of Straw », Note de recherche du 15 mars 2006 (Washington : Center for Security Policy, 2006).

[21] AIEA. Conseil des Gouverneurs, Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran, le 15 novembre 2004 (Vienne : Agence Internationale de l’Énergie Atomique).

[22] AIEA. Conseil des Gouverneurs, Implementation of the NPT Safeguards Agreement in the Islamic Republic of Iran, le 4 février 2006 (Vienne : Agence Internationale de l’Énergie Atomique).

[23] Id.

[24] Inbar, « The Need to Block a Nuclear Iran », 87.

[25] Id.

[26] Id.

[27] Ibid., 93.

[28] Ibid., 87.

[29] Ibid., 87.

[30] Ibid., 86.

[31] Ibid., 86.

[32] Dès 2003, l’AIEA a joué sur les mots afin d’éviter de qualifier les infractions de l’Iran au régime de non-prolifération comme telles. Voir :Shahram Chubin et Robert S. Litwar, « Debating Iran’s Nuclear Aspiration », The Washington Quarterly 26 (2003), 100.

[33] Inbar, « The Need to Block a Nuclear Iran », 95.

[34] Ibid., 94.

[35] Rubin et Clawson, « Patterns of Discontent », 117.

3.5.06

LA CHASSE CHEZ LES BARBARES

Scènes de chasse aux homos en Irak

Des dizaines d'Irakiens homosexuels battus en public, menacés de mort, et pour certains enlevés puis liquidés d'une balle dans la tête et ce nez et à la barbe des autorités militaires américaines indifférentes. Ce sont les scènes effarantes que les membres d'un groupe de réfugiés irakiens gays basé à Londres ont décrites au journaliste indépendant Doug Ireland, auteur du premier article sur le sujet pour le journal new-yorkais « Gay City News » (23/3).

Déjà actives sur le terrain, les sinistres milices al-Badr, bras armé du Conseil supérieur de la Révolution islamique en Irak et dont les salaires sont réglés par Téhéran, ont redoublé d'ardeur depuis que l'ayatollah Ali Sistani, 77 ans, guide spirituel de la communauté chiite d'Irak, a émis en octobre une fatwa appelant à « tuer de la manière la pire, la plus douloureuse » les homosexuels. A l'exemple de l'Iran, où le Code pénal islamique punit de mort par l'article 110 les relations homosexuelles, en laissant le mode d'exécution à la discrétion des ayatollahs. Deux ados de 16 et 18 ans ont ainsi été pendus le 13 juillet dernier dans la ville de Mashad, ainsi que deux autres jeunes gens de 24 et 25 ans le 13 novembre à Gorgan.

Selon une technique également importée d'Iran, les miliciens irakiens d'al-Badr piègent les homos sur des sites de rencontre Internet, leur donnent des rendez-vous ou recourent à des informateurs « Gay City News » cite ainsi Tashine, 31 ans, employé d'un labo photo, qui vit terré chez lui depuis à Bagdad depuis que quatre homosexuels de sa connaissance ont été retrouvés morts en une semaine : « Quand nous allons voir les Américains, ils nous rient au nez et ne font rien ». Précision apportée par Ali Hili, 33 ans, un des exilés de Londres : « Attaques et meurtres de gays ont été rapportés à la « Green Zone » (siège sécurisé des autorités américaines à Bagdad), mais les Américains ne veulent pas embarrasser les autorités religieuses, alors ils ne font rien ou traitent les gays irakiens par le mépris ou la dérision ». Et d'affirmer que la persécution homophobe est pire que sous Saddam, qui avait lancé les hostilités en 1993.

Ce n'était un certain Bush qui parlait en 2003 d'importer la démocratie et ses valeurs en Irak ?

Source : Site Nisaba

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LE BOUFFON NOIR CHEZ LES FACHOS

Dieudonné : à droite, à l'extrême, bitte !!!

Le mensuel d'extrême-droite, Le Choc du mois, est ressorti après treize ans d'absence.

Sa ligne éditoriale sera la même que celle qui avait prévalu à la sortie du mensuel en décembre 1987 : "impertinente et unitaire dans la famille nationaliste" affirme Bruno Larebière, de son vrai nom Lotfallah El Khoury. Ca ne s'invente pas.

Les dossiers de ce journal dans son ancienne version étaient consacrés à d'aimables sujets tels que "ceux qui veulent abattre Le Pen", le centenaire de la naissance d'Hitler, et en avril 1992, à Alessandra Mussolini, la petite- fille du Duce. Bref, du "people" !

La nouvelle version s'enrichit avec du Dieudo, un produit fiable, et qui fait recette chez les antisémites de quelque origine qu'ils soient.

Un entretien avec le négationniste Robert Faurisson, en septembre 1990, avait valu au mensuel d'être condamné pour antisémitisme au nom de la loi Gayssot. L'amende avait été assez corsée pour faire plonger "le Choc du mois". 13 ans après, le voici de nouveau dans les kiosques.

D’où vient ce journal ?

Ses membres fondateurs viennent de Minute. Avant sa mise en redressement judiciaire, ce journal était animé par une équipe comprenant un disciple de la nouvelle droite, Jean-Claude Valla, ancien co-fondateur du GRECE et rédacteur de la Lettre de Magazine-Hebdo. On y trouvait aussi Gérald Penciolelli, un des dirigeants d'Ordre Nouveau et du PFN.

Minute a connu son apogée dans les années 80. Mais la machine s’enraya. Faut-il attribuer le déclin de Minute à l'arrivée des socialistes au gouvernement ou à la montée du Front National ? Peut être les deux à la fois. Bref, un déclin des ventes entraîna en 1986 un changement d'actionnaire.

Ce changement provoqua une scission dans la rédaction, puis en 1987, une crise ouverte suivie du départ du noyau de l'équipe.

Ces quelques irréductibles voulaient travailler dans une publication strictement lepéniste. Ils fondèrent "le Choc du Mois". Parmi eux, Bruno Larebière - Lotfallah El Khoury.

L'inimitié entre Le Choc du mois et Minute aurait dû perdurer. Car, suprême affront, Minute appela à voter Chirac en 1995. Mais ces braves gens ne sont pas rancuniers.

Le nouveau Choc du mois a pour directeur de publication Jean-Marie Molitor, également directeur de Minute, qui lui-même a repris des membres de l'ancienne équipe du "Choc" dont le rédacteur en chef, l'inénarrable "Bruno Larebière", pseudo de Lotfallah El Khoury. La grande réconciliation, la main sur le coeur et le coeur sous le portefeuille !!!

Collusion d'intérêt

C'est dans ce galimatias, cette frange amère des journalistes et amateurs de tribunes, frappés du bulbe, nostalgiques des chemises noires et des défilés au son des grosses caisses que l'on retrouve Dieudonné.

L'ex-comique part en guerre contre SOS Racisme qui "manipule l'antiracisme à des fins politiques". Puis contre le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France qui l'accuse d'antisémitisme.

Dieudonné affiche volontiers ses succés juridiques mais reste trés discret sur ses échecs, face à Anne-sophie Mercier, par exemple dont il voulait faire interdire le livre (lire l'interview Primo).

Dieudonné a surtout été condamné le 10 mars pour "incitation à la haine raciale" après avoir affirmé au Journal du dimanche en 2004, que ceux qui le critiquaient étaient "tous ces négriers reconvertis à la banque, le spectacle et aujourd'hui à l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon".

Aujourd'hui, il s'affiche dans un journal qui ne cache pas son origine extrème-droite et antisémite. Mais il est vrai que le bouffon ne rate jamais une occasion de bouffer du j...pardon, de l'israélien.

Maintenant, ceux qui aiment toujours Dieudonné ne pourront plus dire "je ne savais pas".

Pierre Lefebvre © Primo Europe



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QUE FERA L'OCCIDENT ?

Iran : ultimatum… avant les concessions

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Lévy Gabriel - mercredi 03 mai 2006


Ceux qui ont manifesté depuis trois ans leur angoisse pendant les négociations interminables de la « troïka » (France, Allemagne, Grande Bretagne) avec l’Iran ne le faisaient pas sans raison. Pendant que des Européens crédules lui servaient d’écran, l’Iran gagnait du temps. Elle avoue, et l’ONU le confirme, qu’elle a maintenant la possibilité de fabriquer une bombe thermonucléaire.

Nombreux sont ceux – les plus vieux sans doute – pour estimer que « l’histoire repasse les plats », que le président iranien a calqué avec succès son comportement sur celui des dirigeants allemands des années trente, qu’au bout du compte un Munich nous attend et qu’il ouvrira l’ère des concessions, probablement vaines.

Nombreux sont ceux qui rappelaient, comme nous, « qu’il avait fallu moins de quatre ans pour que, l’Allemagne ayant obtenu de la Société des Nations en décembre 1932 « le principe de l’égalité des droits en matière d’armement », trois bataillons pénètrent dans la zone démilitarisée de Rhénanie ; six ans pour occuper l’Autriche et la Tchécoslovaquie ; et sept ans pour déclencher la plus horrible des guerres… Encore n’avait-elle pas d’armes thermonucléaires ! »

Nombreux sont ceux qui rappelaient le comportement « diplomatique » de l’Allemagne dans les années 1936, 1937 et 1938, lorsqu’elle engrangeait ses gains à chacune des négociations, sachant que, quoi qu’il en soit, elle irait aux conquêtes pour en obtenir plus. « Les démocraties n’oseront pas s’opposer à nous » disait Hitler.

Les hommes sont-ils aveugles, oublieux, pusillanimes ? Croient-ils que finalement le pire n’est jamais obligatoire, qu’ils ont eu raison de clamer hier « plutôt rouges que morts » ; que François Mitterrand se trompait en proclamant que « les pacifistes sont à l’Ouest et les euromissiles sont à l’Est » ; que la théorie de Plekhanof *(version ancienne de celle de Mitterrand) est obsolète ; qu’il suffira de crier dans les rues comme Jaurès « Guerre à la Guerre » ; que nous sommes à l’abri de la dissémination des armes nucléaires qu’un petit groupe de terroristes pourra utiliser ?

C’est hélas vrai : les « démocraties n’oseront (même) pas » affronter les milliers de manifestants qui, pour s’opposer au moindre sursaut de leurs dirigeants, défileront dans nos villes et entonneront les habituels couplets anti-américains. Si de tels défilés n’avaient pas conforté Saddam Hussein dans son refus des contrôles, la guerre n’aurait probablement pas eu lieu. La problématique est la même aujourd’hui.

En définitive, le pire nous attend si l’Occident ne montre pas sa détermination et sa solidarité. Espérons que l’un et l’autre suffiront à détourner le déluge. Mieux vaut une situation à régler qu’une catastrophe à subir…



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Texte repris du site les 4 verites

IMMIGRATION CHOISIE ?

Immigration : Sarkozy prépare 2007

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Rouxel Jean - mercredi 03 mai 2006


La semaine politique devrait être marquée, en particulier, par la discussion à l’Assemblée du projet de loi défendu par Nicolas Sarkozy sur l’immigration.

Ce projet de loi vise à mettre en place une «immigration choisie», c’est-à-dire à permettre au Parlement de décider chaque année de quotas d’immigrants, en fonction des besoins en main-d’œuvre du pays. Par ailleurs, diverses dispositions visent à «durcir» les conditions du regroupement familial (désormais accessible aux seuls immigrés bénéficiant au moins du Smic) et de l’accession à la nationalité française.

Sur le fond du dossier, on serait tenté de dire que tout cela va de soi, que ces dispositions relèvent du simple bon sens.
Reste en suspens la question de la «faisabilité». Actuellement, près de la moitié de notre immigration est illégale. On voit mal comment cette immigration clandestine serait touchée par le projet Sarkozy. Et si nous ne sommes pas capables d’appliquer les lois en vigueur en luttant contre l’immigration clandestine, comment serions-nous capables d’appliquer des lois plus strictes ?
Mais l’essentiel sur l’immigration est probablement hors du texte lui-même. Il réside dans le rapport de forces politique.
Manifestement, l’un des enjeux de cette discussion était de conforter le clivage droite-gauche, à l’approche des échéances de 2007 et, en particulier, de fédérer derrière le gouvernement et le chef de l’UMP le plus grand nombre possible d’électeurs de droite.

De ce point de vue, l’opération a toute chance de se révéler un succès… sauf si les heurts au sommet de l’État au sujet des barbouzeries de l’affaire Clearstream rendent le message inaudible (voir p. 8) !

A contrario, la gauche risque également de se trouver mise en difficulté. Elle ne peut, en effet, plus être aussi unilatéralement immigrationniste qu’elle le fut naguère ; elle a enfin compris que l’une des raisons majeures de sa perte d’audience dans les classes populaires tenait à son discours irresponsable en la matière…

En revanche, le dernier enjeu du texte, le clin d’œil appuyé aux électeurs du Front national, risque fort de s’avérer un échec, et sans doute même de favoriser Jean-Marie Le Pen. En effet, sur l’immigration, le FN bénéficie d’une sérieuse longueur d’avance sur tous les partis. Le fait que l’ensemble des partis se mette enfin à parler d’immigration ne peut plus lui faire perdre son avance, mais seulement son côté sulfureux !



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Texte repris du site les 4 verites

2.5.06

LE CHEMIN DE LA BARBARIE

Retour à la Une
La pitié dangereuse

Mais quelle est donc cette fascination qu’exerce la cause palestinienne sur nos élites pour qu’elles en perdent tout sens commun? Simon Pilczer, dans cet “épître aux béotiens” parie qu’ils trouveront le “chemin du Hamas”.


Ils vont trouver le chemin du Hamas... Épître aux Béotiens. Version moderne de «la pitié dangereuse» ou encore «Ecrasons le scorpion tant qu’il en est encore temps».

Comme l'écrit James Lileks le 26 avril dans la JWR: ..."Comprenez bien : ils ne sont pas civilisés, et le dialogue n'y mettra pas fin". Il ajoute: l'Iran a annoncé qu'il allait offrir 50 millions de dollars au Hamas pour payer ses factures. "Argent de poche, diriez-vous". Mieux vaut dire "Argent de poche à grenade"... Le jour suivant cette récompense, un islamikaze à la bombe a tué huit personnes [dont deux Français, et blessant grièvement une jeune touriste française, ndt] à un stand de restauration rapide à Tel-Aviv.

Le Hamas, parlant avec ce sens exquis de la nuance et de la raison qui les a fait élire pour diriger l'Autorité Palestinienne, défend l'attaque. Ils blâment l'agression d'Israël - sûrement pour les pots de fleurs renversés sur le chemin de Gaza - et désignent cette action comme de "l’autodéfense"...

Comment l'Occident devrait-il répondre, poursuit-il? Le front plissé, bien sûr:

"Le Secrétaire Général de l'ONU Kofi Annan, par son porte-parole, a appelé l'autorité Palestinienne "à prendre une position publique claire contre de tels actes de terrorisme injustifiables". En d'autres mots, Annan veut que le Hamas condamne comme "injustifiable" quelque chose qu'il a justifié. Et de le faire sincèrement: voilà la réponse des hommes civilisés à la barbarie: ils en sont réduits à quémander un mensonge...

Outre le fait qu'il est absolument étrange que jour après jour, le nombre de "fonctionnaires palestiniens", bien souvent des «justiciers» armés autoproclamés intégrés dans les forces du "Fatah", qui n'ont pas de scrupule à revendiquer les attentats commis en Israël, en partage avec le "jihad islamique", pour offrir une feuille de vigne virginale au Hamas qui pourrait ainsi se targuer de "respecter la trêve avec Israël de plus de an", il est de la première importance de savoir pourquoi ce serait le "peuple palestinien" qui devrait faire l'objet de toutes les attentions de la planète, alors que bien d'autres peuples souffrent depuis des années dans la misère et l'injustice, à commencer par celui du Darfour, sans oublier le peuple iranien, vivant sous la férule de fous de dieu depuis 27 ans, ni le Peuple martyr de Corée du Nord, vivant sous l'oppression de tyrans communistes atteints de folie auto dévastatrice, depuis 53 ans. Ne parlons pas du Peuple martyr du Rwanda, au génocide duquel l'administration française a participé comme le décrit avec moult détails Serge Farnel dans une série d'articles publiés par la MENA: "Un étendard sanglant à laver", en 12 parties.

Pour en revenir aux Palestiniens, il y a en cette fin avril, début mai 2006, un tir de barrage médiatique dont j'ai relevé quelques perles dans le Figaro. Selon l'adage "Qui peut le plus, peut le moins", et si le Figaro adopte dans cette affaire un ton uniformément pro palestinien et fait un plaidoyer pro Hamas dans tous les éditoriaux et articles dont nous verrons des extraits, on peut être assuré que le "Monde", «Libération» et la majorité des hebdomadaires nationaux abondent dans le même sens.

M. Jacques Chirac et son Premier Ministre Villepin sont aujourd'hui totalement démonétisés sur le plan politique aussi bien en France qu'en Europe, pour ne rien dire du monde anglo-saxon où on le considère pour un escroc, a fortiori incapable. Jacques Chirac suscite auprès des Français un indice de défiance jamais atteint par un président de la Vème République, au point que commentateurs et hommes politiques de tous bords s'accordent sur la nécessité d'une réforme de la constitution qui rendra ses pouvoirs au Parlement en matière de politique étrangère, de défense, de budget, et débouchera sur une VIème République.

Il aura fallu un homme aussi incapable que Chirac pour mesurer les dangers d'une constitution qui conduit inéluctablement au césarisme. Quand César devient Néron... Le seul os qui lui reste à ronger, c'est sa "chère Politique Arabe de la France" où le «Peuple palestinien» occupe la place enviée de cerise sur le gâteau d'un monde dominé par la corruption des élites, et l'oppression des Peuples. Mais peu importe, ce soi-disant combat pour les "pauvres victimes palestiniennes" ayant le don de rassembler les foules enkeffyiées de l'Europe pacifiste bêlante, Chirac s'est emparé de cet os avec sa mâchoire de pitbull, et ne saurait le laisser à personne d'autre.

Le voilà à la recherche, avec Mahmoud Abbas, Kofi Annan, et bientôt Romano Prodi l'italien, José Luis Zapatero le savetier espagnol, d'un "Chemin du Hamas" qui leur permettra de contourner l'interdiction faite par la communauté internationale - Quartette en tête - de coopérer avec une organisation terroriste - le Hamas - inscrit comme telle sur la liste des organisations infréquentables.

Les Palestiniens font l'objet depuis 58 ans, soit trois générations, de l'attention jamais démentie de l'ONU, qui a créé un organisme spécifique pour eux: l'UNWRA. Cette organisation qui fait vivre dans la corruption et la gabegie 15.000 fonctionnaires, dont une très grande majorité de palestiniens, qui perpétuent la mendicité comme mode de vie, pour l'excellente raison que les "pays frères arabes" se sont prononcés à de multiples reprises pour le "triple Non": Non à la reconnaissance de l'État d'Israël, Non à un traité de paix, Non à la normalisation des relations avec cet État.

Comment se tirer ce dard du pied alors qu'il est si pressant "d'aider le Peuple palestinien" pour lui éviter une "catastrophe humanitaire"? Chirac propose de verser l'argent des contribuables à un fond international, géré par la banque mondiale ou le FMI, qui le reverserait à Mahmoud Abbas, élu en janvier 2005 à la grande satisfaction de la communauté internationale.

La situation de "Peuple mendiant et terroriste" vous confère-t-elle une rente éternelle sur la générosité de la "communauté internationale"?

Il y a une réponse assez simple à cette question: les Européens, effrayés par les conséquences du premier embargo pétrolier ayant suivi la guerre d'agression par une ligue de pays arabes contre Israël en octobre 1973 (dite "guerre de Kippour"), les Européens donc, sous les oripeaux de «l'humanitaire», veulent pouvoir préserver leur plein d'essence du dimanche à des tarifs qui ne dépasseraient pas les 75 dollars qu'ils ont allègrement atteints.

Avec les fortunes ainsi accumulées, les pays arabes producteurs ont multiplié : - les sites de propagation de l'Islam, avec la bénédiction de dirigeants européens organisateurs de l'Eurabia, sans le consentement éclairé de leurs peuples. - les investissements juteux sur l'ensemble de la planète qui alièneront notre indépendance économique dans l'avenir, motivant la complaisance du monde des affaires avec une civilisation arabo-musulmane où les mots "démocratie" et respect des «droits de l'homme» n'ont ni signification, ni traduction concrète.

Dans une "libre opinion" du Figaro en date du 26 avril, un historien directeur de recherche au CNRS évalue les risque de l'option militaire face au Hamas. L'auteur écrit:

... «Bref, à défaut de renoncer à ses violents principes, il doit, pour un temps, modérer ses actes. C'est la seule option qui s'offre à ses dirigeants. Mais ont-ils les moyens et les nerfs de s'y tenir dans un environnement chaque jour plus hostile? Leur conduite depuis l'installation du nouveau gouvernement ne cesse d'osciller entre la prudence et la provocation: tactique maladroite et dangereuse, au service d'une stratégie habile…
… «Or, vue d'Israël, cette stratégie présente à terme de redoutables risques. Le premier serait de laisser au mouvement islamiste, pour peu qu'il survive à ses débuts chaotiques, le temps de s'organiser et de se renforcer militairement, avant de choisir le moment opportun pour interrompre la trêve (comme il l'a fait dans le passé) et relancer le cycle de la violence. Plus alarmante encore est l'alliance nouée avec les Iraniens, qui s'emploient d'ores et déjà à renforcer leur présence dans les territoires palestiniens en fournissant au Hamas la même assistance stratégique et financière qu'ils apportent au Hezbollah dans le nord. D'autant que le retrait israélien de la bande de Gaza a facilité leur accès à cette partie de la région, où leurs agissements menaceraient non seulement Israël, mais plus encore la Jordanie et, au-delà, l'Egypte dont la stabilité politique n'est pas à toute épreuve...

Il poursuit: ... "Puis il y a l'option militaire. Elle pose que si le Hamas ne change pas radicalement et s'il avalise des attentats sanglants, comme il vient de le faire, ou même des actes de violence «de basse intensité», il faudra déclencher une offensive générale dans les Territoires pour frapper l'infrastructure terroriste en cours de reconstitution, au risque de défaire le gouvernement islamiste et de plonger les Territoires dans l'anarchie. Là encore, on ne voit pas quelle suite politique tant soit peu favorable peut en émerger: Israël a décidé, heureusement, de partir de Gaza, ce n'est pas pour y retourner»...

Et ajoute de façon réaliste: ... "Mais on peut également conjecturer, sur une note plus optimiste, qu'à la faveur des pressions internationales, le Hamas renonce à sa Charte et s'engage sur la voie de la négociation, en quoi il ne serait plus le Hamas. C'est faire, me semble-t-il, peu de cas des convictions qui animent ses militants. La conversion au pragmatisme ne peut effacer en quelques mois, ni en quelques années, des principes et des idées enracinées de surcroît dans une profonde croyance religieuse: parier sur leur abdication au nom de la raison politique est une chimère propre à nos sociétés démocratiques"...
... "De fait, les incertitudes qui plombent aujourd'hui les relations israélo-palestiniennes dépassent le cas particulier du Hamas. Ce mouvement n'offre à la vérité que la version extrême d'un état d'esprit encore largement répandu au sein des classes dirigeantes palestiniennes: la difficulté intime d'intérioriser la légitimité d'Israël et d'élaborer une vision claire de la paix, des frontières et des modalités de coexistence commune. C'est cette difficulté qui explique, plus qu'aucun autre facteur, l'échec d'Oslo, les tergiversations perpétuelles et les retournements d'Arafat, et, finalement, le déclenchement de la Seconde Intifada. Si beaucoup de Palestiniens consentent à négocier avec Israël, ils sont loin d'être aussi nombreux à accepter d'entériner définitivement la fin du «conflit des cent ans». L'occupation militaire, l'extension continue des implantations et les injustices, les souffrances, l'amertume qu'elles génèrent ne suffisent pas à l'expliquer. Le problème se noue à d'autres profondeurs: ce qui diffère la majorité des Israéliens de la majorité des Palestiniens c'est ce fait élémentaire, et essentiel, qui consiste tout simplement à accepter l'autre. Nous n'en sommes pas là."...

Enfin, l'auteur de l'article jusque là fort lucide, termine dans l'illusion des bonnes âmes désespérées en état de siège:
..."En attendant ce temps lointain, la seule option qui se présente au gouvernement israélien, quel que soit son interlocuteur en face, est de poursuivre le retrait des territoires palestiniens sur une ligne qui reste à déterminer. Cette politique comporte des risques considérables, notamment militaires, auxquels il faudra apporter des réponses militaires autres que la réoccupation des Territoires. Mais toute autre solution que la séparation entre les deux peuples compromettrait le maigre espoir de les voir un jour retrouver une coexistence pacifique»…

Car le retrait de la bande de Gaza en août 2005 a surtout prouvé une chose aux Palestiniens gavés de propagande jihadiste: c'est le Hamas qui aurait provoqué ce départ et non pas la sagesse politique d'Ariel Sharon, comprenant l'urgence de la séparation des deux peuples pour des raisons démographiques. En conséquence, la "résistance à l'occupation paie", au moins en termes de propagande, aux dépens de la vérité.

L'auteur de cet article a le mérite de fixer les enjeux, même si à la vérité, les Forces de Défense d'Israël sont tout à fait en mesure d'écraser le scorpion du Hamas. On peine à comprendre pourquoi il ne le fait pas sans état d'âme.

Dans un article du Figaro en date du 27 avril, ce sont cinq médecins qui mêlent leurs plumes pour écrire un plaidoyer pro palestinien. Les noms des auteurs ne sont pas mentionnés, mais il y a là un professeur de médecine de Bichat à Paris, un autre de Florianopolis au Brésil, deux médecins anesthésistes, et un cardiologue à Paris. C'est dire que le "Peuple palestinien" bénéficie au sein de la communauté médicale d'un courant de sympathie intensif. Que c'est beau l'humanitaire! Vous rendez-vous compte? Mêler, dans un même élan, les "Restaurants du Coeur", "Médecins Sans Frontières", et Robin des Bois prenant l'argent des pauvres pour le reverser aux veuves et aux mères de "martyrs palestiniens", comment résister à l'attrait de ce romantisme de pacotille islamo-gauchiste que Che Guevara n'aurait pas renié? Alors, voilà nos nobles médecins qui plaident la cause du malheureux Peuple palestinien avec des arguments qui nous en révèlent plus sur le fonctionnement de nos institutions que le porte-parole du quai d'Orsay lui-même. Je cite:

..."Or voilà qu'à la suite des élections législatives, dont tous les observateurs ont reconnu l'exemplaire régularité, le Hamas l'a emporté. Avec pour conséquence l'arrêt de l'aide européenne"...

Question : faut-il continuer à aider une organisation terroriste aux projets fascistes éradicateurs d'Israël? La réponse est non! Mais les bons apôtres ne sont pas gênés:

… «Cette décision est dramatique. Depuis des années, la Palestine vit au bord du gouffre. Avec la perte des revenus des travailleurs journaliers en Israël, l'aide européenne est cruciale: elle assure le salaire des 140 000 fonctionnaires palestiniens, dans un pays où le chômage avoisine les 70%, où 60% de la population vit avec moins de deux dollars par jour»…

Notons à ce stade que le nombre des "fonctionnaires de l'AP est de 140.000. Nous verrons dans un article daté du même jour que ce nombre va se hausser à 160.000. Au nom de quoi devrions-nous, devrais-je moi-même, verser des impôts pour que des fous furieux assassinent des civils, mes frères, en Israël??? Et nos généreux médecins humanitaires de poursuivre, lâchant leur énormité:

…«Un drame se prépare, dont nous serions responsables, nous, Européens»…

Voilà une accusation exorbitante, une incrimination insupportable, une victimisation que nous n’accepterons plus: au nom de quoi l’Europe est-elle responsable du sort du «Peuple palestinien»??? Parce que nous payons désormais le baril de pétrole 75 dollars? Parce que nous aurions des obligations particulières par rapport à un Peuple que vit de la mendicité internationale depuis bientôt 60 ans et n’a inventé, pour tout apport à l’humanité, que le terrorisme de masse et la glorification des «martyrs» qui assassinent des Israéliens au motif qu’ils sont Juifs? Parce que nous aurions déjà abandonné le terrain du combat idéologique, laissant aux fascistes de l’islamisme radical la gestion de notre planète et de nos démocraties occidentales décadentes?

À toutes ces questions, la réponse est non, définitivement non. L’aide que nous pourrions apporter au «Peuple palestinien» ne saurait se concevoir que dans une claire volonté de règlement pacifique du conflit avec leurs voisins israéliens. Pour en revenir à nos amis médecins, grands humanitaires devant l’Eternel, nos bons apôtres de poursuivre:

…«Prétendre continuer à «fournir l'aide humanitaire directement à la population», sans passer par le gouvernement, est un leurre. Bloquer par une pression sur les banques l'aide financière que nombre de pays ou bailleurs privés sont prêts à fournir, relève de la forfaiture. Cette décision est incohérente»…

Mais nos amis médecins sont de grands enfants: nous pourrions commencer à les soupçonner d’avoir une sympathie qui va très au-delà des nécessités humanitaires. Quand vous avez affaire à un assassin qui affirme bien haut sa volonté de vous annihiler, votre premier devoir est de le neutraliser. Certes les Juifs, et donc les Israéliens, connaissent dans leurs traditions et leur religion la nécessité de faire bon accueil à l’étranger, car rappelle la Torah «Tu as été étranger sur une terre étrangère». Il n’est donc pas question de laisser un «désastre humanitaire» se perpétrer. Il est question d’organiser l’aide autrement, sans passer ni par les corrompus du Fatah, ni par les fanatiques du Hamas: qui reste-t-il demanderez-vous? Eh bien les Israéliens détiennent de nombreux jeux de clés. Les Palestiniens doivent finir par reconnaître qu’ils devront partager la proximité de leur Etat avec l’Etat juif, que cela leur plaise ou non. L’intransigeance de l’assassin ne paiera pas.

Il aura fallu aux Français et aux Allemands (non encore constitués en nation jusqu’à Bismarck) plus de trois siècles de guerre inexpiables et fratricides, pour parvenir dans une Europe dévastée et exsangue, à la conclusion que la paix était garante d’un développement prospère. Les Israéliens le savent. Shimon Pérès l’a déjà proposé aux Palestiniens et aux Egyptiens. Ceux-ci n’y ont vu qu’une nouvelle illustration d’une volonté hégémonique des Juifs qui leur aurait été révélée dans les «Protocoles des sages de Sion». Les auteurs nous font alors des révélations intéressantes sur l’origine des fonds versés. Oyez plutôt, bonnes gens, et vous, contribuables tondus:

…"Notre travail, parti d'une initiative privée, a été financé par le Conseil de Paris, puis par des fondations privées. Limité initialement au traitement chirurgical des paralysies par balles, le champ de nos missions s'est élargi; à la demande des Palestiniens, puis sur fonds de la direction de l'Action humanitaire du ministère français des Affaires étrangères. Et voilà que notre maigre financement public n'est pas renouvelé pour 2006. Avons-nous démérité? Notre travail serait-il devenu sans objet?"...

Non, chers confrères, vous n’avez pas démérité: vous accomplissez une œuvre humanitaire grandiose. Nous vous admirons avec lustre. Le seul hic, c’est que «l’humanitaire» est aujourd’hui le seul instrument de notre politique étrangère, prouvant la faiblesse des capacités de la France et de l’Europe de peser à l’international. L’humanitaire doit relever de l’initiative et de la générosité – ou de la charité – privées, et comme notre caisse nationale de l’assurance maladie en est aujourd’hui à un déficit abyssal de 150 milliards d’euros cumulés, il est temps de s’occuper aussi de nos petits soucis bien français. Je passe sur l’épisode du centre de radiothérapie et du centre de cardiologie interventionnelle installés à nos frais en «Palestine», dont après tout, nous n’avons pas à assumer la charge, même si nous commençons à «accueillir en France toute la misère du monde», comme avait préconisé de NE PAS le faire Michel Rocard quand il créa le RMI en 1990. Les auteurs en arrivent à leur péroraison:

…«Quelle cohérence y a-t-il à payer, avec nos deniers, puis à torpiller les mêmes programmes? La faculté de médecine de l'université al-Qods, à Jérusalem-Est, qui produit depuis cinq ans 60 médecins, est en état de banqueroute: 17 millions de dollars de dettes laissées par le gouvernement précédent, est en grève depuis quelques jours»...

Mais nous ne sommes en rien responsables de la banqueroute du système hospitalier palestinien, d’autant que le système hospitalier français sera en état de banqueroute avant la fin de l’année. Charité bien ordonnée commence par soi-même…

…«Et voilà que l'Union européenne prétendrait n'accorder sa confiance qu'à un président palestinien désormais minoritaire, en état de cohabitation. Ne voudrait avoir, et interdit à quiconque d'avoir, le moindre contact avec les élus palestiniens. Quel exemple de démocratie donnons-nous?»…

Tout simplement l’exemple de la cohérence en politique: le Hamas est une organisation terroriste, d’inspiration fasciste, dont la philosophie est résumée dans le slogan «le prophète est notre guide (sinistres antécédents des «guide/fürher/duce/caudillo/raïs), le jihad est notre voie, la sharia est notre loi, la mort dans le chemin d’Allah est notre but suprême». Oui, face à ces «fous d’Allah», l’attitude politique raisonnable est la défiance, le refus de coopérer. Le chancelier Hitler, élu le 30 janvier 1938 en Allemagne, était-il un exemple de démocratie? M. Hanyeh, qui promet la «destruction de l’entité sioniste» et l’imposition de la sharia l’est-il? Nos médecins si dévoués, qui n’ont apparemment pas assez à faire chez eux concluent:

… "Cette mesure, imposée aux ONG qui travaillent en Palestine, a-t-elle la moindre crédibilité? En d'autres termes, aurions-nous pu opérer plus de 500 Palestiniens sans l'aval du ministère de la Santé? Il est urgent que l'Union européenne accepte le dialogue avec un gouvernement librement élu. Un jour, la négociation s'est ouverte avec l'OLP. Le dialogue avec le Hamas viendra, nous le savons tous. Quel intérêt y aurait-il à provoquer délibérément un désastre sanitaire et social? Une troisième Intifada?"…

La menace voilée qui pèse dans cette dernière phrase est l’un de ces exemples de chantage absolument insupportable: je refuse d’aider celui qui me menace. Comme médecin, je suis tenu de donner mes soins à tout un chacun, pas à mon assassin, pas sous la contrainte, pas sous la menace «d’une nouvelle Intifada». Si c’est là toute l’argumentation que voudraient concentrer ces confrères «humanitaires», je les renvoie à leurs chères études: ils ont un très grand trou dans leur code de déontologie. Cette remarque est d’autant plus piquante que dans un article du Fifaro de Georges Malbrunot daté du même jour, intitulé «Apre bataille de fonds entre Abbas et le Hamas», l’auteur, réputé bon connaisseur de la région du Proche-orient et pro palestinien invétéré, écrit:

…« Fonds secrets de l’OLP bloqués. Le véritable trésor de guerre dont pourrait disposer Abbas est constitué des fonds secrets de l’OLP. Ils s’élèvent à 3 ou 4 milliards de dollars, selon Israël. Ils sont le fruit d’investissements en Afrique et de participations diverses. Leur gestion opaque avait été confiée par Arafat à un petit groupe d’amis de l’étranger, dont son financier de l’ombre, le Kurde irakien Mohammed Rasheed. Mais un an et demi après la mort du «Vieux», Mahmoud Abbas ne dispose pas de toutes les clés d’accès aux coffres.»…

Et Malbrunot poursuit des révélations croustillantes sur la générosité des «frères arabes»:

…«Quoiqu’il en soit, Mohammed Abbas n’a pas envie de puiser dans les caisses de l’OLP ou du FIP pour renflouer celles d’une Autorité dominée par des islamistes, qui refusent de faire le moindre geste en faveur d’un dialogue avec Israël.»…. «Avant d’intégrer l’OLP, les islamistes exigent en effet de la «restructurer sur des bases nouvelles». Sous entendu: pouvoir la contrôler. »
… «Désargentés, vont-ils devoir assouplir leurs positions? Cent jour après leur victoire aux législatives, les islamistes paraissent acculés». «C’est la raison pour laquelle ils ont accepté cette semaine qu’une éventuelle aide internationale passe par Abbas», indique un diplomate. Leurs responsables font le tour des pays du Golfe pour trouver de l’argent. Mais pour l’instant, les promesses de dons des «frères arabes» sont restées lettre morte. Il en est ainsi des 55 millions de dollars mensuels octroyés lors du sommet arabe de Khartoum en mars, ou des 90 millions promis par l’Arabie saoudite. Après le dernier attentat islamiste à Tel-Aviv que le Hamas a refusé de condamner, plusieurs pays arabes, sous la pression américaine, ont dû retarder leurs versements. Auparavant déjà, Washington avait demandé aux banques arabes de cesser de gérer les fonds publics palestiniens. Redoutant une fermeture de leurs succursales aux Etats Unis, elles ont obtempéré. Pour contourner ces interdits, les islamistes ont eu recours à des tours de passe-passe, comme de convertir certaines aides de dollars en euros. Mais les mailles du filet se resserrent. Si jamais le mécanisme du transfert de l’aide internationale via les services de Mahmoud Abbas ne fonctionnait pas, les islamistes n’hésiteraient pas à en faire porter la responsabilité à leur adversaire. Dans leur bras de fer avec Mahmoud Abbas, les intégristes n’ont sans doute pas dit leur dernier mot. «Ils pourraient très bien sortir les dossiers de la corruption qu’ils possèdent sur plusieurs personnalités du Fatah», avance un autre diplomate du Moyen-Orient».

Georges Malbrunot nous fait donc découvrir le merveilleux pays du Hamasland: que de gens délicieux!

Dans «l’Express» de la semaine:

…"La question de l’aide occidentale aux Palestiniens, remise en cause depuis l’arrivée au pouvoir du Hamas, sera au coeur de la visite du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, jeudi et vendredi à Paris.
..."Comme l’a souligné le président de la République, il est important de réfléchir à ces modalités afin de poursuivre l’aide à la population palestinienne qui est une nécessité pour des raisons politiques, humanitaires et économiques", a déclaré mercredi le porte-parole du Quai d’Orsay, Jean-Baptiste Mattéi, lors d’un point de presse électronique"...

Le rédacteur poursuit:
..."Les Etats-Unis et l'Union européenne ont suspendu leur aide directe au gouvernement palestinien formé par le Hamas le 29 mars, dans la foulée de sa victoire électorale du 25 janvier. Lors d'une visite officielle en Egypte, la semaine dernière, Jacques Chirac avait jugé qu'il serait "à la fois injuste et politiquement maladroit de faire payer la population palestinienne". Le président français et son homologue égyptien Hosni Moubarak avaient prôné la poursuite de l'assistance humanitaire selon des modalités à définir "dans des conditions respectueuses des règles de la démocratie"...

L'émission «7 sur 7» du 28 avril poursuivait le tir de barrage médiatique:

Discussions sur le paiement des fonctionnaires palestiniens. ..."Le président français Jacques Chirac a indiqué, vendredi, que la France allait proposer à ses partenaires internationaux de créer un "fonds fiduciaire" géré par la Banque mondiale pour payer les 160.000 fonctionnaires palestiniens"... Lire la suite sur http://www.7sur7.be

Reprise de l’aide. ...M. Chirac s’est entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui achève une tournée destinée à alerter sur la situation financière catastrophique dans les territoires. M. Chirac devrait présenter ses propositions lors de la réunion du Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Onu) du 9 mai. M. Chirac "a indiqué que la France proposerait à ses partenaires européens et internationaux (...) que l’on réfléchisse très rapidement à un dispositif qui permette la reprise de l’aide"...

M. Kofi Annan n'est donc pas en reste: la situation au Darfour peut bien attendre. Le 26 avril 2006, le secrétariat général de l'ONU émet un "message" pour l'assistance au Peuple palestinien", lu au Caire par Mme Angela Kane, "sous-secrétaire générale aux affaires politiques", qui révèle l'ampleur de la distorsion des réalités historiques dans le monde diplomatique. Titré: "Kofi Annan demande à nouveau aux deux parties de respecter les obligations que leur impose le droit international, et de s'abstenir d'actions pouvant mettre des civils en périls". (http://www.un.org/News/fr-press/docs/2006/SGSM10434.doc.htm).

Je vous renvoie à la lecture de la totalité de ce texte qui laisse tout à fait stupéfait. Annan "respecte la décision du Peuple palestinien" (portant le Hamas au pouvoir), espérant que le "nouveau parlement palestinien s'emploiera à satisfaire l'aspiration de ce peuple à la paix et à un Etat"...

M. Annan prend ses rêves pour des réalités, et les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Demandant en introduction de dédouanement à l'AP:

..."de réaffirmer l'attachement des Palestiniens au principe de la non-violence, de la reconnaissance du droit d'Israël à l'existence, et de l'acceptation des accords et des obligations précédemment souscrits, y compris la feuille de route"...

Autrement dit, M. Annan demande en préambule au scorpion hamascène de s'arracher son dard venimeux pour devenir présentable. Ensuite, Kofi Annan reprend tous les poncifs de la propagande de la Ligue Arabe. Il poursuit:

... «Je demeure extrêmement préoccupé par l'intensification de la violence, les attaques à la roquette et les attentats-suicides du côté palestinien, ainsi que les frappes aériennes, les tirs d'artillerie et les opérations au sol du côté israélien»...

Mais les représailles ne sont pas de la «méchanceté gratuite». Ce langage est intolérable: M. Annan utilise la phraséologie de la symétrie chère aux démagogues pro palestiniens. M. Annan évoque le risque de "survenue d'une crise humanitaire majeure"... ..."l'ONU rappelle à Israël ses responsabilités en tant que puissance occupante"... Cet argument est l'articulation dont le terrorisme international fait un usage abusif. Il évoque aussi "la construction d'une barrière dans le territoire palestinien occupé, qui se poursuit au mépris de l'avis consultatif donné par la Cour Internationale de Justice"...

Là encore, M. Annan n'est pas un imbécile innocent: il sait que ses prises de position ont de l'impact. Or, il n'y a pas de "territoires occupés" depuis 1967. La prise de contrôle de la bande de Gaza et de la Rive occidentale (dite "Cisjordanie"), est la conséquence de la guerre d'agression de la coalition égypto-syro-jordanienne en 1967. Auparavant, ces territoires, administrés respectivement par l'Egypte et la Jordanie, avaient fait l'objet d'une guerre de conquête, lors de la guerre d'indépendance d'Israël en 1948: il s'agit donc bien de territoires "disputés", avec une ligne d'armistice dessinée lors des accords passés entre les belligérants en 1948 et 1949, sans qu'un traité de paix définitif ait été signé. En 1979, quand Sadate signa un traité de paix avec Menahem Begin, il accepta le retour du Sinaï sous souveraineté égyptienne, mais refusa la banda de Gaza, qu'il savait déjà être un nid de vipères. De même, au cours des années 1970, avant de signer un traité de paix avec Israël dans les années 1980, le roi Hussein de Jordanie renonça unilatéralement au contrôle de ce qu'on appelle improprement la "Cisjordanie": Parle-t-on à Paris de la rive droite de la seine comme de la "CisSéquanie". certes non!

Annan termine son plaidoyer pro domo en annonçant que l'aide au Peuple palestinien devra non seulement reprendre mais être encore amplifiée, avec un rôle accru de l'ONU. Et si nous faisions au contraire le constat d'un échec retentissant, grave, durable, permanent, profond de l'ONU dans le règlement de cette affaire, comme de tant d'autres conflits dans la monde: lors du génocide au Rwanda, l'ONU n'a pas levé le petit doit pour arrêter le massacre et s'est contenté de la création d'une cour de justice après coup pour punir quelques lampistes. De même au Darfour, l'ONU laisse les forces de l'Union Africaine s'empêtrer dans l'impuissance et ne saurait contrarier le tout puissant lobby de la Ligue arabe qui fait la pluie et le beau temps dans l'enceinte de la maison de verre de New York. Le nouvel ambassadeur à l'ONU, John Bolton, avait tout à fait raison quand, il y a quelques années, il déclara que sur les quarante étages de l'immeuble de verre qui abrite l'ONU à New York, si on supprimait les dix derniers, nulle conséquence dommageable ne se produirait. Cette espièglerie lui a été beaucoup reprochée lors des auditions qui précédèrent sa nomination.

C'est pourtant bien John Bolton qui a raison: l'institution de l'ONU est aussi rouillée, vermoulue, incapable de régler les missions de sa charte que l'était sa peu glorieuse devancière, la "Société des Nations", créée après la première guerre mondiale. La maison de verre est corrompue jusqu'à la moelle comme l'a démontré le scandale "pétrole contre nourriture" lors des sanctions contre l'Irak. Elle est totalement inefficace car l'éventail des mesures de rétorsion qu'elle peut imposer à un Etat voyou qui met la planète entière en péril est ridicule. Les dirigeants iraniens peuvent continuer de défier "la communauté internationale" et de construire leurs bombes atomiques, l'AIEA, émanation de l'ONU, et en dernier ressort le conseil de Sécurité de l'ONU ont déjà manifesté leur totale impuissance dans ce domaine.

La réforme de l'ONU, voire sa suppression, est une priorité: ce débat-là ne pourra pas être repoussé longtemps. Quand des incapables corrompus ont été laissés trop longtemps en charge, il faut reprendre avec créativité et énergie la direction des opérations.

On peut poser la question: le Hamas a-t-il été élu en janvier 2006 à la majorité écrasante de 73 % par MM. Chirac, Prodi, Annan et tous nos soi-disant civilisés qui nous expliquent en manière d'excuse que c'était pour chasser les corrompus du Fatah que la générosité internationale entretenait depuis au moins la signature des accords d'Oslo, soit depuis 1993, avec une évaporation de l'argent des dons internationaux atteignant des dizaines de milliards de dollars, alors que le "Peuple palestinien" végétait en effet dans la misère? Doit-on donc reprendre le même circuit pour que les corrompus d'hier, blanchis par les dirigeants de la "communauté internationale", puissent reprendre leurs petits trafics, et leurs détournements géants? Ne s'est-on pas suffisamment moqué du monde? N'a-t-on pas mesuré que pour l'heure, élections "démocratiques" ou pas, le «Peuple palestinien» est un peuple malade mentalement, mineur politiquement, et incapable de se piloter lui-même? Doit-on rappeler que les élections de janvier 1933 en Allemagne avaient porté au pouvoir Hitler et le parti nazi? Doit-on faire porter à l'Etat d'Israël, à sa démocratie exemplaire, aux 5,2 millions de Juifs qui y vivent de leur travail acharné, avec un million d'Arabes musulmans et peu de chrétiens, les incohérences, et la haine rance de la diplomatie internationale. La réponse est évidemment Non, car il est bien clair que si, ce qu'à Dieu ne plaise, et que nous ne laisserions pas survenir, la sécurité existentielle d'Israël était vraiment compromise, le sécurité du monde au niveau global, non seulement n'en serait pas assurée, mais le monde serait appauvri, et s'acheminerait vers une régression civilisationnelle d'une ampleur jamais connue.

Voilà la clé du problème "israélo-palestinien" ou bien pour mieux le dire, "arabo-israélien":

Dans la doctrine musulmane, une terre conquise, un "Dar al Islam", l'est pour l'éternité. En conséquence, l'implantation de "l'entité sioniste" dans la région est intolérable au monde arabe: ne se faire aucune illusion sur leurs intentions majoritaires. Les Arabes croient avoir l'éternité devant eux; leur religion est actuellement en expansion aussi bien démographique, que pratique. Démographique, car ils ont bénéficié des progrès de la Médecine, de l'hygiène, de l'alimentation, que l'Occident leur a apporté. Pratique, parce que malheureusement, la bêtise humaine, et non pas le bon sens, est la chose la mieux répandue au monde.

L'Islam étant une religion prosélyte, d'exercice à la fois simple et multiple, peu exigeante en matière spirituelle, facilitatrice en matière de "boucs émissaires" pour assouvir ses frustrations. Les femmes d'abord, haïes, méprisées et enviées pour leur pouvoir génésique qui les fait participer de la création, considérées comme des mineures perpétuelles, les Juifs bien sûr, qui font l'objet de la haine farouche qu'inspire la jalousie et l'envie de ceux qui réussissent par leur talent et leur travail, mais aussi les Chrétiens, témoins des manipulations historiques du Coran: la Torah et les Évangiles auraient été «falsifiés» et ce sont les derniers arrivés, des nomades d'Arabie, illettrés comme on le reconnaît pour le "prophète Mohammed", qui détiendraient la vérité sur des textes qui les précédaient de plusieurs siècles ou millénaires??? C'est typiquement la situation où "le voleur crie Au voleur!".

Au nom de quoi, en cette période où nous devons rédiger notre déclaration de revenus 2005 pour les impôts à verser et du paiement du 2ème tiers de cet impôt, au nom de quoi donc devrions-nous verser de l'argent à nos pires ennemis, qui non seulement déclarent leurs promesses mortifères, mais encore les mettent à exécution? Je vous le dis M. Chirac: vous n'avez aucune légitimité à exiger de nos compatriotes qu'ils versent leur obole obligée à une "Autorité Palestinienne" qui n'a d'autorité que pour la violence et règne sur un peuple de mendiants terroristes. La générosité, pas plus que la charité, M. Chirac, ne saurait s'imposer: il existe des Fondations qui donnent des sommes considérables de façon volontaire. Vous ne pouvez pas obliger nos compatriotes, pas plus que les Européens, à verser les sommes qui conduiront à des attentats terroristes. C'est par votre attitude dictatoriale, en n'écoutant jamais que votre caprice et vos emportements, que vous avez dégoûté les Français: le Non au projet de traité constitutionnel européen, en l'occurrence si tortueux, a été votre bol de ciguë politique. Si vous aviez eu le moindre sens de la dignité, vous auriez donné votre démission comme le général de Gaulle après l'échec du référendum de 1969. Mais vous vous accrochez au pouvoir comme à une bouée de sauvetage, espérant sans doute par là échapper aux comptes que vous aurez à rendre devant la justice. Si vous échappiez à la justice des hommes dans le temps court, vous n'échapperiez pas au jugement de l'histoire. Et dans ce domaine, votre bilan est absolument lamentable: avec les atouts dont la France dispose, vous l'avez menée non pas au bord du gouffre, mais vous nous y avez entraînés. Avec des conséquences sur le plan sociologiques qui ne font pas l'objet de cet article. Laissez-moi vous dire cependant, que votre lutte pour le moins ambiguë contre l'antisémitisme, qui a laissé le pays s'enfoncer dans une barbarie assez hideuse pour qu'un jeune juif, Ilan Halimi, y soit torturé à mort pendant trois semaines dans une cité de la banlieue parisienne, n'est que la pointe de l'iceberg de notre déchéance.

Nous connaissons le principe léniniste qui veut que "Les Bourgeois nous vendront la corde avec laquelle nous les pendrons". Eh bien M. Chirac, instruits des roueries de l'histoire, nous ne serons pas vos dupes. Aucune commisération pour ces barbares terroristes qui affirment leur volonté de détruire l'État juif et de perpétrer un nouvel holocauste des Juifs. Nous ne nous laisserons pas faire.

Quant aux décisions que les dirigeants israéliens devront maintenir face à un ennemi arrogant, affaibli et venimeux, elles sont faciles à dégager:

-Aucune négociation avec les dirigeants du Hamas. -Intransigeance politique avec l’autorité palestinienne. -Gestion des secours alimentaires et humanitaires (santé, fourniture des services de base comme l’eau, l’électricité) en coopération avec des organisations neutres, non étatiques. -Dissolution de l’UNWRA, organisation corrompue emplie d’incapables qui perpétuent leur inanité. -Recherche de conditions de «cohabitation honorable» avec les Palestiniens à la recherche de la paix.

Le scorpion du Hamas doit être écrasé, définitivement, sans pitié, sans tergiversation. Les représentants d’Amalek doivent être détruits, jusqu’au dernier. La paix du monde est à ce prix.



Simon Pilczer pour LibertyVox.





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© Simon Pilczer pour - Article paru le 01/05/2006 Imprimer cet article
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1.5.06

FESTIVITES SOUS SURVEILLANCE

Menaces terroristes sur Yom Hazikaron et Yom Hatzmaout

Alexandre Yudkewicz
lundi 1 mai 2006 - 22:20


Des milliers de policiers assureront la protection des très nombreuses cérémonies publiques qui vont se tenir aux quatre coins du pays durant les deux jours successifs de Yom Hazikaron et de Yom Hatzmaout. Au cours de la journée de mardi, 02 mai, les cérémonies se concentreront dans les cimetières militaires et sur les sites à la mémoire des combats des différentes guerres d’Israël. L’accent sera mis à partir de mardi soir et mercredi sur les lieux de divertissements et les grands rassemblements populaires qui émailleront la fête de l’Indépendance.

Toutes les composantes des forces de sécurité seront mises à contribution aux côtés de la police : l’armée, les volontaires de la garde civile, mais aussi les renforts de la police de la circulation, pour veiller à l’ordre sur les routes, ainsi que les unités de secours du Maguen David Adom.

Les responsables de la sécurité craignent particulièrement les deux prochains jours, très sensibles du fait de l’abondance des événements publics et du nombre de points de rassemblements de la foule. Selon le chef de la branche opérationnelle de la police, plus de 80 alertes ‘chaudes’ à l’attentat sont en possession des services de renseignements. La police pourrait même se placer mercredi, 03 mai 2006, jour de Yom Hatzmaout, en situation d’alerte maximale. Toutes les organisations terroristes souhaitent en effet ensanglanter les deux jours, de recueillement puis de joie, qu’Israël s’apprête à célébrer.

Lundi soir, 1er mai, un commando des forces spéciales de la police a arrêté trois terroristes recherchés des Tanzim près du village de Betounia, au sud de Ramallah, non loin de Jérusalem. Un peu plus tôt dans l’après-midi les forces de sécurité avaient arrêté à Jéricho le terroriste Abed El Rahman Ali, du Fatah de Shehem (Naplouse), soupçonné du meurtre d’un israélien à Migdalim, au mois de mars dernier.

A la frontière nord, Tsahal a augmenté l’état d’alerte des bases situées près du Liban. On craint en effet des tentatives d’attaques du Hezbollah, qui pourrait vouloir profiter de Yom Hatzmaout pour en mettre en œuvre.


Texte repris du site arouts7

LE STATUT DE FATIMA

Dépêches spéciales - No. 1144
Mai 1, 2006 No.1144

Une réformatrice yéménite invite les musulmanes à retirer le voile

Dr Elham Manea, journaliste réformatrice yéménite dont les articles paraissent régulièrement sur le site réformateur www.metransparent.com, défend l'amélioration du statut de la femme, la liberté de pensée, une approche rationnelle des sources religieuses et le droit de chacun à décider librement de son avenir. Dans un récent article, Manea encourage les musulmanes à réfléchir par elles-mêmes et à décider librement de porter, ou non, le voile.
Voici quelques extraits de l'article : (1)

Retire ton voile, ma sœur

Je t'invite, ma sœur musulmane, à retirer le voile. Ceci est un appel honnête, sans intention de te déshonorer ou d'augmenter ta lassitude. Je t'invite à réfléchir par toi-même en te servant de ta propre intelligence.

Toi et ton intelligence suffisent. Il n'est pas nécessaire d'aller fouiller dans les livres et l'histoire, ni de consulter les opinions des commentateurs (…) Je te demande d'écouter mes paroles et de les juger sans présager de mes intentions. Et après cela, tu seras libre. Libre de choisir, de [façonner] ton destin et d'agir comme tu le souhaites. Tu es ton propre maître. Toi seule. Nul autre que toi n'est responsable de ta personne. Après [avoir lu mes paroles], porte le voile ou retire-le ; je respecterai ta décision. En définitive, c'est toi qui décides…

Les femmes ont commencé à porter le voile dans le monde musulman avec la Révolution islamique d'Iran, qui en a fait une obligation, et après que les dignitaires religieux eurent réussi à prendre le dessus sur les classes moyennes et les groupes de gauche, lesquels ont payé de leur sang pour mettre fin au règne du Shah Mohammed Reza Pahlavi. Puisque cette révolution fut le premier véritable éveil dans la région, elle a été considérée par beaucoup comme un exemple – aussi bien [la Révolution] que l'habit que les femmes se sont mises à porter (…)

Un autre facteur bien connu est l'augmentation [des ventes] de pétrole, qui a permis à l'Arabie Saoudite et à de riches Saoudiens de soutenir financièrement la propagande wahhabite et de mettre en place un gigantesque réseau médiatique chargé de rappeler chaque jour l'obligation du port du voile. Cette propagande islamiste s'est fondue avec la [ligne de pensée] des Frères musulmans et des partis arabes et islamiques qui en découlent. En conséquence, une nouvelle et bien étrange façon de penser s'est répandue dans la société musulmane, modifiant grand nombre de perceptions et de comportements.

Le voile est un outil politique

Le voile est donc un problème politique. Dans deux pays [l'Iran et l'Arabie Saoudite], l'élite religieuse gouverne au nom de la religion, s'efforçant de propager son propre modèle [islamique] – tout en [se servant de la religion] pour garantir la légitimité [de son règne]. Ces deux pays ont contraint les femmes au port du voile, le présentant comme un signe de piété, qu'elles aient, ou non, envie de le revêtir.

Le seul objectif des Frères musulmans est de s'emparer du pouvoir politique. Toutefois, puisque [ce mouvement] se sert de la religion comme justification, il doit aussi fournir un exemple de [véritable] 'comportement islamique' (…) et l'habit [islamique] en est l'une des principales composantes.

Le voile est donc un problème politique (…), et pourtant les arguments et les méthodes employés pour convaincre les femmes de l'obligation [de le porter] ont pris trois formes (…) Le premier argument est qu'en portant le voile, la femme cache ses formes féminines et protège les hommes de la licence. Le deuxième argument prétend qu'en portant le voile, elle contribue à l'établissement d'une bonne société. Le troisième argument est qu'il s'agit, par essence, d'un [devoir] religieux.

Le premier argument se base sur l'idée que l'Arabe est un animal libidineux qui ne peut pas contrôler ses instincts, et qu'il faut donc se méfier de lui. Les pensées [de l'Arabe] seraient contrôlées par le sexe, et on ne pourrait donc pas lui faire confiance ; c'est pourquoi les parties [attirantes] de la femme doivent être recouvertes - afin de le protéger du diable qui se trouve en lui. Ce principe est injuste pour l'homme arabe, que nous connaissons en tant que frère, que père et qu'être humain. Il est capable de traiter une femme comme un être humain, et non comme un objet de plaisir. Il est capable de contrôler ses instincts, bien qu'ils existent et qu'il soit conscient de leur existence. Exactement comme les femmes (…)

Une femme peut susciter le respect de l'Homme par son comportement, non en se voilant

Ce premier argument se base sur une vision humiliante de la femme, celle-ci étant perçue comme un simple objet sexuel – non comme un être humain mais comme un ensemble de parties sexuelles. Elle n'est pas considérée comme un être noble doué de raison, mais comme un être dont toutes les parties suscitent le désir – la voix, les cheveux, le corps… Ces arguments ignorent le fait qu'une femme peut pousser un homme, ou n'importe qui, à la respecter par son comportement et son attitude à l'égard des autres, et non en se couvrant la tête et le corps (…)

L'argument religieux est le plus bancal de tous

Le deuxième argument se base sur l'idée qu'il existe un lien entre le port du voile et l'établissement d'une bonne société. Une bonne société ne connaîtrait pas de rapports intimes hors mariage. Cette vision est au mieux erronée, puisque les sociétés qui ordonnent le port du voile et insistent sur la séparation des sexes ne sont pas celles où le sexe hors mariage est le plus rare. La ségrégation forcée [entre les sexes] a même encouragé les relations homosexuelles, comme l'indiquent des études qui montrent [en outre] que le port du voile dans les sociétés arabes et islamiques n'a pas empêché certaines filles d'avoir des rapports sexuels hors mariage. Et après cela, elles font généralement appel à la chirurgie pour reconstruire leur hymen.

Le troisième argument repose sur l'idée que l'islam est strict sur la question du voile, alors qu'il existe des textes religieux [divers] sur le sujet. Cette abondance [de textes religieux] ne date pas d'hier. Toi [la femme musulmane], tu peux les lire toute seule, sans intermédiaire. Tu constateras qu'il existe non seulement une abondance de textes, mais qu'ils peuvent en outre être interprétés de diverses manières...

En fait, ce troisième argument, selon lequel c'est la religion qui ordonne le port du voile aux femmes, est le plus bancal de tous, vu que nous n'avons commencé à l'entendre qu'à la fin des années 1970 et que les femmes n'ont commencé à porter le voile qu'une fois l'islam orthodoxe dominant dans le monde arabe et musulman.

Tel est le raisonnement sur lequel je base l'appel que je te lance. Je t'implore de prendre en considération mes paroles et ma demande. Je ne te demande pas de cesser de prier, de jeûner ou de croire en Allah. Je te demande de retirer le voile… Je respecterai ta décision, quelle qu'elle soit. Mais en définitive, sois ce que tu es : une femme, et non [un ensemble de] parties intimes.


(1) www.metransparent.com, le 4 avril 2006