7.7.08

DUBAI, LA NOUVELLE MECQUE DE L'ESCLAVAGE

par Annie Lessard, Marc Lebuis
in POINT DE BASCULE

Dans un nouveau livre qui documente la traite moderne d’esclaves, Benjamin E. Skinner nous amène à Dubaï, connu dans le commerce du sexe comme le « Disneyland pour hommes ». Dubaï a connu en 2006 ce que le rédacteur en chef d’un journal de Beyrouth a appelé la « première révolte moderne d’esclaves dans le monde arabe ».


La culture esclavagiste est aussi importée en Occident. Lisez par Daniel Pipes : Les Saoudiens importent des esclaves en Amérique et sur le blog Bivouac-ID : Esclavagisme mahométan : Sauvées de l’enfer de l’hôtel Conrad à Bruxelles. Il reste au monde arabo-musulman à faire comme le monde occidental l’a fait : admettre que l’esclavagisme est une atteinte à la dignité de l’être humain, quelle que soit sa race ou sa religion, assumer son histoire, se repentir et lutter contre les formes contemporaines de cette pratique monstrueuse.

Traduction de : Slavery’s new Mecca, par E. Benjamin Skinner, National Post, le 4 juillet 2008

Pour entrer dans la plus célèbre maison close de Dubaï, Le Cyclone, j’ai payé 16 $ pour un billet que l’intendant a estampillé avec le sceau officiel du ministère du Tourisme et du Commerce. La prostitution est illégale à Dubaï, où l’islam est la source des lois, avec des peines allant jusqu’à la mort. Mais l’estampille n’était que la première des nombreuses contradictions dans ce lieu d’esclavage pour les femmes que les voyageurs de commerce britanniques surnomment le « Disneyland pour hommes ».

Une affiche se lit « Pas de sollicitation », une autre « Pas de vêtements de camouflage dans l’aire de la discothèque ». Dans le club, pas moins de 500 prostituées sollicitaient une couple de douzaine de clients potentiels, y compris quelques militaires occidentaux.

Un Indien vivant à Londres est propriétaire du lieu, et n’avait pas modernisé le décor depuis une décennie, comme si le bon goût pouvait altérer le charme de l’endroit et dissuader les touristes. Je me suis dirigé vers le bar, et deux filles coréennes, qui n’avaient pas l’air d’avoir plus de 15 ans et se présentaient comme des sœurs, se sont approchées de moi.

« Voulez-vous un massage ? » m’a demandé l’une d’elles.

Alors que les lumières stroboscopiques, la musique forte et le grand tourbillon de féminité anxieuse dégageaient un air de chaos absolu, le lieu était soigneusement ordonné selon la race. À gauche, un mélange de femmes chinoises, taïwanaises et coréennes ; au centre, des africaines sub-sahariennes ; à droite, des femmes d’Europe orientale et d’Asie centrale qui au départ se sont identifiées comme Russes, révélant plus tard qu’elles étaient bulgares, ukrainiennes, ouzbèkes et moldaves.

Une jeune femme chinoise portait un parfum enfantin. Le club la baignait dans sa lumière noire, de sorte qu’elle semblait comme le négatif radioactif d’elle-même. Parlant anglais, elle a expliqué qu’elle était arrivée à Dubaï 28 jours plus tôt après avoir reçu la promesse d’un emploi de femme de chambre. Au lieu de cela, les trafiquants d’être humains connus sous le nom de Snakeheads l’ont vendue à une Madame (ndlr : tenancière de maison close) qui l’a forcée à payer une dette en vendant du sexe ici. Elle tremblait quand elle a dit qu’elle voulait simplement rentrer chez elle.

Son histoire n’est pas rare. Une nuit plus tôt dans un autre méga-bordel situé dans l’Hôtel trois-étoiles York International dans le chic quartier Bur Dubai, une ouzbèque de 30 ans m’a dit qu’elle devait rembourser une dette 10000 $ sinon « la mafia tuera mes enfants ».

Dans le Cyclone, chaque femme qui m’a parlé longuement a expliqué que les trafiquants prenaient leur passeport en garantie jusqu’à ce qu’elles aient remboursé une dette. Alina, une blonde javelisée du nord de la Roumanie, était assise tristement et fumait en jouant des jeux électroniques solitaires près du mur arrière. Elle avait une voix râpeuse et un teint cireux qui la faisaient paraître beaucoup plus âgée que ses 23 ans. Elle est arrivée ici en 2004, après avoir divorcé le père alcoolique de son fils de trois ans. Une femme roumaine à Dubaï lui avait promis un emploi de serveuse dans un restaurant local.

Lorsque la femme a rencontré Alina à l’aéroport, elle lui a dit ce que son vrai travail serait. Sans son passeport, sans argent, sans contacts locaux, elle n’avait d’autre choix que de suivre la femme au Cyclone. Depuis lors, sa vie est un mélange de clients - américains, européens, indiens, et surtout arabes. Certains hommes achètent le sexe oral dans le « Salon VIP » au-dessus du bar, mais ils amènent généralement Alina dans un hôtel ou un appartement. Ils sont souvent violents.

« Il y a beaucoup de clients problèmes », a-t-elle dit, en particulier parmi les Arabes.

Tous les matins à six heures, elle revient à l’appartement de Madame, une femme abusive qui prend tout l’argent. Pour son travail, Alina recevait un repas par jour, du café et des cigarettes.

Alina a envisagé de s’échapper, mais le désert serait une condamnation à mort pour elle, et alerter la police serait une condamnation à mort de son fils. Sa santé s’est détériorée, sa peau s’est flétrie et dans le marché saturé du Cyclone, elle a cessé d’attirer les clients, ce qui a déclenché la fureur de sa Madame.

Un soir, la femme a forcé Alina d’accompagner un Syrien à la ville voisine d’Al Ain. Dès qu’il est venu la chercher, il a commencé à crier après elle en arabe. Elle était terrifiée, et a pleuré tout le chemin jusqu’à son appartement. Là, il l’a torturée et violée pendant deux jours. Peu de temps après que l’homme l’ait laissé partir, la Madame a annoncé qu’elle retournait en Roumanie et qu’elle allait libérer Alina.

Pour la première fois en un an, Alina avait un choix. Malgré les horribles abus, elle avait survécu, et en dépit de son statut d’étrangère en situation irrégulière, elle est retournée à la prostitution. Elle savait que sa réputation était brisée chez elle et qu’elle ne trouverait jamais un travail légitime ou un mari pour subvenir aux besoins de son fils. Elle est donc restée. Mais elle a insisté que « Je m’appartiens ».

Dans le Cyclone j’ai trouvé un éventail de nationalités, une mine d’histoires tristes. Bien que la plupart étaient réduites en esclavage, certaines étaient maintenant libres. Mais pour Alina, comme pour beaucoup d’autres, il n’y avait pas de joie dans la liberté.

Avant mon départ, j’ai noté un signe qui, contrairement au reste, n’était pas en contradiction avec les environs. Sur un dessous de verre encastré dans la finition de polyuréthane du bar, une citation de Martin Luther King Jr. : « Nous sommes tous venus sur des navires différents, mais nous sommes maintenant dans le même bateau ».

Dubaï a connu une croissance à un rythme effréné au cours des années 1990, se développant plus rapidement que n’importe quel pays du globe. En 1991, une poignée d’édifices étagés voisinaient une route à deux voies poussiéreuse, avec les occasionnels oasis, des pistes de chameaux et beaucoup de sable.

Quinze ans plus tard, Dubaï est une métropole étincelante de 1,5 millions d’habitants. Il y a du verre miroir partout, et alors qu’il fait bien au-dessus de 100 degrés Fahrenheit dehors, les gratte-ciel sont gardés à la température de frigos à viande par des climatiseurs massifs. De grandioses mosquées et des palais marquent l’horizon, et même l’adhan (ndlr : appel à la prière diffusé des minarets) a une sono assistée par ordinateur.

Mais avec la croissance est venu un contrecoup. Alors que les Émirats arabes unis ont graduellement levé les obstacles à l’investissement et à l’immigration, des opérateurs sans scrupules se sont installés. Les arrestations de trafiquants de drogue ont augmenté de 300% dans les deux années précédant ma visite. Et aussi Dubaï est devenue la Mecque de la nouvelle traite des esclaves. Bien que l’esclavage a été aboli ici en 1963, de nombreuses personnes non payées ou sous payées travaillent sous la menace de violence. À l’occasion, des travailleurs non rémunérés ou sous-payés ont résisté. En mars 2006, un petit groupe de travailleurs de la construction originaires d’’Asie du Sud construisant la tour Burj Dubaï – qui devait être l’immeuble le plus haut du monde – ont commis des saccages à travers l’émirat pendant plusieurs jours pour protester contre les mauvaises conditions de travail et les bas salaires. Rami G. Khouri, rédacteur en chef du Daily Star de Beyrouth, a parlé de « notre première révolte moderne d’esclaves dans le monde arabe ».

Bien que les émeutiers étaient exploités, ils n’étaient pas réduits en esclavage. Des dizaines de milliers d’autres l’étaient, mais leur sort était caché. En plus de la servitude pour dettes des travailleurs de la construction, des domestiques philippines étaient régulièrement battues, violées et privées de paie par leurs maîtres arabes. Pas moins de 6000 enfants jockeys de chameaux - principalement de l’Asie du Sud - languissaient en esclavage, cachés dans des fermes où leurs maîtres les battaient et les affamaient pour maintenir leur poids.

J’ai trouvé Natasha à nouveau réduite en esclavage par une Madame russe au Cyclone. Un soir, la police de Dubaï a fait irruption, elle a allumé les lumières, ordonné aux hommes de quitter et exigé les passeports des filles. Celui de Natasha était détenu par sa Madame, alors la police l’a jetée dans une prison surpeuplée du désert pendant un mois sans procès. Les conditions étaient épouvantables. Elle a affirmé que les autorités pénitentiaires ajoutaient du Bron dans sa nourriture, une drogue à base de codéine qui devait prétendument tuer son appétit sexuel. Le médicament l’a laissée dans un état de stupeur et en a fait une proie facile pour les autres prisonniers. Un mois plus tard, elle était de retour à Chisinau, sans le sou et, une fois de plus, sans espoir.

6.7.08

NORD D'ISRAEL : LE LIBAN A GENOUX

par Shraga Blum




Le Hezbollah et à sa tête Hassan Nasrallah n'ont pas encore fini de fêter leur succès sur Israël dans l'affaire des soldats otages, qu'ils viennent déjà d'engranger une nouvelle victoire, cette fois-ci sur le font intérieur libanais, mais avec des conséquences internationales également.


Le journal libanais A-Sapir révèle aujourd'hui samedi, que la plateforme du nouveau gouvernement en formation reprend la plupart des exigences de l'organisation terroriste, et notamment celle de la "lutte armée contre Israël", avec le prétexte de la zone des "Fermes de Sheba" tenues par Tsahal. Ainsi est renouvelé le soutien officiel libanais à la liberté de "mouvement" du Hezbollah comme armée autonome au sein de l'Etat, et par là même, bafoué le point 3 de la Résolution 1701 de l'ONU qui demandait "qu'aucune autorité ne s'exerce au Liban en dehors du gouvernement libanais légitime". En fait, aucun des différents points signés après la Deuxième Guerre du Liban n'a été respecté par le gouvernement de Beyrouth et par le Hezbollah, alors qu'après sa signature, les dirigeants israéliens clamaient "que cet accord était le meilleur qu'Israël ait pu obtenir".

Suite au bras de fer provoqué et gagné par le Hezbollah il y a quelques mois face au gouvernement légitime, l'organisation terroriste a gagné sur tous les plans, tant le spectre d'une nouvelle guerre civile est encore présent au pays des Cèdres: il a réussi à imposer un président de l'Etat à son goût, il obtient le même statut que le mouvement chiite Amal: un droit de veto dans les décisions gouvernementales, et l'idée de son désarmement est jeté aux oubliettes dans le programme de ce nouveau gouvernement de "réconciliation nationale".

L'accord signé au mois de mai entre les différentes parties à Doha au Qatar officialisait en fait la main mise grandissaante du Hezbollah sur le Liban, et la formation d'un bastion avancé de l'Iran à la frontière nord d'Israël. Et tout cela, dans le silence complice de la Communauté internationale.

5.7.08

DOULOUREUX SACRIFICES : POUR QUI ?

Albert Capino

La peur est mauvaise conseillère. Depuis qu’Olmert l’a faite entrer dans le Cabinet israélien, elle y siège, telle un ministre sans portefeuille. La peur du premier ministre d’être jugé est bien plus dommageable pour l’Etat que quelques « enveloppes ». Que ne lui a-t-on proposé une porte de sortie afin que le gouvernement se retrouve à nouveau les mains libres, avant qu’il ne soit trop tard !

Ainsi, Israël a décidé d’ignorer les violations de la « trêve » par le Hamas.

Israël ? Ou plutôt l’équipe au pouvoir qui tente tant bien que mal de régler ses problèmes personnels en se défaussant sur ceux qu’affrontent le pays ?

Le premier ministre s’est une fois de plus sorti par une pirouette de la situation embarrassante dans laquelle il se trouve. Quand il ne l’accuse pas de manœuvres politiques pour obtenir une « trêve » avec le Hamas, il conclut un « deal » avec son ministre de la Défense - chef du parti travailliste - qui lui permet d’éviter la dissolution du parlement et de précipiter sa fin politique, pourtant inéluctable. Par ce subterfuge, Olmert pourrait ainsi prolonger son poste à la tête du gouvernement, auquel il s’accroche de manière indécente, jusqu’en mars de l’année prochaine.

Or, plus que les soupçons de corruption à son encontre, c’est l’accumulation de ses erreurs d’évaluation et son incapacité à prendre des décisions qui donnent à Israël des semelles de plomb.

Dans l’intervalle :
- le Hamas est en train d’acquérir une légitimité en signant une « trêve » alors même qu’il poursuit ses bombardements par Jihad islamique ou brigades al Qods interposés ; les conséquences sur le terrain sont mesurables : le traumatisme des populations soumises aux bombardements s’aggrave, pendant que les mouvements radicaux se renforcent. Le gouvernement israélien, lui, a renoncé à une quelconque opération d’envergure. De plus, il permet que des sommes importantes soient versées au Hamas, sous prétexte qu’il s’agit de taxes appartenant à l’Autorité palestinienne, conformément aux accords de Paris signés en 1994. C’est comme s’il participait au financement du terrorisme !
- Le Hezbollah a scellé un accord avec une délégation israélienne par l’intermédiaire de l’Allemagne : un échange de prisonniers a été approuvé par 22 voix contre 3 au sein du Cabinet israélien. La polémique selon laquelle les deux Israéliens enlevés et détenus par nazislamistes seraient morts n’y change rien. Au contraire : Nasrallah exulte. En se refusant à donner le moindre signe de vie de ses otages, en leur déniant tout droit de visite du CICR, il a obtenu le résultat qu’il voulait depuis le départ. Les familles Regev et Goldwasser qu’il a cruellement torturées moralement pendant deux ans veulent finalement récupérer Eldad et Ehud même s’ils sont morts. Elles doivent pouvoir faire leur deuil, ce qui se comprend parfaitement et se respecte, mais cela permet à Nasrallah de triompher au-delà de toute considération humanitaire ou morale. Le Hezbollah déclare à présent qu’il ne réduira pas ses prétentions si ses deux otages sont déclarés morts.

Israël s’est donc engagé à échanger des dépouilles contre plusieurs prisonniers dont certains ont « du sang sur les mains », parmi lesquels Samir Kuntar dont la libération devait permettre d’obtenir un indice sur le sort de Ron Arad. En vain.

Ceci est lourd de conséquences pour l’avenir : rien ne pourra désormais plus inciter des preneurs d’otages à maintenir leurs captifs en vie.

Le gouvernement Olmert aura donc cédé sur toute la ligne au terme d’un dilemme inextricable entre les familles des otages et celles des victimes de prisonniers incarcérés en Israël.

En termes de choix, celui auquel se trouve confronté Israël est pourtant dramatiquement simple : face à des adversaires qui ne respectent aucun code, il faut une doctrine implacable. Les concessions sont inévitablement interprétées comme autant de faiblesses et exploitées cyniquement par ceux qui veulent la disparition de l’Etat juif.

Accepter d’échanger un soldat ou sa dépouille, sans distinction, contre plusieurs centaines de prisonniers - dont des criminels en puissance - ne peut qu’encourager de nouveaux enlèvements, afin d’obtenir des avantages supplémentaires. Avec cet échange, Israël a atteint le point où tous croient désormais pouvoir dicter leurs conditions, notamment en raison de l’absence de leadership israélien, qui oscille entre valse-hésitation et chute libre sans parachute depuis la calamiteuse « seconde guerre du Liban »*. En outre, cela donne un très mauvais signal pour les négociations en cours pour la libération de Guilad Shalit.

La crainte de pertes humaines est une préoccupation constante. Même si on ne peut en faire abstraction, on ne doit ni la montrer, ni la laisser affaiblir la force opérationnelle d’une armée de défense.

Israël possède une armée puissante, une population motivée qui comprend les enjeux de sa survie. La préservation de l’Etat exige de ne pas faire le jeu des preneurs d’otages. Elle a un prix très élevé, que la plupart des soldats comprend. Nombre d’entre eux a courageusement demandé à ne pas servir de monnaie d’échange s’ils venaient à être capturés.

La peur ne peut ni ne doit l’emporter majoritairement dans l’évaluation d’une situation conflictuelle, car elle détermine les perdants.

La peur doit changer de camp et servir de dissuasion envers ceux qui ne respectent aucune règle. Tout atermoiement avec des extrémistes ne peut mener à terme qu’à une situation d’échec.

Pour l’heure, les décisions du Cabinet Olmert ont renforcé l’image du Hezbollah, donné de l’appétit au Hamas et encourage la Syrie dans ses revendications territoriales.

Devant les périls, les capacités d’action, de réaction doivent motiver les décisions du gouvernement. Pas les entraver. Les risques sont énormes dans le cas d’un pourrissement.

Or, on a bien le sentiment d’avoir à faire à des individus incapables de se mettre d’accord sur la ligne de conduite à tenir. Tantôt mous, indécis, tantôt arrogants et prenant des initiatives irréfléchies, ils donnent des indicateurs qui confortent leurs adversaires dans leur tactique d’étouffement. Conjointement au harcèlement des villes sous les roquettes, des prises d’otages, ils exercent des pressions pour un retour aux frontières de 1967, l’abandon du Golan, de la souveraineté sur Jérusalem, le retour des « réfugiés » palestiniens en Israël, un morcellement du territoire national par la création d’enclaves à l’intérieur des terres... Une stratégie en tenaille entre les coups de boutoir de l’extérieur et une guerre des nerfs visant à créer un climat propice à une implosion.

Israël a urgemment besoin d’un leadership clair dans ses idées, en phase avec son Etat-major, et dont le propos et les plans doivent être bien compris à la fois par la population, par l’armée, et par la Communauté internationale.

De la manière dont ils agissent, les dirigeants actuels ne font que retarder leur déchéance. À terme, ils ne pourront pas s’en tirer politiquement, ils le savent et il est donc totalement vain d’entraîner le pays dans leur chute.

Nous nous trouvons hélas face à des personnalités politiques à l’ego démesuré. D’un premier ministre projeté à la tête du gouvernement malgré lui, entouré d’individus partisans voulant chacun défendre ses intérêts, confondant les priorités du pays avec les leurs.

Des circonstances qui auraient dû provoquer une dissolution immédiate du parlement, la tenue d’élections anticipées et la formation d’un gouvernement d’Union nationale, à l’exclusion des petits partis qui tentent d’obtenir des avantages mesquins par un marchandage indigne.

Il ne reste à Olmert qu’à prendre la décision la plus courageuse de sa vie : démissionner et montrer ainsi la voie des « douloureux sacrifices » qu’il préconise aux autres !

* Le Liban qui réclame à présent la restitution des fermes de Chebbah, préalable sans lequel il n’envisage même pas de parler aux Israéliens.

4.7.08

Peut-on s’être battu pour sauver Ingrid Betancourt, et abandonner Mohammed Sifaoui ?

Texte repris du site Riposte Laïque,
Numéro 48


L’EDITO DE CYRANO




Pendant que la France entière se réjouit de la libération d’Ingrid Betancourt, après un calvaire de plus de six longues années, que l’Etat français et médias déploient toutes leurs pompes pour l’accueillir, faire son panégyrique ou l’entourer, un autre drame, volontairement rejeté dans l’obscurité et le silence est en train de se nouer, au cœur de notre pays. Un de nos meilleurs enfants, le journaliste Mohammed Sifaoui, se voit abandonné par le pouvoir en place, qui lui a supprimé, depuis plusieurs mois, la protection rapprochée dont il bénéficiait depuis plus de quatre ans.

Mohammed aime la France, la République, la laïcité, et, pour défendre ces valeurs, il combat sans relâche, ce qui lui a valu des menaces de mort suffisamment sérieuses pour que l’Etat français assure sa sécurité pendant 4 ans. Il combat ceux qui, en Algérie, ont assassiné par dizaines de milliers les progressistes et les féministes qui ne voulaient pas que la dictature de la charia s’impose à toute la société algérienne (1). En France, il dénonce, encore et toujours, sans concession, les mêmes, qui, en adaptant leur discours aux réalités françaises, continuent le combat contre nos libertés et contre le droit des femmes (2).

C’est pourtant cet homme admirable de courage que le gouvernement français abandonne à la vindicte des assassins islamistes, en lui retirant, depuis plusieurs mois, toute protection policière. Le message a été immédiatement compris, puisqu’il a été victime, il y a quelques semaines, d’une agression physique très violente, en plein Paris, de la part d’un islamiste accompagné de plusieurs proches (3).

Il reçoit aujourd’hui des menaces de mort quotidiennes, sa vie et celle de sa famille sont devenues un enfer, comme en témoigne le message qu’il vient d’envoyer à notre collaborateur Pierre Cassen.

« Je te remercie, cher Pierre, de ton soutien et de ton amitié. A vrai dire, je suis tellement déboussolé, que je ne sais pas quoi te dire, je ne sais pas ce qu’il faut faire. La seule chose qui me reste à faire, j’y songe de plus en plus sérieusement, c’est de quitter la France. Je ne sais pas où je vais aller, certainement pas dans un pays arabe, mais cette situation n’est plus tenable.

J’observe, avec beaucoup de douleur, que plusieurs personnes, y compris celles que j’ai toujours soutenues, se moquent royalement de ce qui peut m’arriver. Je ne comprends pas comment l’on ne s’indigne pas, plus, lorsqu’un homme vivant sur le territoire de la République n’est plus libre de ses mouvements. Je ne sors pratiquement plus de chez moi. Je ne sors plus avec mes enfants dans la rue. Au mois de mars dernier, j’ai été insulté en public, en présence de mon fils qui, depuis, ne cesse de me poser des questions sur cet incident. Il va avoir six ans et il ne comprend pas la violence verbale et l’attitude agressive auxquelles il a assisté. Hier, j’ai fait évacuer mes enfants à l’étranger, ils reviendront à la rentrée.

J’ai remarqué la présence d’islamistes dans mon quartier. Je sais qu’ils ont repéré mon domicile. La police me dit qu’elle ne peut rien faire tant qu’il n’y a pas d’infraction. On me conseille de déménager. Bref, je vois et j’observe des choses bizarres. Crois-le, je ne suis ni lâche ni peureux, mais mon intuition ne m’a jamais trompé lorsqu’il s’agit de terrorisme. Je sens que des choses graves risquent de m’arriver. J’ai pris mes dispositions pour me défendre. J’ai juré de ne plus me laisser agresser. Je pense que cette affaire se terminera, de toute façon, très mal pour moi. Ou on arrivera à me tuer, ou à me nuire gravement, ou alors, en me défendant, je risque de tuer quelqu’un. En gros, je risque l’hôpital, le cimetière, ou la prison. Dans les deux premiers cas, on dira, ce qu’on me dit déjà, que "je l’ai bien cherché" ; dans le dernier cas, on me fera la leçon pour me dire que "je n’avais pas à me défendre". Voilà ma situation, cher Pierre, voilà la France d’aujourd’hui.

Amitié

Mohammed

PS : A ta place, je garderai précieusement ce message, il risque de se transformer en scoop (à titre posthume). »


Pierre, bouleversé, nous a parlé de ce texte. Nous n’avons pas envie de garder ce message sous le coude, pour le ressortir quand il sera trop tard, c’est maintenant qu’il faut éviter l’irréparable !

Il faut, certes, se réjouir qu’une pétition commence à circuler pour mettre fin à ce scandale, et demander à ce qu’on protège à nouveau [Mohammed] (4). Notre camarade a le droit de pouvoir vivre sur notre territoire avec toutes les garanties de sécurité dues à un citoyen.

· Certains qui, hier, disaient à mi-mots que Robert Redeker avait bien cherché ce qui lui arrivait, oseront-ils dire que Mohammed Sifaoui n’a que ce qu’il mérite ?

· Mesurent-ils ce que signifie, pour un homme marié, père de quatre enfants, le fait de ne plus pouvoir sortir dans la rue sans se dire qu’il ne rentrera peut-être pas chez lui ?

· Savent-ils ce que signifie le fait qu’un Mohammed ait peur de se faire assassiner par un autre Mohammed ?

· Sont-ils capables de mesurer le traumatisme que cela peut susciter chez ses enfants, témoins des insultes que peut subir leur père dans les rues ?

· Peut-on accepter le calvaire quotidien que doit endurer un homme qui sait qu’il peut tomber, à n’importe quel moment, sous les coups de ceux qui ont juré sa perte et sa mort ?

La France n’a pas abandonné Ingrid Betancourt à son triste sort d’otage.

· Va-t-elle se déshonorer en livrant Mohammed Sifaoui à ceux qui rêvent de l’assassiner ?

· Le gouvernement veut-il vraiment qu’il subisse le sort de Theo Van Gogh en Hollande ?

· N’est-il pas temps, quand Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, Robert Redeker, Mina Ahadi, Mohammed Sifaoui, risquent leur peau pour dire la vérité sur l’islam pour quelques-uns, sur les fascistes islamistes pour d’autres, que la France, mais aussi toute l’Europe, ouvre enfin les yeux ?

Qu’on arrête de se voiler la face sur la réalité de ce nouveau fascisme religieux du XXI° siècle qui menace sans contestation possible nos conquêtes laïques, progressistes et féministes ! Ce sont les meilleurs enfants des Lumières, issus de pays où le totalitarisme religieux enferme des populations entières dans les ténèbres de l’obscurantisme et de la dictature, qui risquent leur vie pour défendre la liberté de tous. Va-t-on enfin avoir le courage de se défendre contre le péril qui grandit chaque jour, en France et dans toute l’Europe, et cesser de tenir des discours édulcorants qui font le jeu des fascistes ? Souhaitons-nous que Mohammed Sifaoui ait comme seule alternative de quitter la France, ou d’y être assassiné ?

Dans les deux cas, ce serait la honte de la République de n’avoir su ni le garder sur notre territoire, ni le protéger. S’il devait lui arriver malheur, nous serions inconsolables, mais nous demanderions des comptes à Nicolas Sarkozy et à tout son gouvernement.


© Riposte Laïque



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Notes

(1) Voir sur YouTube.

(2) Voir YouTube.

(3) http://www.Mohammed-sifaoui.com/article-20459573.html [lien inactif].

(4) "Appel pour que Mohamed Sifaoui bénéficie d'une protection policière".



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Mis en ligne le 4 juillet 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

LES ISRAELIENS ET LA COLOMBIE

ISRAEL - BETANCOURT - Le Général ZIV ex. de l'Etat-Major de Tsahal a joué un rôle clé en COLOMBIE. Israël est 1er fournisseur d'armement de la Colombie


Par Youval Barzilaï à Tel-Aviv


En Israël on ne comprend pas. Comment est-ce possible de sauver Ingrid Betancourt avec le savoir-faire de Tsahal, et ici en Israël, dans notre propre région, nous ne sommes pas capable de sauver nos propres otages ?

Hier soir, comme IsraelValley l’avait annonçé déjà la veille les israéliens n’étaient pas des figurants dans la libération des otages en Colombie. Une signature réelle des israéliens a marqué ce sauvetage des otages.


Pour le correspondant de RFI à Jérusalem, Michel Paul : « La libération d’Ingrid Betancourt, c’est l’opération d’Entebbe des Colombiens », affirme le général de réserve Israël Ziv, ancien membre de l’état-major de Tsahal. Ziv est le conseiller israélien numéro un en Colombie, mais il n’est pas le seul, selon une chaîne de télévision israélienne.

Des dizaines d’officiers dont trois généraux, des anciens agents du Mossad et du Shin Beth, les services secrets israéliens, ont activement participé à la préparation et à la réalisation de l’opération. Ils auraient été recrutés sur un contrat de dix millions de dollars.

La plupart de ces conseillers, spécialistes de la collecte de renseignements, sont intégrés au dispositif Lancero, un programme de formation à la lutte anti-insurrectionnelle, notamment l’interrogatoire de prisonniers, selon des méthodes décriées en Israël même par les organisations des droits de l’homme.

Israël est le premier fournisseur d’armement de la Colombie. Des équipements qui, selon des publications spécialisées, comprennent des armes légères, des drones, des systèmes de surveillance et de communication et aussi des bombes spéciales qui permettent de détruire les plantations de coca.

La coopération entre les deux pays a encore été renforcée en février dernier, avec la visite en Israël du ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos”.

Source: IsraelValley et RFI

DES EMEUTES EN FRANCE ?

En France nous avons notre "Pravda". C'est à dire un journal quasi officiel et qui utilise une langue de bois sévère dont le but est de distordre la réalité afin qu'elle corresponde au dogme de l'idéologie officielle.
Cet organe de référence, "Le Monde", nous a encore livré un morceau de bravoure. Dans son numéro en date du mardi 01er juillet on a eu droit à une "enquête" sur les émeutes, pardons sur les "incidents" pour reprendre la formulation exacte du journal, de Vitry-le-François (http://www.rebelles.info/article-20437356.html). Revenons sur ce choix sémantique. Selon certaines définitions, et selon l'interprétation que la majorité des personnes donnent à ce mot, incident exprime un événement sans importance. On peut dès lors se demander pourquoi "Le Monde" accorde une page entière à un événement sans importance. A moins qu'il ne s'agisse, comme Le Pen (le point de détail pour les chambres à gaz), de minimiser volontairement un événement à des fins politiques. Cela est d'autant plus surprenant qu'on peut lire la chose suivante dans le reportage de notre "Pravda" nationale :

"Depuis les incidents du 14 juin à Vitry-le-François (Marne), où des groupes de jeunes avaient détruit une soixantaine de voitures et s’en étaient pris aux forces de l’ordre, les habitants se sont précipités vers l’armurier de la ville dans l’idée de s’équiper en moyens de défense. “En quinze jours, depuis les émeutes, j’ai eu près d’une centaine de visiteurs supplémentaires. Des particuliers qui viennent pour s’informer et pour acheter, parce qu’ils veulent pouvoir se défendre dans les quartiers les plus chauds”, explique l’armurier du centre-ville. “Il y a un gros ras-le-bol et de la peur. Les gens veulent des produits qui les rassurent”. Face à ces réactions, le maire, Jean-Pierre Bouquet (PS), a lancé un appel au calme dans le quotidien régional. “J’ai ressenti la psychose dès le lendemain matin : quand je rencontrais les victimes, certaines me disaient qu’elles allaient sortir les fusils.” Dans la zone pavillonnaire qui jouxte la cité, où de nombreuses voitures avaient été dégradées, les victimes interrogées par Le Monde ne cachaient pas leur volonté d’assurer eux-mêmes leur protection. Dans un contexte d’émeutes, les habitants voient des groupes, souvent cagoulés et armés de battes de base-ball, prendre le contrôle du territoire et saccager bâtiments et voitures. Conséquence : la volonté des habitants se protéger individuellement et un fort rejet des autorités publiques, jugées incapables d’assurer la sécurité."
Première constatation c'est que le journaliste se mélange lui-même les crayons. Il parle au début "d'incidents" pour finalement finir par "dans un contexte d'émeutes". Faut-il en déduire que pour le journaliste du Monde des émeutes sont des événements sans importances ? Mais on retombe alors dans mon interrogation première : pourquoi y consacrer une page entière ? Notons que l'armurier n'est pas au courant des subtilités de la novlangue de l'idéologie officielle. Lui n'hésite pas à parler "d'émeutes". Il voterait Front National celui-là que cela m'étonnerait pas ! On n'a pas idée d'utiliser un tel vocabulaire dans la France de 2008 du vivreensemble. Mais d'ailleurs qui a causé ces émeutes ? Là le journaliste du Monde est catégorique : des "jeunes", voir "des groupes". Et n'allez pas dire malheureux que la majorité de ces émeutiers sont d'origine afro-maghrébines car le journaliste du Monde a déjà une objection imparable. On ne peut savoir puisque les émeutiers sont "souvent cagoulés". CQFD. Et voilà comment la "Pravda" française a pu écrire un long article sur les émeutes de Vitry-le-François sans, à aucun moment, parler de l'immigration ou des tensions ethniques et religieuses qui secouent de nombreuses communes de France. Chapeau les artistes !
http://www.rebelles.info

JERUSALEM : TERRORISTE DE LA ROUTE DE JAFFA AURAIT AGIT SEUL

Selon la police israélienne, le terroriste responsable de l’attentat à la pelleteuse de la route de Jaffa aurait agit isolément, malgré une revendication des « Brigades des hommes libres de la Galilée » et de deux autres mouvements palestiniens. La police a en effet précisé qu’Hussam Dwayat avait un passé criminel, mais aucun lien connu avec des groupes terroristes.

Selon le militant des droits de l’homme palestinien Hassib Nashashibi, une forte amende et un ordre de démolition émis après une extension illégale de sa maison aurait pu lui fournir une motivation. La police vérifie toutefois qu’il n’ait par reçu d’ordre d'un tiers pour commettre l’attentat. Rappelons que 3 personnes ont été tuées et 45 autres blessées après qu’il ait renversé un bus et écrasé plusieurs véhicules avec une pelleteuse du chantier du tram de la route de Jaffa, à Jérusalem-Ouest.

TEXTE REPRIS DU SITE DE L'ESISC

3.7.08

JERUSALEM : LA FIN D'UN ASSASSIN




L'officier Eli Mizrahi qui a « neutralisé » le terroriste :
"Je n'ai fait que mon devoir"

Ingrid Betancourt est libre


On s’affolait déjà en coulisse depuis quelques jours.


Un haut fonctionnaire de la présidence colombienne, interrogé par l'AFP, a signalé que, depuis vendredi dernier, deux délégués européens avaient pu établir un contact avec le groupe rebelle. "Ils recherchaient depuis vendredi à établir un contact, et je crois qu'ils ont pu l'établir" (AFP).

Selon le Tiempo, grand quotidien colombien, les deux médiateurs européens, autorisés par le président colombien Alvaro Uribe à œuvrer pour un accord humanitaire, étaient l'ancien consul de France à Bogota, Noël Saez et le diplomate suisse Jean-Pierre Gontard.

Chacun sentait un frémissement. Mais il ne s’est pas produit là où on l’attendait. C’est une opération militaire héliportée de l’armée colombienne qui a permis la libération d’Ingrid Bétancourt ainsi que 15 autres otages dont 3 américains.

À l’heure des comptes

Il est encore un peu trop tôt pour attribuer le mérite de cette libération aux pressions de la communauté internationale, à la mobilisation des bonnes volontés partout en France. Les mouvements terroristes ont depuis longtemps montré que cette donnée n’était jamais prise en compte dans leurs équations morbides.

Le grand gagnant de cette libération est le président Uribe. Jeudi dernier, il a déclaré souhaiter de nouvelles élections présidentielles. Comme cette demande a été faite avant la libération d’Ingrid, il en tirera encore plus de bénéfices.

Il approche déjà les 80 % d’approbation dans l’opinion publique. Une telle élection sera une habile manière pour lui de contrer les avis de la Cour Suprême sur la validité du précédent scrutin. On s’achemine vers un plébiscite car on voit mal maintenant qui pourrait lui refuser ce qu'il demande.

Uribe, que l’opinion publique française et certains médias décrivaient comme étant presque un dictateur, vient de faire la preuve qu’il était un démocrate, garant de la souveraineté de son pays, et doublé d’un habile stratège.

Gageons que les mêmes médias qui l’incendiaient il y a quelques mois redécouvriront d’ici peu quelques points de son programme électoral que l’on pourrait qualifier ici de social-démocrate. Même François Hollande, sur I Télé vient de dire combien sa stratégie a finalement été payante. Il n’aura cédé ni à Sarkozy, ni aux pressions de la communauté internationale et aura pris seul les risques d’un éventuel échec.

Les grands perdants

D’abord, les FARC. Ce mouvement idéologiquement à l’agonie depuis plusieurs années, prônait la lutte armée marxiste et vivait confortablement sur les revenus du commerce de la cocaïne. Plusieurs directions, surtout depuis la mort de leur numéro 1, Manuel Marulanda, bataillaient pour le leadership.

Le 24 décembre 2007, il demandait à ses troupes de "commencer à préparer les conditions d'une offensive générale" contre le gouvernement du président colombien Alvaro Uribe. "Il faut profiter de la crise générale que traverse le gouvernement et de la fatigue de certaines unités militaires", affirmait le chef terroriste.

L’offensive qu’il appelait de ses vœux a finalement été celle de la maladie. Il est mort en mars 2008. Depuis, d'autres offensives ont laminé les FARC.

L’autre grand perdant de la journée est le président Hugo Chavez, maintenant marginalisé. Les découvertes faites dans l’ordinateur d’un des chefs des FARC éliminés il y a quelques mois apportaient la preuve de sa trop grande proximité avec le mouvement terroriste.

Et peu de personnes dans la communauté des nations verseront une larme sur ce fanfaron qui annonçait il y a quelques jours encore une grande nouvelle pour le 11 juillet 2008. Il devra se passer de ce petit moment d’extase et pourra désormais se consacrer entièrement à son travail de chef de l’État vénézuélien.

6 longues années d’isolement, sans recevoir de visite, sans pouvoir parler à sa famille, 6 années de lutte et la voilà maintenant libre de ses mouvements.

Bienvenue à Ingrid sur la terre des vivants.

Merci à tous ceux qui ont su se mobiliser durant ces années, ces centaines de bénévoles qui ont su lutter contre le découragement. Formulons le vœu que la communauté internationale n'oublie pas les milliers d'autres otages encore détenus par les FARC.

Si seulement cette libération pouvait décourager d'autres mouvements terroristes, il faudrait s'en réjouir. Mais, sur ce point, il convient d'être réaliste...et prudent.

Primo attend encore la libération d'un autre citoyen français aux mains d'un autre mouvement terroriste dans une autre partie du monde.

Et comme l’a rappelé Nicolas Sarkozy dans son discours de ce soir pour faire part de la libération d’Ingrid : Guilad Shalit doit être libéré.

Primo remercie le Président de la République pour cette insertion. Peu de responsables politiques avaient eu, avant lui, le courage de ce parallélisme.

© Primo

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

L’officier Eli Mizrahi qui a « neutralisé » le terroriste : “Je n’ai fait que mon devoir”
Le Flash info du Jerusalem Post édition française

Le policier de Jérusalem livre son témoignage seulement quelques heures après le drame. A peine deux heures après l’incident, un agent de police et un soldat réserviste ont « neutralisé » le terroriste de Jérusalem-Est dans la rue Jaffa, mercredi 2 juillet.

Eli Mizrahi un membre de l’unité antiterroriste Yasam a déclaré aux journalistes sur les lieux qu’il a agi « précisément comment on le lui avait enseigné ». Mizrahi était en service dans les environs avec son partenaire lorsqu’il a appris qu’un attentat terroriste s’était produit. Il s’est rendu immédiatement sur les lieux avec sa moto où il a vu une rangée de voitures écrasées et renversées ainsi que des piétons blessés, a-t-il déclaré.

Il a alors chargé son arme pour se diriger vers le bulldozer conduit par le terroriste. « C’est un civil israélien armé qui a tiré sur l’homme en premier”, a indiqué Mizrahi, “mais le tracteur était toujours en mouvement, écrasant une voiture et se dirigeant vers d’autres piétons. »

Mizrahi grimpe dans la cabine du tracteur. « J’ai tiré à deux reprises. Et il a été neutralisé ».

Le commissaire de police David Cohen a félicité les policiers, les forces de sécurité et les civils sur place, soulignant l’admirable « détermination » dont ils ont fait preuve pour neutraliser le terroriste.

S’adressant aux journalistes, le ministre du Travail Eli Yishaï a déclaré qu’il était urgent de voter une loi pour limiter les mouvements des habitants arabes de Jérusalem-Est et détruire les habitations des terroristes.

Le maire de Jérusalem, Ouri Lupolianski, a indiqué que sa fille se trouvait dans l’un des bus visés par le terroriste mais qu’elle n’a pas été blessée.

« A notre plus grand regret, les terroristes ne cessent de trouver de nouveaux moyens pour attaquer le cœur du peuple juif à Jérusalem », a-t-il poursuivi.

De son côté, le Hamas a déclaré que l’attentat terroriste était « une réaction légitime aux agressions israéliennes ». Néanmoins, un porte-parole a souligné que le groupe ne connaissait pas les responsables de l’attaque.

Israël rouvre les frontières avec Gaza

Israël rouvrira les points de passage avec la bande de Gaza mercredi, un jour après de nouveaux tirs de roquettes Qassam dans l’ouest du Néguev.

Israël rouvrira les points de passage avec la bande de Gaza mercredi, seulement un jour après avoir refermé les frontières en raison de nouveaux tirs de roquettes Kassam. Le Premier ministre, Ehoud Olmert, a cependant précisé qu’il répondra “par la force” à toute nouvelle violation du cessez-le-feu.

“Nous souhaitons retrouver le calme”, a ajouté Olmert lors d’une conférence à Dimona mardi. “Si nous y parvenons, tant mieux, sinon nous saurons comment réagir afin de garantir une sécurité totale pour les habitants du Sud.”

“Nous avons conclu un accord contre le réarmement (des groupes terroristes), sans Kassams et sans tirs d’obus de mortier et sans opérations terroristes menées contre les communautés du sud du pays”, a déclaré Olmert.

“Nous nous sommes montrés patients. Mais personne ne devrait interpréter cela comme une faiblesse”, a poursuivi le Premier ministre.

Dans le même temps, des représentants officiels de la Défense ont indiqué qu’ils tiendraient le Hamas reponsable de toute attaque provenant des territoires palestiniens - bien que le groupe ne soit pas directement lié aux récents tirs de roquettes.

“Nous avons convenu qu’à chaque attaque et rupture de la trêve, nous fermerons les points de passage”, a ajouté l’un des responsables.

La décision de rouvrir les frontières mercredi était uniquement l’occasion de laisser entrer du ciment dans la bande de Gaza - la première fois en plus d’un an.

Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a déclaré mardi qu’Israël était préparé à faire “des concessions douloureuses” afin d’obtenir la paix avec les Palestiniens, qui seront considérés responsables en cas d’échec des négociations.

L’enquête sur la campagne travailliste reste au point mort

Shmouel Levy, qui affirme détenir de nouvelles informations concernant des actes répréhensibles commis pendant la campagne travailliste “Israël Uni” de 1999, ne bénéficie pas de l’immunité selon la police.

Levy a exigé lundi l’organisation d’une réunion avec l’Unité nationale antifraude, au cours de laquelle il aurait dévoilé comment des fonds ont été levés pour la campagne travailliste au moment où il dirigeait une ONG suspectée par la police d’être liée à des financements illégaux.

La police avait déjà ouvert une enquête en 2000, soupçonnant plusieurs ONG d’avoir servi de tremplin à des financements de ce genre. L’enquête a été abandonnée en 2004 en raison du refus de Levy de témoigner.

Shmouel Levy est en même temps engagé dans une autre bataille contre le parti travailliste qui lui devrait, selon lui, 14 millions de shekels pour des services antérieurs. Dans une lettre adressée au ministre de la Défense, Ehoud Barak, la semaine dernière, il a menacé d’entamer des poursuites judiciaires si la somme ne lui était pas reversée avant deux semaines.

Lundi soir, la première chaîne a annoncé que la police avait refusé de rouvrir l’enquête. Mardi, selon le quotidien Maariv, Levy a déclaré avoir touché “des paquets d’argent pour payer des militants. Des sommes faramineuses lui sont passées entre les mains”, a-t-il affirmé.

Le parlementaire Michael Eitan (Likoud) a appelé mardi la police à reconsidérer l’affaire, clamant que Levi pourrait apporter de nouveaux éléments à l’enquête. Pourtant quelques heures plus tard, la 10e chaîne annonçait que l’enquête resterait au point mort. Selon le reportage, Levy ne serait pas un témoin crédible, ayant également accepté de grosses sommes d’argent provenant du conseiller d’Ehoud Olmert, Tal Zilberstein - ancien conseiller de Barak.

L’investigation de Kadima pourrait garder Olmert au pouvoir

Une décision de l’Unité antifraude nationale, chargée d’examiner les fraudes présumées de Kadima, pourrait finir par retarder les élections primaires du parti initialement prévues au début du mois septembre, d’après les déclarations d’officiels de Kadima, mardi 1er juillet.

Shlomi Ayalon, en charge de cette unité, a écrit au Mouvement pour la qualité du gouvernement qu’il examinerait la possibilité d’ouvrir l’enquête. Mais la décision d’entreprendre une investigation formelle ne devrait pas être prise tant que Kadima n’aura pas fixé une date pour ses primaires lors de sa réunion de conseil du 10 juillet.

Kadima sera soumis une enquête minutieuse, qui comprendra des appels téléphoniques aux milliers de membres du parti pour s’assurer qu’ils l’ont rejoint de leur plein gré, et qu’ils ont eux-mêmes payé leur cotisation.

Des investigations passées dans les primaires du parti travailliste avaient abouti au retard des scrutins. Les officiels travaillistes étaient divisés mardi pour savoir s’ils permettaient cette nouvelle enquête dans la campagne d’adhésion de Kadima, qui retarderait le remplacement d’Olmert.

Certains officiels du parti travailliste ont confié qu’ils aimeraient bien voir Kadima impliqué dans une investigation policière et attendraient patiemment que les primaires de Kadima se retrouvent dans un tel scénario. D’autres ont déclaré que Kadima devait totalement adhérer à l’accord conclu avec le parti travailliste mercredi dernier. Il exigeait que le parti tienne ses primaires avant le 25 septembre.

Ironiquement, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui aimerait que les primaires de Kadima aient lieu dès que possible, pourrait les avoir inconsciemment retardées en exigeant, lors de la rencontre de lundi, que la campagne d’adhésion soit soumise à enquête.

Le ministre des Transports Shaoul Mofaz, le principal concurrent de Livni, a rejeté les tentatives de Livni de le relier personnellement aux faits présumés. « Ces attaques sont destinées à l’affaiblir et à délégitimer ceux qu’il a lui-même inscrits », a dit une source proche de Mofaz. « C’est sans aucun fondement. Elle a juste dit cela pour essayer de renforcer son image impeccable. »

Toutes les plaintes palestiniennes contre des Juifs sont examinées, selon la police de Hébron

Toutes les plaintes palestiniennes contre des Juifs de Hébron seront examinées par cinq inspecteurs d’une unité spéciale de police, a assuré Avshalom Peled, le chef de la police de Hébron, à la commission de la justice de la Knesset mardi 1er juillet.

Peled s’exprimait à une réunion convoquée pour discuter des récentes attaques contre des Palestiniens dans le secteur. Les représentants d’un certain nombre d’organisations de défense des droits de l’homme et de partis de gauche comme Briser le silence, La Paix maintenant et B’Tselem, ont accusé la police de n’avoir rien fait pour empêcher ces attaques.

B’Tselem a également soumis une liste de 51 cas de violence contre des Palestiniens, rapportés à la police pendant ces derniers six mois. La police ou l’armée seraient arrivés trop tard ou restés inactifs pendant des attaques sur les Palestiniens.

Peled a rejeté les accusations selon lesquelles la police agissait de concert avec les habitants des implantations et a affirmé que les officiers n’étaient ni partisans de gauche ni de droite sur les questions liées à Hébron. L’unité spéciale chargée d’examiner les plaintes palestiniennes a été établie suite à la commission d’enquête de Shamgar sur le massacre commis par Baroukh Goldstein en 1994 dans la Tombeau des Patriarches.

« Dans le secteur de Hébron », a soutenu Peled, « il y a une unité qui ne s’occupe que des plaintes palestiniennes contre des Juifs. Chaque cas est examiné par une équipe de cinq policiers. » Il n’existe pas d’unité parallèle pour examiner des plaintes d’habitants d’implantations. Une des raisons de cette réunion de la commission législative était la récente interdiction par la police de laisser les organismes Briser le Silence et Bnai Avraham mettre en place des tours organisés à Hébron comme ils l’avaient fait ces trois dernières années. Les organisations ont déclaré que la police agissait pour les habitants des implantations, au lieu de défendre le droit de la liberté de parole.

D’après Peled, la police a pris des mesures autoritaires contre ces visites parce que les organisateurs avaient tenu une manifestation illégale le 25 avril sous la protection de la police. « Jusque-là, aucun de ceux qui voulaient visiter la ville n’avaient rencontré de problème. Je n’ai jamais voulu arrêter les visites de la gauche parce qu’il s’agit d’une question de liberté d’expression », a-t-il expliqué. Peled a également soutenu qu’au mois d’avril, les visites ont pris un tour « plus activiste ».

Par exemple, les participants ont entrepris de rénover une maison palestinienne de Tel Rumeida, une enclave juive dans Hébron. Le 24 avril, le tour organisé a reçu la protection de police, a-t-il ajouté. « Tout d’un coup, nous nous sommes trouvés au milieu d’une manifestation de plusieurs groupes. A mon avis, une organisation qui entre à Hébron sous l’escorte de police et agit sans égard pour les maisons juives avoisinantes peut inciter tout le secteur à la violence. Nous avions réussi à réduire des perturbations dans Hébron de 40 % en 2007. Le pire était que cette manifestation se déroulait sous la protection de la police. »

Un participant à cette visite a confié au Jerusalem Post que les participants s’étaient rendus dans la rue Shouhada, dans le centre-ville de Hébron, à partir de Beit Romano vers le Tombeau des Patriarches, avec des pancartes en anglais, en hébreu et en arabe : « A bas l’Apartheid », « Quarante ans à souiller Dieu », et « Jour de libération pour tous ».

Peled a ajouté qu’il fournirait les statistiques pour prouver que la police agit équitablement entre les habitants des implantations, les activistes de gauche et des organisations de droits de l’homme. La réunion de la commission législative reprendra à une date ultérieure.

Le Hamas livre une cassette de Shalit à l’Egypte

Le Hamas aurait livré une nouvelle cassette vidéo du soldat kidnappé Gilad Shalit aux autorités égyptiennes, d’après l’hebdomadaire du Caire Al-Ahram du mardi 1er juillet.

Le journal a également cité des sources diplomatiques déclarant que le Hamas leur avait transmis une nouvelle lettre écrite de la main du soldat. Des officiels de Jérusalem et le père de Shalit, Noam, n’ont pas eu connaissance de la vidéo, ni de la lettre, d’après la radio. La dernière lettre écrite par Shalit a été donnée à sa famille le 9 juin dernier. Un enregistrement audio avait été délivré par le Hamas en juin 2007, un an après son enlèvement.

Mardi 1er juillet, Noam Shalit a déclaré qu’il n’avait aucune "efficacité, esprit de décision ou créativité" dans les négociations en cours pour libérer son fils, bien que le Premier ministre Ehoud Olmert lui ait assuré de s’en charger personnellement.

Shalit a fortement critiqué Olmert, en disant qu’il « gérait mal les pourparlers [pour la libération Gilad] ». Il a ajouté que l’accord conclu pour récupérer Elhanan Tannenbaum prouvait que l’ancien Premier ministre était un dirigeant pourvu d’un « attachement affectif quand il s’agissait des prisonniers ».

Dans le cadre d’une conférence de l’université Bar-Ilan sur les considérations éthiques des détentions d’otages, Noam a également déclaré que Tsahal était « l’armée de la nation » et que « le retour des soldats [enlevés] était un dû ».

"Le retour de troupes captives est une obligation due aux besoins militaires », a-t-il souligné.

Dans le même temps, le leader du Hamas en Syrie, Khaled Mashaal, a déclaré au journal italien La Stampa que Shalit était vivant et bien portant, et s’est dit surpris qu’Israël ne fasse pas davantage d’efforts pour libérer plus de 11 000 prisonniers palestiniens incarcérés en Israël, contre le retour de Gilad Shalit.
INTERNATIONAL

Un rapport de l’ONU ignore les violations du Hezbollah

Le rapport du Quartet sur la résolution 1701 présenté par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon mardi 1er juillet, n’accuse pas le Hezbollah de violations du cessez-le-feu : « A ce jour, la FINUL n’a trouvé aucune preuve de nouvelles infrastructures dans cette zone d’opérations ».

L’Etat juif déclare de son côté que la milice chiite a repris ses positions à la frontière et continue d’amasser des roquettes et d’autres armes interdites par la résolution. Israël maintient que le Hezbollah continue de construire sa force militaire et ses capacités (non seulement) au nord de la rivière Litani mais aussi dans la zone contrôlée par la FINUL dans des zones urbaines dont des habitations privées ».

Néanmoins, le rapport fait mention d’une liste d’incidents, dont un impliquant « des armes à feu » sans parler explicitement du Hezbollah. Le texte explique que la FINUL a rencontré « des personnes non autorisées avec des armes » durant la nuit du 30 au 31 mars.

Selon le rapport, lorsque la FINUL a commencé à suivre un camion suspect avec une remorque près du village de Jubal al-Butum, « deux voitures avec cinq personnes armées sont arrivées pour bloquer la rue ». Néanmoins, les « personnes armées » ont quitté les lieux trois minutes plus tard et le camion a pu partir.

« Nous attachons une grande importance à l’application de la résolution 1701 et ces rapports sont un instrument important de la communauté internationale. Ils pourraient encore améliorer l’exécution de la résolution », a déclaré le représentant permanent d’Israël à l’ONU, Dani Carmon.

« Les rapports de l’ONU font une analyse claire et complète de la situation au Sud-Liban où le Hezbollah redéploie ses forces et où l’embargo ne cesse d’être violé. C’est donc évident que l’exécution de la résolution doit être améliorée. »

Le rapport établit que du fait de la détérioration de la sécurité au Liban au début du mois de mai, en parallèle avec la démission du gouvernement libanais, l’ONU a été incapable de déployer une équipe d’experts à la frontière, mais indique qu’une équipe sera envoyée aussi vite que possible.

Dans le rapport, la FINUL fait aussi mention d’un « nombre jamais atteint de violations de l’espace aérien libanais et israélien. Plus de 20 fois par jour au mois de mars et d’avril. »

Des habitants de Gaza se heurtent aux autorités égyptiennes à Rafiah

Selon plusieurs témoins, de nombreux habitants de Gaza ont tenté de franchir le point de passage de Rafiah par la force mercredi.

Des habitants de la bande de Gaza auraient jeté des pierres aux soldats de l’armée égyptienne qui tentaient de contenir la foule à l’aide de canons à eau. Toutefois, personne n’a réussi à passer.

Les autorités égyptiennes maintiennent le point de passage fermé depuis la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza il y a plus d’un an.

L’Egypte avait promis d’ouvrir la frontière mardi. Or, seulement un petit nombre de Palestiniens avaient eu le droit de passer, soit une centaine, dont 50 nécessitant des soins médicaux immédiats et 67 citoyens égyptiens restés bloqués à Gaza depuis la fermeture de Rafiah. En janvier dernier, des militants du Hamas étaient parvenus à franchir la frontière par la force, permettant à des milliers de personnes de circuler avant qu’elle ne soit refermée quelques semaines plus tard.

Le Caire prévoirait de laisser traverser quelques Palestiniens supplémentaires mercredi, malgré l’exigence israélienne de n’ouvrir le point de passage qu’une fois que le soldat Gilad Shalit sera libéré.

Selon des sources officielles israéliennes et palestiniennes, l’Egypte ne compte pas ouvrir complètement la frontière - même après la libération de Shalit -, ne souhaitant pas voir arriver des flux de Palestiniens sur le territoire égyptien.

Siniora : “L’échange de prisonniers est un échec pour Israël”

L’échange de prisonniers conclu entre Israël et le Hezbollah est un échec pour l’Etat hébreu et un “succès national” pour le Hezbollah, selon le Premier ministre libanais Fouad Siniora.

Dans une déclaration communiquée par le bureau de Siniora, ce dernier partage la joie des ses concitoyens de voir libérés des prisonniers détenus en Israël, incluant la libération de Samir Kuntar - responsable de l’assassinat de Danny Haran et sa petite fille de quatre mois, Einat, à Nahariyah en 1979.

“La libération des prisonniers avec l’aide d’un médiateur allemand, après tout ce temps et selon les conditions publiées par les media, marque un grand échec de la politique d’Israël, qui avait refusé avant la guerre de juillet 2006 de conclure tout accord”, affirmait le Premier ministre libanais.

“Puis il a lancé une guerre contre le Liban et son peuple, avec la prétention de demander le retour de prisonniers (...)” poursuivait la déclaration.

S’exprimant sur la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, l’ancien président du parti Balad, Azmi Bishara, a annoncé que l’accord aurait très bien pu être signé sans en venir à la guerre au Liban. Selon lui, l’échange constitue un échec, non seulement sur les plans militaire, financier et moral mais aussi parce que l’Etat hébreu n’est pas parvenu à ramener les deux soldats disparus, Eldad Regev et Ehoud Goldwasser.

Bishara, qui a quitté le territoire israélien et est actuellement recherché par la police. Accusé de trahison, il est soupçonné d’avoir collaboré avec le Hezbollah pendant la seconde guerre du Liban.

2.7.08

La Colombie annonce la libération Ingrid Betancourt

Reuters


BOGOTA (Reuters) - La Colombie annonce la libération par l'armée de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt et de trois otages américains depuis des années aux mains des Farc.


Le ministre de la Défense Juan Manuel Santos a déclaré que tous les anciens otages étaient en relativement bonne santé après des années de détention dans la jungle. Onze militaires ou policiers ont également été libérés.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) retenaient 44 otages de premier plan comme monnaie d'échange contre des centaines de militants emprisonnés.

Parmi eux, Ingrid Betancourt, candidate du parti Vert à l'élection présidentielle en Colombie, avait été capturée le 23 février 2002.

Une vidéo des Farc diffusée à la fin de l'an dernier l'avait montrée très amaigrie et déprimée.

Les trois otages américains travaillaient pour le département de la Défense et ont été capturés en 2003 après la chute de leur avion dans la jungle lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants.

A Paris, l'Elysée n'a pas été en mesure de confirmer l'information dans l'immédiat. "Aucune réaction pour le moment. On ne dit rien on ne confirme pas", a déclaré à Reuters un conseiller du président Nicolas Sarkozy.

Hugh Bronstein, version française Jean-Stéphane Brosse

Des centaines de Palestiniens prennent d’assaut le terminal de Rafah

LE MONDE | AFP

Des centaines de Palestiniens ont pris d’assaut mercredi le terminal de Rafah à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, ont indiqué des témoins. Selon les témoins, ils ont forcé l’entrée principale du terminal du côté palestinien de la frontière et aussi celle du côté égyptien. Les forces de sécurité égyptiennes ont tenté de les repousser avec des canons à eau, a déclaré un responsable de la sécurité égyptienne qui a parlé de milliers de manifestants. "Les forces de sécurité font usage de canons à eau pour empêcher des milliers de Palestiniens de pénétrer en Egypte", a-t-il dit sous couvert de l’anonymat.

LIre l’article sur : http://www.lemonde.fr/

L'AUTRUCHE (MEDIATIQUE) FRANCAISE

Publié par Hélène Keller-Lind
in resiliencetv

Les agressions antisémites ne sont pas rares dans le quartier des Buttes-Chaumont. Et l'on constate à propos de leur traitement médiatique un deux poids deux mesures préoccupant. Mais les agressions du 21 juin ont provoqué une prise de conscience qui devrait être salutaire

Ce n'est pas une mais trois agressions antisémites violentes qui ont eu lieu le samedi 21 juin dans le XIXème à Paris. Agressions préméditées puisque les agresseurs étaient armés d'au moins un objet comparable à une barre de fer dans un cas ou d'une machette dans un autre...Sammy Ghozlan, Président du Bureau National de Vigilance contre l'Antisémitisme / et commissaire honoraire a dénoncé formellement, après enquête, des actes de nature antisémite avant même que le procureur de la République ne le confirme. Depuis le ministre de la Justice a annoncé des mesures et une délégation de la LICRA a été reçue au ministère de l'Intérieur et le Préfet de Paris.
L'agression la pire qui a eu lieu le samedi 21 juin est celle qui a été commise contre Rudy H., un adolescent juif dans une rue du XIXème arrondissement de Paris. Identifiable parce qu'il portait une kippa. Sans que, pour autant, on puisse dire qu'il « affichait son appartenance » comme a pu le dire Roger Madec, Maire P.S. du XIXème, Sénateur, sur les ondes d'Europe1 le 23 juin au cours de l'émission Le Grand Journal...Et quand bien même aurait-il affiché quoi que ce soit, en quoi cela pourrait-il expliquer et partant justifier une quelconque agression ?

Selon les témoins, explique Sammy Ghozlan, Président du Bureau National de Vigilance contre l'Antisémitisme et commissaire honoraire, un groupe composé sans doute de jeunes Noirs et d'un ou deux jeunes gens d'origine maghrébine ont agressé Rudy H. dans ce quartier des Buttes-Chamont, et il a été frappé à la tête avec un objet ayant fait office de barre de fer. Donc l'agression a été perpétrée avec l'intention de provoquer le plus de blessures possibles. Voire de tuer. Le procureur dira le 24 juin que certains agresseurs l'ont frappé également à coups de pied, de poings, et ont même sauté sur lui à pieds joints... Il a d'ailleurs des côtes cassées. Une personne est intervenue et les agresseurs se sont enfuis, laissant leur victime pour morte, gisant sur le sol. Il s'est bien agi là d'une agression antisémite caractérisée : la victime était identifiable et, selon le procureur, des insultes antisémites ont été entendues. Le 24 juin il ouvrait une enquête pour « tentative de meurtre aggravée par le caractère antisémite. »

Rudy H. a été est hospitalisé aussitôt après cette agression violente et plongé dans un coma artificiel. L'équipe médicale avait tenté de le réveiller mais son état d'agitation était alors tel qu'il avait dû être rendormi dans un premier temps. Il a été transféré depuis à l'hôpital St Anne, s'est réveillé et s'il a reconnu des membres de sa famille, il ne se souvient toujours pas fin juin des circonstances de son agression. Ses médecins ne sont toutefois pas en mesure de dire s'il lui restera des séquelles. Physiques, faudrait-il ajouter, car des séquelles psychologiques, il y en aura à coup sûr tant son agression a été violente et sauvage..
Des commentaires étonnants et des « fuites » illégales
Les commentaires de certains médias à propos de cette affaire étonnent. Il se serait agi d'une « guerre de bandes, » et pas forcément d'un acte antisémite, entend-t-on. Ce qui est totalement faux, affirme Sammy Ghozlan qui a toujours fait montre de la plus grande prudence en matière d'actes réputés antisémites.
Que faisaient là, en effet, ces jeunes qui auraient été Noirs et ou d'origine maghrébine dont certains étaient armés d'au moins un objet pouvant être assimilé à une barre de fer dans ce quartier où il est notoire que vivent et circulent de nombreux Juifs et où se trouve la plus grande école communauté Loubavitch -ultra orthodoxe - d'Europe ? Selon Sammy Ghozlan, Rudy H. n'a jamais agressé de "jeunes Noirs". Ni isolés, ni appartenant semblerait-il au groupe qui l'a agressé sauvagement. De quel « affrontements inter-communautaires» parle-t-on donc à foison ? Tente-t-on d'expliquer, voire de justifier cette agression particulièrement sauvage ?

Une affaire concernant Rudy H. un mineur, datant de fin 2007 est ressortie et on entend même dire qu'il serait « connu des services de police » comme s'il s'agissait d'un voyou fiché.
Rien n'est dit de ce qui s'est réellement passé. Il y avait ce jour-là eu affrontement entre une bande de jeunes pour la plupart d'origine maghrébine, semble-t-il, qui avaient pris à partie un groupe de jeunes Juifs.
Ces derniers étaient réunis pacifiquement pour rendre hommage aux soldats israéliens kidnappés par le Hezbollah - et dont on est sans nouvelles depuis qu'ils ont été enlevés et emmenés au Liban, mais dont des services israéliens redoutent aujourd'hui qu'ils soient morts et pour lesquels il devrait être procédé à un échange immiment - et au soldat franco-israélien, Gilad Shalit, enlevé par le Hamas – ce mouvement terroriste exige la libération de quelque 450 prisonniers palestiniens, dont de nombreux assassins de civils israéliens pour le libérer -
Leur photo a été apposée dans le parc Rabin, endroit peu connu et retiré dans le quartier de Bercy par la Mairie de Paris qui réserve son fronton à une autre otage, Ingrid Betancourt. Ce lieu a été vandalisé à plusieurs reprises. Une organisation anti-israélienne notamment a vandalisé ces photos en filmant ses « exploits » et en diffusant ce film très largement sur tous les forums anti-israéliens sur le Net. Vidéo incitatoire.
Rudy H. se trouvait parmi le groupe de jeunes juifs venus se recueillir devant ces photos. Un groupe qui ne cherchait à en découdre avec personne. Mais une bande de jeunes notamment d'origine maghrébine, semble-t-il, est venu attaquer ces jeunes gens. On doute que ces « jeunes » soient passé là par hasard tant le coin est reculé. De plus il pleuvait des cordes ce jour-là...on imagine mal une promenade dans le coin sous une pluie battante. Au cours de l'échauffourée provoquée par l'attaque il semble que Rudy H. ait utilisé son casque pour secourir un ami qui était frappé. Dès lors il avait été considéré comme agresseur. L'affaire est en cours d'instruction et rien ne permet, pour l'heure, d'accuser Rudy H. de quelque infraction que ce soit.
De plus, « on mélange tout, » explique Sammy Gozlan, « l'incident, la manière dont les choses se sont déroulées et même les origines des uns et des autres. » Il n'y avait, en effet, pas de « Blacks » ce jour-là. Ce qui s'est passé le 21 juin n'a donc rien à voir avec cette affaire antérieure. Tenter de relier les deux surprend. Que cherche-t-on donc à faire ici ? Justifier l'agression ? La minimiser ?
Et le commissaire honoraire ajoute que les informations communiqués à la presse concernent un mineur, qu'il s'agit donc d'informations protégées qui n'auraient jamais dû être divulguées...D'où vient donc cette puite partielle et partiale qui semble bien avoir eu pour but de salir la personnalité de la victime....?
Pourquoi le passé de la victime est-il fouillé alors que rien n'est dit des agresseurs ?

Et Sammy Ghozlan s'interroge : « mais pourquoi se poser tant de questions sur la victime quand les faits sont là. Pourquoi ne pose-t-on aucune question sur les agresseurs ? Essaie-t-on de trouver des excuses à cette agression, de la justifier ? » En effet, si la victime est désignée comme juive, si on a expliqué ici ou là que Rudy ne portait rien sur lui car respectant le Shabbat et qu'il se rendait à la synagogue, strictement rien n'est dit sur les agresseurs ni sur les « jeunes mineurs... déférés devant un juge » dans un premier temps et désormais « témoins assistés. » Et ce n'est que rarement qu'on dit qu'ils sont sans doute d'origine africaine et / ou maghrébine. Et rien n'est dit de leur appartenance religieuse. Animistes, Chrétiens, Musulmans ? Aucune indication n'est donnée....Et, auraient-ils des antécédents ? On n'en sait rien non plus. On ne peut que constater les deux poids deux mesures de la plupart des enquêtes médiatiques dans cette affaire.

Parmi les sources qui affirment qu'il s'est sans doute agi là d'une « guerre de territoire, » Europe 1 diffusait le 24 juin au matin l'opinion d'un policier, officier, syndicaliste appartenant à Synergie. Qui ajoutait qu'on ne pouvait pas parler « purement d'antisémitisme » car il n'y avait pas là d'antisémitisme structuré de type « extrême-droite... » Serait-ce là une requalifiaction du terme antisémitisme ? Cet officier de police est-il habilité à faire ce type de requalification ? La victime serait-elle moins victime de ce fait ? Et cet officier de police ajoutait à sa demonstration un « Dieu merci » déroutant. Qu'est-ce que Dieu peut bien avoir à faire dans cette requalification de l'antisémitisme ?

Ce type de réaction fait d'ailleurs écho aux déclarations du nouveau Président du CFCM, Mohamed Moussaoui, à propos de cette agression car, dit-il, : "ce drame nous inquiète comme les autres Français. Pas spécialement en tant que musulmans. Nous vivons en harmonie avec les autres religions". Cette volonté de se disculper d'avance étonne. D'autant que l'Imam de Drancy s'est rendu, lui, dans le premier hôpital où avait été hospitalisé Rudy H. dans un état très préoccupant. Et le procureur, lui, a bien estimé bien qu'il s'est agi là d'antisémitisme.

Le 28 juin, dans l'émission « Faites comme chez vous, » Michel Field, faisant fi des déclarations du procureur, n'hésitera pourtant pas à dire qu'il « n'y a pas de conscience politique suffisamment élaborée...pas de positionnement politique... »chez les agresseurs et qu'il ne s'agit donc pas d'antisémitisme. Opinion sidérante. Un « jeune » qui insulte ou agresse un Juif au motif qu'il est juif ne peut être taxé d'antisémitisme, selon cet expert, si ce « jeune » n'a pas de conscience politique élaborée...Il rejoint là le syndicaliste policier cité plus haut. Patrice Bollon, lui aussi décrit comme expert, d'autant plus experts qu'il habite dans le quartier, est-il précisé, renchérissait ainsi dans cette même émission : « c'est un combat entre Apaches et Indiens qui a mal tourné....ce n'est pas très alarmant ...pas l'ombre d'antisémitisme...un truc comma ça. » Heureusement Dominique Sopo, président de SOS Racisme, sauvait l'honneur en signalant que « la recrudescence d'actes antisémites [ constatée en France ] ne vient pas forcément de réseaux très structurés...pas forcément de réseaux politiques. » Le journaliste et hôte Pierre-Louis Basse, tentera lui aussi, à un degré moindre, de rétablir la vérité des réalités.
Les agressions dans le quartier ce jour-là et son climat général

Force est pourtant de constater qu'une personne non armée, identifiable comme juive, non armée, a été sauvagement agressée par des personnes armées, elles, d'au moins un objet utilisé comme une barre de fer..Et on ne fait état d'aucune victime du côté des agresseurs supposés, semble-t-il.

Et ce même samedi, David, se fait agresser à la sortie du métro des Buttes-Chaumont pat huit Noirs. Il est blessé. Il a porté plainte. Curieusement on n'entend guère beaucoup d'échos de cette agression-là

Toujours ce même jour Kevin se fait attaquer à coups de machette, cette fois. Oui, vous avez bien lu : à coups de machette...Blessé au bras, il a également porté plainte. Curieusement on n'entend guère beaucoup d'échos de cette agression-là non plus.

Le samedi, les jours de fête, de jeunes Juifs se réunissent aux Buttes Chaumont, explique Sammy Gozlan. C'est un fait connu. Ce ne sont pas des « bandes » au sens voyou, mais des « bandes de copains qui se retrouvent. » Une aubaine pour ceux qui veulent « se payer un Juif, » comme on l'entend parfois ou comme on l'a vu, dans ce même quartier, le 10 juin dernier, d'après des témoignages. Une bande de sept à huit Noirs, armés, eux aussi, d'objet faisant office de barres de fer, se seraient mis à courser des gamins juifs qui tentèrent de se défendre. La police est intervenue et a arrêté auteurs de l'agression et victimes. L'instruction est en cours.

Brett Kline donne, en anglais, dans le quotidien israélien de gauche http://www.haaretz.com/hasen/spages/996714.html">Haartez une idée du climat « pas normal » et pour le moins à caractère antisémite – sauf si dire « sale juive » à une jeune fille n'est pas une manifestation d'antisémitisme...- qui règne dans l'arrondissement où Rudy H. a été violemment agressé. Et s'il fait également état d'une volonté de la part de certains dans ce quartier de renvoyer victime et agresseurs dos à dos il cite également le Président du CRIF qui, lui, bien que constatant une diminution du nombre d'agressions antisémites, déplore une banalisation d'un antisémitisme « ordinaire » au quotidien. Et il est rare qu'une plainte soit déposée pour insultes, voire crachats ou menaces subis, toujours à caractère antisémite, même de manière récurrente...

Quand on entend les tentatives d'excuser l'inexcusable, quand on entend d'autres témoignages portant sur d'autres affaires, on se demande si, désormais, les Juifs en France de ce début de 21ème siècle devront avancer en dissimulant leur appartenance ou ne plus fréquenter des lieux que fréquentent d'autres groupes, ni des lieux comme certaines universités, pourtant censées être lieux de savoir et d'intelligence. Un écho dans la newsletter du CRIF est édifiant à cet égard. Et effarant. Où allons-nous donc dans la patrie des Droits de l'Homme ?
Et de « l'ostentatoire » où va-t-on aller ? Une jeune Juive qui porte une Etoile de David discrète disait à ce propos : « même si je ne la porte pas, avec mon nez, on ne reconnaîtra... »

La discrétion de la Mairie de Paris et les responsabilités des dirigeants en place au début des années 2000

On se souvient peut-être – question rhétorique car qui s'en souvient ? - qu'en mai dernier c'est dans le Xème à Paris que des agressions antisémites contre de jeunes Juifs étaient systématiquement commises. Sans que l'on voit grand monde s'en inquiéter. A commencer par le Maire P.S. de l'époque. Et sans que cela ne provoque d'enquêtes de la part des médias. Actualité Juive s'en faisait toutefois écho. Cela se passait pratiquement sous les fenêtres de Disc Jockey Sébastien Selam, assassiné sauvagement par un voisin d'origine maghrébine. Une affaire qui est aujourd'hui devant les tribunaux son assassin ayant été jugé irresponsable par une première instance judiciaire.
Dans ce cas c'est la détermination d'habitants du quartier et des pouvoirs publics alertés par le BNVCA qui a réussi a calmer les groupes d'agresseurs d'origine maghrébine pour la plupart. Même si de jeunes Maghrébins avaient eu alors le courage de condamner ces agressions. La situation y est donc calme. Pour l'heure.
Et les exemples sont nombreux, ne se cantonnant pas à deux arrondissements de Paris. Mais ils ne font la une des médias que lorsque les agressions atteignent les proportions que l'on voit ici dans le cas de Rudy H.. Et on découvre alors avec étonnement qu'un climat inacceptable existait depuis longtemps dans tel ou tel, quartier de la capitale.

Une question se pose : le Maire de Paris s'est-il exprimé sur ces agressions, sur ce climat inacceptable ? Il avait qualifié d'intolérable une agression antisémite perpétrée en marge d'une manifestation soi-disant « pour la paix » dans un autre arrondissement de Paris, le 3ème, le 22 mars 2003. Certes les victimes appartenaient-elles à un mouvement juif de gauche, l'Hachomer Hatsaïr... L'une des victimes, qui portait également une kippa avait d'ailleurs également été frappée « à coups de barre de fer » ayant senti sa tête « vibrer comme une cloche. » Quant aux agresseurs, en dépit de deux vidéos de la scène, au moins, aucun n'a pu être identifié et l'affaire avait été rapidement classée... Dans l'une des vidéos on voyait clairement un « jeune » juché sur le toit d'une voiture, hurlant « Allah Ouakbar. »...Il est vrai qu'à l'époque le gouvernement été différent et peu enclin à admettre l'existence de violences antisémites....
Or, on « découvre » aujourd'hui que ce type d'agressions reste fréquent à Paris ? Et l'on est en droit de se demander si cela concerne le Maire de Paris.

Et il faut rappeler à cet égard que François Hollande, Premier Secrétaire du P.S. reconnaissait, lors d'une réunion des Amis du CRIF, que le pouvoir socialiste n'avait pas pris la mesure de la montée de l'antisémitisme à partir de fin 2000. Montée qui coïncidait avec le déclenchement de la second Intifada. L'affaire de la mort de Mohamed Al-Dura, imputée sans preuves et catégoriquement à des soldats israéliens par le correspondant de France 2, avait d'ailleurs contribué au déclenchement de cette vague d'antisémitisme. Le ministre de l'Intérieur de l'époque refusait alors de voir le caractère antisémite d'agressions qui l'étaient pourtant et de manière flagrante. Des agresseurs, qui, dans la plupart des cas et lorsqu'ils étaient retrouvés, c'est-à-dire rarement, n'étaient taxés que d'incivilités. Laxisme qui a pu sembler à un grand nombre d'entre eux comme étant un accord tacite.

Cette montée de l'antisémitisme, Nicolas Sarkozy mit tout en oeuvre pour tenter de l'endiguer lorsqu'il devint ministre de l'Intérieur en 2002, trouvant une situation installée qui s'était aggravée au fil de mois de laxisme. Il énonça clairement sa volonté de lutter contre ce fléau et ses déclarations furent suivies d'effet. http://sarko2007.free.fr/articles.php?pg=76&lng=fr Mais la police ne peut être partout, combattre une situation bien ancrée est plus difficile et certains élus ne jouent pas le rôle qu'ils devraient jouer en la matière.

Et, pour compléter le tableau il semble indéniable qu'il y ait en France une « montée du fondamentalisme religieux» et que, pour l'heure, celle-ci « n'a pas trouvé d'appui judiciaire... » L'article du Figaro n'évoque pas un fondamentalisme juif.

Mesures

Sammy Ghozlan se félicite des mesures annoncées par le ministre de la Justice, Rachida Dati, concernant les bandes organisées et la mise en place de caméras de vidéo-surveillance dans des quartiers sensibles. Caméras qui ont d'ores et déjà fait leurs preuves en Grande-Bretagne notamment. Décisions prises à propos d'autres violences survenus récemment à Paris.

Une délégation de la LICRA a rencontré le Préfet de Paris le 1er juillet à propos de la mise en place de ces mesures, notamment dans les quartiers sensibles, comme celui des Buttes Chaumont.

Par ailleurs, une délégation de la LICRA, avec, à sa tête son Président, le député européen Patrick Gaubert, son Secrétaire général, Richard Serero, Sammy Ghozlan, membre du Bureau National, le Président des CCJ de Paris 19ème, une conseillère municipale de l'arrondissement, a été reçue par le Directeur général du Cabinet du ministre de l'Intérieur le 26 juin dernier.

1.7.08

LETTRE OUVERTE A L'EQUIPE D'OVER-BLOG

Madame, Monsieur,

Vous faites disparaître pendant près de douze heures leblogdrzz, en vertu de la répression de l'apologie des crimes contre l'humanité ; de la répression de l'incitation à la haine raciale ; de la répression de la pornographie enfantine ; de la répression de l'incitation à la violence ; et de la répression des atteintes à la dignité humaine.

Vous faites cela - suite à un seul commentaire selon vous délictueux - commentaire posté au bas d'un article parmi plusieurs centaines d'articles publiés sur leblogdrzz.

Or, dans le cadre de mes activités de journaliste (y compris pour leblogdrzz), je constate chaque jour que des blogues révisionnistes, islamistes et alter-mondialistes, tombent sous le coup de la répression des délits que vous mentionnez. Délits que je reprends, dans le premier paragraphe, de la présente Lettre Ouverte, à vous adressée.

Leblogdrzz et moi-même appartenons à une communauté de pensée qui rassemble des chrétiens, des juifs et des musulmans. Cela dit, il est vrai que cette communauté de pensée multiculturelle résiste à l'islamisme radical, à sa violence verbale et à sa violence tout court.

C'est sans doute la raison pour laquelle les blogues révisionnistes, islamistes et alter-mondialistes susmentionnés, véhiculent, à notre sujet, des thèses conspirationistes.

Ces thèses conspirationistes allèguent notamment que nous - nous leblogdrzz et la communauté de pensée chrétienne, juive et musulmane à laquelle nous appartenons - serions au service de juifs néo-conservateurs américains.

Des commentaires de cette nature vicieuse ont été postés au bas d'articles de leblogdrzz sans vous émouvoir le moins du monde. A ce stade, je n'irai pas plus loin dans ma réflexion sur ce point bien précis. Je vous laisse méditer en conscience.

En revanche, je conclus la présente Lettre Ouverte que je vous adresse, avec une petite anecdote personnelle à ce jour inédite. Ma défunte mère a quitté l'Allemagne - et n'y est plus jamais retournée vivre - en raison de l'épisode hitlérien de ce pays. Le gouvernement français a octroyé à ma défunte mère - après la Seconde Guerre mondiale - une bourse d'étude qui lui a permis de faire des études en Lettres à l'université d'Aix-en-Provence. Mon père s'est exilé d'Espagne sous Franco afin de ne pas finir fusillé. Il a effectué ses études à l'université à Paris. Moi-même, je combats sans relâche la judéophobie sous ces formes diverses. Mes articles sont régulièrement repris par un ensemble de sites juifs et de blogues juifs.

J'aurais aimé, dans ce contexte, que la répression des délits ne se fasse pas à sens unique. Et j'aurais aimé, toujours dans ce même contexte, que cette répression ne se limite pas à pinailler pour un commentaire. Alors que des sites révisionnistes, islamistes et altermondialistes continuent d'assimiler la communauté de pensée - à laquelle leblogdrzz et moi-même appartenons - à une soi-disant conspiration juive mondiale.

Si vous avez oublié comment parfois tout cela se termine, je ne peux quant à moi l'oublier, car mes parents auraient très bien pu mal finir. Auquel cas je ne serais pas là aujourd'hui pour vous adresser cette Lettre Ouverte. Vous voudrez bien excuser le style brouillon du présent texte. Il se trouve que pour une fois je suis légèrement ému. Cordialement,

Miguel Garroté

Journaliste

« Cachez-moi cet antisémitisme que je ne saurais voir ! »


Le traitement médiatique du passage à tabac d’un jeune juif, Rudy, âgé de dix-sept ans, dans le 19ème arrondissement de Paris, le 21 juin 2008, a de quoi surprendre.

Voilà que la victime, d’abord lynchée par un groupe d’assaillants, le crâne fracassé, plongée dans le coma, se trouve ensuite stigmatisée par certains medias.


Si la violence de l’agression suscite - dans un premier temps - la réprobation générale, c’est une véritable entreprise de discrédit qui est mise en œuvre contre le jeune homme attaqué, alors même qu’il est encore en réanimation à l’Hôpital Cochin.

Il « serait connu des services de police », commente-t-on d’abord sur des ondes radiophoniques, sans donner davantage de précisions. L’auditeur peut alors donner libre cours à son imagination : s’agit-il d’une affaire mafieuse, d’un règlement de comptes entre trafiquants ?

La réputation de Rudy est d’ores et déjà entachée : on n’en dit pas assez ou on en dit trop.

Au fil de l’enquête journalistique et des « témoignages » (ou rumeurs ?), on apprend que des « altercations » entre « Juifs et Noirs » (sic) auraient précédé cette agression selon le Journal du Dimanche (JDD.fr) du 23 juin 2008. Le passage à tabac de Rudy serait le point d’orgue de la journée.

La police établira la réalité des faits.

Ce sont surtout les réactions de certains médias et les interprétations données qui nous interpellent et qui ne laissent pas de poser un grand nombre de questions.

On évoque des « affrontements » intercommunautaires, mais il serait opportun d’en connaître l’origine. Qui agresse qui et pourquoi ? Qui se sent menacé et pourquoi ? Peut-on véritablement parler de violences « intercommunautaires » ?

Certains habitants juifs du quartier déplorent le fait qu’en dépit des multiples avertissements au cours de ces derniers mois, aucune mesure n’a été prise par les pouvoirs publics. Quelles solutions sont préconisées en matière de prévention ?

Un point mérite d’être éclairci : comment des Juifs observants auraient-ils l’idée téméraire et stupide d’aller chercher la confrontation un jour de shabbat où ils ne peuvent le faire qu’à mains nues ?

Leur pratique religieuse leur interdit en effet de porter quoique ce soit, ne fût-ce qu’un mouchoir. Faut-il rappeler que le jeune Rudy n’avait pas même ses papiers d’identité sur lui, d’où les premières difficultés d’identification de la police ?

Le fait que l’on vienne agresser des juifs pratiquants justement parce qu’ils ne peuvent pas être armés, ce jour là en tout cas, n’effleure l’esprit de personne.

Dans un reportage télévisé, on interroge un jeune homme d’origine maghrébine – oh, pardon ! d’une « communauté » différente, ce terme étant fort à la mode, nous nous voyons presque obligées de préciser l’origine de cette personne choisie pour l’interview. Il exprime le regret que ces Juifs ne fréquentent que leurs propres écoles et non celles de la République.

Voilà qui laisse supposer qu’ils refuseraient l’Autre et l’intégration. Ce jeune Français républicain n’a visiblement pas eu vent du rapport Obin, rédigé par des inspecteurs généraux de l’Education nationale, en 2004, sur les « signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires » (lire l'interview de Jean-Pierre Obin par Primo partie 1 et partie 2).

Ce dernier décrit sans ambiguïté l’antisémitisme que vivent de nombreux élèves juifs de quartiers défavorisés dans cette Ecole de la République : souvent mis à l’index, agressés physiquement et verbalement, ils sont nombreux à être contraints de quitter ces lycées et collèges publics.

Le constat est clair : « Quoiqu’il en soit, si le racisme le plus développé dans la société reste le racisme anti-maghrébin, ce n’est plus le cas dans les établissements scolaires, où il a été très nettement supplanté par le racisme anti-juif. Il est en effet sous nos yeux, une stupéfiante et cruelle réalité : en France, les enfants juifs – et ils le sont les seuls dans ce cas- ne peuvent plus de nos jours être scolarisés dans n’importe quel établissement. » (p.23, lire également p.22).

Le sentiment d’insécurité est bien prégnant, le repli communautaire n’est pas toujours choisi.


Mieux encore, dans ce même reportage télévisé, on suggère que la « communauté » juive est de plus en plus importante dans un quartier habité auparavant par des gens d’origine africaine.

« Des gens tentent d’apaiser » les tensions, commente alors le journaliste, et le spectateur de découvrir une femme voilée d’âge mûr évoquant la vie qu’elle mène en bons termes avec ses voisins. Le message subliminal est bien là : décidément ce sont toujours les mêmes qui dérangent.

La veille, dans un autre reportage, un homme appartenant à la « communauté » africaine avait déclaré comme à regret que c’étaient toujours les mêmes qui avaient plus.

Qui sont « les mêmes » ? Que recouvre l’expression « avoir plus » et par rapport à qui a-t-on plus ? Quel rapport ce propos recueilli a-t-il avec le lynchage de Rudy ? Serait-ce un privilège d’habiter Pantin ou le 19ème arrondissement ?

Pourquoi de nombreux Juifs ont-ils quitté certaines banlieues réputées difficiles : par promotion sociale (à Pantin ?) ou par peur, sous le coup des injures, des menaces ?

Imaginons un instant ce que peuvent éprouver les agresseurs en entendant certains discours médiatiques : la victime est « connue des services de police », elle aurait été arrêtée au cours d’une manifestation pour avoir participé à une bagarre (provoquée par qui ?) avec un coup de poing américain….qui s’avère être au fil de l’enquête….un casque de moto : étrange métamorphose !

En fait, les propos énoncés et les « témoignages » glanés par certains médias ne conduiraient ils pas à penser qu’après tout, cet individu méritait une bonne leçon ? Les agresseurs ne seraient-ils pas des justiciers – à leur manière bien sûr ?

Certains jeunes Juifs aujourd’hui, se sentant abandonnés de la République qui à leurs yeux ne les défend pas, se posent la question en ces termes : si Rudy avait été armé d’un coup de poing américain le 21 juin et s’il avait été au sein d’un groupe armé de barres de fer par exemple, peut-être n’aurait-il pas été dans le coma et peut-être sa vie n’aurait-elle pas été mise en danger?

Pour leur éviter de se poser la question et pour éviter des réactions inquiétantes, il faudrait alors cesser de vouloir renvoyer les agresseurs et les victimes dos à dos et par là de justifier l’injustifiable : aucune agression de quelque nature que ce soit sur qui que ce soit ne saurait être tolérée.

Aucun commentaire journalistique ne devrait stigmatiser la victime en suggérant inconsciemment qu’elle l’a bien cherché. Cette attitude désastreuse ne fait qu’encourager de futurs agresseurs à qui l’on trouvera toujours des circonstances atténuantes.

Toute personne de quelque origine qu’elle soit a le droit de circuler en paix sur l’ensemble du territoire de notre République. L’Etat est le garant de la protection de chacun.

Les relais de l’information devraient également œuvrer dans cette direction en se faisant le miroir non déformant de la réalité et en analysant celle-ci avec pertinence.

Annick Azerhad & Véronique Lippmann

© Primo, 30 juin 2008

ISRAEL ATTAQUERAIT L'IRAN AVANT LA FIN DE L'ANNEE


Un haut responsable du Pentagone a estimé sur la chaine de télévision ABC qu'une attaque israélienne sur les infrastructures nucléaires iraniennes était très probable avant la fin du mandat de George W Bush.


Ce responsable du ministère de la défense américain s'est déclaré très inquiet des conséquences d'une telle attaque sur la sécurité dans la région et sur l'économie mondiale.

Cette même source a par ailleurs noté deux lignes rouges qui pourraient conduire Israël à attaquer les infrastructures iraniennes.

La quantité d'uranium enrichi qui, selon les derniers rapports publiés à Jérusalem et à Washington indiquent qu'il y aura suffisamment d'uranium en 2009 voire même à la fin de l'année pour permettre la fabrication d'armes nucléaires.

« La ligne rouge n'est pas d'attendre qu'ils arrivent à ce stade mais d'agir avant » a affirmé ce dernier.

La seconde ligne rouge pour Israël, estiment les homologues américains, est d'empêcher la mise en place opérationnelle par Téhéran d'un système de défense aérien SA-20 acquis en Russie et qui entraverait considérablement la capacité d'intervention de l'armée de l'air israélienne.

Des sources au pentagone ont exprimé des craintes dans la détermination d'Israël d'attaquer l'Iran avant les élections américaines car selon eux, les israéliens craignent que la nouvelle administration qui sera investie en janvier 2009 puisse être plus rétive à ce genre d'initiatives.

Pourquoi Israël libère des vivants contre des morts ?


Olivier Rafowicz
InfoLive.tv

Dimanche, le gouvernement israélien a voté à une écrasante majorité en faveur de l’accord pour un échange de prisonniers contre nos deux soldats tués par le Hezbollah le 12 juillet 2006. Il s’est avéré que par un regroupement d’informations, les services de renseignements israéliens ont eu la certitude que Eldad Reguev et Ehoud Goldvasser n’étaient plus en vie.

Cette information dramatique, connue depuis un certain temps par le Premier ministre et le cabinet de sécurité, n’a pas changé le fait qu’Israël négocie une fois encore la libération de prisonniers en échange des dépouilles de ses soldats tombés au combat.

Pour la société israélienne, les soldats qu’on appelle les fils ou les enfants d’Israël n’ont pas de prix. Portant l’uniforme de Tsahal, défendant le pays durant leur service militaire ou au cours des périodes de réserves, ces femmes et ces hommes deviennent d’une certaine façon sacrés.

Personne n’a le droit de kidnapper ou de faire prisonnier un soldat israélien et si c’est le cas, il faut tout faire pour le libérer vivant ou mort.

Pour Tsahal et pour le peuple israélien, un soldat aux mains de l’ennemi est le pire scenario envisageable. Cela remet d’abord en question la force de dissuasion l’armée, ainsi que la responsabilité de ses commandants et de ses chefs. Cela expose aussi parfois les dysfonctionnements politiques dans la prise de décision.

Dès qu’un soldat est kidnappé et retenu prisonnier, le compte à rebours commence. Chaque seconde, chaque minute, chaque jour, chaque mois est mentionné, rappelé, mémorisé pour un Etat d’Israël qui, dans ces moments là est bien plus un qu’un Etat, mais une communauté, une tribu, une famille à qui on a volé un enfant que l’on n’oublie pas.

Et si nous poursuivons dans cette logique, les membres de la tribu d’Israël ferons tout pour ramener mort ou vivant à la maison l’élément manquant.

Il me semble difficile d’expliquer aux grandes nations de ce monde qu’au début des temps, il n’y avait pas ni pays ni Etats, mais des petits groupes devenant des tribus se transformant en peuples au fil du temps.

Israël, et c’est cela qui constitue sa force, ce sont les douze tribus réunies en une seule qui ne peuvent concevoir qu’on leur vole l’un des leur.

Souvenons-nous du Capitaine Nir Poraz, officier d’élite tué dans l’opération pour libérer un soldat Nahchon Vaksman, kidnappé puis tué par ses ravisseurs du Hamas.

Aujourd’hui, Israël se réveille en sachant qu’Ehoud et Eldad sont morts, tués par le Hezbollah.

Le constat est douloureux et le prix à payer est lourd. Nous acceptons en échange des corps de nos deux soldats, de libérer Samir Kountar, un terroriste qui a assassiné de sang froid en 1979 toute une famille à Naharya. Avec lui, d’autres détenus libanais et palestiniens seront eux aussi relâchés.

Dans le même temps, nous attendons toujours la libération de Guilad Shalit. En Israël, il nous manque à tous comme si chacun l’avait fréquenté quotidiennement, l’avait écouté parler, l’avait invité à boire un café et l’avait vu grandir à coté de chez lui.

Pour lui aussi le prix sera cher, des centaines de prisonniers, parmi lesquels des assassins, des criminels seront libérés. Mais là aussi, la tribu ne peut plus attendre ou le faire attendre, lui Guilad.

Nombreux sont ceux qui expriment en terme logique, rationnel, cartésien leurs désaccords, leurs incompréhensions par rapport au fait qu’Israël échange des prisonniers vivants contre des morts. Où même que demain Israël échange des centaines de prisonniers palestiniens contre le caporal Gilad Shalit.

A cela, je pense que nous devons répondre que la force d’Israël est cette unité face à l’adversité qui la fait se transformer en tribu. Son chef dans ces moments là n’est pas tel ou tel Premier ministre, mais la tribu tout entière.

Tous les israéliens, dans leur grande majorité, acceptent le prix de l’échange et sont même près a payer de leur propre vie s’il le faut pour récupérer l un des leurs aux mains de l ennemi.

A ceux qui craignent de voir à l’avenir d’autres enlèvements qui, malheureusement, peuvent survenir de nouveau, ils doivent comprendre qu’Israël devra toujours payer un prix très cher.

Chez nous, quand un manque a l’appel, c’est toute la nation qui souffre et lorsque, comme dans le cas d’Ehoud Goldwasser et d’Eldad Regev, ce ne seront que des dépouilles que nous recevons, il y aura au moins le repos de l’âme et L’apaisement de toute une nation qui peut enfin leur offrir une sépulture juive en terre d’Israël.

Et ceci n a pas de prix.

Brian Hendler