11.9.08

THIERRY MEYSSAN, NICOLAS SARKOZY ET LES JUIFS

par Henri Pasternak
L'Arche, août-septembre 2008

Thème : Europe

Article paru dans L’Arche n°604 (août-septembre 2008).

Numéro spécimen sur demande à mailto:info@arche-mag.com.

Début juillet 2008, au moment où le dessinateur Siné faisait scandale en établissant un lien entre le fils de Nicolas Sarkozy, la religion juive et l’argent, un autre amalgame de ce genre passait totalement inaperçu. L’auteur, pourtant, n’est pas moins connu que Siné: il s’agit du journaliste conspirationniste Thierry Meyssan. Son article est intitulé «Opération Sarkozy: comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française».


Ce texte n’a pas encore eu, chez nous, les honneurs de la presse écrite. Mais il circule sur internet en diverses langues: français, anglais, espagnol, allemand, portugais, italien, russe… Et il sert déjà de «référence» à des auteurs de tout poil, depuis les polémistes européens ou nord-américains d’extrême droite et d’extrême gauche, jusqu’à la presse latino-américaine d’inspiration castriste et chavézienne.

L’article est long et verbeux, mais son argument, comme nous le verrons, tient en quelques mots: Nicolas Sarkozy est l’agent d’une puissance occulte associant les États-Unis et Israël, les Juifs et la CIA.

Dans cet article – paru d’abord sur le site de Thierry Meyssan, Voltairenet.org – on apprend que le président de la République française est un agent des services secrets américains, lesquels l’ont recruté, dans sa prime jeunesse, à travers… le deuxième mari de la deuxième femme de son père.

Nous n’entrerons pas dans le détail des machinations décrites par M. Meyssan, un homme qui s’est fait une spécialité de nier les attentats du 11-Septembre et à qui Fiammetta Venner a consacré une biographie significativement intitulée L’effroyable imposteur (Grasset, 2005). Ce qui nous retiendra ici, c’est un phénomène déjà relevé par divers observateurs qui ne sont pas nécessairement des amis politiques du chef de l’État: la part de l’antisémitisme dans un certain discours «anti-Sarkozy». Car l’obsession antijuive est omniprésente dans l’article de Thierry Meyssan.

S’ensuit-il que toute critique de Nicolas Sarkozy serait suspecte d’antisémitisme? Certes pas. Même si le président de la République était juif (il ne l’est pas), chacun aurait le droit de se prononcer sur sa politique, voire sur sa personne, sans risquer aucun soupçon de cet ordre. Il demeure qu’un certain discours (nous soulignons bien: un certain discours) anti-sarkoziste s’alimente directement aux fantasmes antisémites, et qu’à son tour ce discours entretient et diffuse ces fantasmes.

Le dessinateur Siné, quand il s’en prenait au fils de Nicolas Sarkozy en des termes pour le moins douteux, dans l’article qui lui valut son renvoi de l’hebdomadaire Charlie Hebdo, n’avait pas connaissance de l’article de Thierry Meyssan.Mais aucun de ces deux textes n’est apparu ex nihilo. Tous deux relèvent d’un discours qui circule depuis quelque temps déjà, dans les milieux les plus divers. Et qui n’en a sans doute pas fini de circuler.

S’agissant de Thierry Meyssan, le phénomène est d’autant plus intéressant à observer que l’intéressé s’est longtemps efforcé de maintenir une distance entre ses thèses conspirationnistes et le discours antisémite. Certes, une crise interne dans le Réseau Voltaire – l’association, devenue officine, dont il est le fondateur – avait jadis fait apparaître des accusations d’antisémitisme de la part d’anciens adhérents. Mais, lorsqu’il s’est lancé dans l’industrie conspirationniste associée aux attentats du 11-Septembre, M. Meyssan a veillé à ne pas reprendre à son compte les accusations antijuives qui avaient fleuri très tôt dans la mouvance «11-Septembriste», tant dans les milieux de l’extrême droite classique que dans les milieux spécifiquement «antisionistes».

Dans ses premières divagations sur le prétendu complot du 11-Septembre, M. Meyssan n’avait accusé que le gouvernement Bush et d’autres forces obscures qui, selon lui, dirigent les États-Unis. Cependant, il est une règle empirique selon laquelle tout conspirationnisme, quelle que soit son inspiration initiale, finit tôt ou tard – souvent, assez tôt – ­ par verser dans l’antisémitisme. M. Meyssan n’a pas dérogé à la règle.

On se souvient de ses accointances avec divers organes exotiques, qui avaient donné naissance en novembre 2005 à une rencontre où, sous la dénomination «Axis for Peace», trônaient des personnalités telles que l’ex-humoriste Dieudonné et un fort contingent d’adeptes de la secte d’extrême droite dirigée par l’Américain Lyndon LaRouche. On se souvient aussi de son voyage au Liban en 2006, aux côtés de Dieudonné (encore lui) et de plusieurs militants d’extrême droite. On se souvient enfin du livre délirant qu’il a publié en mai 2007, où il expliquait la guerre qui opposa Israël au Hezbollah à l’été 2006 par une conspiration du «sionisme» et de l’Empire américain. Jamais, cependant, Thierry Meyssan n’était allé aussi loin dans l’invocation explicite du signifiant «juif» pour rendre compte de l’une de ces conspirations dont il a le secret.

L’article «Opération Sarkozy…» a d’abord été publié, le 10 juillet 2008, sur le site internet du Réseau Voltaire. Puis il en a disparu, du moins dans sa version française. On l’a vu alors circuler sur divers sites d’extrême gauche et d’extrême droite.?

Durant cette période, la paternité du texte a été mise en doute par certains des adeptes habituels de M.?Meyssan, tant le facteur «juif» y était visible. Des commentateurs de la mouvance conspirationniste ont émis l’hypothèse que le véritable auteur du texte était Emmanuel Ratier, un prolifique journaliste d’extrême droite spécialisé dans la dénonciation du péril juif. (Ces mêmes commentateurs conspirationnistes ne se démarquaient pas pour autant du contenu de l’article ; ils étaient gênés par la crudité des références juives, au lieu du codage «sioniste» qui est généralement de mise.)

Et soudain, le 19 juillet, l’article est revenu sur le site du Réseau Voltaire, avec quelques petites «rectifications» dont nous parlerons plus loin. L’article était suivi du bref avis que voici:


«Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscité par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.»


En désavouant les «versions et traductions non autorisées de cet article», M. Meyssan espérait se distancier des passages outrancièrement antisémites qui y figuraient, et qu’il avait masqués dans la version finale datée du 19 juillet. Hélas, comme dit Corneille, «il faut bonne mémoire après qu’on a menti». M. Meyssan avait oublié qu’une version espagnole de son texte, datée du 10 juillet, publiée tout à fait officiellement sur le site du Réseau Voltaire, contenait les «dérapages» antijuifs hâtivement gommés entre le 10 juillet et le 19 juillet. Cette version espagnole fut elle aussi retouchée, mais trop tard (il en va de même pour la version portugaise). Nous en reproduisons ci-dessus quelques passages, rigoureusement identiques à ceux des «versions et traductions non autorisées».

Mais à chaque chose son temps. Lisons l’article «Opération Sarkozy: comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française». Nous ne retiendrons pas les péripéties du récit inventé par M. Meyssan, car elles relèvent d’un genre (le conspirationnisme) qui n’est amusant qu’à faible dose. L’obsession antijuive, cependant, saute aux yeux.

Si les mille détails du récit ressemblent à autant de lièvres fous dans une garenne, deux facteurs le structurent fortement: l’Empire américain, représenté notamment par la CIA, et les Juifs, représentés notamment par les Rothschild. Et puisque, nous est-il dit en introduction au texte, «Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française», ces deux facteurs sont omniprésents.

Au terme du récit, on n’a pas appris grand-chose sur Nicolas Sarkozy, ni sur les États-Unis, ni sur les Juifs, mais on est édifié sur ce qui se passe dans la tête de Thierry Meyssan.

La question posée par Thierry Meyssan peut se résumer ainsi: comment Nicolas Sarkozy, «un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël», a-t-il pu accéder à la présidence? Réponse: il y a du complot là-dessous. Et cela remonte loin dans le temps.

Ainsi, voici comment Georges Pompidou est devenu, en 1962, le premier ministre du général de Gaulle: «Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou.» L’axe «américano-sioniste» est déjà là: Pompidou représente les Rothschild, qui représentent les Juifs, qui ont partie liée avec les États-Unis.

Peu importe que Georges Pompidou soit entré dans l’entourage du général de Gaulle dès la Libération, qu’il n’ait passé que quelques années à la banque Rothschild, et que le général de Gaulle en ait fait son directeur de cabinet en 1958, c’est-à-dire quatre ans avant sa nomination au poste de premier ministre. L’«enquêteur» Meyssan n’a même pas pris la peine de vérifier ces faits pourtant élémentaires. Car présenter la nomination de Pompidou en 1962 comme le fruit d’une «alliance» entre de Gaulle et «la famille Rothschild», c’est conforter le mythe de la toute-puissance juive, d’autant que cette «alliance» est censée s’inscrire dans le jeu des relations entre le général et «les Anglo-Saxons».

Quant à la raison profonde pour laquelle le nom de Pompidou était essentiel à ce point du récit, elle tombe sous le sens. Georges Pompidou a pour bras droit Édouard Balladur, lequel aura pour bras droit Nicolas Sarkozy. La piste de l’agent placé par les Juifs au sein du pouvoir gaullien conduit donc, tout droit, à Nicolas Sarkozy.

Dira-t-on que le mot «juif» n’a pas été prononcé? Il ne faut pas attendre longtemps. Car voici l’arbre généalogique de Nicolas Sarkozy, selon Thierry Meyssan. «Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit [sic] l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique.»

Il n’aurait pas fallu trente secondes à un enfant de dix ans, muni d’un ordinateur avec accès à Google, pour savoir que la mère de Nicolas Sarkozy n’est pas une «roturière juive originaire de Thessalonique» mais la fille d’une catholique française et d’un Juif originaire de Thessalonique, lequel a immigré très jeune en France où il s’est converti au christianisme. Mais pourquoi s’encombrer de telles informations? L’important est de faire figurer le mot «Juif». Il est bien là.?Et il reviendra sous la plume de M. Meyssan.

Entre-temps, on découvre que Charles Pasqua, lequel – du fait de mille péripéties rocambolesques dont nous vous épargnons le détail – est un personnage clé du complot au centre duquel figure Nicolas Sarkozy, est selon Thierry Meyssan «officier d’honneur du Mossad». Que signifie cette appellation? Rien, sauf pour les obsédés du complot «sioniste».

Car peu après nous apprenons que «Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild». Les Sages de Sion sont dans la place. Et Édouard Balladur est évidemment dans le coup.

D’ailleurs, «suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique». N’oublions pas que l’article de Thierry Meyssan est issu d’une intervention au Kazakhstan, remaniée pour publication en Russie: dans ces milieux, de telles «négociations» étaient – et sont encore – très mal vues…

Nous avons droit ensuite à des «révélations» sur le parti socialiste français, lequel est sous la coupe de «dix mille» trotskistes (pas un de moins) qui sont tous en réalité, à l’image de Lionel Jospin, des agents de la CIA. Puis, s’agissant toujours du parti socialiste, cette information cruciale: «Strauss-Kahn, d’origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis».

Là, on se frotte les yeux. Qu’est-ce que cette «origine juive marocaine» vient faire ici? Et on compare les versions. Miracle: sur la version mise en ligne le 19 juillet, Dominique Strauss-Kahn n’est plus juif et n’a plus aucun lien avec le Maroc. Mais la mémoire de l’internet contient la version espagnole publiée, sur son site et sous son logo, par le Réseau Voltaire: là, Dominique Strauss-Kahn est bien «de origen judío-marroquí».?

M. Meyssan n’explique pas en quoi la mention de cette «origine» est nécessaire à la compréhension de la vie politique française. Ses lecteurs ont sans doute des réponses.

Nous arrivons maintenant à l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence. C’est à ce moment que le complot va se manifester dans toute sa force. Nicolas Sarkozy, après avoir passé de brèves vacances sur le yacht «de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild» (toujours elle), entre en fonctions. Et son pouvoir, nous explique Thierry Meyssan, «s’appuie avant tout sur quatre hommes».

Le premier des quatre est Claude Guéant, «secrétaire général du palais de l’Élysée». Il est simplement défini comme «l’ancien bras droit de Charles Pasqua» – et ce dernier, nous le savons déjà, est «officier d’honneur du Mossad».

Second homme de confiance: «François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.»

Le troisième des hommes de Nicolas Sarkozy est «Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique», présenté par Thierry Meyssan comme «fils de l’ancien directeur de l’Agence juive». Une définition cocasse, pour qui a connu le regretté Georges Lévitte ; mais Thierry Meyssan tenait manifestement à placer le mot «juif».

Le quatrième des cavaliers de l’Apocalypse sarkozienne, toujours selon Thierry Meyssan, est «Alain Bauer, l’homme de l’ombre». C’est un «ancien Grand-Maître du Grand Orient de France». Voilà, du moins, ce que dit la version «rectifiée» mise en ligne le 19 juillet. La version originelle est plus complète. Selon elle, Alain Bauer est «petit-fils du Grand rabbin de Lyon, ancien Grand-Maître du Grand Orient de France». Et la version espagnole confirme: «Nieto del Gran Rabino de Lyon». Tout s’explique.

On ne s’arrête pas en si bon chemin. M. Meyssan nous apprend que l’«agent traitant» de Nicolas Sarkozy à la CIA, Frank Wisner Jr., a veillé à faire nommer Bernard Kouchner au ministère des affaires étrangères «avec une double mission prioritaire: l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France». (Devinette: parmi les «clients» potentiels de M. Meyssan, qui est concerné par l’indépendance du Kosovo, et qui est concerné par la politique arabe de la France?)

Puisque Bernard Kouchner est entré en scène, une brève notice biographique s’impose. Celle de M.?Meyssan – du moins dans sa première version, son cri du cœur – commence ainsi: «Kouchner, un Juif d’origine balte». Trente secondes de recherches auraient suffi à l’«enquêteur» Meyssan pour découvrir que Bernard Kouchner est né à Avignon d’un père juif et d’une mère protestante. Pourquoi M. Meyssan tenait-il à faire de lui un «Juif d’origine balte»?

Il est vrai que, d’une version française à l’autre, M. Kouchner a été «déjudaïsé». Mais les versions espagnole et portugaise du Réseau Voltaire ont bonne mémoire: «Kouchner, judío de origen báltico» ou «um judeu de origem báltica».

Le feuilleton «judéo-sioniste» continue. Les vacances américaines de la famille Sarkozy inspirent à Thierry Meyssan le «supplément d’information» que voici: «La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.» On n’en voudra pas à M. Meyssan d’ignorer que Commentary n’est plus la revue de l’American Jewish Committee, et que lorsque M. Agostinelli s’y est «exprimé» c’était dans une lettre de lecteur au sujet d’un article un peu trop pessimiste, selon lui, quant à l’avenir de la société française. L’essentiel est qu’une fois encore, M. Meyssan nous indique la nature de ses obsessions.

Et ce n’est pas fini.

Passons rapidement sur une affirmation grotesque («L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Édouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale») et arrêtons-nous sur l’avant-dernière phrase de l’article. Il y est question du mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni: «Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Édouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild». L’épouse d’un banquier d’affaires «sioniste» et un «associé-gérant chez Rothschild»: on ne pouvait rêver plus bel assortiment pour caractériser la personne de Nicolas Sarkozy, «un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël».

C’était là, nous l’avons dit, l’avant-dernière phrase de l’article. Voici la phrase suivante, la dernière donc: «Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire?».

Il semble que, pour voir qui est M. Meyssan, on n’ait plus besoin de grands éclaircissements.
© 2007, 2008 Objectif-info.fr.

10.9.08

LE PAPE A PARIS !

LES JUIFS LIBYENS DOIVENT ETRE DEDOMMAGES

par Claire Dana Picard
AROUTS SHEVA

L'Italie a pris la semaine dernière une décision historique en faveur de la Libye. Lors de sa visite à Benghazi, le samedi 30 août, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a en effet déclaré que son pays "présentait ses excuses à la Libye et s'engageait à lui verser cinq milliards de dollars de dédommagements pour la période coloniale".


Lors de l'accord signé un peu plus tard avec le colonel Mouammar Kadhafi, Berlusconi a notamment déclaré : "Il est de mon devoir, en tant que chef du gouvernement, de vous exprimer au nom du peuple italien notre regret et nos excuses pour les blessures profondes que nous vous avons causées".

Réagissant à cette information, le président de l'Organisation mondiale des Juifs originaires de Libye, Meir Kahlon, a adressé cette semaine une lettre au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi par l'intermédiaire de l'ambassadeur d'Italie en Israël. Dans la missive, Kahlon lui demande d'œuvrer pour que les Juifs libyens touchent également des indemnités pour les souffrances endurées lors de l'occupation italo-germanique de la Libye. Il a rappelé qu'ils avaient alors été victimes de persécutions, de violences et de spoliations effectuées par les autorités locales.

Kahlon, précisant qu'il intervenait au nom de son organisation, active en Israël, et en tant que membre du conseil d'administration des organisations des rescapés de la Shoah, a souligné que les Juifs de Libye avaient vécu pendant plus de 2000 ans dans ce pays et avaient toujours participé activement à la vie sociale sur place.

Et d'ajouter : "Nous avons appris par les médias que le gouvernement italien reconnaissait, 65 ans après son occupation, les dommages causés à la Libye par le régime colonialiste et acceptait de verser des dédommagements pour une somme de 5 milliards de dollars". Il a encore précisé : "Nous saluons l'attitude de l'Italie qui a su reconnaître ses erreurs historiques et a accepté de réparer les dégâts".

Kahlon a ensuite affirmé : "Nous pensons que l'Italie doit verser aux Juifs libyens des dédommagements pour les souffrances qu'ils ont endurées et dont ils sont marqués jusqu'à aujourd'hui". Il a rappelé que les Juifs de Libye avaient dû subir les lois raciales du régime fasciste et avaient perdu leur travail et leurs biens, ainsi que leur liberté de mouvement. Il a précisé qu'ils avaient perdu tout aspect humain lorsqu'ils avaient été transférés dans des camps de concentration au cours de la Seconde Guerre mondiale où plus de 700 d'entre eux avaient trouvé la mort.

La direction de l'organisation mondiale des Juifs de Libye a donc demandé au gouvernement italien d'entamer des pourparlers directs avec elle afin que les victimes juives ou leurs descendants puissent enfin obtenir ce qui leur est dû.

Avant de conclure, Meir Kahlon a abordé des questions plus actuelles en demandant au Premier ministre italien "d'œuvrer pour la paix au Proche-Orient". En précisant : "Nous sommes heureux de constater que, pour répondre au geste de l'Italie, la Libye a accepté pour la première fois d'envisager de lutter contre le terrorisme et de le condamner".

Une copie de la lettre de Kahlon a été envoyée au président libyen Mouammar Kadhafi. Il y souligne encore : "Nous voulons œuvrer pour la normalisation et la paix entre nous et la Libye. Nous avons laissé là-bas des maisons, des souvenirs, des cimetières où sont enterrés nos proches ainsi que des rouleaux de la Tora et des synagogues. Nous souhaitons à présent pouvoir retourner dans ce pays pour y visiter les lieux où un grand nombre d'entre nous sont nés".

NI FIERS NI DOMINATEURS

Par Roger Cukierman


Roger Cukierman, qui précéda Richard Prasquier à la présidence du CRIF, de 2001 à 2007, se penche sur son passé et nous livre ses souvenirs. Par delà ses « années CRIF », l’auteur nous offre, dans un texte alerte et agréablement écrit, une réflexion précieuse sur les grands problèmes de notre temps. On découvre, au fil des pages, combien la présidence de la grande institution nationale qu’est devenue le CRIF au fil des ans, peut ouvrir de portes, en France comme à l’étranger et, partant, l’importance qu’accordent tous les leaders politiques à l’avis de la communauté juive, de ceux que Roger Cukierman aime appeler les Français juifs.


Originaires d’Ozarow, petit village polonais situé à une centaine de kilomètres de Varsovie, les Cukierman disparaîtront, pour une grande part, dans les fours crématoires de Treblinka. Le père de Roger, Chil Majer, dit Max, étudiant de yeshiva et futur boutonniériste, fuyant la misère et l’antisémitisme endémique, préfère l’exil et rejoint la France en 1932. C’est là que naît, dans le 19ème arrondissement de Paris, en 1936, le petit Roger. Enfant caché pendant les années noires de l’Occupation, il devra changer de patronyme et se transformer en bon petit chrétien.
Très jeune, quelques années après la Libération, Roger Cukierman va découvrir sa vocation : la haute finance, un domaine qui le conduira rapidement aux commandes du groupe financier dirigé par Edmond de Rothschild dont il sera plus tard l’exécuteur testamentaire.
2000. Le tournant du siècle et du millénaire. Une vague d’antisémitisme d’un nouveau genre balaye la France. Dans les banlieues où vivent des milliers de Juifs, souvent de petites gens, des bandes de jeunes, pour la plupart d’origine afro-maghrébine, sur fond d’Intifada et sous le prétexte fallacieux de solidarité avec les Palestiniens, attaquent des enfants juifs à la sortie des écoles. Des synagogues brûlent, des écoles reçoivent des cocktails Molotov, des rabbins sont agressés. A Paris et dans les banlieues tout comme en province, l’insécurité s’étend et il ne fait pas bon exhiber une kippa ou une étoile de David. Le 7 octobre 2000, lors d’une manifestation pro-palestinienne, entre la Bastille et la République, on entend des cris de « Mort aux Juifs ». Au moment, précisément, où Roger Cukierman s’apprête à profiter d’une retraite bien méritée. Dès lors, parce que « notre histoire démontre que quand les Juifs sont menacés, quand des tombes sont profanées, c’est la liberté qui est en danger », sa décision est prise : membre depuis quelques années du Bureau Exécutif du CRIF, l’organe de représentation politique du judaïsme français créé en 1943, il décide d’en briguer la présidence. Et ce coup d’essai est un coup de maître : le 13 mai 2001, il est élu pour trois ans et sera reconduit dans ses fonctions en 2004.
Au cours de ses six années de mandature, ce président qui n’a pas sa langue dans sa poche, considère qu’il est légitime de « revendiquer le droit de critiquer son gouvernement » et que l’on peut tout à la fois aimer la France et Israël sans être taxé de tenant de la double allégeance. Pour le nouveau président, nous devons revendiquer énergiquement le droit d’être défendus et protégés car « nous sommes las du rôle de victimes ». Et Roger Cukierman saura le dire, haut et fort, notamment lors des fameux « Dîners du CRIF », à toute la classe politique, de droite comme de gauche, députés, sénateurs, ministres, présidents de la République.
« Nos objectifs sont limpides et républicains. Ils ne vont à l’encontre ni des intérêts nationaux ni des valeurs de paix, de liberté et de justice » clame Roger Cukierman. Et c’est en brandissant le drapeau français et en chantant La Marseillaise qu’à son appel, le 7 avril 2002, deux cent mille Français arpenteront les pavés de Paris et des grandes villes du pays. Lutte contre l’antisémitisme, défense du droit d’Israël à l’existence et à la sécurité, action contre la nucléarisation militaire de l’Iran, mais aussi volonté de voir Jérusalem reconnue comme capitale de l’Etat juif ou encore de voir Israël rejoindre l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Sur la plupart des hommes politiques qu’il a côtoyés aux cours de six années particulièrement denses, l’ancien président du CRIF nous donne un éclairage nouveau et un avis pertinent. Ainsi, parmi bien d’autres, « Lionel Jospin est un homme de cœur, d’une parfaite sincérité. Il n’a malheureusement pas pris la mesure de la gravité de la situation, probablement mal informé. Il est aussi influencé par sa conception d’une France laïque où les différences de religion ou d’origine doivent s’effacer et faire disparaître les tendances communautaristes auxquelles il est allergique », « Nicolas Sarkozy est l’un des rares hommes politiques capables de vous mettre immédiatement à l’aise et de vous donner le sentiment que vous êtes son ami intime…Ses opinions sont tranchées et parfois brutales », Philippe Douste-Blazy « est un homme à multiples facettes, capable de surnager dans les eaux les plus difficiles du monde politique », Bertrand Delanoë « est un homme au contact chaleureux, au tutoiement immédiat et un excellent orateur qui ne lit pas ses discours. Il est à la fois l’ami des juifs et des musulmans ». Jacques Chirac, enfin, avec lequel la relation aura été pour le moins tumultueuse : « Je crois que son goût pour le rôle de leader du tiers-monde l’a amené à être plus proche des idées généralement acceptées à gauche. En résumé, l’homme de cœur l’emporte probablement sur l’homme d’Etat ».
Un témoignage de première main sur six années essentielles de la vie de notre pays, de la communauté juive et d’Israël.
Un cahier de photographies agrémente cet ouvrage d’une excellente qualité dont on ne peut que recommander la lecture

Jean-Pierre Allali

(*) Editions du Moment. Septembre 2008. 276 pages. 19,95 euros.

9.9.08

Un Ministre israélien : "enlever Ahmadinejad"

Source : AFP - Le Figaro

Le ministre israélien des Retraités Rafi Eitan, membre du cabinet de sécurité et ancien agent du Mossad, a proposé aujourd’hui que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad soit enlevé pour être traduit devant la Cour internationale de Justice de la Haye.

"Il faut enlever le président iranien qui tient les mêmes propos qu’Hitler sur la nécessité d’exterminer le peuple d’Israël pour le traduire devant la Cour internationale de la Haye", a affirmé Rafi Eitan à la radio militaire.

"Je pense que le Mossad (les services de renseignements israéliens) a la capacité de le faire, mais ce n’est pas seulement notre affaire, cela concerne le monde entier", a ajouté le ministre.

"Sur l’aspect opérationnel d’une telle opération, je n’ai pas de conseil à donner, je laisse cela aux plus jeunes", a poursuivi Rafi Eitan, 81 ans.

Chef des opérations du Mossad qu’il a rallié dans les années 50, l’agent secret Rafi Eitan avait organisé et participé en mai 1960 à l’audacieuse capture d’Adolf Eichman, à Buenos Aires.

Eichman, l’un des principaux exécutants de la "solution finale", le génocide des juifs perpétré par les nazis durant la seconde guerre mondiale, a été ensuite ramené clandestinement en Israël où il a été jugé, puis condamné à mort et pendu.

AGRESSION ANTISEMITE A PARIS

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Intérieur

La police recommande d’inculper Ehud Olmert

Les trois grands quotidiens israéliens consacrent une place importante à la recommandation faite hier par la police d’inculper le Premier ministre Ehud Olmert de corruption passive, d’abus de confiance, de blanchiment de fonds et de fraude fiscale dans deux affaires : l’affaire Talansky et l’affaire RishonTours. Il revient maintenant au parquet de décider quelle suite donner au dossier.

Le Haaretz reprend et résume le communiqué publié hier par la police et dans lequel elle fait part de ses recommandations au parquet : Dans l’affaire Talansky, M. Olmert est soupçonné d’avoir pendant plusieurs années illégalement reçu des sommes importantes de l’homme d’affaires et leveur de fonds américain Morris Talansky. En échange de ces versements, M. Olmert aurait contribué à promouvoir les affaires commerciales de M. Talansky. La police estime avoir suffisamment de preuves pour inculper le Premier ministre dans cette affaire de corruption passive, d’abus de confiance et de violation de la loi sur le blanchiment de fonds.

Dans l’affaire RishonTours, M. Olmert est soupçonné d’avoir, entre 2002 et 2006, chargé plusieurs établissements publics de couvrir ses frais de déplacement à l’étranger en se faisant rembourser plusieurs fois les mêmes dépenses. Il aurait ensuite utilisé les sommes reçues en double pour financer ses vols privés à l’étranger ainsi que ceux des membres de sa famille. La police estime avoir suffisamment de preuves pour l’inculper dans cette affaire d’abus de confiance et de fraude fiscale.

Dans une troisième affaire, celle du Centre des investissements, M. Olmert est soupçonné d’avoir accordé, lorsqu’il était ministre de l’Industrie (2003-2006), des allégements fiscaux à des usines qui étaient représentées alors par son ancien associé et ami personnel, Me Uri Messer. La police a décidé de ne pas transmettre à ce stade les éléments de cette enquête au parquet, estimant qu’un interrogatoire supplémentaire de M. Olmert est requis avant de pouvoir décider s’il y a suffisamment d’éléments pour l’inculper.

La police a également annoncé avoir suffisamment de preuves pour inculper l’ancienne assistante d’Ehud Olmert, Shula Zaken, de complicité de corruption passive et de blanchiment de fonds dans les affaires Talansky et RishonTours. Quant à Me Ouri Messer, il devrait lui aussi être inculpé dans l’affaire Talansky.

Le parquet s’est refusé hier à commenter les recommandations de la police. Selon des sources au parquet, la décision dans ce dossier devrait être rendue d’ici quelques semaines, probablement après les fêtes juives (fin octobre). Selon le Yediot Aharonot, au ministère de la Justice on estime qu’en fin de compte, le Premier ministre sera inculpé, mais on émet des doutes quant à la validité du chef d’accusation de corruption. « La recommandation d’inculper le Premier ministre de corruption dans l’affaire Talansky me paraît très exagérée », a déclaré un responsable du parquet cité par le journal.

Les conseillers d’Ehud Olmert se sont empressés de réagir aux recommandations de la police, écrit le Haaretz. Son conseiller en communication a déclaré que « la police n’a pas tiré la leçon des affaires passées dans lesquelles elle avait fait de grandes déclarations qui ont fini par se dissiper. Le seul objectif de la police est de faire sa propre promotion auprès de l’opinion publique ».

Les avocats d’Ehud Olmert ont publié un communiqué dans lequel ils affirment « La seule personne légalement habilitée à décider s’il faut inculper le Premier ministre est le Conseiller juridique du gouvernement. C’est sa prérogative et c’est une décision qui est de sa responsabilité. Les recommandations de la police n’ont aucune signification. La police ferait mieux de s’abstenir de s’exprimer sur des sujets qui ne sont ni de ses compétences ni de ses attributions. Rappelons que par le passé, la police a recommandé à trois reprises de faire comparaître en justice un Premier ministre en exercice et que dans aucun de ces trois cas le Conseiller juridique du gouvernement n’a suivi ses recommandations ».

Commentaires :


Olmert sait qu’une inculpation l’attend, écrit Nahum Barnéa, l’éditorialiste du Yediot Aharonot. Le conseiller juridique du gouvernement pourra effacer des chefs d’accusation, corriger et alléger mais il ne pourra pas empêcher l’inculpation. Le chef d’accusation le plus spectaculaire évoqué par la police est celui de corruption passive. Si la contrepartie offerte par Ehud Olmert à Morris Talansky se résume aux trois lettres de recommandation qu’il a écrites, cette accusation paraît bien exagérée. Quoi qu’il en soit, les accusation sont bien assez graves, même sans ce chef d’accusation.

Pour Sima Kadmon du Yediot Aharonot, il est pratiquement impossible que le parquet rejette les recommandations car cela reviendrait à admettre que tout ce qui a été fait jusqu’à présent était une erreur et qu’un Premier ministre a été destitué sans raison valable.

Emmanuel Gross, l’expert juridique du Maariv note qu’un représentant du parquet était présent tout au long des différentes enquêtes et que, de ce fait, les recommandations de la police ont en quelque sorte déjà le soutien du parquet.

Sur le plan juridique, la situation d’Ehud Olmert n’a pratiquement pas changé, écrit Amir Oren dans le Haaretz. Il n’est toujours pas inculpé. Toutefois, sur le plan de la morale politique, il ne peut rester à son poste ne serait-ce qu’une minute supplémentaire. Un Premier ministre dont la police affirme officiellement qu’il a escroqué des organisations caritatives doit se retirer, honteux, et se terrer chez lui.

Jusqu’à présent, Ehud Olmert n’a saisi aucune des occasions qui lui ont été données pour présenter une autre version des faits. Peut-être y parviendra-t-il face aux représentants du parquet, mais ce serait un rebondissement inattendu. Pour l’instant, plus Ehud Olmert s’éloigne du poste de Premier ministre, plus il se rapproche du banc des accusés.

Ari Shavit du Haaretz rend lui hommage au courage de la police qui n’a pas craint de s’en prendre à Ehud Olmert, « le Nixon israélien ». Jamais il n’y avait eu de Premier ministre tel qu’Ehud Olmert et il faut espérer qu’il n’y en aura plus jamais. Ce matin, les citoyens d’Israël peuvent être fiers de ces policiers courageux qui, enfin, sonnent le glas de cette période sombre, écrit-il.

Le gouvernement approuve une loi qui limite la Cour suprême

Le gouvernement a approuvé hier à la majorité de treize voix contre douze un projet de loi soumis par le ministre de la Justice, Daniel Friedmann et qui vise à limiter le pouvoir qu’a la Cour suprême d’annuler des lois votées par la Knesset. A l’heure actuelle, explique le Haaretz, la Cour suprême peut, selon la jurisprudence, annuler toute loi qui serait contraire à une « loi fondamentale ». Le projet de loi prévoit de limiter cette possibilité aux lois qui contrediraient la loi fondamentale sur le respect de l’être humain et sa liberté ou la loi fondamentale sur la liberté d’occupation, deux lois qui protègent plus particulièrement des droits fondamentaux. De même, selon le projet de loi, la Knesset pourra, à la majorité absolue, rétablir des lois annulées par la Cour suprême.

Le nouveau projet de loi a été vivement critiqué par certains juristes qui craignent qu’il ne porte atteinte aux droits fondamentaux protégés par les lois fondamentales. Le ministre de la Justice affirme quant à lui que ce projet de loi renforce la Cour suprême, en inscrivant dans la loi la capacité de la Cour à annuler des lois, tout en rendant sa prééminence à la Knesset. Le journal note que même s’il a été approuvé par le gouvernement, il est peu probable que le projet soit voté en première lecture par la Knesset actuelle et presque impossible qu’il soit approuvé en deuxième et troisième lecture. En effet, hier, cinq ministres du parti Kadima, dont les quatre candidats à la présidence du parti, ont voté contre le projet de loi.

Le débat au conseil des ministres s’est accompagné d’attaques personnelles du Premier ministre contre le président du parti travailliste, Ehud Barak, qu’il a qualifié notamment de « comploteur » et d’« insolent ». Ehud Olmert a accusé M. Barak d’être à l’origine de fuites dans la presse et de violer les accords de coalition. Auparavant, c’est le vice-premier ministre Haïm Ramon qui a accusé le parti travailliste d’avoir violé la règle de base de l’accord de coalition en décidant de destituer le Premier ministre et en votant contre le gouvernement dans lequel il siège. « Le parti travailliste ose encore parler de respect d’accords, il s’agit là du record du monde d’hypocrisie », a déclaré M. Ramon./.

ambassade de france en israel

8.9.08

NOUVELLE AGRESSION ANTISEMITE EN FRANCE

Ils marchaient dans la rue. Ils portaient kippa. Une bande de voyous les a choisis comme cibles, dans le XIXe arrondissement. De jeunes Français juifs ont été agressés. Mais de selon en conditionnels, les médias affichent une méfiance insultante.

Ils retiennent même sérieusement l’hypothèse du hasard. Ce n’est pas écrit ainsi. L’indifférence ou l’ennui poli ne s’expriment pas aussi directement.

« Selon le BNVCA, c'est ce qu'affirme... » Autant d'expressions qui inversent la suspicion. Dans les articles qui font référence à l'agression d'hier ou à des violences antérieures on retrouve la même réserve. Une inhabituelle prudence pour masquer l’incapacité à s’émouvoir… ou pire si affinités ?

Car ce n’est pas l’exigence de rigueur qui dicte la prudence. La rigueur s’est perdue en chemin. Les foules qui exprimaient leur émotion après l’attentant de la rue Copernic ou la profanation de Carpentras ont déserté les rues. L’impensable est devenu banal.

L’atroce mise à mort du jeune Ilan Halimi n’a pas rassemblé notre pays. La faculté de s’émouvoir s’est assoupie, comme la vigilance. Acceptation secrète ?

Des décennies plus tard, ce sont les victimes d’actes antisémites qui inspirent la réticence.

Aveuglement volontaire cherche arguments. Contacter la presse.



Orléans, mars 2005. La maison est "taguée". Le mal perdure.

Le fait est que les agresseurs semblent n’avoir pas prononcé d’insultes antisémites. Le fait est souligné à décharge dans plusieurs communiqués.

Ainsi, lorsque des criminels sont capables du rudiment d’intelligence qui les conduit à se taire en espérant éviter un chef d’inculpation, il faut en conclure que seul le hasard les a fait choisir des gens présentant toutes les caractéristiques du judaïsme pour les agresser sauvagement ?

Suivant cette logique, si les mêmes individus lapident une femme sans l’insulter, on ne saurait qualifier leur comportement de misogyne ? Car ces gens semblent aimer jeter des pierres et nul ne relève que le geste est inhabituel dans notre pays.

Un acte criminel doit-il s’accompagner d’un discours approprié pour être défini ? D’où vient cette étrange idée ? L’absence de vocabulaire de petites brutes fascisantes vient maintenant au secours des réserves journalistiques.

Si le doute doit avoir sa place au cours d’une enquête, lui donner délibérément une telle place n’est plus informer. C’est suggérer, orienter, imposer une interprétation.

En France, des femmes et des hommes sont régulièrement insultés, agressés, quelquefois tués parce qu’ils sont Juifs. Il ne sert à rien de dénoncer un passé criminel si c’est pour s’accommoder d’un présent inacceptable.

Ou alors c’est lui faire jouer un rôle abject : celui d’alibi moral. Ceux qui s’émeuvent des monstruosités de jadis ne sauraient être soupçonnés de complaisance au présent.

D’insultes en agressions, d’amalgames en soupçons, l’indifférence s’est installée. Contre elle, les pouvoirs publics ne peuvent rien. Complicité passive, mais hors champ. Ce n’est pas un délit. Elle tend à faire croire que seule la communauté juive est concernée et il y aurait beaucoup à dire d’un certain emploi du mot communautaire.

L’indifférence quasi générale, quels que soient les arguments dont elle se masque, facilite ces actes. Les rues sont désertes quand de jeunes Français juifs se font agresser. Les rues sont désertes quand la colère et la peine qu’inspirent de tels gestes devraient s’exprimer.

Ceux qui imaginent que l’antisémitisme ne concerne que les Juifs se trompent lourdement. L’antisémitisme touche les Juifs mais ce sont leurs agresseurs qui sont le symptôme de l'affection. Et la malade est notre société.

L’antisémitisme a toujours été le premier symptôme de la déliquescence d’une société. On commence par casser du Juif et on finit par imposer la prière quotidienne en défilant éventuellement au pas de l’oie à travers les pays limitrophes.

La maladie n’est pas toujours mortelle et l’évolution n’est pas inexorable.

Mais on n’a jamais soigné une maladie sans établir un diagnostic exact.

Aujourd’hui, dans le XIXe arrondissement de Paris, des bandes de loubards agressent des Juifs avec un sentiment d’impunité. C’est à partir de ce point que l’on peut, que l’on doit inverser la tendance.

Bernadette Capdevielle © Primo, dimanche 7 septembre 2008

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PRIMO

Tensions Russie / Etats-Unis : Israël en paie les frais


Par Julien Bahloul
pour Guysen International News

Dans un contexte d’escalade verbale avec les Etats-Unis sur le dossier géorgien, la Russie vient d’annoncer son intention d’aider l’Iran dans son programme nucléaire. Annoncé par le Sunday Times, ce programme prévoit l’envoi d’experts nucléaires russes en Iran et la formation de scientifiques iraniens en Russie. Plus inquiétant, des armes russes auraient déjà été livrées à Téheran. Explications.

« La Russie a vendu des armes aux régimes syriens et iraniens. Certaines d’entre elles ont déjà été acheminées aux terroristes du Hezbollah et en Irak ».
Cette annonce inquiétante a été faite par Dick Cheney, Vice Président américain, samedi lors de sa rencontre avec le Président israélien Shimon Pérès en marge d’une conférence économique en Italie.

Il a ajouté que Moscou savait pertinemment qu’en vendant des armes à ces pays, elles arriveraient ensuite entre les mains des terroristes.

Cette fourniture d’armements est d’autant plus inquiétante que, comme le souligne le Président israélien : « l’Iran continue de terroriser la région au nom de l’intégrisme religieux » d’où la nécessité à ses yeux de « trouver une solution alternative au pétrole.
Car aujourd’hui, l’or noir est « le principal bailleur de fond du terrorisme international et de leaders extrémistes tels qu’Ahmadinedjad et Hugo Chavez ».

La décision russe, qui, il y a quelques mois semblait difficile à imaginer, n’est aujourd’hui que l’énième passe d’armes entre les Etats-Unis et la Russie depuis le début de la crise.

D’un côté ce qui ressemble à un bloc occidental composé des Américains, des Européens et d’Israël, de l’autre, confettis d’un empire soviétique déchu, la Russie, l’Iran voir la Chine, le Venezuela et la Syrie.

Comme un air de déjà vu, le Moyen-Orient redevient le théâtre d’une guerre froide pas vraiment terminée.
Cette situation extrêmement tendue est le fruit d’un enchainement rapide d’évènements.

L’histoire commence en août dernier. La Géorgie tente de rétablir depuis plusieurs jours sa souveraineté en Ossétie du sud, province géorgienne rebelle qui cherche à faire sécession.

En parallèle, la Pologne négocie depuis 15 mois avec les Etats-Unis l’installation d’un bouclier antimissile sur son territoire, au grand dam de Moscou.

Le 8 août, la Russie prétextant vouloir porter secours aux détenteurs de la nationalité russe en Ossétie du sud, envoie son armée. Sous ce motif et sans le dire réellement, elle entre en guerre contre la Géorgie.
Lorsque ses chars franchissent la frontière, la Russie viole le territoire géorgien, enfreint les règles internationales et déclare donc implicitement la guerre.

A partir de là, les évènements s’enchainent. L’accord entre les Etats-Unis et la Pologne est signé plus rapidement que prévu le 14 août. La Russie voit d’un très mauvais œil cette présence renforcée des Américains dans des Etats anciennement sous son contrôle.

Alors que la communauté internationale dénonce l’intervention russe et met tout en œuvre pour obtenir un retrait, l’UE et les Etats-Unis envoient des missions humanitaires.

Fin août, le président Medvedev reconnaît l’indépendance de l’Ossétie du sud. Décision immédiatement condamnée par les pays occidentaux. Il enfonce le clou en déclarant le 2 septembre ne plus reconnaître Saakachvili comme chef de l’Etat géorgien et le qualifie de « cadavre politique ».

Le 3 septembre, Dick Cheney entame une tournée de soutien à la Géorgie en Europe de l’est. En retour, Moscou accuse Washington d’entretenir l’instabilité.

Les Etats-Unis tentent de profiter de l’intervention russe et de la crainte qu’elle a suscitée dans les ex-Etats soviétiques pour gagner leur confiance. Le même jour Dick Cheney annonce un milliard de dollars d’aide à la Géorgie.

Le lendemain, lors de sa rencontre avec le Président géorgien, il accuse la Russie de vouloir « modifier les frontières par la force» et déclare que les Etats-Unis soutiennent et « veulent la Géorgie dans l’OTAN ».

Vendredi 5 septembre, en pleine crise politique, Dick Cheney arrive en Ukraine et appelle les dirigeants du pays à « s’unir face à la menace russe » car aux yeux de nombreux analystes, l’Ukraine pourrait-être la prochaine cible de la Russie.
Il propose de soutenir également la candidature ukrainienne à l’OTAN.

Ce week-end, l’arrivée en Mer noire d’un troisième navire de guerre américain, officiellement porteur d’aide humanitaire, fait monter la tension encore d’un cran.

Medvedev déclare : « Le réarmement du régime géorgien continue, y compris sous couvert d'assistance humanitaire. Ils ont envoyé toute une flotte pour fournir l'aide humanitaire. Je me demande comment ils (les Etats-Unis ndlr) réagiraient si nous envoyions de l'aide humanitaire en utilisant notre marine dans des pays des Caraïbes, qui ont été touchés par les récents ouragans ».

En réponse, Cheney depuis l’Italie affirme que « les forces russes ont alimenté et fomenté un conflit interne (...) tué des civils et provoqué l'exode de dizaines de milliers de personnes ».
La Russie avait prévenu qu’elle réagirait à l’arrivée de ce troisième navire. Interrogé sur la nature de cette réaction, le Premier ministre Poutine était resté vague : « Ce ne sera pas une réponse hystérique, mais une réponse viendra…Vous verrez ».

Et la réponse semble donc être l’armement des pays ennemis d’Israël, Etat protégé par les Etats-Unis. Dans une logique belliqueuse de base, où « l’ennemi de mon ennemi devient mon ami », Israël risque de payer les frais d’un conflit auquel il n’était pas réellement mêlé.

Certes, l’Etat hébreu était un important fournisseur d’armes de la Géorgie avant le conflit. Mais, au moins officiellement, les ventes avaient été stoppées au début des combats pour ne pas froisser Moscou.

Ce n’était visiblement pas assez pour Moscou qui offre à Téhéran une opportunité inespérée et à petit prix de faire avancer ses ambitions…

7.9.08

UNE FOIS DE PLUS UNE AGRESSION ANTISEMITE

Il est de bon ton et rassurant de répéter que le nombre d'agressions antisémites a baissé en France.
En chiffres absolus, cela est certainement vrai mais en examinant les chiffres de la population juive et sa répartition géographique sur le territoire national , cette assertion devient totalement inexacte.


En effet, depuis quelques années les démographes ont constaté une baisse continue de la population juive (environ 25 %, liée à une baisse de la natalité mais aussi et surtout à l'émigration ) et une migration des communes où règne la violence vers des communes ou des secteurs plus calmes, comme le 12e ou le 17e arrondissements de Paris.
( Mr Ghozlan, le president du BNVCA cite le chiffre de 10 000 JUIFS ayant quitté les banlieues de Paris )

Dans certaines communes, il y a donc moins d'agressions antisémites parce qu'il y a moins de juifs mais là où le juif est visible ( présence d'écoles, de centres communautaires, jeunes portant la kippa, période de fêtes hébraïques) les services de protection de la communauté constatent une hausse constante des agressions.

Faut-il le rappeler seules les synagogues et les écoles juives ont un policier devant la porte.

En dépit de tous les efforts des services de police, nous constatons l'échec récurrent des mesures prises et le développement des agressions ( 60 agressions par jour dans le seul arrondissement parisien où monsieur Madec est le maire)
Tout le monde semble aujourd'hui mettre en cause la politique communautariste du maire Roger Madec qui refuse obstinément de prendre ses responsabilités et persiste à rejeter la faute sur les services de police ou de prétendues confrontations communautaires

Dans le 19e arrondissement , la police a répertorié 1200 jeunes coupables de violences et très souvent d'agressions antisémites, contre une trentaine de jeunes juifs connus pour des actes d'incivilité.

A la lumière de ces chiffres « officieux » , nous devons interpeller monsieur Madec et lui demander comment peut-il encore soutenir le mythe des prétendues confrontations intercommunautaires ?

1200 racailles sévissent et font régner la terreur dans le 19e
1200 ordures qu'il faut jeter en prison ou expulser du territoire national.
1200 familles dont il faut immédiatement mettre en demeure de tenir leurs rejetons et en cas de refus obtenir leur mise sous tutelle.

Les services sociaux, les directeurs des collèges et les éducateurs du service de protection de la jeunesse doivent impérativement convoquer les parents des agresseurs et les mobiliser pour que cesse cette vague de violence antisémite

Nouvelle agression à caractère antisémite dans le 19ème arrondissement de Paris

AP -nouvelobs

Le Bureau national de lutte contre l'antisémitisme et l'Union des étudiants juifs de France ont réagi à une agression à caractère antisémite qui a eu lieu samedi vers 18h30 dans le 19ème arrondissement de Paris, à l'endroit même où un jeune avait déjà été agressé au mois d'octobre.

Une bande de cinq jeunes de diverses origines s'en serait pris à trois jeunes Juifs pratiquants identifiables à leur kippa, rue Petit, à proximité du parc des Buttes Chaumont. Selon Raphaël Haddad, président de l'Union des étudiants juifs de France, qui a rencontré l'une des victimes, seul ce signe religieux a déclenché l'incident.

"Le plus costaud des trois a traversé pour affronter ses agresseurs après avoir reçu un caillou", selon Raphaël Haddad. Il a été frappé, puis les deux autres également quand ils l'ont rejoint. Les victimes présentent des fractures au nez, des contusions au visage. L'une des victimes a été hospitalisée et a nécessité 8 points de suture.

Plainte a été déposée au service spécialisé de la police judiciaire au commissariat du 10e arrondissement, rue Louis Blanc, de même source.

Les deux associations avaient exprimé à la municipalité du 19e et au maire Roger Madec leurs inquiétudes. Pour l'UEJF, elles n'ont pas été entendues. "Nous réclamons une mobilisation des élus et acteurs locaux, la mise en place d'actions concrètes et bien sûr l'arrestation des coupables" indique l'association dans un communiqué. AP

Plainte de 3 jeunes gens affirmant avoir été victimes d'une agression antisémite

AFP-LE MONDE

Trois jeunes juifs, dont certains portaient une kippa, ont déposé plainte vendredi soir après avoir été victimes d'une agression "à caractère antisémite", selon eux, dans le XIXe arrondissement de Paris, a déclaré à l'AFP le président des étudiants juifs de France, Raphaël Haddad.


La police a confirmé que trois jeunes juifs avaient "été légèrement blessés" et précisé que l'affaire avait commencé par des jets de pierre sans se prononcer sur le caractère antisémite de ces violences.


"Le parquet a saisi la 2e division de la police judiciaire avant le dépôt de la plainte" a ajouté la porte-parole de la préfecture de police de Paris, Marie Lajus.

Selon M. Haddad, les victimes âgées de 17 et 18 ans, ont été agressées par une dizaine de personnes qui les ont frappé au visage à coups de poings. Le plus jeune a de nombreux bleus au visage. Les deux autres ont le nez cassé. Un d'entre-eux a une ITT (Incapacité temporaire totale) de 3 jours. Ils ont reçu des soins à l'hôpital avant de déposer plainte au commissariat du Xe arrondissement et de rentrer chez eux.

Selon M.Haddad, les agresseurs sont des gens du quartier.

L'aggression s'est produite rue Petit, non loin du square où un jeune juif, Ruddy, 17 ans avait été roué de coups le 21 juin dernier.

Deux jeunes gens soupçonnés d'avoir participé à cette agression contre Ruddy ont, depuis, été mis en examen pour "tentative de meurtre et violence en réunion aggravées par leur caractère antisémite", des chefs passibles de la réclusion criminelle à perpétuité, et écroués.

5.9.08

RAMADAN, JUSTICE ET BONNES AFFAIRES

Le Ramadan fait obligation aux musulmans de jeûner du lever au coucher du soleil et de s’abstenir de relations sexuelles.

Fidélisation de la clientèle

Cette obligation fait partie des 5 piliers de la foi, comme le pèlerinage à la Mecque et les 5 prières par jour. En ce qui concerne le pèlerinage, on sait la joie et l’émotion des pèlerins qui peuvent ainsi, certains pour la seule fois de leur vie, contempler le lieu de naissance de leur religion.

Mais on sait aussi le gigantesque marché que cela représente pour les organisateurs de voyage, les vendeurs de toute sorte. Sans compter l’apport en devises à l’Arabie Saoudite.

Pour la société Nokia, c’est désormais l’occasion d’offrir un peu plus de services. Elle vient de lancer une série d’applications pour ses téléphones. Ces services sont téléchargeables sur un site dédié. Que les musulmans se rassurent, tout le contenu a été approuvé par la mosquée Al-Azhar.

Sur son portable, le musulman pratiquant peut désormais visualiser les mosquées et autres lieux de culte. Il peut écouter des chants sacrés, les sermons d’un Sheikh. Le portable ne prépare pas le thé à la menthe mais il a la délicatesse de sonner à l’heure de la prière.

Nokia précise bien que ces services sont gratuits. Mais il ne faut pas être grand clerc pour deviner l’intention commerciale, la fidélisation d’une immense clientèle sous couvert de religion.

Si Nokia voulait être fidèle à cette démarche, la société devrait reverser le produit des ventes de téléphones à une œuvre humanitaire. Mais le directeur du marketing n'a pas encore précisé ses intentions.

Bonne administration de la justice

Dans un tout autre domaine, émoi au Palais de justice de Rennes et soubresauts dans les médias pour une grande première: une religion se mêle d'instituer des jurisprudences dans un pays laïc.

Un magistrat rennais aurait accepté le report pour cause de « ramadan » d’un procès d’assises concernant des braquages. C’est Libération qui soulève le lièvre.

Le motif évoqué : le jeûne du ramadan fragiliserait l’accusé qui passerait des journées entière dans l’enceinte du Palais de Justice sans pouvoir se restaurer.

Cet argument, soulevé par deux avocats, est défendu avec un brin de mauvaise foi par l’un d’entre eux au micro de France Inter : les tribunaux ne fonctionnant pas le jeudi de l’Ascension, à Pâques, Noël et à l’Assomption, pourquoi ne pas respecter la foi musulmane ?

Le Parquet a aussitôt démenti les affirmations.

"En aucune façon, le motif du ramadan n'a été retenu. Ce serait contraire à tous les principes républicains de laïcité", a affirmé le procureur général Léonard Bernard de la Gatinais, lors d'une conférence de presse.

Le magistrat a expliqué ne pas s'être opposé au renvoi du procès, qui devait s'ouvrir le 16 septembre, au regard d'autres éléments du dossier.

"Ils peuvent se cacher derrière ce qu'ils veulent parce qu'il y a le feu, mais tout le monde sait que c'est l'affaire du ramadan qui a bloqué le procès", a rétorqué Me Pierre Abegg, l'un des avocats des parties civiles, interrogé par Associated Press.

Raison principale ou non, ce fait divers met en lumière une particularité observée depuis longtemps dans les entreprises, les administrations et à l’Education Nationale. Le mois du Ramadan représente un mois record pour le taux d’absentéisme.

Bien sûr, pour préserver la paix sociale, les contrôles des certificats médicaux de complaisance sont quelque peu allégés.

Le malheur est que cette exception cultuelle légitime toute une série de demandes d’une partie des autorités musulmanes (l’UOIF, pour ne pas la nommer), à commencer par le voile.

Ces avocats irresponsables qui ont accédé à la requête de leur client savent-ils que, même durant le Ramadan, on décapite en Arabie Saoudite ? Les vendeurs de brut s’arrêtent-ils de commercer avec leurs clients pendant un mois ?

Parce qu’un braqueur lâche refuse d’assumer la responsabilité de ses actes, tout l’appareil judiciaire se retrouve bloqué jusqu’au mois de Février.

Où a-t-il vu, cet avocat benêt, que les administrations françaises ferment leurs portes durant le carême ?

L'espace public est maintenant largement ouvert.

Peu importe la véritable raison qui a suscité le report de ce procès, le simple fait que l’on puisse évoquer cette excuse sans rougir de honte dans notre pays en dit long sur le lent grignotage des institutions, sur l’état d’un pays qui s’aplatit de plus en plus devant le relativisme culturel.

Le fait est que, désormais, le Ramadan est devenu, par la faute de ces imbéciles, une réalité incontournable de la sphère publique alors qu’il aurait toujours dû rester une affaire privée.

Si un musulman décide, de sa propre initiative, de respecter le Ramadan, et donc de sacrifier à son dieu quelques plaisirs de la table, il doit en assumer toute les conséquences. Le travailleur doit respecter son contrat de travail. Le jeune doit aller à l’école. Personne ne peux faire porter à la société entière les conséquences d’un choix personnel.

Quant à savoir si ces différentes obligations religieuses font plaisir à Dieu, il n’est que d’écouter un peu ces paroles écrites il y a plus de 2800 ans, paroles qui valent pour les religions du monde entier :

« Je hais, je méprise vos fêtes je ne peux pas sentir vos assemblées. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je n’y prends aucun plaisir. Les veaux engraissés que vous sacrifiez en actions de grâce, je ne les regarde pas. Eloigne de moi le bruit de tes cantiques, je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que la droiture soit comme un courant d’eau et la justice comme un fleuve qui jamais ne tarit ».

Gageons qu’en parlant de justice, ce texte ne parle pas du Tribunal de Rennes, ni du reste des chants gracieusement mis à disposition par Nokia. Ce sont les paroles d’un vieux prophète. Il s’appelait Amos. C’était un berger qui vivait au temps de Joas, roi d’Israël.

Il était originaire de Thékoa, au sud de Jérusalem, aujourd’hui revendiqué par l’Autorité Palestinienne.

Ah, ces Juifs… déjà colons il y a 2800 ans !

Personne ne l'avait souligné mais peut-être cela tient-il au fait que l'Histoire ne fait pas bon ménage avec l'islam militant.

Ainsi les pays arabo-musulmans ont-ils obtenu de l'Unesco, par le seul poids de leur nombre, que Jérusalem soit nommée capitale de la culture... arabe en 2009. Arabe, vous avez dit bizarre ?

Loin de nous l'idée de confondre arabe et musulmans, les premiers parlant une langue commune et les seconds partageant une foi. Cependant, au plan de la culture, les recouvrements sont courants et, concernant Jérusalem, ils sont absolus.

En effet, Jérusalem ne peut se targuer du titre de capitale de la culture arabe que si on lui accorde le douteux "troisième lieu saint de l'islam" selon une formule éprouvée du chapitre "pédagogie de la répétition".

Troisième lieu saint de l'islam, une ville qui n'est pas citée une seule fois dans le Coran ? Ben oui, mon cher Watson, dans un rêve, Mahomet s'est envolé sur sa monture magique depuis "la mosquée lointaine".

Lointaine par rapport à quoi ? A La Mecque, certainement, puisque c'est LE lieu saint de l'islam. Et si l'on veut prouver que "la lointaine" est Jérusalem, il suffit de le dire en oubliant toutes les autres qui auraient tout aussi bien pu faire l'affaire. Après tout, il s'agit d'un rêve!

Le rêve de ceux qui utilisent l'Onu et l'Unesco comme outil pour faire oublier qu'ils asservissent leur peuple en portant l'attention sur le "c'estlafauteauxjuifs", c'est de faire oublier au monde que Jérusalem est citée plus de 600 fois dans la Bible et qu'on ne peut pas y creuser une tranchée de voirie sans tomber sur un vestige archéologique attestant la présence et la spiritualité des Hébreux.

Et alors? Qu'importe les faits pourvu qu'on ait l'ivresse de la propagande !

Si l'Unesco n'élève pas Jérusalem au rang de capitale culturelle juive, ce n'est pas parce que les pays arabo-musulmans et non alignés y obtiennent une majorité automatique, bien sûr. C'est par étourderie, par lapsus, par ignorance...

Nous verrons combien de nos preux journalistes hexagonaux relèveront l'incongruité...

Pierre Lefebvre & Liliane Messika

Primo

ISRAEL : LES KIDON EN ACTION

Histoire : l’opération « Printemps des jeunes »

par Cecile Pilverdier


L’opération « Printemps des jeunes », est une opération des forces de Tsahal qui a eu lieu dans la nuit du 9 au 10 avril 1973, dont le but était d’abattre plusieurs chefs de l’organisation de l’OLP. C’est une des opérations parmi les plus audacieuses jamais réalisées par Tsahal et le Mossad.

Cette opération a été la réplique à la vague d’actes terroristes palestiniens, avec à leur tête l’organisation « Septembre noir ». Les informations nécessaires à l’opération avaient été obtenues par des agents du Mossad qui avaient été envoyés au Liban. Le colonel Emmanuel Shaked était le chef de l’opération. Les soldats étaient des parachutistes, membres du commando marin et de l’unité d’élite de l’état-major.

Le but principal de cette opération fut la suppression des trois chefs de l’OLP : Mohamed Youssouf El Najjar, qui avait planifié l’assassinat des sportifs israéliens aux Jeux Olympiques de Munich en 1972, second de Yasser Arafat, Kamel Boutros Nasser, le porte-parole de l’OLP et enfin Kamel Adouan, un des commandants de l’organisation « Septembre noir » et cerveau des actions terroristes en Israël.

Les bateaux de la marine amenèrent les combattants au port de Beyrouth, de là ils furent débarqués sur la plage avec des canots pneumatiques du commando marin. Puis, habillés en civil, ils montèrent dans des véhicules à immatriculation libanaise et, conduits par des gens du Mossad, ils arrivèrent jusqu’à leurs différentes destinations. L’opération de « liquidation » des personnalités palestiniennes incombait à l’unité d’élite de l’état-major. Quatre des combattants, dont Ehud Barak (qui était à l’époque colonel) et Amiram Levin, étaient habillés en femme.

Avant la fin de l’opération, des forces de la police libanaise étant arrivées sur place, les combattants se sont alors empressés de partir en direction du port, oubliant presque un de leur camarade, Yona Netanyahu (le frère de Binyamin Netanyahu qui sera tué lors de l’opération Entebbe en 1976). Outre un combattant qui a été blessé légèrement aux jambes, la liquidation des trois chefs de l’OLP a été réalisée sans perte du côté israélien.

Une autre mission était d’attaquer la base de commandement de l’Organisation Démocratique de Libération de la Palestine. Les combattants sous le commandement d’ Amnon Lipkin Shahak ont été découverts dès le début de l’opération et ils ont dû affronter une forte résistance de la part des Palestiniens. Deux soldats ont été tués et d’autres blessés, Shahak a cependant réussi à mener à bien l’opération et le bâtiment fut miné et détruit. Pour cette action de bravoure il fut décoré. Selon Tsahal, près de cinquante terroristes ont été tués.

Parallèlement à ces deux missions, les forces de Tsahal ont aussi détruit une fabrique de mines dans le port de Beyrouth, et une autre, de l’organisation du Fatah ainsi que quelques-uns de ses bureaux. Le but principal était de faire divergence pour permettre aux commandos de réaliser les deux premières missions.
Contrairement à la politique d’Israël de nier sa responsabilité dans les liquidations réalisées par le Mossad ou les commandos spéciaux de Tsahal, l’État hébreu a officiellement revendiqué cette série d’opérations.

Un echo d'israel

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Diplomatie

La Syrie "exige" l'évacuation totale du Golan

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Moualem, a déclaré lors d’un entretien accordé au journal arabe qui paraît à Londres, Al Khayat, et publié dans son édition de vendredi, que son pays n’acceptera aucun compromis sur la profondeur de l’évacuation israélienne du plateau du Golan .
«Le retour jusqu’à la ligne du 4 juin 67», autrement dit celle d’avant le déclenchement de la guerre des Six jours, «ne constitue pas une question, mais la base et le commencement des négociations directes entre la Syrie et Israël».
Selon lui, le prochain cycle de pourparlers indirects entre les deux pays – le cinquième depuis le début du processus diplomatique – sera «fondamental», et confirmera cette «exigence syrienne».

Sécurité

Nassrallah veut poursuivre la lutte armée contre Israël

Le Secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nassrallah, a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi, sur la chaîne de télévision Al-Manar, que les milices chiites pro-iraniennes dont il est à la tête sont «toujours en guerre» contre l’Etat hébreu.
Selon lui, même si les Fermes de Shabaa sont «restituées» au Liban, le «combat contre l’entité sioniste» ne cessera pas pour autant : «Nous n’avons jamais utilisé la région de Shabaa comme un prétexte nous permettant de conserver notre statut d’organisation militaire», a-t-il notamment déclaré, avant d’ajouter : «Nous n’accepterons pas de nous laisser déposséder de nos armes, et quiconque tentera de le faire échouera».

Monde arabo-musulman

Indignation au Maroc

Mohammed Abed Alrahman Almaharaoui, un des principaux théologiens sunnites marocains, a suscité l’indignation des associations locales de défense des droits de l’enfant, de militantes féministes et de plusieurs personnalités publiques, après avoir autorisé, au nom de la charia (loi islamique), le mariage des petites filles musulmanes à partir de l’âge de sept ans.
Selon un avocat de Casablanca, dont les propos ont été rapportés dans l’édition de vendredi du quotidien arabe Al Quds al-Arabia, cette «opinion constitue une atteinte extrêmement grave au bien-être des filles mineures, et altère profondément l’image de l’islam».
L’organe de l’Union socialiste marocaine a pour sa part estimé qu’une telle position est de nature à «détourner la religion pour la placer au service d’intérêts scandaleusement immoraux, qui ne tiennent aucun compte du développement naturel de l’enfant, et encouragent des pratiques qui s’apparentent au viol et à la pédophilie».

israel infos

4.9.08

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Coup de jeune au Likoud
Le Flash info du Jerusalem Post édition française

Le chef du Likoud, Binyamin Netanyahou, aimerait voir un certain nombre de figures publiques rejoindre sa liste en vue d’élections législatives anticipées. Il est notamment intéressé par l’adhésion d’anciens généraux de l’armée, dont Moshé Ayalon, Ouzi Dayan et Yossi Peled, en plus de l’ancien commissaire de police Assaf Hefetz, l’ancienne star du basketball Tal Brody ainsi que Yaïr Shamir, homme d’affaires influent et fils de l’ancien Premier ministre Yitzhak Shamir.

"Chaque parlementaire doit être choisi par le peuple et pas nommé à l’avance. La principale caractéristique du Likoud est précisément de croire en la démocratie. Je sais que cela favorisera certainement l’élection du chef du parti d’inclure de nouveaux noms de marque mais nous ne pouvons pas changer le système", a déclaré le député Reuven Rivlin.

SECURITE

Tsahal : retour sur 60 ans de renseignement

Mercredi soir, les services de renseignement de l’armée fêteront leur 60e année d’existence lors d’une cérémonie à Latroun. Seront présents le général Youval Halamish - chef du service en question -, le chef d’état-major Gabi Ashkénazi, le ministre de la Défense Ehoud Barak et le président Shimon Peres.

Selon le général, l’un des plus grands défis du renseignement aujourd’hui est de retenir les officiers qualifiés de plus en plus attirés par le secteur privé. Un autre est de trouver des agents capables de parler l’arabe ou le persan. "Nous avons besoin de ces gens parce que nous devons pouvoir comprendre les mots de nos ennemis", a-t-il précisé.

Les maisons de terroristes restent intactes

La Cour suprême est intervenue mardi pour interdire temporairement la destruction de la maison du terroriste responsable de la mort de huit étudiants de la yeshiva Mercaz Harav en mars dernier.

Après avoir consulté l’état-major, le Shin Bet (services de sécurité israéliens) et la police, le ministre de la Défense Ehoud Barak avait ordonné à l’armée il y a un mois d’entamer le processus de démolition de la maison d’Ala Abou Dhaim à Jérusalem-Est. Le terroriste avait été tué après la fusillade.

MOYEN-ORIENT

Le Hamas dément l’exil forcé de Meshaal

Annoncé hier par le quotidien koweitien Al-Rai, le départ au Soudan de Khaled Meshaal, chef du Hamas vivant aujourd’hui en Syrie, a été démenti par le mouvement islamiste. Le journal, citant des sources palestiniennes, laissait entendre que Meshaal avait quitté Damas à la demande du gouvernement.

Un responsable de la diplomatie israélienne, doutant sérieusement des allégations du journal koweïtien, a néanmoins estimé que le départ de Meshaal de la capitale syrienne marquerait un tournant dans les relations entre les deux pays.

Assad : "la paix est possible"

A la veille de la visite du président français mercredi à Damas, le président syrien Bashar el-Assad a déclaré qu’il existait "une possibilité de paix" avec Israël grâce aux négociations indirectes menées depuis plusieurs mois entre les deux pays par l’intermédiaire de la Turquie.

En recevant Nicolas Sarkozy, la Syrie rompt avec plusieurs années d’isolement diplomatique. Au menu des discussions : l’Iran, le conflit en Géorgie, les négociations indirectes avec Israël et le Liban. Les responsables israéliens attendent également de Nicolas Sarkozy qu’il mentionne le sort du soldat Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis plus de deux ans.

Concernant une éventuelle attaque israélienne contre l’Iran, liée à la question du nucléaire, le président syrien a estimé qu’Israël pourrait tenter de lancer des attaques contre l’Iran, mais aussi contre le Liban et la Syrie. Une telle initiative aurait des "résultats catastrophiques", a-t-il souligné.

INTERNATIONAL

Tentative d’assassinat au Pakistan

Le Premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, a survécu à une tentative d’assassinat mercredi. Selon plusieurs sources officielles, Raza Gilani n’a pas été blessé et a immédiatement été transporté en lieu.

L’incident ne fait qu’accroître les tensions locales, au moment où le gouvernement fraîchement formé s’est engagé à intensifier ses opérations contre les militants islamiques - après s’être débarrassé du président et grand allié des Etats-Unis, Pervez Mousharraf.

Il s’agit du deuxième incident de ce genre en très peu de temps. En effet, des coups de feu ont été tirés la semaine dernière en direction de la voiture de la diplomate américaine, Lynne Tracy, tandis qu’elle se rendait à son bureau à Peshawar. L’événement n’a fait aucun blessé.

SOCIETE

Nouvelle tragédie domestique

Regina Kruchkov, jeune femme de 31 ans, a été arrêtée mardi soir pour avoir noyé son fils de 4 ans, Michael, dans la baignoire de sa maison de Tel-Aviv.

Les enquêteurs ont reçu un appel téléphonique à 22h30, mardi, d’une femme murmurant "J’ai tué mon fils" avant de raccrocher. La mère de l’enfant a immédiatement avoué avoir noyé son fils.

L’assistante sociale de la famille, Sandra Kulyuk, a affirmé que Kruchkov semblait de plus en plus inquiète pour son fils, qui souffrait d’un léger handicap mental. "Elle était un mère dévouée (...). Peut-être qu’elle ne voulait pas qu’il souffre."

Ronnie Ron bientôt inculpé

Les recherches ont repris mercredi sur les rives du fleuve Yarkon pour retrouver le corps de la petite Rose Pizem, alors que les autorités s’apprêtent à inculper Ronnie Ron du meurtre de sa petite-fille.

D’après le professeur Emmanuel Gross de l’Université de Haïfa, expert en droit criminel, la cour peut juger Ron coupable de la mort de sa petite-fille malgré l’absence du corps. En Israël, "on peut condamner quelqu’un pour homicide sur la base d’aveux accordés en dehors du tribunal", a-t-il expliqué.

Les autorités sont de plus en plus méfiantes vis-à-vis des déclarations du grand-père. Selon la police, l’homme est peut-être conscient que retrouver le corps de Rose viendrait contredire les allégations de meurtre sous l’emprise de la folie et indiquerait qu’il y a eu meurtre avec préméditation.

MONDE JUIF

Différends religieux à Katamon

Quelques dizaines de résidents modernes orthodoxes des quartiers Katamonim de Jérusalem ont manifesté mardi, se plaignant du fait que l’unique école primaire du quartier est à dominance haredi - bien que la majorité des résidents se déclarent modernes orthodoxes ou laïcs.

La dispute vient à la suite d’une série de manifestations dues à une présence croissante de haredim dans des quartiers non orthodoxes de la capitale. La municipalité de Jérusalem a déclaré qu’elle avait noté les requêtes de plusieurs parents d’élèves de Katamon et qu’elle pourrait éventuellement ouvrir une école religieuse publique dans ce quartier, en fonction de la demande.

3.9.08

UNESCO: "Jérusalem, capitale de la culture arabe" pour 2009!

par Shraga Blum
AROUTS SHEVA


L'UNESCO, organe culturel des Nations-Unies, vient de prendre une décision hautement symbolique et lourde de signification, en décrétant Jérusalem comme "capitale de la culture arabe" pour l'année 2009. Cette nouvelle a été accueillie avec joie chez les Arabes israéliens et dans l'Autorité palestinienne, qui ont annoncé leur intention de "profiter de chaque manifestation qui aura lieu pour en faire un grand moment médiatique. afin de lutter contre l'occupation et la judaïsation de la ville par Israël".


Cette distinction de "Capitale culturelle arabe" est une initiative du groupe des pays arabes à l'UNESCO depuis 1996, et, conséquence directe de l'impérialisme arabo-musulman, plusieurs villes ont déjà été couronnées de ce "glorieux titre" de capitale: Alger, Damas, Khartoum, Le Caire, Tunis, Amman ou Beyrouth. (En attendant Paris, Londres, Bruxelles ou Madrid...)

Dans les organisations arabes israéliennes, on échafaude déjà avec ferveur des plans et des programmes pour l'année 2009, mais on se demande aussi comment Israël va réagir. Selon Amir Mah'oul, Président de l'Organisation faîtière des Associations Arabes Israéliennes, et délégué auprès de l'Autorité Palestinienne, "il ne fait aucun doute qu'Israël va tout faire pour saboter ou en tous cas mettre des bâtons dans les roues de cette initiative."

Mah'oul est clair sur les intentions de ceux qui organiseront les divers événements: "Il va s'agir de montrer au monde et de condamner l'occupation israélienne, plus encore que de mettre en valeur les aspects culturels ou historiques arabes de la ville". Mah'oul rajoute encore une sentence qui devrait mobiliser la population israélienne: "Durant cette année, nous allons mettre en avant Jérusalem comme capitale arabe et palestinienne sous occupation, et Israël doit savoir qu'à chaque fois qu'il y a une lutte pour Jérusalem, ils est perdant".

Le choix de Jérusalem n'est pas fortuit, au vu du contexte proche-oriental et des négociations en cours entre Israéliens et Palestiniens. Si Israël n'entreprend pas des mesures concrètes pour mettre en évidence la valeur de Jérusalem pour le peuple juif, particulièrement durant l'année 2009, cette année risque d'être très néfaste concernant la souveraineté juive sur notre capitale.

Il ne suffit plus de répéter dans les discours publics "que Jérusalem est la capitale indivisible d'Israël et du peuple juif", il faut maintenant des actes.

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Diplomatie

Négociations directes entre Israël et la Syrie ?

Le président syrien Bachar al-Assad a déclaré, lors d’un entretien qu’il a accordé à des journalistes français, dans la nuit de mardi à mercredi, que Jérusalem et Damas «étudient actuellement la possibilité de passer au stade des négociations directes», alors que depuis la reprise du processus diplomatique entre les deux pays, les pourparlers ont été rendus possibles grâce à l’intervention de médiateurs turcs.
Le chef du régime baasiste a néanmoins précisé qu’il y a «encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre notre objectif, qui est celui de la signature d’une paix juste».
Interrogé sur les risques de guerre dans la région, Assad a estimé que l’instauration d’une ère nouvelle, pacifiée, et permettant à «tous les peuples du Moyen-Orient d’obtenir les droits légitimes qu’ils réclament», reste incertaine, car selon lui, l’Etat hébreu «est toujours susceptible de tenter d’attaquer la République islamique d’Iran, le Liban ou la Syrie».


Société
24 arrestations dans le sud

Les agents de la brigade des stupéfiants, responsables de la zone du Néguev, ont lancé une vaste opération, durant la nuit de mardi à mercredi, visant à démanteler des réseaux opérant dans le sud du pays, où des passeurs bédouins venus du Sinaï, auxquels les gardes frontières égyptiens ont «déclaré la guerre», selon un récent communiqué du Caire, «alimentent en drogues diverses» les grandes villes israéliennes de la région.
Vingt quatre personnes, parmi lesquelles deux mineurs, ont ainsi été appréhendées à Beer Shéva et à Ofakim, avant d'être placées en garde à vue et interrogées. .
Selon la presse locale, c’est un indicateur, se faisant passer pour un revendeur, et ayant «gagné la confiance» des principaux trafiquants du secteur, qui a permis ces nombreuses arrestations.


Retrait israélien des Fermes de Shabaa ?

Selon une information diffusée mardi matin par plusieurs médias arabes, l’Etat hébreu est prêt à évacuer les Fermes de Shabaa, secteur considéré par le Hezbollah comme «territoire occupé», ainsi que la zone nord du village de Rajar, situé à la frontière internationalement reconnue avec le Liban, où Tsahal assure la sécurité jusqu’à aujourd’hui.


Sécurité
Manoeuvres iraniennes


Nouvelle démonstration de force du régime des mollahs : le chef de l'armée iranienne, le général Atallah Salahi, a annoncé, mardi après-midi, que de vastes manœuvres seront effectuées durant le mois du ramadan.


Justice
Arrestation de Ben-Gvir et Marzel

Des militants d’un groupuscule d’extrême droite, «Le Front Juif», que dirigent notamment deux activistes bien connus des services de sécurité, Itamar Ben-Gvir et Barouch Marzel, ont été empêchés, par la police israélienne, de se rendre dans le quartier arabe de Beith Safafa, au sud de Jérusalem, pour y «accrocher un drapeau israélien» sur la façade de l’école primaire locale, à la place de celui qui a été arraché et brûlé par des inconnus, dans la nuit de samedi à dimanche.


Autorité palestinienne
Démenti du Hamas

Selon plusieurs informations diffusées mardi matin par les médias koweitiens, et reprises dans la presse internationale, Khaled Mashaal, le leader de la «branche politique du Hamas», jusqu’à présent «en exil à Damas», vient de quitter la Syrie pour le Soudan.


Social
"Grève subite" au port d'Ashdod

Les médias israéliens ont annoncé mardi, en début d’après-midi, que de nombreux employés du port d’Ashdod ont «subitement cessé de travailler», pour se mettre en grève, et prendre la direction de Jérusalem, afin d'y organiser une manifestation visant à exiger de meilleures conditions de travail.

Société
Assassinat de Rose

Alors que les recherches du corps de Rose - la petite fille âgée de quatre ans et demi dont le grand-père, Roni Ron, a reconnu être l’assassin - se poursuivent depuis déjà trois semaines, les enquêteurs font montre de pessimisme.


Monde arabo-musulman
Les autorités iraniennes contre Al-Arabia

Les responsables du quotidien saoudien Al-Arabia ont annoncé, mardi soir, que leur correspondant à Téhéran, Hassan Faess, a été déclaré "personnalité indésirable" par les autorités iraniennes, lesquelles ont décidé de "boycotter" le journaliste, en ne lui accordant plus "aucune facilité de travail".


Le Hezbollah abat un hélicoptère libanais

Selon des sources émanant des milieux anti-syriens de Beyrouth, et diffusées par les médias locaux mardi matin, le responsable de la tentative de destruction d’un hélicoptère de l’armée libanaise, qui a eu lieu la semaine dernière, est un activiste du Hezbollah, âgé de vingt ans, originaire d’un village du sud du pays, et membre de «l’Unité spéciale de combat», considérée comme un des groupes d’élite du Parti de Dieu de Hassan Nassrallah.


Nouvelles brèves
Israël

Société : Les parents de Guilad Shalit, le soldat israélien toujours détenu par le Hamas, espèrent que le président français, Nicolas Sarkozy, interviendra auprès du gouvernement syrien en faveur de leur fils, qui est de nationalité française, lors de sa visite demain à Damas.


Nouvelles brèves, International
Monde,

IRAN
: Le gouvernement iranien a acheté plus de 70.000 systèmes de défense à une entreprise israélienne par l'intermédiaire d'une de ses filiales en Chine. Selon les propriétaires de Sonar, Téhéran ignore sans doute que ces dispositifs, d'un montant de 35 millions de dollars, sont issus de la technologie israélienne.

2.9.08

L'ISLAM RADICAL

L'Europe: nouveau berceau de l'Islam radical ?

Un reportage de Malik Aït Aoudia

Pour certains musulmans, la réponse est clairement non. Pour eux , il ne s'agit pas de moderniser l'islam mais d'islamiser la modernité . C'est le discours que tiennent les Frères musulmans, un mouvement fondamentaliste né en Egypte en 1928 mais qui a aujourd'hui des ramifications et des partisans en Europe.

Cette enquête inédite nous conduit dans les coulisses de l'organisation. Elle a été pour l'essentiel réalisée dans le Nord de la France où les " Frères " sont particulièrement actifs : prêches dans les mosquées, récoltes de fonds et même une école pour former de jeunes imans à un Islam rigoriste.

Ces musulmans rigoristes n'hésitent pas à opposer Fatima, gardienne des valeurs de l'Islam, à Marianne, symbole des valeurs de la République. La question posée est donc : l'Islam prôné par ces Frères de France est-il compatible avec la démocratie ?
.
< Source >
http://www.bivouac-id.com/forum/viewtopic.php?t=5920

Pour voir la vidéo
CLIQUER ICI

ENQUETE OUVERTE CONTRE EUROPALESTINE

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/09/02/01016-20080902ARTFIG00013-enquete-ouverte-contre-europalestine-.php

Une association de défense des militaires a porté plainte contre EuroPalestine pour «apologie de meurtre» et «injure envers l'armée française».

Une enquête est en cours au ministère de l'Intérieur après l'appel sur le site Internet de l'association propalestinienne EuroPalestine à «la multiplication des embuscades » visant les soldats français engagés en Afghanistan.

Vendredi, l'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) a porté plainte pour «apologie de meurtre » et «injure envers l'armée française », qualifiant d'«abject » l'article publié le 20 août par EuroPalestine. Dans ce texte, le groupe de militants connu pour avoir présenté sa propre liste aux dernières élections européennes et soutenu l'humoriste Dieudonné évoque «une sale guerre », un «sale métier» et «des embuscades bien montées ».

«Souhaiter la mort de nos soldats à l'heure où l'on vient à peine d'enterrer dix des nôtres est inadmissible », considère Michel Bavoil, président de l'Adefdromil. Alerté par le député UMP Damien Meslot, qui souhaite «la fermeture du site Internet », le ministère de l'Intérieur a promis d'«étudier le problème ».

LE FINANCEMENT DU TERRORISME

Centre d’Information sur les Renseignements et le Terrorisme

La Fondation Al- Aqsa, basée à Umm Al-Fahm, qui appartient à la branche septentrionale du Mouvement Islamique en Israël, a été fermée en raison de sa coopération avec l’infrastructure civile du Hamas à Jérusalem. Les activités de la fondation étaient également financées par la Coalition de Charité, qui fait partie du système de levée de fonds du Hamas.


Lire l’article en PDF sur : http://www.terrorism-info.org.il/

1.9.08

ISRAEL : L'AVERTISSEMENT INQUIETANT DE DANY AYALON

par Shraga Blum
in AROUTS SHEVA

L'ancien ambassadeur israélien aux Etats-Unis, et actuel co-président de l'Organisation "Nefesh Be-Nefesh" n'y va pas par quatre chemins: "Les Arabes palestiniens sont très au courant de la situation internationale. Si le gouvernement israélien ne prend pas des mesures immédiates et fortes pour repeupler la Galilée de Juifs, les Arabes de Galilée vont demander leur indépendance et une reconnaissance internationale, comme viennent de le faire l'Ossetie du Sud et l'Abkhazie, et comme l'ont fait les Kosovars il y quelques années"

Cet avertissement a été lancé lors d'une réunion à Carmiel, ville de Galilée de 50.000 habitants, nichée entre Acre et Safed, où Dany Ayalon annonçait son adhésion au Parti Israël Beiteinou, d'Avigdor Lieberman. En plus d'une place honorable sur la liste électorale, Ayalon occupera aussi le poste de "Président mondial d'Israël Beiteinou", laissé vacant par le décès prématuré de Youli Stern z.l. en janvier 2007.

"Nous devons repeupler d'urgence la Galilée de milliers de Juifs, sans toucher aux droits individuels des habitants arabes, mais pour éviter une catastrophe nationale" a précisé l'ancien ambassadeur.

Cette éventualité d'une revendication arabe sur la Galilée a été depuis longtemps émise par certains analystes ou politiciens israéliens, mais jamais sérieusement prise en compte sérieusement par les dirigeants ou les médias. Or cette stratégie fait son chemin depuis des années dans certains cercles arabes israéliens, et elle a été également évoquée à l'OLP dans le cadre du "plan par étapes" à long terme de 1974: un Etat palestinien en Judée-Samarie d'abord, puis une revendication d'autonomie des zones israéliennes à population arabe majoritaire, comme la Galilée ou le fameux "triangle", suivi d'un mouvement irrédentiste en Jordanie majoritairement peuplée de palestiniens. L'étape ultime est évidente!

Il suffit de recenser les actes ou déclarations hostiles à l'Etat d'Israël parmi les Arabes de Galilée, ou de voir le nombre croissant d'entre eux impliqués dans le terrorisme, pour se rendre compte qu'il ne s'agit plus de simples sentiments paranoïaques. La Galilée risque de devenir bientôt l'un des enjeux majeurs du conflit israélo-arabe, alors que tout le monde est encore obnubilé par le statut des territoires de Judée et Samarie.

"Si j'étais Arabe-palestinien en Israël, j'opterais naturellement pour faire partie d'un Etat palestinien" précise Ayalon, qui repousse les critiques émises envers son Parti sur le principe "d'échange de territoires". Il a également repoussé les accusations d'extrémisme souvent exprimées à l'égard d'Israël Beiteinou: "Nous sommes un Parti de centre-droit. Nous sommes en faveur de négociations, mais à condition qu'Israël soit en position de force pour assurer ses intérêts nationaux, ce qui n'est absolument plus le cas aujourd'hui"

Il a expliqué son choix d'adhérer à ce Parti par la "vision collective de la nation israélienne" qu'il défend, en opposition aux formations politiques sectorielles, et "par l'approche rationnelle" des problèmes urgents du pays. Ayalon était par exemple un fervent partisan de la Hitnatkout décidée par Ariel Sharon.
De son côté, Avigdor Liebermann s'est félicité de cet "apport de qualité", et s'est dit persuadé que "les talents diplomatiques d'Ayalon aideront Israël Beiteinou à être mieux compris sur le plan international"

HOLLANDE : SELON L'AIVD LES AMERICAINS VONT BOMBARDER L'IRAN !

Les services de contre-espionnage hollandais (AIVD) ont suspendu une opération d'envergure dont l'objectif était de pénétrer les industries d'armements iraniennes et ce après une estimation selon laquelle les Etats-Unis auraient l'intention ces prochaines semaines d'attaquer les installations nucléaires iraniennes.

C'est ce qui ressort d'un rapport publié ce matin par le quotidien néerlandais 'De Telegraaf' et repris par toute la presse mondiale.

Selon ce rapport l'opération suspendue a été qualifiée de « succès » par les services d'espionnage hollandais.

Cette opération a été interrompue car selon ces services, parmi les cibles que devraient viser les américains, se trouveraient les sites visités par les hollandais.

Des sources avisées proches du dossier ont indiqué au journal hollandais qu'un agent des services de renseignements néerlandais avait été exfiltré de Téhéran à la suite d'une explication américaine indiquant qu'une attaque américaine prochaine contre l'Iran se préparait.

De plus l'AIVD a transmis les informations recueillis sur place via ses agents à la CIA américaine.

Le gouvernement de Georges W Bush n'a jamais exclu une attaque contre Téhéran si celle-ci continuait à défier la communauté internationale autour de son programme nucléaire controversé.

D'autre part, samedi dernier un officier de l'armée iranienne Massoud Jazziri a déclaré que « toute attaque contre notre pays provoquera une guerre mondiale ».
GUYSEN NEWS

Iran : Culture pub à la mode des Pasdaran !

La nouvelle a fait le tour de la planète : selon une dépêche de l’agence de presse iranienne IRNA, un haut responsable militaire iranien a averti que toute attaque américaine ou israélienne contre la République islamique signifierait le début d’une nouvelle guerre mondiale.

Qui est cet homme : un grand combattant ? un super pilote ? un stratège ?

Eh bien, non ! Il s’agit de Massoud Jazaéri, brigadier de la milice des Pasdaran et responsable depuis environ 8 mois du service de la propagande de cette milice.

Son rôle est donc de faire des déclarations anxiogènes et aussi superviser toute sorte d’opération médiatique sur l’existence des capacités d’attaque des Pasdaran et la faiblesse de leurs adversaires. De plus l’info a été formatée pour une diffusion internationale par l’agence de presse IRNA qui est dirigée par les Pasdaran.

Ce qui est intéressant c’est que la version iranienne de la dépêche est différente de sa version internationale. Dans la version iranienne, le nom, le grade et la fonction de l’auteur de ces déclarations anxiogènes sont disponibles, mais dans la version internationale rédigée en français et en anglais, on parle d’un haut responsable militaire iranien.

Le plus intéressant est que le régime des mollahs a consacré un article aux répercussions des propos anxiogènes du brigadier Jazaéri dans les différents médias internationaux. Nous avions assisté à ce même comportement suite aux tirs controversés des missiles iraniens longue portée au cours de cet été. Après avoir revendiqué une capacité balistique améliorée, le régime avait consacré un long article aux médias étrangers qui avaient le mieux répercuté ces tirs. Nous retrouvons le même esprit cette fois, mais aussi les mêmes médias !

L’agence de presse Fars cite le portail arabe Al-Hayat, la DPA allemande, Radio et Télévision égyptienne, la saoudienne alarabiya.net, la chinoiseXinhua, elaph.com, la bahreïni BNA.bh, les deux stations de radio en arabe financées par le gouvernement américain radiosawa.com et alhurra.com, le quotidien arabophone anglophile dAlquds.co.uk, la russe Ria novosti et les françaises RMC et France 24.

Téhéran se dit impressionné par la répercussion de Xinhua qui a cité les propos de Jazaéri en évoquant une forte présence des navires de l’Otan dans le Golfe Persique. Téhéran salue également la couverture accordée par RMC et France 24. Cette dernière avait déjà été félicitée par la presse des mollahs dans l’affaire des tirs de missiles longue portée.

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Sur un plan de contenu, les Pasdaran étant l’institution de liaison avec le Hezbollah, on retrouve en permanence dans toutes les déclarations de cette organisation des références à Israël ou au Hezbollah. Le brigadier Massoud Jazaéri applique invariablement ce schéma.

Massoud Jazaéri s’est fait connaître dans les médias le 25 mars 2008 lors d’une déclaration qui était officiellement consacrée à l’opportunité de la création d’une force navale commune aux pays riverains du Golfe Persique. Mais sans qu’il y ait un rapport entre les deux sujets, il avait bifurqué vers Israël et le Hezbollah ! Il avait alors évoqué la victoire du Hezbollah sur Israël pendant la « guerre de 33 jours » et précisé que ce pays n’avait plus aucune capacité d’attaque contre quiconque et encore moins contre l’Iran. C’était exactement le jour où Yédiot Aharonot, le premier quotidien israélien, publiait un rapport « secret » qui relançait l’idée d’une intervention militaire préventive de la part d’Israël.

Le brigadier Jazaéri (ci-dessous) a dû oublier son propre diagnostic des capacités de l’armée israélienne, puisque dans sa dernière déclaration, il part de l’hypothèse d’une attaque israélienne pour mettre en garde contre une guerre mondiale. En bon publicitaire ; le milicien des Pasdaran fait des déclarations selon les besoins du moment, quitte à se contredire.

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