20.6.08

Une cellule dormante du Hezbollah a été réactivée au Canada

Canoe -AP

Des responsables des services du renseignement ont déclaré à ABC News que le Hezbollah avait réactivé une cellule dormante localisée au Canada et que des cadres de l’organisation chiite avaient quitté leur base du Liban à destination du Canada, de l’Europe et de l’Afrique.Une vingtaine de membres du Hezbollah identifiés au Canada sont passés sous surveillance après la réactivation de quatre membres « dormants » dont l’un se nommerait « Rashedan ». Ils auraient reçu la consigne de renvoyer leurs familles au Liban.

Lire l’article sur : http://www2.canoe.com/

19.6.08

ONU : DROITS AUX HOMMES, MORT AUX FEMMES

Que font les représentants de nos démocraties aux côtés de ceux qui acceptent que des femmes soient lapidées, des enfants violées et asservies à vie ?

Ils écoutent. Ils écoutent courtoisement l'un des leurs, l’ambassadeur roumain Doru Romulus Costea, affirmer que ces crimes ne sauraient être blâmés.

Le 16 juin à Genève, devant le Conseil des Droits de l’homme de l’Onu, ce triste personnage a interdit toute critique de la lapidation et du mariage de fillettes. Il a affirmé son mépris de la vie, au nom du respect de la loi musulmane, dite charia. Soumission ou sympathie, qu’importe.

Un Européen accepte officiellement le meurtre des femmes. Etrangement ses fonctions obligent à l’appeler ‘excellence’. Y-a-t-il une excellence de la bassesse ?

L’Europe combat sur son territoire les violences faites aux femmes

Cette violence est pour elles - entre 16 à 44 ans - la première cause de mortalité, comme d’invalidité. La Roumanie, pays de monsieur Costea est celui où ces meurtres et ces agressions sont les plus fréquents. Y puiserait-il son indulgence ? Respect des assassinats en pays islamiques au nom des coutumes locales ?

Si la misogynie la plus meurtrière existe aussi dans nos démocraties, elle y est combattue. Elle y porte le nom de crimes. Ils n’y ont pas lieu au nom d’une morale pervertie, sur la place publique, devant une foule fanatisée de haine. Combien de femmes y cachent leur peur et l’horreur ressentie ces jours-là ?

Dans un état démocratique, ceux qui osent approcher une enfant pour abuser d’elle ne peuvent prétendre au nom d’époux, mais de violeur*. Leur place est dans les prisons où leurs codétenus les rejettent.

Pourtant, c’est dans un état démocratique que David Littman, rapporteur d’ONG a été interrompu par des cris de colère. Il dénonçait la lapidation des femmes adultères et le mariage des filles dès l'âge de 9 ans, pratiqués dans les pays ou règne la loi islamique.

Des représentants de l'Egypte, du Pakistan et de l'Iran sont immédiatement intervenus. Eux revendiquent le meurtre, l’asservissement des femmes. Ils ont fait suspendre le débat. Ils ont obtenu gain de cause.

Si les Droits de l’Homme ont pour eux une signification si brutale et si réductrice, que faisons-nous à leurs côtés ? Si un ambassadeur roumain admet la cruauté à l’égard des femmes, comment peut-il nous représenter ? Ou quelle Europe représente-t-il ? Celle que les peuples refusent car ils en ont une idée beaucoup plus exigeante ? Celle qui se soumet, de compromis en complaisances et renie tout ce à quoi nous tenons.

L’Europe doit combattre les violences faites aux femmes, à toutes les femmes.

Accepter que quiconque ait un droit de vie et de mort sur elles est barbarie. L’accepter au point de vouloir le taire c’est approuver un double effacement. C’est pourtant ce qui a eu lieu, avec la complicité officielle d’un Président du Conseil des 'Droits de l’homme'. A Genève, en juin 2008.

Bernadette Capdevielle © Primo, 19 juin 2008

* A l’exception de la Grèce. On y abandonne à leur sort des petites filles appartenant à la communauté musulmane de Thrace. Elles sont mariées à l’âge de 12 ou 13 ans. En violation de toutes les règles européennes de protection de l'enfance.

Auteur : Bernadette Capdevielle

INCIDENT DIPLOMATIQUE ENTRE PERES ET MOUSSA A PETRA

Conférence des prix Nobel.
L’Orient-Le Jour

Un vif échange verbal a opposé hier à Pétra le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et le président israélien Shimon Peres lors d’une séance de la conférence des prix Nobel, a-t-on appris auprès de l’un des participants.

Alors que le président israélien prononçait un discours au cours d’un déjeuner de travail et appelait les Arabes à « suivre la voie de la paix à l’instar du président égyptien Anouar Sadate et du défunt roi Hussein »


M. Moussa a répliqué : « Nous n’avons pas entendu l’avis d’Israël concernant la paix, vous n’avez parlé que du roi Hussein et du président Sadate, mais quel est votre position sur l’initiative arabe de paix ? » a raconté ce participant.

M. Moussa s’est alors exclamé en arabe : « Vous êtes un maestro en paroles, mais vous ne pourrez pas nous leurrer pour toujours, nous ne sommes pas stupides. »

M. Peres a répondu : « Nous avons retiré notre armée et nos colonies de Gaza, mais le Hamas continue de tirer des missiles en notre direction, et si vous cessez de tirer, nous vous donnerons quelque chose d’équitable. »

M. Moussa a répété : « Cessez les colonies », avant de quitter la salle en signe de protestation. Le ministre jordanien des Affaires étrangères a toutefois réussi à convaincre M. Moussa de revenir sur ses pas, selon ce témoin.

Vingt-neuf prix Nobel se réunissent pendant deux jours, pour la quatrième année consécutive, dans la cité nabatéenne de Pétra pour débattre de l’économie mondiale, frappée par la crise alimentaire.

À l’ouverture de la conférence, le roi Abdallah II de Jordanie a estimé que ce serait « une grave erreur » de rater la création cette année d’un État palestinien indépendant. « Le Moyen-Orient doit sortir de cette zone de menaces.

L’étape la plus importante est la paix : un règlement global du conflit israélo-arabe. Ce serait une grave erreur que de manquer les opportunités que nous avons cette année : établir, enfin, un État palestinien souverain, indépendant et viable, aux côtés d’un Israël reconnu et sécurisé », a déclaré le roi.

Dans une interview au quotidien as-Safir, Abdallah II a aussi estimé que les Palestiniens « n’accepteront jamais un État de substitution à leur patrie la Palestine ».

« La Jordanie est la Jordanie, et la Palestine est la Palestine », a-t-il insisté. Des responsables jordaniens avaient émis des craintes quant à un scénario en vertu duquel une partie de la Cisjordanie pourrait être rattachée à la Jordanie, ce qui transformera à terme le royaume en État palestinien. Ce scénario serait favorisé par Israël et les États-Unis, selon ces responsables.

Le roi s’est par ailleurs entretenu avec le président israélien en marge de la conférence. Les deux dirigeants ont évoqué « le processus de paix israélo-palestinien et les moyens d’aller de l’avant », a indiqué un communiqué du palais royal.

« Abdallah II a mis en garde contre la politique de colonisation d’Israël qui menace la paix. Israël doit prendre les mesures nécessaires pour améliorer les conditions de vie des Palestiniens », a ajouté le communiqué.

18.6.08

Israël craint que la Russie arme l’Iran

Yaakov Katz
THE JERUSALEM POST

Des craintes ont été émises au sein du ministère de la défense sur une éventuelle frappe militaire israélienne sur l’Iran qui encouragerait la Russie à augmenter ses ventes controversées de système anti-aériens à la République islamique, a appris le Jerusalem Post lundi 17 juin. La crainte que ces commentaires ne poussent l’Iran à prendre des précautions supplémentaires pour défendre ses installations nucléaires et ne commence à les déplacer et les disperser à travers le pays a aussi été signalée.

Lire l’article sur : http://www.jpost.com/

17.6.08

L'ENNEMI A UN NOM

par Daniel Pipes


Comment vaincre un ennemi qu’on ne peut pas nommer? De même qu’un médecin doit identifier sa maladie avant de soigner un patient, un stratège doit identifier l’adversaire avant de gagner la guerre. Mais les Occidentaux se sont montrés réticents devant l’identification de l’ennemi dans ce conflit que le gouvernement américain qualifie diversement (et euphémiquement) de «guerre mondiale contre la terreur», «longue guerre», «lutte mondiale contre l’extrémisme violent» et même «lutte mondiale pour la sécurité et le progrès».

Cette timidité se traduit par l’inaptitude à définir les objectifs de la guerre. Deux citations de hauts responsables américains datant de la fin 2001 révèlent bien l’aspect brumeux et inefficace des déclarations des gouvernements occidentaux. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld définissait alors la victoire comme la mise en place d’«un environnement nous permettant effectivement de vivre notre vie et de profiter de nos libertés». De son côté, George W. Bush proposait un objectif plus limité: «la défaite du réseau terroriste mondial» – sans préciser ce que ce réseau pourrait bien être.

En fait, «vaincre le terrorisme» est resté l’objectif fondamental de la guerre. D’où on peut déduire que les terroristes sont l’ennemi et le contre-terrorisme la principale réplique.

Mais un nombre croissant d’observateurs ont relevé que le terrorisme n’est qu’une tactique, et non un ennemi. Bush l’a d’ailleurs admis également, en été 2004, en reconnaissant que «nous avons mal nommé la guerre contre la terreur». Alors, il qualifia cette guerre de «lutte contre des extrémistes idéologiques qui ne croient pas en les sociétés libres et qui utilisent le terrorisme comme une arme pour tenter d’ébranler la conscience du monde libre».

Une année plu tard, au lendemain des attentats à la bombe du 7 juillet à Londres, le Premier ministre britannique Tony Blair fit progresser le débat en parlant de l’ennemi comme d’«une idéologie religieuse, un courant évoluant au sein de la religion mondiale de l’Islam». Peu de temps après, Bush lui-même fit usage des expressions «radicalisme islamique», «djihadisme militant» et “islamofascisme». Mais ces termes suscitèrent de nombreuses critiques et il se rétracta.

À la mi-2007, Bush en était revenu à parler de «la grande lutte contre l’extrémisme qui s’étend maintenant à l’ensemble du Grand Moyen-Orient». Et c’est là où nous en sommes actuellement: les agences gouvernementales américaines ont été priées de désigner l’ennemi par des expressions aussi nébuleuses que «culte mortifère», «sorte de culte» «culte sectaire» et «violents adeptes d’un culte».

En fait, cet ennemi a un nom bien précis et concis: l’islamisme, une version utopique radicale de l’Islam. Les islamistes, partisans de cette idéologie totalitaire bien financée et largement répandue, tentent d’instaurer un ordre islamique mondial qui appliquerait la loi islamique (charia) dans son intégralité.

Avec cette définition, la réponse nécessaire se clarifie. Elle revêt deux formes: vaincre l’islamisme et aider les Musulmans à développer une forme d’Islam alternative. Ce n’est pas par hasard que cette démarche rappelle dans les grandes lignes celle mise en place par les puissances alliées contre les deux principaux mouvements radicaux utopistes précédents – le fascisme et le communisme.

Il faut commencer par vaincre un ennemi idéologique. Comme en 1945 et en 1991, l’objectif doit consister à marginaliser et affaiblir un mouvement idéologique agressif, de sorte qu’il cesse d’attirer des partisans ou de constituer une menace grave pour le monde. La Deuxième Guerre mondiale, remportée par le sang, l’acier et les bombes atomiques, propose un modèle de victoire très différent de celui de la guerre froide, basé sur la dissuasion, la complexité et un effondrement presque pacifique.

La guerre contre l’islamisme va vraisemblablement intégrer des éléments de ces deux legs pour former un mélange inédit de guerre conventionnelle, de contreterrorisme, de contre-propagande et de nombreuses autres stratégies. L’éventail va de l’action militaire qui a causé la chute du gouvernement taliban d’Afghanistan à l’effort qui consiste à repousser les islamistes légaux travaillant légitimement au sein des systèmes éducatifs, religieux, médiatiques, juridiques et politiques.

Le deuxième objectif implique d’aider les Musulmans qui s’opposent aux visées islamistes et qui souhaitent offrir une alternative aux dépravations de l’islamisme en réconciliant l’Islam avec le meilleur du monde moderne. Mais ces Musulmans sont faibles – ce ne sont encore que des individus isolés, qui ont à peine entamé le dur travail qui consiste à se chercher, à communiquer organiser, financer, mobiliser.

Pour faire tout cela plus rapidement et efficacement, ces modérés ont besoin de l’encouragement et du parrainage des non-Musulmans. Aussi peu impressionnants qu’ils soient à l’heure actuelle, les modérés sont les seuls en mesure de moderniser l’Islam, avec l’aide de l’Occident, et ainsi de mettre un terme à la menace islamiste.

En fin d’analyse, l’islamisme présente essentiellement deux défis pour les Occidentaux: ils doivent en parler franchement et aspirer à la victoire. Or aucune de ces deux attitudes n’est naturelle pour l’homme moderne, qui tend à préférer la rectitude politique et la résolution des conflits, voire l’apaisement. Mais une fois ces obstacles surmontés, la faiblesse objective de l’ennemi islamiste en termes d’arsenal, d’économie et de ressources permettra de le vaincre aisément.

PATRICK SAINT PAUL OU L'IMAGINATION AU POUVOIR

L’envoyé spécial du Figaro à Gaza, Patrick Saint-Paul, est un garçon plein d’imagination. La preuve en est son article du 13 juin 2008, intitulé « Dans les tunnels de Gaza, aux mains du Hamas ».

Soyons juste : il lui arrive aussi de mentionner la réalité. Ainsi, son titre ne comporte aucune inexactitude : les tunnels de Gaza sont bien aux mains du Hamas. Là s’arrête le rapport au réel de l’envoyé spécial aux pays des merveilles. La suite oscille entre l’interprétation et l’allusion subliminale.

Paul Saint Grimm ou Mollah Paul Abou Fantasiah ?

Il arrive que les faits relatés soient exacts, mais comme dans les jeux pour enfants, ils sont dissimulés dans le paysage. Ainsi, dans la phrase « … plus de 350 souterrains ont été creusés pour échapper au blocus d'Israël et importer des denrées d'Égypte », il n’est pas compliqué de les trouver et de repérer l’intrus.

L’intrus, le commentaire personnel de St Paul, est souvent introduit par un de ses comparses : la préposition « pour ». Ainsi les tunnels passant sous la frontière avec l’Egypte sont-ils rebaptisés brise-glace de l’inhumain blocus israélien et les armes et drogues qui y circulent sont-elles considérées comme des produits de première nécessité.


Pour entrer dans le tunnel, passons par la cuisine !

Nuançons : un reportage de Patrick Saint Paul n’est pas à proprement parler une fiction. C’est plutôt un conte de fées déduit artificiellement d’un compte de faits.

Ce n’est pas clair ? Démonstration : « Au lendemain de la prise du pouvoir par le Hamas dans la bande de Gaza, le 15 juin 2007, Israël a imposé un strict blocus à ce territoire : tous les points de passage vers Israël et l'Égypte ont été fermés et seules les denrées de toute première nécessité ont été autorisées à y transiter au compte-gouttes. » Un observateur de la situation dénué de préjugé (nous parlons d’un habitant d’une autre galaxie, cela va sans dire) trouverait parfaitement normal qu’au moment où son voisin élit une faction engagée à le détruire, un Etat renforce ses frontières. D’aucuns ont même construit une ligne Maginot, inefficace, certes, mais dont le principe était identique : empêcher l’ennemi d’envahir le territoire national.

On n’a pas souvenir, d’ailleurs, que la France d’entre les deux guerres ait fait parvenir, fût-ce au compte goutte, des produits de première nécessité outre-Rhin…

L’antisionisme a ceci de commun avec le virus de la grippe qu’il s’adapte et mute avec rapidité. Pour le virus de la grippe, des vaccins sont mis au point chaque année. L’antisionisme, lui, oppose un strict blocus à l’accès aux médias qui ne laisse même pas passer une statistique de première nécessité.

La technique est toujours la même, qui s’appuie sur la pédagogie de la répétition. Ainsi « l’occupation israélienne » a-t-elle muté en « blocus israélien » pour produire les mêmes symptômes : indignation vertueuse contre les agresseurs (comprendre Israël, pas les terroristes), identification avec la victime ontologique et finalement haine du Juif.

La paille et l’Epître

Israël a, depuis sa création, vécu entouré du blocus arabe : l’Israélien souhaitant quitter le pays n’avait le choix qu’entre les airs et la mer. Aujourd’hui, la paix froide avec l’Egypte et tiède avec la Jordanie ne constitue pas un encouragement massif au tourisme de proximité. Les Gazaouites ont les airs, la mer et l’Egypte.

Quant à Israël, s’ils veulent y retourner, ce sera en partenaires commerciaux et certainement pas en bombes humaines, quelles que soient les pressions internationales et sanctipavloviennes qui visent à pousser les Israéliens au suicide.

Mais voici qu’Hosni Moubarak a pris l’initiative de fermer sa frontière et même, crime impardonnable, de la renforcer d’un mur. UN MUR ! Qu’attendent l’ONU, la Cour Internationale de Justice, la CAPJPO pour condamner le Président égyptien ?

Il y a fort à parier qu’un mur visant à empêcher les bandes armées de racketter la population égyptienne ne soulèvera pas la même unanimité qu’un ouvrage identique servant à protéger la vie des civils israéliens. Personne ne fait mine de s’en rendre compte, sauf le touriste intergalactique de passage. Lequel a déjà envoyé un message à ses congénères pour les avertir que le terrien est une créature totalement illogique, qui arrache les ailes à la mouche et conclut, lorsqu’elle n’obéit pas à son ordre de s’envoler, qu’elle est devenue sourde.

Ou qui explique sans rire qu’après la fermeture par les Egyptiens de leur frontière avec Gaza, « à Rafah, le travail dans les tunnels est le seul qui rapporte. Des milliers de personnes y sont employées et tout le monde vit grâce aux tunnels. Mais, à cause d'Israël, nous sommes forcés de vivre comme des vers de terre.»

A cause d’Israël ! Cherchez l’erreur, elle est dissimulée dans le paysage apostolique.

Le JEU des 7 erreurs ou le reportage selon Saint Paul

« Le rôle du Hamas se réduit à gérer les pénuries. Ainsi, le gouvernement des islamistes distribue depuis deux mois des tickets de rationnement, indispensables pour obtenir quelques litres de carburant à la pompe. »

Il y a quelques jours, le Hamas proposait de transporter gratuitement les civils dans les véhicules de sa police, démontrant ainsi que tous les citoyens de Gaza n’étaient pas égaux devant la pénurie. Le fait qu’il organise maintenant le rationnement ne change rien à la situation.

Si ce n’est médiatiquement parlant : les tickets de rationnement évoquent les heures noires de l’Occupation et l’auteur de cette Epître aux Parisiens espère bien que ses lecteurs s’identifieront avec les malheureuses victimes de ce blocus sans s’interroger sur ceux qui en portent la responsabilité.

Et s’il venait à des rebelles la tentation de rendre à César la violence qui a fait en trois ans autant de victimes du Hamas qu’en trente ans de Tsahal, une jolie morale fleurie les fera rougir de honte et demeurer cois : « La seule réussite à l'actif du Hamas est d'avoir déjoué les pronostics en ramenant l'ordre et la sécurité à Gaza, où les bandes armées mafieuses faisaient la loi. »

Bandes mafieuses, les miliciens du Hamas qui tuent des jeunes filles dans la rue au nom de la vertu islamique ? Là encore, une goutte de faits dans un océan de mauvaise foi noie rapidement le poisson de la logique…

Qui veut la guerre peut prétendre préparer la paix

Résumons : Saint Patrick, animé des intentions les plus pacifiques, milite pour réduire la misère des Gazaouites. Il pourrait prôner l’engagement du Hamas à cesser de vouloir exterminer les Juifs, mais il n’y a pas pensé.

Ce qu’il propose ? Qu’Israël ouvre largement ses frontières avec Gaza pour permettre aux auteurs d’attentats-suicides d’assurer le bien-être matériel de leurs familles.

Et que le Hamas à qui l’aide intégrale de l’UNWRA pose quelques problèmes logistiques, reçoive à nouveau intégralement les subsides internationaux.

Rappelons que l’UNWRA, qui gère uniquement les réfugiés palestiniens de pères en fils depuis 60 ans, a un budget annuel supérieur à celui de la commission de l’ONU en charge de tous les autres réfugiés de la terre (dont la qualité n’est, elle, pas héréditaire).

Imaginons un instant que les Palestiniens soient traités par le monde entier et Saint Paul en particulier comme des adultes responsables. Imaginons un instant qu’ils veuillent réellement un Etat et qu’ils soient prêts, pour cela, à renoncer à l’extermination de leurs voisins et à concentrer leurs efforts sur leur propre bien-être.

Imaginons un instant qu’ils utilisent les terres agricoles laissées par les Israéliens pour produire de quoi nourrir leur population…

Aie ! Catastrophe : 800 journalistes sur le carreau ! Mon rêve est bien leur cauchemar, CQFD.

Liliane Messika
Primo

Un "oui mais" de l’Union Européenne à Israël pour ménager les Arabes

7 sur 7

Les pays européens lancent lundi avec Israël des négociations visant à approfondir leurs relations, sans toutefois fixer aucune échéance de peur d’irriter certains pays arabes à l’approche du sommet inaugural de l’Union pour la Méditerranée.

Lire l’article sur : http://www.lefigaro.fr/

16.6.08

I HAVE A DREAM

Je rêve le monde solidaire de l’Etat d’Israël.

Je l’imagine qui préfère la Jérusalem tolérante et multiconfessionnelle à l’Al Quds qui urinait sur les stèles juives.

Privilégie l’accomplissement de la Terre promise au mythe de la Terre volée.

Répute légitimement acquis les territoires conquis au terme de guerres défensives.

Commémore la Shoah et répudie l’imposture d’une symétrie avec la Nakba comme celle d’une équivalence entre la Loi du Retour et le droit au retour.

Je le rêve encore

choisir le nom de Judée Samarie à celui de Cisjordanie pour berceau du futur Etat de Palestine.

Renoncer à la tromperie d’un destin politique commun aux Arabes de Judée Samarie et de Gaza.

Intégrer que la bande partage aussi une frontière avec sa mère biologique, culturelle et spirituelle, l’Egypte.

Condamner les assassinats collectifs de civils et refuser toute tribune au racisme antisémite des terroristes islamistes.

Bannir tous les acteurs au service du mensonge d’un obus israélien tiré sur une plage surpeuplée de Gaza, d’une urgence humanitaire dans la bande ou du viol commis par les soldats d’Israël sur des femmes palestiniennes ensuite sacrifiées sur l’autel de l’honneur familial.

Moquer la mise en scène du meurtre rituel d’enfants et mépriser la légende du siège d’une église occupée par des hommes en armes à Bethléem ou la fable nobélisée d’un génocide à Jenin.

Démasquer les organisations dont les membres masqués défilent le bras tendu à Gaza, Téhéran ou au Liban, ou impriment pour leurs enfants des livres qui leur feront longtemps préférer le culte de la mort au service de la vie.

Dénoncer le lien organique entre le credo politique du fondamentalisme islamiste et le racisme de l’idéologie nazie.

Réprouver mêmement les pulsions antisémites de la droite extrême et de la gauche radicale.

Je l’imagine aussi qui dédaigne l’exploitation et l’étalage indécents de la souffrance, ses cris trop bruyants et ses larmes trop brillantes, et partage dignement la douleur pudique d’un père qui enterre son fils.

Réapprend à distinguer l’extrémiste de l’activiste, le terroriste du résistant et le milicien du militant.

Demande des comptes à une cause qui s’abrite derrière ses enfants, femmes et vieillards dans les écoles, les marchés, les hôpitaux ou les mosquées pour viser d’autres enfants, femmes et vieillards.

Stigmatise les slogans des incendiaires et des indignés professionnels dans ses rues et sur ses plateaux de télévision, gratte et découvre sous leurs anathèmes la marque du ressentiment nihiliste, du préjugé haineux et d’une frivolité narcissique et esthétisante.

Renonce à questionner la légitimité morale de l’Etat d’Israël et son droit de jure à l’existence.

Convient que la création de l’Etat d’Israël signe l’acte de naissance de l’identité et des droits nationaux palestiniens.

Distingue la critique des gouvernements de l’Etat d’Israël de la critique de l’Etat d’Israël et conteste le boycott de ses livres.

Débusque l’inspiration et la pulsion antisémites dans les replis du discours antisioniste.

Confond le double langage des faux marchands de paix et fait la guerre à ceux qui font la guerre à la paix.

Je rêve ses dirigeants et faiseurs d’opinion applaudir à l’éthique et à la retenue d’une armée citoyenne qui répugne à tuer ses ennemis comme ceux-ci aiment sacrifier leurs enfants.

Proclamer comme le président américain à la Knesset que face au terrorisme et au Mal, leurs compatriotes sont tous juifs et Israéliens.

Déclarer que leur solidarité avec Israël est plus vitale encore que le pétrole qui étanche la soif de leurs voitures et avions, de leurs maisons et de leurs usines.

Faire résonner dans leurs villes la plainte longue et douloureuse d’une sirène le jour même où elle pétrifie les habitants de Jérusalem, Tel Aviv ou Sderot.

Rappeler les ambassadeurs des pays démocratiques en poste à Téhéran et déférer devant le TPI les génocidaires qui dirigent l’Iran et les organisations terroristes du Hamas et du Hezbollah.

Seconder activement Israël dans sa chasse aux derniers criminels nazis encore vivants.

Chasser de l’enceinte de l’ONU les guignols mandatés par les dictatures qui flétrissent sa charte et baptiser le cénacle ainsi assaini du nom d’ONUD, « D » pour « démocratiques ».

Installer dans le quartier des ambassades déménagées à Jérusalem, un Conseil des Droits de l’Homme débarrassé des caricatures qui moquent sa mission, et inclure la « Loi de Compétence Universelle » dans les attributions de la Cour Suprême d’Israël.

Applaudir à l’excellence économique, technologique et écologique d’Israël.

Je les entends enfin, les intelligences et les consciences du monde, prophétiser que ce n’est pas l’Etat d’Israël qui est la plus grande source de menace et d’instabilité pour la paix du monde, mais le manque de solidarité et d’empathie qu’elles lui ont témoigné ses premières 60 années d’existence.

Quand ce long rêve deviendra réalité et que les Palestiniens auront renoncé à emprunter, détourner et caricaturer les racines et les fidélités fondatrices de l’Etat d’Israël pour construire les mythes qui affirment leur légitimité, alors seulement ces Palestiniens devenus adultes auront leur Etat.

Alors seulement, cet Etat sera libre, indépendant, démocratique et pacifique.

Et le monde sera en paix. Avec lui-même.

En attendant, je vais compter jusqu’à 3.

1, 2, 3, je suis réveillé…

Isaac Franco, Bruxelles
Primo, Juin 2008

Israël et la Syrie vont bientôt commencer des discussions directes

Xinhua

Israël et la Syrie vont bientôt organiser des discussions directes, a rapporté dimanche le journal local, Ha’aretz, sur son site internet, citant un conseiller du Premier ministre israélien Ehud Olmert, pour les négociations indirectes entre les deux pays.

Shalom Turgeman, conseiller diplomatique en chef de M. Olmert, a indiqué devant des diplomates étrangers que les discussions qui ont été conduites via la médiation turque pourraient bientôt entrer dans une nouvelle phase.

M. Turgeman a souligné qu’il ne croit pas que les discussions seront affectées par la récente enquête de corruption sur M. Olmert, suspecté d’avoir illégalement reçu des centaines de milliers de dollars d’un millionnaire juif américain.

M. Turgeman et un autre conseiller de M. Olmert, Yoram Turbowicz, ont pris part à plusieurs réunions à Istanbul afin de pousser les négociations, mais aucun progrès n’a été annoncé, a-t- on appris par Ha’aretz.

Israël et la Syrie ont annoncé en même temps le mois dernier qu’ils ont commencé les dialogues dans le cadre de la médiation turque avec comme but de réaliser une paix complète, soit la première confirmation de contacts diplomatiques entre les deux pays voisins depuis huit ans.

Les négociations de paix entre Israël et la Syrie ont été rompues en 2000, lorsque le Premier ministre israélien à l’époque et maintenant ministre de la Défense, Ehud Barak, a refusé la demande de la Syrie de se retirer complètement du plateau du Golan, un plateau stratégique pris par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayssal Mekdad, a indiqué samedi que la Syrie a des moyens "non-pacifiques" pour reprendre le Golan, si les discussions de paix avec Israël ne réussisssent pas à atteindre ce but.

M. Mekdad, ancien ambassadeur syrien aux Nations Unies, a indiqué au journal jordanien, Ad-Dustour, que les Israéliens vivant sur le Golan, ce qu’il appelle "des colons", doivent savoir que la Syrie va "défendre son territoire jusqu’au dernier moment."

M. Mekdad a réaffirmé aux Israéliens qui habitent dans cette zone que le plateau du Golan est un territoire syrien et qu’ils sont "interdits d’élever des enfants dans cette zone, parce qu’elle n’est pas à eux et qu’ils ne seront pas capables de résider sur le plateau."

15.6.08

LA SYRIE MENACE ....

Le vice-ministre des Affaires étrangères syrien, Faysal Mekdad a déclaré, lors d'une conférence de presse organisée hier, que la Syrie avait "d'autres options" pour "libérer" le Golan, sous-entendant une opération militaire sur Israël.

Ce dernier s'est également adressé directement aux résidents de la région, les mettant en garde de "ne pas élever leurs enfants sur le Golan parce que ce n'est pas leur place", ajoutant qu'en cas de guerre, la population civile sera prise pour cible.

"Le plateau du Golan peut-il nous retourner de manière pacifique et sans effusion de sang, ou bien la guerre est-elle vraiment nécessaire ?" s'est interrogé Faysal Mekdad, s'adressement cette fois aux dirigeants israéliens.

Par ailleurs, durant la conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères a évoqué les négociations indirectes entre son pays et Israël, affirmant qu'ils étaient basés sur les "accords Rabin".

Selon les syriens, lors des négociations entre les deux de pays au début des années 1990, l'ex-Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, aurait promis au président syrien d'alors, Hafeez Assas, que tout accord inclurait le retrait du Golan par Israël.

TREVE A GAZA ?

délégation du Hamas au Caire pour recevoir la réponse d’Israël
[sans avoir accepter de libérer Guilad Shalit]
Le Monde | AFP

Le mouvement islamiste Hamas a envoyé samedi une délégation au Caire pour recevoir la réponse israélienne sur une trêve dans la bande de Gaza et assuré qu’elle pourrait être appliquée "dans peu de temps" si Israël satisfait à ses demandes ... !

Lire aussi l’article sur : http://www.lemonde.fr/

"Aujourd’hui, une délégation du Hamas de Gaza et de l’extérieur

La chirurgie offre aux femmes musulmanes un simulacre de virginité

par Elaine Sciolino et Souad Mekhennet
pour le New York Times


Titre original : In Europe, Debate Over Islam and Virginity
Objectif-info

Rédaction d'Objectif-info:
L'article qui suit, paru dans le New York Times, illustre, avec mille prudences, la domination dans les populations d'immigration musulmane arabes et africaines, de la tradition de "l'honneur familial" qui veut qu'une femme arrive vierge au mariage. L'important n'est pas le consentement de l'épouse qui joue un rôle cardinal dans la civilisation occidentale, mais occupe une place tout à fait mineure en Islam. Les mariages forcés ignorent le consentement, mais la virginité garante de "l'honneur" est de rigueur. La place relative du consentement et de la virginité signent une rupture de civilisation. Bien entendu l'Islam qui est une culture extraordinairement prégnante et vivace ne cède rien à la culture d'accueil. De ce fait le choc culturel est inévitable comme en témoigne l'immense émotion qu'a soulevé dans l'opinion l'annulation du mariage par un tribunal de Lille sur le réel motif de la non-virginité. Ce motif ramène notre droit sans doute un siècle en arrière. Il illustre l'attitude d'abandon ou de résignation de certains tribunaux devant la pression islamique. Caractéristique aussi la chute de l'article, où les journalistes témoignent de l'inexistence du moindre problème en citant une autorité religieuse musulmane qui regrette l'attitude du mari. Comme si quiconque ignore le double langage et la tromperie, théologiquement prescrits, de ce genre d'autorité vis-à-vis de "l'Infidèle".


PARIS — L'intervention chirurgicale dans une clinique privée proche des Champs-Élysées, a consisté en une incision semi-circulaire, 10 points de suture résorbables et une note d’honoraires de 2.900 $.

Mais pour la patiente âgée de 23 ans, une étudiante française de Montpellier d’origine marocaine, cette opération de 30 minutes représente la solution-miracle pour une vie nouvelle : le simulacre de la virginité.

Comme un nombre croissant de femmes musulmanes en Europe, elle a eu une hyménoplastie, la réfection de son hymen, la membrane vaginale qui se rompt normalement lors du premier rapport sexuel.

"Dans ma culture, ne pas être vierge c’est être impure," a dit l'étudiante, juchée sur un lit d'hôpital dans l'attente de son opération jeudi. "En ce moment, il est plus important pour moi d’être vierge que d’être en vie "

Alors que la population musulmane d’Europe s’accroit, beaucoup de jeunes femmes musulmanes sont prises en étau entre les libertés offertes par la société européenne et les traditions profondément enracinées dans les générations de leurs parents et de leurs grands-parents.

Les gynécologues disent que ces dernières années, de plus en plus de femmes musulmanes sont à la recherche de certificats de virginité qui leur sert de preuve. C'est ce qui a créé une demande auprès des chirurgiens plasticiens pratiquant la restauration de l’hymen qui, si le travail est correctement réalisé, disent-ils, ne sera pas détectée et produira l’éloquent saignement vaginal lors de la nuit de noce. Les propositions de cette prestation sur Internet sont nombreuses ; on trouve des forfaits de tourisme médical vers des pays comme la Tunisie où la prestation est moins onéreuse.

"Quand vous êtes une femme musulmane qui a grandi dans les sociétés les plus libérées d’Europe, vous finissez bien par avoir des relations sexuelles avant le mariage," dit Dr. Hicham Mouallem, résidant à Londres, qui pratique cette opération. "Aussi, si vous tenez à épouser un musulman et ne voulez pas avoir de problèmes, vous essayerez de récupérer votre virginité."

Aucune statistique fiable n'est disponible, parce que la plupart du temps cette intervention est faite dans des cliniques privées et dans la plupart des cas, elle n'est pas couverte par les régimes d'assurance-maladie.

On parle tellement de réfection de l’hymen que c'est devenu le thème d'une comédie qui sort en Italie cette semaine. "Women’s Hearts" — titre anglais du film — raconte l'histoire d'une femme d’origine Marocaine qui habite l’Italie et va à Casablanca pour subir l'opération.

L’une des patientes plaisante en disant qu’elle veut remettre son compteur à "zéro."

"Nous nous sommes rendus compte que ce que nous pensions être une pratique sporadique était en fait assez courante" a dit Davide Sordella, le réalisateur du film. "Ces femmes peuvent vivre en Italie, adopter nos usages et porter des jeans. Mais sur les questions importantes, elles n'ont pas toujours la force d’aller à l’encontre de leur culture."

La question a fait l’objet d’une grande émotion en France, où un débat houleux a réactivé un préjugé que la révolution sexuelle du pays d’il y a 40 ans était censé avoir enterré : l'importance de la virginité d'une femme.

Le scandale a fait suite, il y a quinze jours, à l’annonce de l’annulation - par le tribunal de Lille, dans le nord de la France - du mariage en 2006 de deux français musulmans, sous prétexte que le jeune marié a découvert que sa jeune femme n'était pas la vierge qu'elle avait prétendu être.

Le drame familial a captivé la France. Le jeune marié, un ingénieur inconnu de 30 ans, a quitté le lit nuptial et informé les invités du mariage encore sur les lieux que sa jeune femme avait menti. Le soir même, elle était ramenée chez ses parents.

Le lendemain, il a contacté un avocat en vue d’annuler le mariage. La jeune mariée, une étudiante infirmière de 20 ans, a avoué avoir menti et a consenti à l’annulation.

Le jugement n'a pas fait mention de la religion. Il a plutôt sanctionné la violation du contrat, concluant que l'ingénieur avait épousé la jeune fille après qu’"elle lui ait été présentée comme célibataire et chaste." Dans la France laïque et républicaine, ce cas soulève plusieurs sujets sensibles : l'intrusion de la religion dans la vie quotidienne, les motifs de dissolution du mariage et l'égalité des sexes.

Cette semaine à l’Assemblée, des appels à la démission de Rachida Dati, la Garde des Sceaux, ont répondu à son appui initial au jugement. Mme Dati, qui est musulmane, est revenue sur sa décision et a requis un appel.

Quelques féministes, avocats et médecins ont averti que la consécration par le tribunal du rôle central de la virginité dans le mariage conduirait davantage de françaises musulmanes d’origine Arabe et Africaine à faire reconstituer leur hymen. Mais il y a un grand débat pour savoir si cette procédure est un acte de libération ou de répression.

"Ce jugement est une trahison pour les femmes musulmanes de France" a dit Élisabeth Badinter, femme de lettres féministe. "Il transmet à ces femmes un message de désespoir en attestant que la virginité est importante aux yeux de la loi. Davantage de femmes vont se dire : « Mon Dieu, je ne vais pas prendre ce risque. Je vais me faire refaire l’hymen.» "

Les déboires de la jeune mariée rejetée a persuadé l'étudiante de Montpellier de subir l’opération.

Elle a insisté sur le fait qu'elle n'avait jamais eu de rapport et qu’elle avait découvert que son hymen était déchiré seulement quand elle a essayé d'obtenir un certificat de virginité à l’intention de son petit ami et de sa famille. Elle dit avoir perdu du sang après un accident de cheval quand elle avait 10 ans.

Le traumatisme qu'elle a subi quand elle s’est rendu compte qu'elle ne pourrait pas prouver sa virginité, a été si violent, a-t-elle dit, qu'elle a tout simplement emprunté de l'argent pour payer l’acte chirurgical.

"Tout à coup, la virginité prend de l’importance en France," a-t-elle dit. "Je me suis rendu compte que je pourrais être dans la situation de cette femme dont on parle à la télévision."

Ceux qui pratiquent l’opération disent qu’ils permettent à leurs patientes d’avoir un avenir normal et qu’ils les empêchent d'être maltraitées, ou même tuées, par leurs pères ou leurs frères.

"Qui suis-je pour porter un jugement ?" demande le dr. Marc Abecassis, qui a reconstitué l’hymen de l'étudiante de Montpellier. "J'ai des collègues aux États-Unis dont les patientes offrent ça pour la St Valentin à leurs maris. Ce que je fais est différent. Ce n'est pas pour s'amuser. Mes patientes n'ont pas le choix si elles veulent trouver la paix, et un mari."

Spécialiste dans ce qu'il appelle la chirurgie "intime", incluant la phalloplastie, le dr. Abecassis dit qu'il pratique deux à quatre réfections d’hymen par semaine.

La Faculté Française de Gynécologie et d’Obstétrique s'oppose à cette pratique pour des raisons morale, culturelle et sanitaire.

"Nous avons eu une révolution en France pour obtenir l'égalité ; nous avons eu une révolution sexuelle en 1968 où les femmes se sont battues pour le droit à la contraception et le droit à l’avortement" a dit le dr. Jacques Lansac, le dirigeant de ce département. "Attacher autant d’importance à l’hymen est une régression, une soumission à l'intolérance du passé."

Mais les histoires de ces femmes qui ont subi l’opération expriment la complexité et l’émotion à l’état brut qui sont derrière leur décision.

Une musulmane née en Macédoine a dit qu'elle avait opté pour l'opération afin d’éviter d'être punie par son père après une relation de huit ans avec son petit ami.

"J'avais peur que mon père ne me mène chez un docteur pour voir si j’étais toujours vierge" a dit cette femme de 32 ans qui possède une petite entreprise et vit toute seule à Francfort. "Il m'a dit : " Je pardonnerai tout sauf que tu salisses mon honneur. " Je n'avais pas peur qu’il me tue, mais j'étais sûre qu'il m'aurait battue."

Dans d'autres cas, la femme et son partenaire décident ensemble de l'opération. Une française de 26 ans d’origine marocaine a déclaré qu'elle a perdu sa virginité quatre ans auparavant quand elle est tombée amoureuse de l'homme qu'elle projette d’épouser à présent. Mais elle a décidé avec son fiancé de partager les frais de 3.400 $, coût de son opération à Paris.

Elle dit que sa famille au Maroc, nombreuse et traditionnelle, demandait qu’un gynécologue, un ami de la famille, l'examine afin de prouver sa virginité avant le mariage.

"Cela n’a pas d’importance pour mon fiancé que je ne sois pas vierge, mais ça poserait un énorme problème pour sa famille," a-t-elle dit. "Comme ils savent qu’on peut verser du sang sur les draps pendant la nuit de noces, je dois avoir une preuve encore meilleure."

La vie du couple français dont le mariage a été annulé est mise entre parenthèse. Le Ministère de la Justice a fait appel, arguant du fait que la décision "a provoqué un débat social passionné" qui "a touché tous les citoyens de notre pays et particulièrement les femmes."

Au Centre Islamique de Roubaix, dans la banlieue de Lille où le mariage a eu lieu, on éprouve de la compassion pour la femme.

"Cet homme est le plus grand de tous les ânes," a dit Abdelkibir Errami, vice-président du Centre. "Même si sa femme n'était plus vierge, il n'avait aucun droit de mettre publiquement en cause son honneur. Ce n’est pas ce qu’enseigne l'Islam. Il enseigne le pardon."



Objectif-info.fr.

14.6.08

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Recrudescence de la violence dans la bande de Gaza
revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

Une vingtaine de roquettes Qassam, trois roquettes Grad et une quarantaine d’obus de mortier se sont abattues hier après-midi en un peu plus de trois heures sur la région limitrophe de la bande de Gaza. Selon le Maariv, une vingtaine de ces obus sont tombés autour de Netiv Haassara, localité située au nord de la bande de Gaza.

Une habitante du kibboutz Yad Mordekhaï, lui aussi situé au nord de la bande de Gaza, a été blessée par une roquette et souffre de blessures moyennes. Cet tirs ont également causé de nombreux incendies.

Ces tirs vers Israël ont débuté après qu’une forte explosion ait causé hier après-midi l’effondrement d’un immeuble de deux étages à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza. Six membres du Hamas et un bébé de quatre mois ont été tués, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dont certaines qui ont été prises dans les décombres.

Dans un premier temps, le Hamas a affirmé que l’explosion avait été causée par un raid israélien, une affirmation démentie par l’armée israélienne.

Plus tard dans l’après-midi l’organisation semblait avoir abandonné cette version, se contentant de dire que ses hommes avaient été tués dans une explosion. Ce matin, rapporte le site YNET, le Hamas a admis que l’explosion à Beit Lahia avait eu lieu alors que ses hommes mettaient la dernière main à une « opération spéciale ». Entre temps, un septième membre du Hamas est mort de ses blessures.

Le Haaretz ajoute que six autres Palestiniens armés ont été tués hier dans des accrochages avec l’armée israélienne. Près de Netiv Haassara, des soldats israéliens ont ouvert le feu vers un bulldozer qui s’approchait de la clôture entre le bande de Gaza et Israël. Les Palestiniens qui se trouvaient à son bord ont pris la fuite. On estime que, profitant des tirs de mortier, le bulldozer devait ouvrir une brèche dans la clôture pour permettre le passage d’une voiture piégée.

Entre temps, les contacts en vue d’une trêve dans la bande de Gaza se poursuivaient hier. Le directeur des affaires politiques au ministère de la Défense, Amos Guilad, est rentré hier du Caire où il s’est entretenu avec le chef des renseignements égyptiens, Omar Suleiman. Selon un responsable militaire, Israël a demandé des éclaircissements concernant la lutte contre la contrebande et le sort du soldat israélien enlevé Guilad Shalit.

« Ce sont des journées cruciales. Dans quelques jours nous pourrions avoir un calme absolu à Gaza. D’un autre côté, si la situation actuelle se poursuit nous risquons d’être entraînés dans une opération d’envergure », a déclaré ce responsable. En Israël on estime en effet que le Hamas voudra avoir « le dernier mot » avant la mise en place d’une trêve et pourrait tenter de commettre des attentats en Israël.

Le Conseil de sécurité débattra de la construction dans les colonies

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies devrait se réunira la semaine prochaine pour débattre d’un projet de résolution rédigé par les pays membres de la Ligue arabe et réclamant d’Israël l’arrêt immédiat de la construction dans les colonies. Les Etats-Unis, note le Yediot Aharonot, qui ont eux-mêmes condamné la construction de nouveaux logements à Jérusalem-est pourraient ne pas opposer leur veto à une telle décision mais essayer plutôt de torpiller les débats, afin de ne pas interférer dans les négociations directes entre Israël et les Palestiniens.

Par ailleurs, le Haaretz rapporte que la commission régionale de planification et de construction a approuvé cette semaine la construction de 1 300 logements dans le quartier ultra-orthodoxe de Ramat Shlomo, situé au nord de la ville, dans un secteur annexé par Israël en 1967. Selon le journal, depuis la conférence d’Annapolis en novembre dernier les autorités israéliennes ont approuvé la construction de 7 974 logements dans des quartiers juifs de Jérusalem-est.
Image de la France

Entretien avec Valeria Bruni-Tedeschi

Le supplément magazine du Yediot Aharonot publie un entretien avec l’actrice et réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi dont le film « Actrices » est présenté dans le cadre du festival du cinéma français qui se déroule ces jours-ci à Tel-Aviv./.

13.6.08

NICOLAS SARKOZY, LE MOYEN-ORIENT ET LA PAIX

Par Guy Senbel
pour Guysen International News

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’initiative du Président de la République française de renouer le dialogue avec la Syrie. Bachar El Assad, le Président syrien, sera présent à Paris le 13 juillet pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée, il a même été convié, à l’instar des autres invités au sommet dont Ehoud Olmert, à assister au traditionnel défilé du 14 juillet, dont l’invité d’honneur sera cette année le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Les réactions ne se font pas attendre.

Nombreux sont ceux qui manifestent leur incompréhension et réagissent plutôt mal à la reprise des relations franco-syriennes, interrompues par Jacques Chirac après l’assassinat de son ami, le Premier ministre libanais Rafic Hariri. Un crime syrien parmi d’autres, qui marquait par le sang la volonté de poursuivre la vassalisation du Liban par Damas.

Samedi 7 juin, la visite de Nicolas Sarkozy à Beyrouth montrait le profond attachement de la France au Liban, elle marquait aussi un tournant dans les relations franco-syriennes. Le Président français n’a pas hésité à s’adresser au Président syrien pour lui dire sa satisfaction de voir le Liban procéder librement à l’élection de son Président. Il s’agissait aussi de l’encourager à ne plus systématiquement soutenir l’opposition libanaise, incarnée par le Hezbollah, et à poursuivre des pourparlers de paix initiés avec l’Etat juif.

L’initiative de Nicolas Sarkozy, que les médias présentent volontiers comme une médiation possible entre Israël et la Syrie, doit être comprise comme une volonté forte de voir la France, et l’Union européenne qu’elle préside pour six mois, s’impliquer dans la « stratégie de la paix » au Moyen Orient.

Le moment est aussi opportun pour la France. Il s’agit à la fois de montrer à ses partenaires européens réticents que l’Union pour la Méditerranée est une initiative ambitieuse ; sous sa houlette, l’Europe pourrait jouer un rôle clé au Moyen Orient. L’Amérique, à laquelle le rôle de médiateur est habituellement dévolu, est en campagne, et la politique étrangère des Etats-Unis risque d’être un thème sensible des débats électoraux.

Certes, une poignée de mains entre le Premier ministre Ehoud Olmert et le Président Bachar El Assad sur la place de la Concorde le 14 juillet serait un geste symbolique fort, historique peut-être. C’est surtout la volonté de rassembler des hommes que l’histoire contemporaine oppose depuis soixante ans qui est remarquable. Symbole de paix ou de volonté de pacification, cette rencontre insolite contribuerait d’abord à « normaliser » la Syrie. Nicolas Sarkozy et le conseiller diplomatique de l’Elysée Jean-David Levitte ont bien compris l’importance de voir la Syrie évoluer rapidement dans le camp des pays modérés de la région.

La Syrie est depuis trop longtemps un « couloir du terrorisme » entre l’Iran à l’Est et le Hezbollah et le Hamas à l’Ouest. La deuxième guerre du Liban à l’été 2006 avait été le théâtre d’une collaboration active entre des Etats « voyous » que le Président américain George W. Bush inscrivait alors dans un « axe du mal », une expression qui résume assez bien l’intention criminelle des pays qu’elle vise, mais difficilement acceptée en Europe notamment, en raison de sa connotation biblique.

Route sans péage ni barrage pour des missiles importés d’Iran vers le Liban d’où le Hezbollah a déclaré la guerre à Israël, la Syrie continue d’être la plaque tournante d’un terrorisme quotidien que le Hamas dirige contre Israël. Jeudi 12 juin, ce sont des dizaines de missiles Qassam et autres obus de mortiers qui se sont abattus sur le Néguev occidental, dans le sud d’Israël. Le Hamas ne peut se satisfaire de la décision prise par le gouvernement israélien de ne pas intervenir dans la bande de Gaza pour traquer les terroristes, il cherche la guerre en envoyant sur Sdérot ou les kibboutz alentours des missiles « made in Iran ».

Pour donner raison à Nicolas Sarkozy, Bachar El Assad devra tenir beaucoup de promesses, celle de fermer son « corridor du terrorisme », celle de ne plus faire la guerre à la paix, celle d’accepter Israël, de ne plus servir de tribune aux extrémistes de la région, dont Khaled Meechal, leader politique du Hamas, de rompre avec Téhéran pour mieux l’isoler dans le concert des Nations.

Il s’agira aussi pour le Président syrien de fermer enfin la dantesque prison de Mazé, dont on dit que son père Hafez El Assad y pratiquait lui-même la torture. Et puis il s’agira de contribuer efficacement à la libération des soldats israéliens. Pour Nicolas Sarkozy, la question de la libération d’otages innocents, bulgares, colombiens ou israéliens, est une exigence de justice, une dérangeante leçon de morale, en politique.

Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, trois soldats israéliens otages du Hamas et du Hezbollah depuis 720 jours, deux organisations terroristes qui prônent la destruction d’Israël, à l’instar de l’Iran dont le Président Ahmadinejad rappelle, dès que l’occasion lui en est donnée, qu’Israël doit être rayé de la carte.

LES MEDIAS, POUVOIR INTOUCHABLE

Par Ivan Rioufol

Le Nouvel Observateur vient de publier un appel, soutenu par de talentueux confrères, dénonçant une "campagne obstinée et haineuse" contre Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem (...) La pétition suggère qu’un reporter, singulièrement dans une zone de conflit, ne saurait être jugé que par ses pairs : un esprit de corps qui a pour effet d’imposer une vérité, en décrédibilisant les contradicteurs. La presse soviétique procédait pareillement.

Lire l’article sur : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/

12.6.08

Pourquoi Bush aide-t-il l'Arabie Saoudite à construire des armes nucléaires ?

par Edward J. Markey
rubrique Opinion du Wall Street Journal


Titre original : Why Is Bush Helping Saudi Arabia Build Nukes?

Traduction : Objectif-info

Voici un bref questionnaire de géopolitique. Quel est le pays trois fois plus grand que le Texas qui bénéficie d'un soleil ardent plus de 300 jours par an ? Quel est le pays qui a les plus grandes réserves de pétrole du monde reposant sous des kilomètres et des kilomètres de sable ? Et quel est le pays à qui le Président George W. Bush vient de permettre l'accès à l'énergie nucléaire, pas à l'énergie solaire, alors que la seule supposition d'une détention du nucléaire dans cette région est susceptible de provoquer des frappes aériennes préventives et même des guerres ?

Si vous répondez l'Arabie Saoudite à toutes ces questions, vous avez raison.

Le mois dernier, au moment où les Américains devenaient membres du réseau ATM de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole, la secrétaire d'État Condoleezza Rice se trouvait en Arabie Saoudite à qui elle consentait un cadeau d'une valeur bien plus grande : la technologie nucléaire. Dans une cérémonie à peine mentionnée dans ce pays, Mme Rice a exprimé la volonté des Etats-Unis d'aider l'Arabie Saoudite à développer des réacteurs nucléaires, à former des ingénieurs dans cette spécialité, et à construire une infrastructure nucléaire. Alors que le pétrole bat des records à 130 $ le baril et plus, le consommateur américain va payer la facture des ambitions nucléaires de l'Arabie Saoudite.

L'Arabie Saoudite a dépensé des sommes folles au développement de ses vastes réserves de gaz naturel pour la production nationale d'électricité. Elle continue à investir dans un réseau national de transport de gaz par pipelines et dans la poursuite de l'exploration de gisements nouveaux, jetant des bases solides pour une production énergétique nationale qui pourra satisfaire les besoins d'électricité pendant de nombreuses décennies. L'énergie nucléaire, de son coté, exigerait d'énormes investissements dans de nouvelles infrastructures pour un pays dont l'expertise est nulle dans cette technologie complexe.

Mme Rice, M. Bush et les dirigeants Saoudiens ont-ils levé les yeux vers le ciel ? Le désert saoudien est presque constamment sous le soleil. Si M. Bush voulait aider ses amis de Riyad à diversifier leur portefeuille d'énergie, il leur aurait offert des panneaux solaires, et non des usines nucléaires.

L'intérêt de l'Arabie Saoudite pour la technologie nucléaire ne peut s'expliquer que par la situation politique périlleuse du Moyen-Orient. L'Arabie Saoudite, championne et cheville ouvrière du monde arabe sunnite, est gravement menacée par la montée en puissance de l'Iran dominé par les Chiites.

Les deux pays s'observent avec méfiance sur les eaux du golfe Persique, achetant des armes et alimentant des guerres par procuration au Liban et en Irak. Une arme nucléaire iranienne changerait radicalement l'équilibre des forces de la région, et pourrait s'avérer être l'allumette capable de mettre le feu à la poudrière. En signant cet accord avec les États-unis, l'Arabie Saoudite avertit l'Iran qu'elle peut jouer avec lui une partie nucléaire.

En 2004, le vice-président Dick Cheney a dit, "[l'Iran] est déjà assis sur une énorme quantité de pétrole et de gaz. Aussi, nul ne peut comprendre pourquoi il aurait besoin du nucléaire pour produire de l'énergie." M. Cheney a raison sur l'Iran. Mais un programme nucléaire saoudien potentiel alimente exactement les mêmes interrogations. Pour un pays qui possède autant de pétrole, de gaz et de potentiel solaire, l'importation d'une filière nucléaire coûteuse et dangereuse n'a aucun sens en termes économiques.

L'administration Bush prétend que l'on ne peut pas comparer l'Arabie Saoudite à l'Iran, parce que Riyad a déclaré qu'il ne développerait ni l'enrichissement de l'uranium, ni le retraitement du combustible, les deux technologies nucléaires les plus dangereuses. Lors d'une audition récente devant la Commission parlementaire sur l'Indépendance énergétique et le Réchauffement climatique global que je préside, le secrétaire d'état à l'Énergie, Samuel Bodman, a fait fi de toute inquiétude sur le risque d'un détournement de l'aide en matière nucléaire au profit d'un programme d'armement, affirmant simplement : "je présume que le président a une grande confiance dans le Roi et dans les dirigeants de l'Arabie Saoudite."

Cela ne suffit pas. Nous ferions bien de nous rappeler que ce sont les États-unis qui ont fourni l'aide nucléaire initiale à l'Iran dans le cadre du programme Atome pour la Paix, avant que le monarque iranien ne soit renversé par la révolution islamique de 1979. Un soulèvement du même genre qui frapperait l'Arabie Saoudite aujourd'hui serait au moins aussi dommageable pour la sécurité des États-unis.

Nous savons depuis longtemps que la dépendance de l'Amérique vis-à-vis du pétrole finance la diffusion de l'extrémisme. Si cette initiative nucléaire de Bush se confirme, les pétrodollars de l'Arabie Saoudite pourraient financer l'expansion de dangereuses technologies nucléaires dans la région la plus instable du monde.

Tandis que le soleil étouffant d'Arabie saoudite chauffe les dunes de sable au lieu d'alimenter des panneaux photovoltaïques, des millions d'Américains vont allonger plus de 4 $ par gallon sans avoir conscience que le réservoir de leur véhicule finance le début d'une course aux armements nucléaires.

Le Républicain Markey (D., Mass.) est président de la Commission parlementaire pour l'indépendance énergétique et le réchauffement climatique.
© 2007, 2008 Objectif-info.fr

Jérusalem capitale du peuple juif.....

... dans un premier temps
Me Bertrand Ramas-Muhlbach
israelinfos.net

Ce mercredi 4 juin 2008, la Knesset a décidé d’amender la loi fondamentale du 30 juillet 1980 pour faire de Jérusalem, non seulement la capitale de l’Etat d’Israël, mais encore la capitale du peuple juif. Cette mesure, adoptée à une très large majorité de 58 voix contre 12, permet de sceller définitivement le lien entre le peuple juif et sa capitale éternelle tout en évitant de soumettre la Ville Sainte aux aléas des décisions politiques partisanes ou encore à des scrutins électoraux inadaptés.

Des critiques se sont naturellement élevées contre le vote de cet amendement (soumis par Sevulum Orlev du Mafdal). Ainsi, Avshalom Vilan (Meretz) le considère comme stupide car selon lui, Jérusalem a vocation à devenir également la capitale de l’Etat palestinien. De même, Mahmud Abbas a rejeté le lendemain (le 5 juin 2008) les propos tenus par Barack Obama selon lesquels Jérusalem doit rester la capitale unifiée d’Israël.

Plus précisément, le chef de l’Autorité Palestinienne a affirmé : ’’Tout le monde sait que la Jérusalem sainte a été conquise en 1967, et nous n’accepterons pas d’Etat sans Jérusalem pour capitale’’. En réalité, cette position du leader palestinien témoigne au mieux, d’une étrange méconnaissance du processus historique et au pire, de sa parfaite mauvaise foi. En effet, Jérusalem a été conquise en 1967 au détriment du Royaume Hachémite de Jordanie qui exerçait précédemment sa souveraineté sur l’ensemble de la Cisjordanie (dont faisait partie Jérusalem). En aucun cas, cette conquête n’a concerné les palestiniens qui n’ont jamais exercé la moindre souveraineté sur une quelconque partie de la capitale israélienne.

D’ailleurs, la conquête de Jérusalem l’a bien été en 1948 par la Légion Arabe de Jordanie et c’est encore la Jordanie qui l’a occupée entre 1948 et 1967. De même, ce sont les jordaniens qui ont détruit 58 synagogues de l’ancien quartier juif, profané l’ancien cimetière juif situé près du Mont des Oliviers (âgé de plus de 2500 ans), chassé les juifs de la vielle ville et leur ont interdit d’accéder au mur occidental (en violation avec les accords d’armistice de 1949). En aucun cas ces actes ne sont imputables aux palestiniens.

Or, depuis le 26 octobre 1994, la paix a été signée avec le Royaume Hachémite de Jordanie et ce, en dépit des multiples profanations par la Jordanie des hauts lieux saints du judaïsme dans la période antérieure à juin 1967. Dès lors, il n’appartient pas au chef de l’Autorité Palestinienne de contester les conditions de la paix israélo jordanienne d’autant plus que Mahmoud Abbas se présente comme étant l’un des rares responsables palestiniens à vouloir faire la paix avec Israël.

En réalité, les propos du leader palestinien dévoilent une fois encore toute l’ambiguïté du problème palestinien et la nécessité pour les palestiniens d’installer dans l’opinion internationale que Jérusalem et les terres de Cisjordanie leur appartenaient antérieurement alors que c’est historiquement faux. Plus gênant, cette présentation travestie des évènements est systématiquement exploitée par les ennemis d’Israël (y compris chez certains membres de la population juive installée en Israël) qui ont bien compris que le moyen de détruite l’Etat juif suppose au préalable la rétrocession de terres, afin de sous entendre l’illégitimité de la création d’Israël.

Les responsables palestiniens en ont d’ailleurs parfaitement conscience car pour eux, le mode de compréhension de l’univers procède de l’Islam (de même, c’est l’Islam qui constitue le programme du Mouvement de Résistance Islamique selon l’article 1er de la Charte du Hamas). Or en Islam, la terre n’appartient pas aux hommes et encore moins aux palestiniens : elle appartient à Dieu (« ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu » sourate 4, verset131, 132).

Néanmoins, pour susciter l’émotion internationale, il est préférable de soutenir que les palestiniens ont été dépossédés de leurs terres, tout comme le suggèrent les textes fondateurs de la société palestinienne (Charte de l’Olp ou du Hamas) qui structurent mentalement les palestiniens. Ce principe permet aux palestiniens de se considérer comme des résistants et de bénéficier d’une légitimité (artificielle) pour combattre les juifs installés en Palestine. Par ailleurs, l’emploi de la technique du martyr permet d’accélérer le processus compte tenu de ce que le premier pilier de l’Islam est la Shahâda, profession de foi du musulman, dont le mot est tiré de la racine shahid qui signifie témoin ou martyr.

Gageons que les autorités israéliennes évitent de tomber dans ce piège et acceptent de restituer la terre d’Israël au peuple juif. Ainsi, après avoir fait de Jérusalem la capitale du peuple juif, il sera possible de faire de la terre d’Israël le patrimoine éternel et inaliénable du peuple juif.

Dans ce cas, plus aucune décision politique ne sera susceptible d’en modifier l’assiette territoriale sans au préalable recueillir l’assentiment du peuple juif dans son entier.

Pour parvenir à cet objectif, il convient de régler une ambiguïté d’ordre exclusivement sémantique : l’hébreu moderne appréhende incorrectement le concept de « nationalité » en traduisant ce terme alternativement par Ezrahout ou par leoumaiout alors que ces mots ont un sens radicalement différent. Ezrahout vient de la racine ezrah (citoyen) et recouvre le sens de citoyenneté c’est-à-dire de ressortissant de la cité, alors que le mot leoumaiout correspond étymologiquement à la nationalité car il est tiré de la racine Ouma ou encore de leom (nation) qui donne également le mot leoumi (national). Notons que le mot « Ouma » en arabe désigne également la communauté des musulmans au delà de leur nationalité.

Or, cette confusion linguistique résulte des dispositions de la première loi fondamentale de l’Etat d’Israël du 5 juillet 1950 dite « loi du retour » qui reconnaît en chaque juif un citoyen potentiel de l’Etat de d’Israël pouvant acquérir la citoyenneté en qualité d’immigrant (principe conforme à la tradition juive qui veut que chaque juif ait droit à une part de la terre d’Israël : Otsar ha geonim). Or, L’Etat d’Israël n’a jamais su gérer la contradiction issue des principes démocratiques et choisir entre l’application du droit du sol (qui confère des droits identiques aux ressortissants locaux) et l’application du droit du sang (où certaines prérogatives sont réservées aux membres de la nation concernée).

En Israël, pour surmonter cette difficulté, il suffit de réserver la citoyenneté israélienne à tous les ressortissants de l’Etat d’Israël en situation régulière quelqu’en soit l’origine, et la nationalité israélienne aux seuls membres de la nation juive (qui le souhaitent) y compris en diaspora.

Alors, chaque juif (qui le désire) se verra accorder le bénéfice d’une part de la terre d’Israël en qualité d’enfant d’Israël et les décisions concernant la terre d’Israël seront de la compétence exclusive des membres du peuple juif, sauf à envisager son inaliénabilité pour les générations à venir.

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

CONSULTATIONS AU SEIN DU PARTI KADIMA
revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

Le député du parti Kadima Tzahi Hanegbi, qui préside la commission des affaires intérieures du parti, et Eli Aflalo, chef du groupe parlementaire Kadima, doivent rencontrer aujourd’hui le Premier ministre Ehud Olmert dans l’objectif de parvenir à un accord concernant la tenue d’élections primaires, rapporte le Haaretz. Des membres du Kadima ont qualifié cette rencontre de déterminante alors qu’Ehud Olmert est l’objet de pressions tant à l’intérieur du parti qu’à l’extérieur.

Hier, des proches de la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, ont fait savoir que celle-ci est favorable à la tenue d’élections primaires et estime que Kadima doit parer à toute éventualité, y compris des élections anticipées. Kadima, a affirmé un de ces proches, doit prendre l’initiative sans quoi il sera à la traîne et perdra sa place sur la scène politique.

Selon des proches du Premier ministre, celui-ci ne devrait pas s’opposer à la tenue d’élections pour désigner un nouveau chef du parti, mais devrait demander que la date de ses primaires ne soit fixée qu’après le 17 juillet, date à laquelle aura lieu le contre-interrogatoire de l’homme d’affaires américain Morris Talansky. Ehud Olmert affirme en effet que ce contre-interrogatoire jettera le doute sur les accusations dont il fait l’objet et changera la donne politique.

En attendant, le chef du groupe parlementaire travailliste, Eytan Kabel, a déclaré hier que Kadima devait agir et fixer une date pour les élections primaires avant mercredi prochain et remplacer le chef du gouvernement avant fin juillet, sans quoi le parti travailliste votera en faveur de la dissolution de la Knesset. Le président du parti Shas, Eli Yishaï a lui réaffirmé que son parti voterait la dissolution de la Knesset si le gouvernement n’augmentait pas les allocations familiales d’ici mercredi prochain.

C’est en effet mercredi prochain que le Likoud compte faire voter en lecture préliminaire la proposition de loi sur la dissolution de la Knesset déposée par le député Sylvan Shalom. Toutefois, écrit le journal, au sein de la classe politique on estime que ce vote sera reporté et n’aura lieu que le 25 juin

11.6.08

IL FAUT SE PREPARER A ATTAQUER L'IRAN

par Daniel Pipes
USA Today,
VO: http://www.danielpipes.org/article/5585

Dans un rapport déclassifié du renseignement américain intitulé Iran: Nuclear Intentions and Capabilities (Iran: intentions et capacités nucléaires), les agences de renseignement américaines annonçaient en décembre dernier: «Nous estimons avec une grande certitude que Téhéran a suspendu son programme d’armement nucléaire au printemps 2003.»

Cette conclusion extrêmement controversée a incité les dirigeants iraniens à écarter l’éventualité d’une attaque américaine, ce qui a permis à Téhéran d’adopter une position toujours plus belliqueuse et a rendu futiles, comme il fallait s’y attendre, toutes les négociations ultérieures.

Dans l’idéal, les Iraniens eux-mêmes doivent être conduits à stopper leur programme nucléaire, car les alternatives – lancer une attaque américaine ou israélienne, ou permettre aux dirigeants de Téhéran hantés par l’Apocalypse de se procurer la bombe – sont bien pires.

L’unique moyen d’y parvenir est de raviver un sentiment d’appréhension en Iran. Pour que Washington ait une chance de les persuader de mettre un terme à leur programme nucléaire, et d’éviter ainsi la nécessité d’une action militaire, il faut impérativement convaincre les stratèges de Téhéran qu’ils ne seront jamais autorisés à obtenir des armes nucléaires. C’est encore possible, mais à condition de modifier profondément la politique des États-Unis.

Premièrement, l’administration Bush doit se préparer à attaquer l’infrastructure nucléaire iranienne. Deuxièmement, elle doit le faire savoir bruyamment (et les leaders israéliens devraient faire de même, comme certains l’ont déjà compris). Troisièmement, l’administration doit supporter l’inévitable tsunami de critiques. Quatrièmement, elle doit encourager les gouvernements les plus opposés à une telle attaque – dont l’Union européenne, la Russie et la Chine – à faire pression sur Téhéran pour que l’Iran mette fin à son programme nucléaire.

Si cette démarche réussit, la crise est résolue. Si elle échoue, l’élection présidentielle américaine de novembre revêtira une importance cruciale. «Il n’y a qu’une éventualité qui soit encore pire que l’option militaire», a déclaré John McCain. «C’est un Iran doté de l’arme nucléaire.» De son côté, Barack Obama a parlé de «diplomatie résolue», de «sanctions [économiques] plus sévères» et de «sources d’énergie de remplacement» – au fond un appel à persister dans la voie actuelle.

Si la présidence de George W. Bush se termine sur une victoire de McCain, Bush va probablement temporiser et laisser McCain prendre les prochaines décisions. Mais l’intention affichée d’Obama de perpétuer la vaine politique actuelle indique que s’il gagne, Bush pourrait ignorer la tradition voulant que les présidents sortants ne prennent pas d’initiatives majeures pendant les dernières semaines de leur mandat. Et lancer l’action militaire contre l’Iran.

IRAN : LA PRESSE ISRAELIENNE OUBLIE L'ESSENTIEL

Actuellement c’est la fièvre iranienne dans la presse israélienne : tous les jours on reparle d’une possible attaque surprise d’Israël sur le modèle d’Osirak, sans prendre en compte les réalités géographiques et politiques des Etats musulmans qui devraient autoriser le survol de leur territoire ou encore les données géopolitiques. Mais cette fièvre iranienne fait vendre. Pris dans l’engrenage, la presse israélienne a oublié de traiter une initiative qui pourrait pourtant nuire plus aux mollahs qu’un bombardement de l’Iran.
| Explications |

Il s’agit d’une demande qui a été adressée cette semaine par le centre Simon Wiesenthal à Interpol pour que cette organisation internationale procède à l’arrestation de deux hauts responsables du régime des mollahs, reconnus coupables d’avoir commandité et organisé l’attentat contre AMIA, la mutuelle des juifs argentins, attentat qui a fait 86 morts et plus de 200 blessés. Les deux hommes se trouvaient à ce moment en Arabie Saoudite.

La demande concernait Rafsandjani, le patron du régime des mollahs, et Mohsen Rezaï, ex-patron des Pasdaran et le 1er adjoint de Rafsandjani au Conseil du Discernement, organe chargé de décider de l’ensemble des politiques du régime. Les deux se retrouvaient au moment de cette demande en Arabie Saoudite, Etat allié des Etats-Unis, principal allié d’Israël.

La demande était d’autant plus justifiée que Mohsen Rezaï est sous le coup d’une « notice rouge », ou demande d’arrestation et d’extradition immédiate.

Cette demande justifiée et efficace qui aurait désorganisé le régime a été ignorée par les autorités saoudiennes et américaines, car ces dernières souhaitent trouver une entente avec le régime des mollahs et surtout son patron Rafsandjani. Le plus choquant est sans doute le silence des autorités israéliennes qui ont encore une fois joué dans le sens des attentes de Washington.

Il aurait fallu que cette demande du centre Simon Wiesenthal soit au moins portée et amplifiée par la presse israélienne qui n’est pas tenue d’être le porte-parole des desiderata d’un pouvoir toujours aligné sur Washington. Cela aurait pu aider Israël mais aussi le peuple iranien.

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