11.11.08

DEUX "AGENTS DU MOSSAD" ARRETES ?

Le Sunday Times londonien a annoncé dans sa dernière édition que «deux frères, Ali et Youssouf a-Jarrah, originaires du village de Marj, situé dans la Békaa libanaise, qui ont été arrêtés, il y a près d’une semaine, et accusés de s’adonner à des activités d’espionnage au profit de l’Etat hébreu, sont «impliqués» dans la liquidation d’Imad Moughnieh, un des chefs militaires du Hezbollah abattu dans une résidence difficile d’accès, et très surveillée, du cœur de Damas.


[Imad Moughnieh]

L’article du Sunday Times précise que les deux hommes travaillaient pour les services du Mossad depuis longtemps (ce qu’aurait notamment d’ores et déjà avoué Ali Jarrah) et avaient été recrutés dans les années 80, afin de recueillir et de transmettre des renseignements, concernant les mouvements palestiniens établis dans le pays du Cèdre, à des agents israéliens.
Ce ne serait que «ces dernières années» que les frères Jarrah auraient commencé à «s’intéresser de très près, sur ordre de leurs employeurs israéliens, aux principaux leaders du parti de Dieu du cheikh Hassan Nassrallah», dont ils auraient méthodiquement relevé les habitudes, emplois du temps, préférences diverses, adresses officielles et secrètes.

Israel Infos

Belgique – Un membre du parlement démissionne après avoir entonné une chanson antisémite




Michel Delacroix

Michel Delacroix, membre du parlement appartenant au parti d'extrême-droite "Front Populaire", a été obligé de quitter son parti après la publication d'un vidéo ou il est filmé chantant une chanson se moquant de l'Holocauste. Le vidéo-clip a été diffusé à la télévision nationale de Belgique et présente Delacroix chantant une chanson insultante et se moquant d'une jeune fille juive agonisant dans le camp de concentration de Dachau.
Le Senat Belge a déclaré que l'acte de Delacroix avait "dépassé les bornes" et a ouvert une enquête.
Le bureau du Procureur général de Bruxelles a également décidé d'ouvrir une enquête et envisagera d'annuler l'immunité parlementaire de Delacroix.
Le déni de l'Holocauste et les infractions antisémites font en Belgique l'objet d'amendes importantes ainsi que d'emprisonnement.
Delacroix est l'unique représentant du parti "Front Populaire" au parlement Belge.


Source: The Associated Press

10.11.08

Voyage au bout de la Nuit



Par Danielle Attelan
pour Guysen International News

70 ans après, la Nuit de Cristal reste dans les esprits comme le prélude aux camps de la mort et à l’extermination systématique des Juifs par les nazis. C’était un 9 novembre 1938. L'Allemagne nazie organisait un de ses plus vastes pogrom : une centaine d'assassinats sont perpétrés, 30.000 juifs sont arrêtés, des milliers de magasins pillés, 267 synagogues sont incendiées ou saccagées en Allemagne et en Autriche. Un violent tournant dans l’Histoire allemande sur lequel le centre culturel de Jérusalem a choisi de revenir par le biais d’une série d’évènements.

Egalement connu sous le nom de « la Nuit des éclats de verre », la Nuit de Cristal fait référence aux innombrables fenêtres et vitrines des synagogues, commerces et maisons des Juifs qui volèrent en éclat le 9 novembre 1938.

Des éclats de verres que les artistes du groupe « Zik » ont utilisés pour reproduire une synagogue détruite durant cette nuit de terreur. L’installation sera illuminée chaque soir de dimanche 9 au jeudi 13 novembre sur le toit du centre culturel Mishkenot Sha'ananim de Jérusalem.

Son inauguration marquera le lancement d’une série de cérémonies de commémoration et de conférences qui se tiendront la semaine prochaine au centre culturel en association avec le ministère des Affaires sociales.

Seront présents à la cérémonie d’ouverture, le ministre des Affaires Sociales Itzhak Herzog, également engagé dans la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que les ambassadeurs allemands et autrichiens.

Mercredi 12 novembre, une conférence internationale réunira les participants autour du thème : « La nuit de Cristal : 70 ans plus tard ».
De nombreuses questions animeront les discussions, notamment les efforts de restauration des synagogues détruites durant la Nuit de Cristal, les politiques entreprises pour entretenir la mémoire des victimes ou encore la représentation artistique du Mal.

Une exposition à la galerie Dwek du centre, placée sous le thème de « la mémoire sélective », réunira à partir du 12 Novembre des artistes appartenant pour la plupart à la deuxième génération de survivants de la Shoah.

Le souvenir de la Nuit de Cristal se mettra en scène au théâtre Khan à Jérusalem le 13 novembre avec la pièce « A murderous affair », jouée par la troupe de Ruth Kaner.
Adaptée du roman de Manfred Franke, la représentation invite le public à revenir sur les événements de la nuit du 9 novembre à travers les yeux d’un adolescent de 13 ans.

A noter également, la cérémonie au musée de Yad Vashem dimanche 9 Novembre, avec la présence de survivants de l’Holocauste, des ambassadeurs allemands et autrichiens et du Prof. Yehuda Bauer qui animera une conférence sur le thème : « L’holocauste et l’Etat d’Israël ». Le débat sera suivi d’une cérémonie de recueillement dans la Salle des Noms.

Si l’Etat d’Israël a choisi de mettre ainsi en exergue l’anniversaire de la Nuit de cristal, c’est que les questions qu’elle suscite sont plus que jamais d’actualité.

Pour le président de la ligue anti-diffamation, Abraham H. Foxman, l’événement est essentiel pour comprendre que la lutte contre l’antisémitisme doit commencer dès les premiers signes de la haine.

Se souvenir de la Nuit de Cristal, c’est comprendre que le génocide est l’aboutissement d’un processus : l’Holocauste n’a pas surgi soudainement, mais a été préparé et annoncé par le franchissement progressif de plusieurs étapes.

Et dans cette route macabre menant vers l’ultime « solution finale », la Nuit de Cristal constitue un véritable tournant.

9.11.08

Max Jacob à Drancy : imposture sur Arte

Pierre Goltman
Pierre Goltman, dont nous avons déjà publié une interview passionnante [*], nous a adressé ce qui suit. N’oublions pas qu’il s’agit d’un ancien déporté, qui sait de quoi il parle. Enarque, il a longtemps suivi le courant de l'histoire édifiante et conformiste avant de décider, comme il l’écrit lui-même, «d’approcher de manière plus véridique les faits historiques que, pendant dix ans j’ai, en toute bonne foi et en "bonne compagnie", falsifiés à l’envi». Et d’ajouter avec une dose peu commune d'autocritique et autant de liberté d’esprit : «Ayant trop répandu le mensonge, à la suite d'Aragon, Sartre et autres imposteurs de haut niveau, dont Joliot-Curie, en tant qu’homme politique, je diffuse mes découvertes sur ce site» [**]. Aujourd’hui, il nous gratifie d’un article courageux qui démythifie les descriptions hyperboliques du camp de Drancy, à l’occasion de la rediffusion d’un film rediffusé par Arte. Il l’accompagne de la copie d’une lettre adressée à l’Union des Déportés d’Auschwitz, dans laquelle il critique le compte-rendu d’une conférence donnée par une ancienne déportée, à laquelle il reproche précisément le genre d'exagérations qu’il dénonce dans le film de Arte. A lire avec respect et reconnaissance, car c’est de l’histoire solide et véritable, et non un de ces récits racoleurs, dont le fonds de commerce est la guerre et la déportation.
(Menahem Macina).


[*] " «Ce que j'ai retenu du XXe siècle», entretien avec Pierre Goltman (promotion « Lazare Carnot 1961 ») ".

[**] Il s'agit de son site personnel : Desintox.info.



Correspondance adressée par Pierre Goltman à L'Union des Déportés d'Auschwitz, à propos d'un article plus qu'« approximatif » sur le camp de Drancy.



« Chers camarades,



Le compte-rendu de la conférence de Francine Christophe, dans le n° 307 de la revue Après Auschwitz, m'a beaucoup surpris, car j'ai moi-même été interné du 2 au 30 juin 1944 à Drancy.



1. L'auteur dit avoir été arrêtée le 26 juillet 1942 et avoir séjourné 11 mois à Beaune-la-Rolande, puis 11 mois à Drancy jusqu'à sa déportation en mai 1944. Sur un plan purement arithmétique, on ne voit pas où sont passées les trois semaines initiales à Drancy, suivies de trois semaines à Pithiviers, où Francine trouve un trèfle à quatre feuilles. Six semaines ont ainsi disparu…



2. L'auteur indique : « le 2 juillet 1943 le camp de Drancy est transmis aux Allemands. Les gendarmes sont partis. N'ayant pas connu Drancy en 1943, je m'abstiendrai d'en parler. Mais l'intéressée a été déportée en mai 1944. Moi-même, je suis arrivé à Drancy le 2 juin 44. Les gendarmes étaient sans doute revenus sans que Francine s'en aperçoive. En juin 1944, Ils étaient chargés de la garde du camp, la police intérieure étant assurée par des internés juifs, les MS.



Quant aux conditions de vie à Drancy, elles étaient très supportables pendant le mois que j'y ai passé.



Ce n'est pas la première fois que je constate cette dramatisation inutile, et même nuisible, car elle donne du grain à moudre aux négationnistes de tout poil. Il y a un peu plus d'un an, à propos de Max Jacob, Arte avait diffusé un téléfilm qui tournait le dos à la réalité que j'ai constatée de mes yeux, montrant les soldats allemands armés et casqués perquisitionnant dans les chambrées. (Voir plus bas). Pourquoi faudrait-il "enjoliver" la réalité ? Comme si elle n'était pas assez horrible telle qu'elle a été. »



Cordialement,

Pierre Goltman

[Matricule] A 16665

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Le 14 septembre 2007, Arte a rediffusé un téléfilm de Gabriel Aghion «Monsieur Max».

Réfugié dans l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, le poète Max Jacob, juif converti à l’âge de 40 ans au catholicisme (Jean-Claude Brialy) mène une vie quasi monastique. Le 24 février 1944 à 11 heures, la Gestapo pénètre dans le couvent et l’arrête. Il mourra à Drancy d’une congestion pulmonaire.

Dans ce téléfilm très poétique, Jean-Claude Brialy, dans un de ses tout derniers rôles, est excellent.

Il est dommage que la vérité historique soit à ce point malmenée par cette prétendue reconstitution. Ce téléfilm comporte deux sortes d’erreurs sur les conditions de vie à Drancy et sur le sort réel de Max Jacob.

En particulier, le téléfilm fait croire que les nazis avaient décidé de libérer Max Jacob avant sa mort. D’après l’association des amis de Max Jacob, cela ne correspond nullement à la réalité et la scène où l’on voit un gradé SS se découvrir devant Max Jacob, lui annoncer sa libération et lui rendre un hommage ému, est pure imagination.(On pourra, à ce sujet, consulter le site : Max Jacob, arrestation.)

En outre, la description de Drancy est entièrement fausse. Une telle falsification procède peut-être d’un bon sentiment et de la volonté d’illustrer la barbarie, réelle, des nazis, mais contraire à la vérité, elle ne peut que nuire à la cause qu'elle croit servir.

Max Jacob est arrivé au camp le 28 février 1944. J’y suis arrivé le 2 juin 1944, 3 mois plus tard. J’y suis resté un mois avant d’être déporté par le convoi n° 76. Je présume qu’aucun changement fondamental n’a pu se produire en trois mois, entre l’arrivée de Max Jacob et la mienne.

Le camp était dirigé par le même criminel de guerre, Aloïs Brunner.

Ce n’était pas un ensemble de baraques misérables mais un bâtiment HLM qui, de nos jours, est devenu la cité de «La Muette», normalement habitée. Chacun peut aller le constater sur place.

Max Jacob a « habité » au 4e étage de l’escalier 19, et moi au même étage de l’escalier 18. Il n’existait pas de châlits à trois étages.

Les détenus n’étaient pas en haillons.

Les SS n’entraient pas dans les chambres, ni d’ailleurs dans le camp. Nous étions gardés par des gendarmes français à l’extérieur et, à l’intérieur [c’est peut-être ce qui gêne], le service d’ordre était assuré par des détenus, les MS. Personne n’avait réellement faim.

Voici ce que j’ai écrit, dès1995, dans le récit de ma déportation.

Nous avons été transférés à Paris par le train, dans des wagons de voyageurs. Pendant le voyage, les détenus considérés comme juifs avaient les mains libres, alors que nos gardiens avaient passé les menottes aux autres, arrêtés comme Résistants. Quel mépris et quelle humiliation ! Nous sommes arrivés à Drancy le 2 juin 1944.

La vie à Drancy apparaîtra bien supportable, comparée à ce qui nous attend plus tard. Nous sommes gardés par des gendarmes français. Des détenus juifs, les MS, porteurs de brassards, assurent la police dans le camp. Pour l’essentiel, le ravitaillement est livré par des camions de la préfecture de la Seine, marqués du sigle T.A.M., que l’on voit toujours aujourd’hui, à la fin du XXe siècle, sur les camions de la préfecture de Paris. Continuité du service public !

Pour ma faim d’adolescent, la nourriture est très insuffisante. Mais des personnes plus âgées me font volontiers profiter de leurs rations, trop abondantes pour leur appétit. À chaque repas, j’entreprends une sorte de tournée du rabiot sous les arcades. Le travail est très léger. Je faisais partie de la corvée Béart qui disposait d’un local au fond de la cour à gauche. Notre tâche consistait surtout à balayer. Rien de bien pénible ! Pendant les pauses, certains chantaient d’horribles, mais instructives, chansons de carabins.

Il est arrivé que le chef du camp - Aloïs BRUNNER à cette époque - se distraie en faisant exploser quelques grenades sur la pelouse centrale. Ces tirs provoquaient des paniques, mais je n’ai pas vu de blessés. Aloïs BRUNNER est un criminel de guerre qui a opéré en Autriche, en Allemagne, en Macédoine, en Slovaquie.

Les Alliés ont débarqué en Normandie le 6 juin 1944 et j’ai pensé que si nos épreuves devaient s’arrêter là, cette aventure, jusqu’alors supportable, était une expérience intéressante. Naïvement, je voyais la Libération toute proche, alors qu’elle était encore fort lointaine et que bien des péripéties, des souffrances et des morts nous en séparaient.

Le 30 juin, nous avons été déportés...

Pour préparer le convoi, les détenus sont regroupés. Avec mon père, nous couchions, depuis notre arrivée, dans une chambrée appelée 18/4, c’est-à-dire escalier n° 18, 4e étage. Pour la constitution des wagons de déportation, nous nous retrouvons au 1/4, c’est-à-dire escalier n° 1, 4e étage. C’est un wagon d’hommes seuls. De Drancy à Bobigny, nous sommes soixante dans des autobus de la T.C.R.P., devenue aujourd’hui la R.A.T.P., conduits par leurs chauffeurs habituels, de braves gens sans aucun doute, qui participent en toute tranquillité à notre extermination…

Voir Auschwitz, six mois en enfer

Certainement pavé de bonnes intentions, ce téléfilm est une imposture historique. Il peut utilement alimenter, par son exagération, les campagnes négationnistes.

© Pierre Goltman



Mis en ligne le 8 novembre 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

8.11.08

"Tolérance zéro à l'encontre de tout acte raciste et antisémite"


BELGIQUE : Communiqué de Joëlle Milquet :
"Tolérance zéro à l'encontre de tout acte raciste et antisémite"


Texte repris du site 7 SUR 7.



La vice-Premier ministre et ministre de l'Egalité des Chances, Joëlle Milquet, a rappelé jeudi la nécessité d'une « tolérance zéro à l'encontre de tout acte raciste et antisémite » après la diffusion d'une vidéo mettant en scène le président du FN Michel Delacroix, minimisant le génocide juif.

La ministre a en outre rappelé la poursuite et annoncé l'intensification, avec le Centre pour l'Egalité des chances, du projet "Cyber-haine" qui vise à lutter contre tout phénomène de propagation de la haine raciale et de l'antisémitisme sur Internet.

Relativement aux faits, Mme Milquet a dit soutenir le Centre pour l'Egalité des chances et de lutte contre le racisme dans sa démarche de saisir le Parquet d'une plainte pour infraction aux lois contre le négationnisme et le racisme, à l'encontre de Michel Delacroix, président du Front National. Par ailleurs, la ministre a dit prendre acte « avec satisfaction » de la décision de ce dernier de démissionner de sa fonction de président et de l'ensemble de ses fonctions exécutives.

Au-delà du cadre et du contexte dans lesquels cette parodie antisémite d'une chanson circule sur Internet, la ministre de l'Egalité des chances a dénoncé jeudi « la teneur de ces propos antisémites et racistes ». Joëlle Milquet a rappelé la nécessité d'une « vigilance permanente » et « d'une tolérance zéro » à l'encontre de tout acte raciste et antisémite.

Joëlle Milquet a dit avoir « une pensée toute particulière pour les personnes touchées par le traumatisme de la Shoah qu'une telle vidéo pourrait raviver ».



© Agence Belga




[Texte aimablement signalé par Roseline.]

7.11.08

GAZA, LA TREVE A TOUT PRIX


Par Guy Senbel
pour Guysen International News

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’incursion israélienne à Gaza et la reprise des violences dans la région de Sdérot. Dans l’ombre de la victoire historique de Barak Obama aux élections présidentielles américaines, Gaza et le Néguev occidental ont tremblé. La trêve décidée le 19 juin 2008 entre le Hamas et Israël n’aura finalement pas cessé, malgré l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza et la riposte qui se traduit par le tir de près de quarante missiles Qassam et obus de mortiers sur Israël.

Le Hamas souhaite que la trêve se poursuive, et Israël est également favorable à la prolongation de la trêve avec les Palestiniens.
Il s'agit pourtant de la plus grave flambée de violence depuis cinq mois. Une trêve à la trêve a bien eu lieu, et le Hamas a accusé l'Etat hébreu d'avoir violé le cessez-le-feu alors que son bras armé a promis une « riposte sans merci ».
Suite à l’obtention de renseignements précis selon lesquels une attaque du Hamas devait avoir lieu, le ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d’état major Gaby Ashkenazi ont décidé du lancement de la première opération importante depuis le début de la trêve en juin 2008.

Dans la nuit du mardi au mercredi 5 novembre, des forces spéciales de Tsahal ont pénétré dans le centre de la bande de Gaza, à quelques centaines de mètres de la frontière israélienne, près du camp de réfugiés d’Al-Boureij. L’objectif de cette incursion était de détruire un tunnel creusé par le Hamas qui menait vers le territoire israélien et devait servir à l’enlèvement de soldats ou de civils israéliens. Six terroristes palestiniens, parmi lesquels cinq lanceurs de missiles, ont trouvé la mort au cours de cette opération.

Les responsables israéliens n’ont pas eu le choix. Le risque d’escamoter la trêve était préférable à l’enlèvement d’autres soldats israéliens qui bloqueraient définitivement les éventuels pourparlers. Pour préserver la trêve, Israël a montré qu’elle avait tiré les leçons de l’enlèvement de Guilad Shalit…

Soucieux de prolonger la trêve, les Palestiniens du Hamas n’ont pas voulu endosser la responsabilité des tirs de missiles sur Israël. A Gaza, on présente officiellement le Djihad islamique comme responsable des représailles, sans toutefois s’en désolidariser. Le Hamas doit continuer de montrer sa capacité à régner sur Gaza en bonne intelligence avec les autres factions. Il doit montrer sa capacité à « résister », mais rêve aussi de devenir un interlocuteur pour la prochaine administration américaine.

Rappelons qu’au cours de sa visite en Israël à la fin du mois de juillet 2008, Barak Obama s’était rendu à Sdérot. Il avait alors rappelé le droit d’Israël à se défendre des attaques perpétrées par le Hamas contre les populations civiles. C’est aussi depuis Sdérot que le candidat à la Maison Blanche avait adressé un discours fort sur les dangers d’un Iran nucléarisé.

Dans ce contexte sensible, si l’on parle volontiers de négociations de paix au Moyen Orient, l’équilibre se fonde sur la terreur réciproque et demeure bien fragile.
S’il n’y a pas d’autre politique que celle de « la trêve à tout prix », il convient de rappeler que le prix de la trêve risque d’être très élevé pour Israël, comme pour le Fatah de Mahmoud Abbas d’ailleurs. Depuis 150 jours que la trêve a été décidée, le Hamas s’arme et s’organise.

De ce point de vue, le cas de Gaza n’est pas isolé. Malgré la volonté affichée par les Syriens par exemple de vouloir entamer des négociations de paix avec Israël, il faut rappeler que la Syrie continue d’envoyer des armes au Liban, toutes destinées au Hezbollah.
Saluons le reportage de Georges Malbrunot paru dans « Le Figaro » du jeudi 6 novembre, rare et précieux témoignage sur le trafic d’armes qui continue, sous le regard impuissant des autorités libanaises, et des forces de l’ONU.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, soldat de Tsahal et citoyen français, retenu en otage par le Hamas depuis 866 jours.

6.11.08

LE PARLEMENT ALLEMAND EN GUERRE CONTRE L'ANTISEMITISME ?


Le Parlement allemand a juré de combattre l'antisémitisme et d'encourager la renaissance de la vie juive dans une résolution datant du mardi 4 novembre. Une résolution qui intervient quelques jours avant la 70e commémoration de la Nuit de Cristal (Kristallnacht en allemand).

La chambre basse, le Bundestag, a renouvelé son engagement de « s'opposer à toute forme de judéophobie et d'antisémitisme », précisant que la vie juive, « forte et variée », enrichit l'Allemagne et l'Europe.

Le Parlement a poussé le gouvernement à « poursuivre intensivement sa protection et son soutien politique à la vie juive en Allemagne sous toutes ses formes », ainsi qu'à étendre l'enseignement dans les écoles de la vie juive et d'Israël, et à mettre en place un groupe d'experts qui publierait un rapport régulier sur l'antisémitisme.

Hans-Peter Uhl, un législateur appartenant à la coalition de la chancelière Angela Merkel, a précisé : « Avec ce crime [la Nuit de Cristal, ndlr], l'Allemagne s'est privée elle-même d'une de ses importantes racines culturelles, étant donné que la religion juive et que la culture juive font partie intégrante de l'histoire de l'Allemagne et de la société allemande ».

5.11.08

ISRAEL : DELUGE DE KASSAM !


Guysen

23 roquettes Qassam ont été tirées tôt ce mercredi 5 novembre au matin sur le Néguev occidental. Au total, c'est plus de 35 roquettes et obus de mortier qui ont été lancés depuis Gaza cette nuit.

Les serres d'une des localités de la région ont été endommagées. Un engin a frappé de plein fouet le toit d'une habitation à Mefalsim. On ne déplore aucun blessé.

Les Brigades d'Al-Qods, la branche armée du Djihad islamique, ont revendiqué ces tirs.

Des tirs qui interviennent peu de temps après la fin d'une opération de Tsahal à Gaza qui a laissé 3 soldats blessés, dont 2 grièvement et un légèrement. Ils ont été transportés à l'hôpital Soroka de Béersheva.

L'intervention de Tsahal visait à déjouer une attaque terroriste. Côté palestinien, on déclare 6 morts.

Un porte parole du Hamas, lié aux Brigades d'Al-Qods, a déclaré que son organisation « repousserait toute opération israélienne », et ce malgré le cessez-le-feu.

Pour les terroristes palestiniens, l'attaque de ce mercredi matin était une réponse à l'incursion de l'armée israélienne dans la bande de Gaza.

Pour rappel, depuis la trêve de juin dernier entre Israël et le Hamas, plus de 20 Qassams ont été tirées sur Israël. Cette nouvelle attaque constitue la plus massive depuis le début la trêve qui risque de s'en trouver fragilisée.

4.11.08

Un tesson âgé de 3000 ans


Tesson de poterie sur lequel est inscrit le plus ancien texte hébreu jamais découvert. Pour les archéologues, qui l'ont mis au jour dans la "Forteresse d'Elah" au sud-ouest de Jérusalem, la datation au carbone des objets trouvés sur le site indique que l'inscription en hébreu remonterait à quelque 3.000 ans, soit un millier d'années avant les Manuscrits de la Mer morte. /Photo prise le 30 octobre 2008/REUTERS/Ronen Zvulun

Par Ambre Grayman
pour Guysen International News

Un tesson de poterie vieux de 3000 ans sur lequel figurent 5 lignes de caractères hébraïques. C’est la trouvaille faite par adolescent dans les ruines d’une ancienne ville au sud de Jérusalem et décryptée par Yossi Garfinkel, un archéologue israélien. Une découverte exceptionnelle selon le chercheur qui y voit la preuve de l’alphabétisation des anciens Hébreux.

« C’est la plus ancienne inscription écrite en hébreu jamais trouvée. Elle date de 3.000 ans, du temps du roi David. Nous ne savons pas encore ce qui y est écrit, parce que nous l’étudions toujours. Mais nous pouvons clairement voir les lettres « alef », « bet » et « tet », et d’autres lettres en hébreu. Et nous pouvons déjà lire plusieurs mots comme « juge », « roi » et « esclave » » s’enthousiasme Yossi Garfinkel en décrivant la découverte archéologique.

La poterie sur lesquelles sont écrites les inscriptions a été découverte à une quarantaine de km au sud ouest de Jérusalem, sur le site d'une forteresse située à la frontière de l’ancien royaume de Judée.

L'inscription en cinq lignes est très difficile à déchiffrer et certains chercheurs préfèrent éviter les conclusions hâtives. Mais pour le professeur Garfinkel, il n’y a aucun doute. La preuve est scientifique.

« On ne se base pas que sur notre découverte archéologique. Nous n’avons pas trouvé une inscription disant : « Je suis le roi David et j’ai construit cette ville ». Peut-être que nous la trouverons un jour, mais dans ce cas, notre conclusion est purement scientifique. La datation a été faite et la physique prouve que la poterie remonte au temps du roi David, ni avant ni après. »

L’objet a été découvert cet été, lors de fouilles archéologiques sur le site de la forteresse antique d'Elah.
Forteresse se situant dans la vallée d'Elah, où selon le récit biblique, David a combattu Goliath.

La datation au carbone 14 a permis de faire remonter cette inscription rare au Xème siècle avant JC, soit 1.000 ans avant les rouleaux de la mer Morte, qui représentaient jusqu’ici les plus anciennes inscriptions hébraïques jamais retrouvées.
Un nouveau départ pour le monde de l'archéologie, mis en émoi par la découverte.

La guerre déclarée aux habitants de Judée-Samarie


par Shraga Blum

arouts sheva

Au moment où le petit Yishouv Ofra enterre Maurice Cohen z.l. tragiquement décédé hier, et au moment où la population de la région, de cette localité, aidées par une municipalité exemplaire, démontrent une fois de plus les qualités humaines et la noblesse éthique de cette population, le gouvernement et les médias se lancent dans une campagne de délégitimation sans précédent contre les Juifs de Judée-Samarie. Montrés comme des fauteurs de troubles, des personnes violentes et vulgaires, cette fine fleur de la population du pays ne sait plus comment conjurer cette vague d' animosité et de mauvaise foi qui déferle sur elle.


Esther Carish, membre du Comité des Habitants de Samarie, avance une explication de fond qui semble très plausible: "La classe dirigeante actuelle, qui repose sur une frange bien précise de la population, sent que le pouvoir va bientôt lui échapper. Et elle veut encore faire le plus de dégâts possibles". Cette thèse est d'ailleurs valable concernant la politique d'Ehoud Olmert face à la Syrie et aux Palestiniens.

Esther cite plusieurs personnalités qui se sont récemment exprimées de manière très négative: le Président Shimon Pérès, Haïm Ramon, qui a accusé collectivement cette population d'être responsable de l'attentat contre le Professeur Zeev Sternhell, et Binyamin Ben Eliezer, qui a décrit "l'esprit satanique" de certains Juifs de Judée-Samarie, et a appelé à une "guerre-éclair" ("Blitz" selon ses propres termes) contre eux. Ne parlons pas des termes ignobles et indécents utilisés sans relâche par les représentants de Meretz et de Shalom Akhsh'av, qui en d'autres cieux auraient soulevé l'indignation pour antisémitisme.

Cette campagne n'est pas sans rappeler celle qui a précédé l'expulsion du Goush Katif: mentir et salir une population afin de justifier une politique. Comme le dit un proverbe, "lorsque l'on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage!"

Le Comité des Habitants de Samarie a déposé ce matin une plainte pénale contre Ramon et Ben Eliezer auprès du Conseiller juridique du gouvernement, pour "calomnies et diffamation envers une population prise dans son ensemble". "Nous ne nous tairons plus et nous ne laisserons plus faire face à cette ignoble campagne de dénigrement" a précisé Esther. Tout en admettant que les paroles de Shmouel Ben Ishaï contre Tsahal et ses soldats "étaient déplacées et inconvenantes", Esther se demande "comment les paroles d'une personne peuvent être retournées contre les 300.000 habitants de Judée-Samarie". Mais elle pose surtout une question qui crie par sa pertinence: "Comment se fait-il que Tsahal et la Police soient capables de venir au milieu de la nuit, sans prévenir, et détruire la maison de Juifs sans rien y laisser, molestant au passage ses habitants, alors que depuis huit mois, les maisons des terroristes meurtriers de Jérusalem sont encore debout?!"

Dans le journal télévisé de la première chaîne de télévision, après avoir montré de nouvelles images de destructions de maison, cette fois-ci près de Migron, le reporter en Judée-Samarie, Benny Liss, a esquissé l'idée d'un scénario catastrophe pour les habitants des nombreux avants-postes: suppression de l'eau et de l'électricité, arrêt du transports collectifs vers ces endroits et etc...

Tout un arsenal de mesures qui ressemble étrangement à celui qui aurait du être utilisé depuis longtemps contre les terroristes meurtriers de Gaza, qui détiennent Gilad Shalit et tirent sur Sderot, mais qui n'a pas été mis en pratique car "on ne punit pas toute une population de manière collective"...

3.11.08

MUSEE DE LA TOLERANCE A JERUSALEM : Tous les prétextes sont bons !

par David Ruzié
professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

Vous trouverez, par ailleurs, sur ce site, le lien pour l’article du correspondant à Jérusalem du journal Le Monde, publié dans le numéro daté des 2-3 novembre, rendant compte d’une décision de la Cour suprême d’Israël, validant un projet de musée, qui avait été contesté par les musulmans, au motif que le site choisi à Jérusalem empièterait sur un vieux cimetière musulman.

Pour une fois, Michel Bôle-Richard fait preuve d’une parfaite objectivité, sans chercher, comme à l’accoutumée à mettre en difficulté Israël.

En effet, s’il indique que la construction d’un Musée de la tolérance, initiée et financée par le Centre Simon-Wiesenthal de Los Angeles, empièterait sur un « vieux » cimetière musulman, il précise bien que ce cimetière « n’est plus utilisé depuis l’indépendance d’Israël en 1948 » et qu’il est « aujourd’hui désaffecté, mais encore couvert de tombes aux pierres disjointes ».

Ce qui, évidemment, n’autoriserait pas pour autant à négliger les tombes, qui s’y trouvent. C’est la raison pour laquelle le journaliste du Monde relève que la Cour suprême a noté que la majeure partie de ce musée allait être construite sur l’emplacement d’un ancien parking datant de 1960 (donc avant les événements de la guerre de Six jours), « pour lequel aucune objection n’avait alors été présentée ». Mais surtout, la Cour a fixé aux promoteurs un délai (60 jours) pour trouver une solution « afin soit de déplacer les restes humains dans un autre cimetière, soit de construire une partie du musée sur des pilotis afin de respecter les tombes, dont certaines ont près de 400 ans ».

Mais si nous avons tenu à insister sur cette nouvelle péripétie de travaux entrepris à Jérusalem, c’est qu’une fois encore (v. ce que nous écrivions récemment à propos des travaux d’aménagement de l’accès au Mont du Temple/Esplanade des Mosquées), le monde musulman choisit cet événement pour manifester son aversion, pour ne pas dire plus, d’Israël.

Ainsi, le journaliste du Monde, sans pour autant – malheureusement - déplorer ces prises de position quelque peu excessives, précise que le mufti de Jérusalem a dénoncé « la judaïsation de Jérusalem » et estimé qu’il s’agissait « d’une agression ». Le porte-parole du Mouvement islamique arabe israélien est allé encore plus loin en n’hésitant pas à parler « d’oppression ethnique et religieuse ». Mais, ce qui nous paraît plus inquiétant – eu égard à certaines démarches entreprises, récemment, par le roi du Maroc, et dont il a été fait état sur Guysen.Israel.New s, c’est que le chef du mouvement islamique a promis « d’activer le monde arabe et musulman » pour empêcher la construction.

De fait, comme nous avons eu l’occasion de l’indiquer, ici même, à différentes reprises, il ne faut pas perdre de vue qu’en réalité, le conflit actuel n’est apparemment qu’un conflit israélo-palestinien. A différentes reprises, on a nettement l’impression qu’il s’agit, en réalité, d’un conflit israélo-arabe ou israélo-musulman.

Le monde arabe ou musulman indépendamment qu’il a, sans doute, quelque difficulté à accepter l’idée d’un Etat non musulman au Proche-Orient, car il considère, abusivement, que cette région est « terre d’Islam » (Dar el islam), préférerait également ne pas avoir à envisager la création d’un Etat palestinien qui, au moins dans l’esprit de sa population, devrait être, à l’image d’Israël, un pays démocratique.

Donc, il y aurait un risque de contagion aux portes de régimes, qui, jusqu’à présent, n’ont guère marqué d’intérêt pour la démocratie.

Aussi, tout ce qui peut gêner Israël retarde d’autant l’acceptation de cet Etat dans un monde environnant, quelque peu hostile, c’est le moins que l’on puisse dire. Et ce qui met Israël en difficulté éloigne d’autant la paix et, donc, la création d’un Etat palestinien, coexistant avec l’Etat d’Israël.

La Cour suprême d’Israël, qui n’avait à se placer que sur le plan du droit, a eu raison de statuer comme elle l’a fait.

Mais, même si les protestations arabo-musulmanes que nous venons d’évoquer nous paraissent dénuées de tout fondement, il n’est pas certain que sur le plan de l’opportunité, ce projet apparaisse fondé.

Indépendamment de son coût (250 millions de dollars), il nous semble que ni le lieu, ni le moment soient particulièrement bien choisis.

En tout cas, eu égard aux fréquentes récriminations d’autorités religieuses juives à l’égard de certains projets d’urbanisme à Jérusalem, on ne peut se contenter de l’argument du rabbin Marvin Hier, fondateur et doyen du Centre Simon-Wiesenthal, pour qui « Jérusalem a 3 000 ans et chaque pierre et chaque parcelle de terre ont une histoire qui est vénérée par toutes les confessions ».

Il est vrai que ce rabbin ne fait qu’appuyer l’argument du département israélien des antiquités qui, d’après le journaliste du Monde , aurait fait remarquer qu’il n’était pas possible d’arrêter un projet chaque fois que l’on trouve une tombe, car la terre de Jérusalem est couverte de tombes.

Certes, on ne peut que partager le point de vue du rabbin Hier lorsqu’il déclare qu’il faut « respecter le passé sacré, mais, en même temps, nous devons permettre à Jérusalem d’avoir un avenir ».

Le tout est de savoir si le souci de promouvoir « la tolérance entre les peuples », qui nous semble, effectivement, parfaitement louable, justifie un tel projet, hic et nunc (ici et maintenant).

1.11.08

Les juifs américains favorables à Obama ?




Le sondage annuel du Comité juif américain montre qu’une bonne partie des juifs américains appuient le candidat du parti démocrate, même s’ils sont moins nombreux qu’ils ne l’étaient en 2004 derrière John Kerry


A l’approche de l’élection présidentielle du 4 novembre, le Comite juif américain a procédé à un Stained glass window of 6th and I St. Synagogue in Washington, D.C. has six-pointed star and ten commandments sondage annuel qui montre qu’une bonne partie des juifs américains appuient le candidat du parti démocrate Barack Obama, même s’ils sont moins nombreux qu’ils ne l’étaient en 2004 derrière John Kerry.

Chaque année, le Comité juif américain procède à un sondage, qui a permis de préciser que 57% des électeurs juifs interrogés disaient vouloir voter pour M. Obama, contre 30% pour John McCain, son rival républicain. Treize pour cent des juifs interrogés restaient indécis.

« Cinquante-sept pour cent, c’est un peu moins qu’on ne s’y attendrait de l’électorat juif à cette étape dans la campagne. En 2004, le sénateur Kerry rassemblait 69% des intentions de vote des juifs, et il a terminé avec 76% », explique un porte parole du Comite juif américain, Kenneth Blander.

Certes, en fin de compte, ces indécis pourraient voter pour le sénateur Obama, mais ils sont également très courtisés par le camp McCain, ajoute le responsable.

Une chose est certaine: le sondage du comité témoigne de la diversité de la communauté juive américaine. Huit pour cent des personnes interrogées se décrivent comme étant des juifs orthodoxes, 28% des conservateurs, 30% des juifs reformés et 31% ont avoué ne pas être pratiquant. Mais les juifs américains restent en majorité des démocrates. Cinquante-six pour cent sont inscrits au parti, contre 17% pour le parti républicain. Vingt-cinq pour cent des juifs se disent indépendants.

Toujours selon le porte parole du Comite juif américain, les juifs pourraient jouer un rôle clé cette année, surtout dans les États qui pourraient basculer d’un côté ou de l’autre: l’Ohio, la Pennsylvanie et surtout la Floride.

« Les juifs comptent pour près de 5% de l’électorat en Floride. C’est l’une des raisons pour lesquelles McCain et Obama passent tant de temps en Floride », affirme M. Bandler, en évoquant également la présence du puissant contingent cubain dans cet état.

Par contre, les juifs américains sont plus clairs en ce qui concerne les colistiers des deux candidats. Soixante-treize pour cent sont satisfaits qu’Obama ait choisi le sénateur Joe Biden comme numéro deux. Seulement 37% pensent que McCain a fait un bon choix en désignant la gouverneur de l’Alaska Sarah Palin comme candidate à la vice-présidence.

Parmi les principales préoccupations des juifs américains, selon M. Bandler: l’économie, la couverture médicale, la guerre en Irak et l’indépendance énergétique du pays. Bien sur, ils se soucient également de la sécurité de l’État hébreu, mais seulement 3% disent que c’est leur principal sujet de préoccupation.

31.10.08

Une campagne pour Jérusalem




Par Guy Senbel
pour Guysen International News

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la décision de Tzipi Livni de renoncer à poursuivre les consultations en vue de former un nouveau gouvernement, et d’opter ainsi pour la tenue d’élections législatives anticipées en Israël. Le destin national d’une femme politique, que l’opinion compare volontiers à Golda Meir, est en panne.


Le Président de l’Etat Shimon Pérès lui avait confié la responsabilité de former un gouvernement après sa victoire contre Shaoul Mofaz dans la course à la présidence de Kadima. Elle devra maintenant convaincre l’opinion, appelée aux urnes au cours de l’hiver prochain.

Certains attribuent l’échec des négociations menées par Tzipi Livni avec l’ensemble des partis de la Knesset à un manque d’expérience, voire à un manque d’indulgence à l’égard de ceux qui en demandaient trop. C’est d’ailleurs avec cet argument qu’elle justifie sa décision : « J’ai fait des offres raisonnables », mais « les demandes formulées par certains partis sont inacceptables. Il y a des éléments de l’Etat qui ne se marchandent pas ».

Certes, les tractations avec le Shaas font légende dans l’histoire de la démocratie israélienne, mais si Tzipi Livni n’a pas réussi à convaincre les leaders politiques de plusieurs partis, c’est surtout parce qu’elle refuse de geler les négociations avec les pays arabes. « J’ai une responsabilité envers le pays » affirme-t-elle, répondant au Likoud, qui lui reproche son absence d’engagement à ne pas diviser Jérusalem.

Pour Tzipi Livni, qui a mené tant bien que mal les négociations avec les Palestiniens en tant que Ministre des affaires étrangères, la question de la division de Jérusalem était à éviter. Elle a resurgi le 19 octobre dernier lorsque le leader travailliste et Ministre de la défense Ehoud Barak a déclaré « qu’il était temps de relancer les négociations de paix dans la région » et qu’il s’intéressait à nouveau au plan de paix arabe proposé par les Saoudiens en 2002.

L’initiative saoudienne propose toujours la reconnaissance de l’Etat juif par l’ensemble du monde arabe en échange du retrait israélien des territoires acquis durant la guerre des Six Jours en 1967. Le plan saoudien demande également la constitution d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale et le droit au retour des réfugiés palestiniens et de leurs descendants.
Il y a un an environ, alors qu’il demandait aux Israéliens de se préparer à de douloureuses concessions, Ehoud Olmert avait qualifié de positive l’initiative saoudienne, rejetant toutefois catégoriquement les négociations relatives au retour des réfugiés.

La surenchère pacifique d’Ehoud Barak, allié stratégique supposé de la Présidente de Kadima, aura sans doute précipité l’échec des négociations menées par Tzipi Livni. Barak n’a pas hésité à communiquer sur l’intérêt qu’elle pouvait porter à l’initiative saoudienne… En la positionnant ainsi un peu plus à gauche sur l’échiquier politique israélien, il est parvenu à semer le trouble sur les véritables intentions de Kadima.

La campagne pour l’élection de la prochaine Knesset devrait donc être centrée sur la question de l’avenir de Jérusalem. Ultime étape vers la paix pour les uns, le partage de Jérusalem reste pour la grande majorité des membres de la Knesset une solution inacceptable.

La campagne électorale a donc commencé. Guysen TV propose à ses téléspectateurs, de plus en plus nombreux, de la suivre au quotidien. Ce sont aujourd’hui des centaines de milliers de téléspectateurs qui peuvent regarder la chaine d’information du Moyen Orient sur le câble et la plupart des plateformes, dont la « BBox », qui accueille Guysen TV depuis quelques jours.

Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, soldat de Tsahal et citoyen français, retenu en otage par le Hamas depuis 859 jours. Noam Shalit, son père, déplore l’absence de réel engagement des responsables politiques israéliens à l’heure où s’engage la campagne électorale. D’ailleurs c’est le Président égyptien Hosni Moubarak qui a annoncé cette semaine que Guilad Shalit « se porte bien ». Guilad a reçu la lettre que ses parents avaient transmise au Président Sarkozy. Partout au Moyen Orient, on attend de lire sa réponse.

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Sondages en Israël : la droite en tête

Le Flash info du Jerusalem Post édition française


Selon un sondage publié jeudi par le quotidien Haaretz, Binyamin Netanyahou devrait diriger la prochaine coalition avec 61 sièges regroupant le Likoud, les partis orthodoxes et le parti Union Nationale-PNR. Selon cette enquête d’opinion, le bloc de centre gauche dirigé par Tzipi Livni avec les travaillistes et Meretz n’obtiendrait que 59 sièges.

Les deux grands partis sont au coude à coude, Kadima et le Likoud obtenant chacun 31 sièges, tandis que les Travaillistes n’en gagneraient que 10, contre 19 dans l’actuelle Knesset.

Par ailleurs, 33% des personnes interrogées considèrent que l’ancien Premier ministre Netanyahu est le mieux placé pour traiter les problèmes de sécurité, contre 26% pour Ehud Barak et 14% pour Tzipi Livni.

Le Shas veut garder ses distances

Le Shas préfère éviter tout rapprochement avec le Likoud. Le chef du parti Shas, Eli Yishaï, a déclaré mercredi soir n’avoir aucune préférence entre Kadima, le parti travailliste et le Likoud pour former une coalition.

Par ailleurs, il a exprimé son désir d’obtenir le portefeuille de l’éducation dans le prochain gouvernement, idée que Netanyahou a vigoureusement rejetée.

Mofaz dauphin de Livni ?

Tzipi Livni, la dirigeante de Kadima, a confirmé jeudi au ministre des Transports Shaoul Mofaz qu’elle voulait qu’il soit le numéro deux du parti sur la liste des élections législatives. Livni a également proposé à Mofaz de diriger le personnel responsable des législatives à Kadima.

Les députés et ministres de Kadima s’étaient réunis mercredi à la Knesset pour décider si Mofaz devait concourir pour les élections internes de Kadima, ou s’il pouvait être placé d’office sur la liste des candidats aux municipales.

SECURITE

Shalit va bien selon Moubarak

Le président égyptien Hosni Moubarak affirme dans un entretien accordé jeudi au quotidien Yediot Aharonot que le soldat israélien Gilad Shalit, otage du Hamas depuis plus de deux ans "va bien".

"Les Palestiniens ne sont pas stupides. Ils doivent penser sérieusement à ce que seraient les conséquences s’ils le tuaient. Comment pourraient-ils obtenir la libération de centaines de détenus s’ils lui font du mal ? S’il lui arrive quoique que soit, Israël ne libérera pas un seul prisonnier", a poursuivi Moubarak.

Que reste-t-il du cessez-le-feu ?

Le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas a été rompu une fois de plus ce matin : une roquette s’est abattue sur le nord de Sdérot, dans l’ouest du Néguev. Aucun blessé n’est à déplorer.

Depuis le cessez-le-feu conclu en juin dernier, les Palestiniens ont lancé une quarantaine de roquettes et de tirs de mortier sur les localités de l’ouest du Néguev.

MOYEN-ORIENT

Prochaine rencontre entre Bush et Olmert

Washington et Jérusalem ont annoncé mercredi soir que le président américain George Bush et le Premier ministre israélien Ehud Olmert devraient se rencontrer prochainement à la Maison Blanche.

Les deux hommes, qui se sont rencontrés à multiples reprises depuis trois ans, afin de faire avancer notamment les négociations israélo-palestiniennes, se retrouvent en fin de parcours ; puisqu’Olmert dirige un gouvernement de transition et que Bush doit se retirer en janvier prochain.

Incident diplomatique évité entre Israël et l’Egypte

Le député israélien Avigdor Lieberman (Israël Beteinou), qui a souhaité mercredi que le président égyptien Hosni Moubarak "aille au diable" a été qualifié jeudi de "mal élevé" par le porte parole du ministère égyptien des Affaires étrangères.

Avigdor Lieberman avait reproché au président égyptien, Hosni Moubarak de ne jamais avoir effectué de visite officielle en Israël, ajoutant que s’il ne voulait pas venir "qu’il aille au diable".

A la suite de cette déclaration, le président israélien Shimon Peres et le Premier ministre Ehud Olmert ont appelé Hosni Moubarak pour lui présenter leurs excuses.

"Free Palestine" entre à Gaza

Le Premier ministre Ehoud Olmert a donné son accord pour que 27 activistes d’extrême gauche du bateau "Free Palestine", puisse amarrer à Gaza mercredi matin. Ils sont partis de Chypre en début de semaine. C’est le deuxième bateau de ce genre autorisé à accoster sur le territoire dominé par le Hamas, depuis le mois d’août.

Les Etats-Unis ferment leur ambassade à Damas

Les Etats-Unis ont pris la décision, mercredi soir, de fermer leur ambassade syrienne pour des raisons de sécurité. L’armée américaine a lancé dimanche une opération sur le territoire syrien, entraînant la mort de 8 personnes.

En représailles, la Syrie a demandé aux Etats-Unis de fermer le Centre Culturel américain de Damas ainsi que l’école américaine.

INTERNATIONAL

Un séisme fait 215 morts au Pakistan

Un tremblement de terre de magnitude 6.4 a dévasté la province du Balouchistan, au sud-ouest du Pakistan, dans la nuit de mardi à mercredi. Le bilan pourrait s’alourdir dans la mesure où de nombreuses personnes se trouvent dans un état de santé alarmant dans les hôpitaux de la région.

Un Israélien échappe à ses ravisseurs

Un homme d’affaires israélien, enlevé au Ghana la semaine dernière, a réussi à échapper à ses ravisseurs jeudi dernier. En échange de sa libération, les ravisseurs exigeaient une rançon de 30,000 dollars.

Ce n’est pas le premier cas d’enlèvement sur le continent africain. Le 26 août dernier Ehoud Avn, un homme d’affaires résidant à Raanana a été kidnappé à Port Harcourt au Nigéria.

Obama lié à un propalestinien ?

La campagne du candidat républicain John McCain a été alimentée par les prétendus liens entre Barak Obama et le propalestinien Rachid Khalidi. McCain affirme que le candidat démocrate est influencé par les positions de Khalidi sur le Moyen-Orient.

D’après Fox News, Rachid Khalidi aurait été le porte-parole de l’Organisation de Libération de la Palestine durant les années 1970. Khalidi et des sources palestiniennes ont nié ces allégations.
ECONOMIE

L’année universitaire commencera comme prévu

L’année universitaire débutera dimanche prochain comme prévu, grâce à un accord obtenu jeudi entre le gouvernement et les présidents des universités sur le budget annuel.

Plus de 450 millions de shekels seront attribués aux universités, avec 50 millions supplémentaires réservés à un projet élaboré par les présidents d’université, sous la supervision de la ministre de l’Education Youli Tamir.

L’accord a eu lieu lors d’une réunion entre le Premier ministre Ehoud Olmert, le ministre des Finances Roni Bar-On, Youli Tamir et les présidents des universités.

L’agence juive se serre la ceinture

L’Agence juive, l’organisme chargé de promouvoir l’aliya à travers le monde, verra son budget 2009 diminué de 45 millions de dollars.

Des réductions de personnel sont au programme, notamment dans l’ex-Union Soviétique, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.

SOCIETE

En route vers le mariage civil ?

Kadima a l’intention de présenter un projet de loi pour légaliser le mariage civil en Israël, selon Tzipi Livni qui s’est exprimé mercredi soir sur le sujet. "Je soutiens le mariage civil", a-t-elle affirmé à la chaîne de télévision russophone. "C’est une question importante pour Kadima et je veux la présenter dès maintenant à la Knesset."

Conflit de propriété à Hébron

La Haute Cour de Justice a demandé mercredi aux 20 familles juives résidant dans le bâtiment Beit Hashalom à Hébron de quitter les lieux. Ce bâtiment, situé sur la "route des croyants" est le sujet d’une vive querelle entre les habitants juifs d’Hébron, et les résidents arabes.

Les habitants juifs ont déposé une requête pour rester dans le bâtiment, mais la justice israélienne leur a ordonné de quitter les lieux. S’ils refusent d’obtempérer, la police sera sans doute contrainte de les expulser de l’immeuble.

En Israël, la polygamie est toujours bien présente

Un quart des familles de Bédouins en Israël se composent de plusieurs femmes.

Lors du discours d’ouverture de la conférence, le maire de Rahat, la plus grande ville bédouine d’Israël, a déclaré que la population bédouine avait des difficultés à se moderniser, notamment en terme de planning familial et de polygamie.
CULTURE

A la recherche du roi David

Un fragment de céramique trouvé dans les ruines d’une ville antique sur une colline au sud de Jérusalem pourrait porter la plus ancienne trace d’écriture hébraïque jamais trouvée.

Cette découverte offre une perspective inédite sur la culture et le langage de la Terre sainte à l’époque biblique.

Les cinq lignes de caractères, écrites il y a 3 000 ans ainsi que les ruines de la fortification où elles ont été trouvées indiquent l’existence d’un royaume israélite puissant à l’époque du roi David.
SANTE

Aide médicale israélienne pour le Kenya

L’Etat d’Israël apporte une aide médicale au Kenya qui a été particulièrement remarquée par les autorités de ce pays.

L’ambassadrice kenyane Felicitas Kyoumbi a chaleureusement remercié l’Etat d’Israël pour le savoir-faire médical qu’il a apporté au Kenya, lors de la conférence annuelle sur les soins médicaux d’urgence organisée par la clinique TEREM de Jérusalem.

Le ministère de la Santé kenyan avait invité deux médecins israéliens à effectuer un séjour de deux semaines au Kenya l’été dernier. Ils y ont visité de nombreux dispensaires, cliniques et hôpitaux pour évaluer les lacunes et améliorer les soins médicaux.

30.10.08

ANTISEMITISME: " ON ME TRAITE DE NAZI NOIR "

Kémi Séba, leader de Tribu Ka
«On me traite de nazi noir»
Ce provocateur extrémiste a d'abord dénoncé les «diables blancs». Aujourd'hui, il prétend combattre «l'impérialisme atlanto-sioniste». Itinéraire d'un «black» devenu brun


Debout à la barre, il plaide, déclame, plaisante, alterne effets de manche et effronteries. «Je vous remercie infiniment de poser cette question, Monsieur le Président», répète-t-il à tout bout de champ. Le magistrat finit par s'énerver : «Vous n'êtes pas obligé de me remercier pour toutes les questions qu'on vous pose.» Le leader noir lance un oeil goguenard à ses disciples, puis dénonce les «intérêts sionistes» et leurs défenseurs, «Crif» et «Sarkozy» en tête, les «bavures» policières, les «nègres domestiques, proches des maîtres»... Déjà condamné pour «outrages», «provocation à la haine raciale», «propos antisémites», l'homme a l'habitude de transformer les prétoires en tribunes. Ce 3 octobre 2008, c'est à nouveau le cas devant la 11e chambre de la cour d'appel de Paris. Stellio Capochichi, alias Kémi Séba, est accusé de «reconstitution» de son mouvement, Tribu Ka, dissous en 2006. Il venait alors d'effectuer avec ses troupes une des cente rue des Rosiers, au coeur du quartier juif de Paris. En première instance, il a été condamné à six mois de prison dont quatre avec sursis. «Après 400 ans d'esclavage, proclame-t-il. Je n'ai pas peur de la prison.» Il vit de procès et d'internet, d'outrance et de provocation. Chaque coup d'éclat est consigné dans une vidéo postée sur la toile.
Lors de son apparition bruyante sur la scène publique, Stellio Capochichi dirigeait un groupuscule radical interdit aux «leucodermes», aux Blancs. Une quasi-secte qui se réclamait de l'Egypte pharaonique, présentée comme le berceau noir des civilisations. Il était le «Fara», le chef du parti «kémite», mot tiré de «kem», noir en égyptien ancien. Deux ans plus tard, il se fait toujours appeler «Kémi Séba», l'étoile noire, mais ne voue plus un culte à Aton, Horus ou Osiris. Il s'est converti à l'islam, rasé la tête, laissé pousser une barbiche à la saoudienne et courtise maintenant les dirigeants iraniens. Il entend rassembler tous les «damnés de la terre» contre «l'impérialisme atlanto-sioniste».

Au passage, il a élargi ses soutiens, comme le prouve la petite foule massée ce jour-là au palais de justice de Paris. Aux militants noirs de l'ex-Tribu Ka, vêtus à l'instar de leur chef du complet anthracite de rigueur, s'ajoutent de jeunes beurs, un keffieh autour du cou, et une poignée de militants de l'ultradroite, comme Thomas Werlet, qui se déclare «national et socialiste», mais «pas nazi», précise- t-il. Des convergences qui inquiètent les policiers restés très attentifs aux moindres agissements de la Tribu Ka. «C'est un grand rassemblement de psychopathes, déclare l'un d'eux. Il y a des mecs des deux extrêmes et même un nationaliste breton.»
Une semaine plus tard, Stellio Capochichi prend place dans l'arrière-salle d'un café en compagnie de cinq fidèles, toujours en uniforme noir. Il se lance dans une longue harangue, comme celles qu'il met en ligne sur Dailymotion, pleine d'omissions et de sous- entendus. Il évoque «des communautés fermées», des puissances «occultes» qui «dirigent le pays». Lesquelles ? Mystère. «On me traite de nazi noir, comment voulez-vous que je joue la transparence ?» Il se déclare «africain». Né à Strasbourg en 1981, il rejette sa nationalité française et ironise sur ses parents «en quête d'intégration», «des intellos de gauche» issus du Bénin «qui n'ont pas été traités en accord avec leurs diplômes». Très vite, il abandonne le lycée, part à Los Angeles et rejoint Nation of Islam. Un groupe afro-américain qui prêche une séparation totale avec les «diables blancs» créés par «manipulations génétiques» dans des temps ancestraux. «J'y ai appartenu deux ans, dit Stellio Capochichi. On devait être une dizaine sur Paris.»«Dans le cadre d'une croisière», il découvre ensuite l'Egypte, ses momies, ses pyramides.

De ses différents périples naît la Tribu Ka. Ka pour «Kémite Atonienne». «C'est un salmigondis mal digéré», selon l'historien Pap Ndiaye (1), qui mêle aux théories de (l'anthropologue sénégalais) Cheikh Anta Diop sur l'Afrique, «matrice de l'humanité», les délires antisémites de Louis Farrakhan, chef de Nation of Islam. Pour ce dernier, les juifs auraient dominé le trafic d'esclaves. «C'est un fait, explique Stellio Capochichi, un certain nombre de marchands juifs étaient très impliqués dans la traite.» En 2006, dans une interview, il était bien plus explicite : «Le judaïsme (...) est à l'origine de la colonisation, de l'esclavage et de la situation actuelle que nous vivons.» ?
A la tête aujourd'hui du MDI, le Mouvement des Damnés de l'Impéria lisme, il revendique 400 cotisants et déclare livrer une «guerre totale contre le sionisme, mais politique. On n'a jamais commis de violence». Les drapeaux israéliens brûlés aux cris de «Mort aux chacals» ? Les appels de militants à «prendre les armes» et «à mourir au front» ? «On est dans le cadre du symbole, dit-il. On nous traite comme des Palestiniens avec des checkpoints à l'entrée des banlieues.» D'ordinaire, à ses procès, il assure lui-même sa défense. Cette fois, il a pris les services de Me Isabelle Coutant Peyre, épouse et avocate de l'ex-terroriste Carlos. Une photo dans son bureau la montre avec son mari encadré par deux gendarmes. Son client est, selon elle, «un progressiste» victime «d'une affaire politique décidée au plus haut sommet de l'Etat sous la pression de certains lobbies».
Un progressisme qui ne l'empêche pas de mener des actions communes avec la droite la plus extrême. «Il vient à nos manifs, ça double les effectifs et ça casse les clichés, se félicite Thomas Werlet. Il a le même objectif que moi pour sa propre patrie.» En avril 2005, cet apprenti luthier de 25 ans avait été interpellé par les gendarmes dans une forêt de l'Essonne, déguisé en soldat du IIIe Reich. «C'était un jeu de rôle.
Deux copains portaient une chapka russe. J'avais le casque allemand. Pas de bol pour moi !» Veste tee-shirt noir, chemise grise, il dit lutter contre «la mainmise d'une catégorie infime de personnes sur le monde» et prépare «depuis plusieurs mois» un «manifeste» avec Kémi Séba et Hervé Ryssen, auteur de livres intitulés : «la Mafia juive» ou «le Talmud démasqué».
Après une brouille, Stellio Capochichi s'est de nouveau rapproché de l'humoriste Dieudonné. Il prévoit de se rendre très prochainement en Iran, où il dit avoir «beaucoup d'amis», et affirme recevoir une aide «financière et autre» d'un «proche du Guide» libyen. Vantardise ? «C'est du Barnum raciste, s'écrie Patrick Klugman, l'avocat de l'Union des Etudiants juifs, qui vient de le faire condamner pour diffamation raciale. Ce mec est un narcissique qui recherche de la pub. Mais sa dangerosité ne fait aucun doute. Quand on réunit des gens sur un tel message, il y a forcément un jour un passage à l'acte.»

(1)Auteur de «la Condition noire. Essai sur une minorité française», Calmann-Lévy (2008).



Christophe Boltanski
Le Nouvel Observateur
http://hebdo.nouvelobs.com/

La Syrie sur la sellette



Par Samuel Rubinstein
pour Guysen International News

Mardi 28 octobre, la Syrie a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre des mesures contre les USA suite au raid aérien du dimanche 26 à la frontière syro-iraquienne. Dans le même temps, l’AIEA rapportait que les soupçons de nucléarisation qui pèsent sur le régime baasiste s’avèreraient moins infondés que ce que la Syrie voudrait le laisser penser. Une coïncidence qui laisserait entendre que Damas a effectivement des raisons de s’inquiéter.


L’attaque héliportée américaine aurait fait 8 victimes, toutes civiles selon Damas. À Washington, le son de cloche est tout autre. On déclare avoir éliminé un combattant d’Al-Qaïda, Abu Ghadiya, un ancien lieutenant d’al-Zarqawi, ayant joué un rôle clé dans l’infiltration de groupes armés sunnites en Irak.

La Syrie entend bien riposter. Dans une bataille diplomatique velléitaire, elle a demandé au Secrétaire général et au Conseil de sécurité de l’ONU de condamner l’attaque américaine et que Washington soit tenue pour responsable. Le gouvernement irakien a désapprouvé ce raid peu de temps après qu’il a été rendu public.

La France, soucieuse actuellement de sortir la Syrie de son isolement diplomatique, a été le seul pays occidental à protester ouvertement contre cette action militaire, dont Paris n’avait pas été informée au préalable.

Pour les USA il était légitime d’enrayer les infiltrations de combattants étrangers et d’armes sur le territoire irakien depuis la Syrie. L’administration Bush souligne le peu d’efforts des syriens pour remédier au problème de la perméabilité des frontières avec l’Irak.

Damas a quant à elle qualifié ce raid d’acte "barbare" et de "crime brutal" s’inscrivant dans la logique du "terrorisme d’Etat" des USA, niant d’ailleurs les allégations américaines selon lesquelles seulement un agent d’Al-Qaïda était visé.

À la décharge de la Syrie, il faut dire que ce raid américain constitue une violation du droit international et de la Charte de Nations Unies, notamment en ce qui concerne l’intégrité territoriale des Etats.

La Syrie s’inquiète aussi parce qu’elle est dans le collimateur de l’AIEA et qu’elle sent l’étau se resserrer autour d’elle. C’est du moins comme cela qu’elle interprète l’incursion américaine, qui lui en a rappelé une autre, celle de l’aviation israélienne l’an passé, sur ce que les USA estiment aujourd’hui avoir été un réacteur nucléaire qui aurait pu produire du plutonium s’il avait été achevé.

Il semblerait que l’AIEA ne puisse prouver que des activités nucléaires ont bien été menées sur le site d’Al Kibar, frappé 13 mois plus tôt par Israël, au regard des résultats peu concluants d’analyses préliminaires sur les échantillons prélevés.

Mohammed ElBaradei, directeur général de l’agence, a estimé que rien ne laissait à penser que le site détruit par Israël était un complexe nucléaire. Cependant la Syrie, clamant qu’aucune nouvelle visite de l’AIEA après celle de juin dernier n’est nécessaire, n’est pas au bout de ses peines.

Des diplomates ont en effet révélé que la dernière évaluation de l’AIEA la confortait dans son idée de pousser encore plus loin ses investigations. Les services de renseignement ont suggéré qu’aucun matériel radioactif n’avait encore été introduit dans le supposé réacteur avant sa destruction.

Cela expliquerait que les analyses sur le site n’ont rien révélé de suspect. Selon Mohamed ElBaradei, "le cadavre s’est volatilisé". Il sous-entendrait ainsi que les syriens ont fait le ménage avant l’arrivée des inspecteurs de l’AIEA.

Volatilisé, enfin, presque. Les inspecteurs ont trouvé d’infimes traces de graphite sur le site, un élément refroidissant similaire à celui utilisé par les nord-coréens. Les services de renseignements américains et israélien suspectent en effet Pyongyang de participer au supposé programme nucléaire syrien.

Damas nie néanmoins mener tout programme en secret.


Une fois toutes les analyses de tous les échantillons – prélevés sur le site d’Al Kibar lors de la première visite de l’AIEA – entièrement terminées, Damas décidera de la poursuite de sa coopération. Dans l’éventualité où les résultats ne prouveraient rien, la Syrie a déclaré qu’elle se considèrerait comme blanchie.

Elle pourrait très bien fermer la porte aux inspecteurs de l’AIEA et ne plus fournir d’informations supplémentaires, arguant du fait qu’elle est toujours en guerre avec Israël, et que toute autre investigation de l’AIEA exposerait des secrets militaires sans aucun rapport avec le nucléaire.

Ce que craint par-dessus tout la Syrie, c’est que l’enquête de l’AIEA puisse mener à des investigations de même ampleur que celles dont l’Iran fait l’objet depuis 5 ans, avec les retombées que cela comporte, sur l’économie notamment.

L’Iran est en effet sous le coup de trois sanctions onusiennes pour son refus de prendre en compte les demandes du Conseil de sécurité de mettre un terme à ses activités nucléaires. Si cela ne semble pas être dissuasif, Damas ne tient toutefois pas à se voir reléguée au ban de la communauté internationale alors qu’elle commence seulement à revenir dans le concert des nations.

29.10.08

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Vers le gel des négociations avec les Palestiniens et la Syrie, jusqu’aux prochaines élections législatives.

Le Flash info du Jerusalem Post édition française


Le ministre de l’Intérieur, Meïr Chetrit (Kadima) et celui des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer (Travailliste) se sont prononcés mardi pour un gel des négociations avec les Palestiniens et la Syrie, jusqu’aux prochaines élections législatives. Pour Chetrit, il ne sert à rien de continuer de négocier sachant que "dans la situation politique actuelle, aucun accord ne pourrait être entériné par le gouvernement de transition et la Knesset.

De son coté, le ministre travailliste Binyamin Ben Eliezer, a lui aussi estimé qu’un gouvernement de transition ne pouvait "prendre des décisions stratégiques touchant à l’existence de l’Etat d’Israël".
POLITIQUE

Les élections se dérouleront le 10 février


Réunis mardi chez la présidente de la Knesset, Dalia Itzik, tous les présidents des groupes parlementaires ont décidé que les prochaines élections législatives se dérouleront le 10 février prochain.

Par ailleurs, la session d’hiver du Parlement qui a débuté lundi se terminera le 10 novembre prochain, laissant ainsi les 90 jours légaux avant le scrutin.

Valse diplomatique à Jérusalem

Le Premier ministre Ehud Olmert a rencontré mardi le chef de la diplomatie australienne, Stephen Smith

Insistant sur la qualité excellente des rapports entre les deux pays, qui entretiennent des relations diplomatiques depuis 60 ans, le Premier ministre israélien a remercié son hôte pour la position de l’Australie qui a exigé des sanctions plus sévères contre l’Iran.

Par ailleurs, Olmert s’est également entretenu mardi avec son homologue croate, Ivo Sanader et avec le chef de la diplomatie danoise, Per Stig Moler, les deux hommes étant présents en Israël pour célébrer le dixième anniversaire du centre Pérès pour la paix.

Modifier le projet du tramway de Jérusalem

Si Nir Barkat est élu maire de Jérusalem, il reconsidérera les plans du projet du tramway dont la construction, beaucoup plus longue que prévu, est un véritable gouffre financier pour la capitale.

Le candidat prévoit notamment de couvrir l’itinéraire et les rails déjà construits par de l¹asphalte pour que des bus rapides, qui fonctionneraient à l¹électricité, puissent rouler sur le parcours du tramway.
SECURITE

Un bateau pacifiste interdit d¹accès à Gaza

Israël prévoit d¹interdire un bateau d’activistes de gauche, en route pour Gaza, d¹entrer dans ses eaux territoriales.

Le mouvement Free Gaza s¹apprête en effet à lancer son embarcation mardi à partir de Chypre. C¹est la 2e manifestation de ce genre depuis le mois d¹août.

Sur les 26 passagers, cinq médecins doivent monter à bord, ainsi que la lauréate du prix Nobel pour la paix en 1976 Mairead Maguire, le député arabe israélien Djamal Zahalka (Balad) et le membre du Conseil législatif palestinien, Moustafa Barghouti.

Un Juif invente une agression au poignard

Un jeune homme juif qui affirmait avoir été attaqué par deux Arabes lundi soir dans le quartier Talpiot de Jérusalem a menti, révèle la police.

L’homme prétendait que ses assaillants avaient tenté de le poignarder, et qu’ils s’étaient enfuis lorsqu’il avait brandi un bout de bois. Ses déclarations avaient été prises au sérieux, étant donné que deux attaques identiques perpétrées par des terroristes arabes ont eu lieu dans la capitale.

L’aide humanitaire a bon dos

Des équipements militaires destinés à être utilisés par le Hamas dans des opérations terroristes ont été découverts lundi par l’armée israélienne, au point de passage Kerem Shalom, entre Israël et la bande de Gaza.

Les treillis étaient cachés dans un camion transportant des provisions humanitaires, qui avait reçu la permission de livrer son chargement à Gaza.
MOYEN-ORIENT

Hamas / Fatah : fin de la crise ?

Le président de l’AP a annoncé lundi qu’il était parvenu à un accord avec l’Egypte prévoyant les solutions qui mettront fin à la lutte pour le pouvoir entre le Hamas et le Fatah et qui achèveront de réconcilier tous les partis palestiniens.

Le président de l’AP, qui s’exprimait après une entrevue avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, a surpris les responsables du Hamas par ses déclarations. Le groupe a annoncé qu’ils n’étaient pas au courant des récents progrès pour mettre fin à la crise avec le Fatah.

Les Egyptiens de leur côté espèrent la tenue au Caire le mois prochain d’une conférence sur "la réconciliation nationale" de toutes les factions palestiniennes.

Téhéran arme le Moyen-Orient

Un haut responsable des Gardiens de la Révolution a déclaré que l’Iran fournissait des armes aux "armées de libération" au Moyen-Orient. Cette information, dévoilée par une agence de presse de l’Etat iranien, est la première confirmation officielle que le pays soutient matériellement des groupes armés de la région.

"Notre armée est autonome, et les armées de libération de la région reçoivent des armes de notre part", a déclaré le général Hossein Hamedani, commandant adjoint d’une milice de volontaires au sein des Gardiens de la Révolution. Il n’a cependant pas donné plus de détails.

Rencontre de factions libanaises rivales

Les leaders de factions rivales sunnites et chiites se sont rencontrés dimanche pour tenter d¹apaiser les tensions qui ébranlent le Liban.

C¹était la première rencontre télévisée entre le chef de la majorité parlementaire Saad Hariri, pro-occidental, et le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah depuis la seconde guerre du Liban avec Israël en 2006.

Leur rencontre atteste de l¹effort de réconciliation entre les deux partis, afin d¹instaurer un nouveau paysage politique au Liban.

Le roi du Maroc contre la construction à Jérusalem

Le roi du Maroc, Mohammed VI a adressé un message au pape Benoît XVI, au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et aux membres permanents du Conseil de sécurité, pour protester contre la construction d’une synagogue dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem

Le roi fait allusion à la poursuite des travaux de rénovation par l’association Ateret Cohanim d’une synagogue datant du 19e siècle se trouvant à une centaine de mètres du mont du Temple, sur lequel se trouve la mosquée Al-Aqsa.
INTERNATIONAL

Barack Obama, cible des néo-nazis

Les agents fédéraux américains ont déjoué un complot visant à assassiner le candidat démocrate aux élections présidentielles, Barack Obama.

Les deux jeunes skinheads néo-nazis de 18 et 20 ans prévoyaient de dévaliser une armurerie avant de s’attaquer à 88 lycéens noirs américains dans le Tennessee. Ils voulaient ensuite s’en prendre à Barack Obama.

Des documents rendus publics par la justice américaine précisent que les deux hommes "prévoyaient de conduire leur véhicule aussi vite que possible vers Obama, en tirant sur lui par les fenêtres".
SOCIETE

Un cambrioleur tué à Ben Shemen

Un homme entré par effraction dans une habitation du moshav Ben Shemen dans la nuit de lundi à mardi s¹est fait tirer dessus par le propriétaire de la maison. Ce dernier a confié à la police que l¹intrus avait tenté de le poignarder. La police a trouvé un couteau sur les lieux du crime.

Le propriétaire a été retenu pour interrogatoire mais la police a déclaré qu¹il serait bientôt relâché.

Cet incident intervient après la mise en application de la loi Shaï Dromi (votée en 2007), qui permet aux propriétaires de biens d¹utiliser la force plus librement contre ceux qui entrent par effraction dans leur maison, leur commerce ou leur ferme.

Un trafic de certificats médicaux a été démantelé


Cinq médecins civils et trois employés de la clinique Kfar Kassem ont été arrêtés mardi. L’opération, menée conjointement par Tsahal et la police, visait à mettre un terme à un trafic de documents médicaux.

Le personnel médical en question exemptait des soldats de Tsahal d’entraînements ou d’opérations militaires en échange de contreparties financières.

Les suspects auraient fourni des "jours Gimmel", qui désignent dans le jargon militaire des jours d’absence excusée, à des militaires, à raison de 150 shekels par certificat médical.

Judée-Samarie : le problème de permis de construire

Bimkom, un organisme de défense des droits de l¹homme, dénonce la politique restrictive de l¹Administration civile de la Judée-Samarie. Elle lui reproche de réprimer le développement palestinien en Zone C (sous contrôle militaire israélien) et de garder le plus de terres possibles pour les implantations juives.

D¹après un rapport qu¹il vient de publier, Israël, qui aurait généreusement distribué des permis de construire aux Palestiniens jusqu¹à la fin des années 1970, a ensuite lancé un vaste programme de développement d¹implantations juives.

L¹Administration civile récuse ces accusations en arguant que dans les 90 villages qui constituent la Zone C, il est possible d¹obtenir un permis de construire sans problème particulier.

De retour sur la Colline des Munitions

Plus de 150 personnes de différents pays se sont retrouvées lundi sur la Colline des Munitions à Jérusalem, pour assister à l¹inauguration officielle du Mur d¹honneur de la Colline des munitions, destiné à honorer les soldats juifs du monde entier.

D¹après l¹organisation des vétérans de guerre juifs, le pourcentage de soldats juifs qui ont combattu dans les forces armées américaines pendant la Première Guerre mondiale s¹élevait à 4 %, alors que les Juifs représentaient moins de 1 % de la population.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, 50 % des hommes juifs américains âgés de 18 à 40 ans ont combattu, soit 1,4 million de Juifs, et 40 % dans l¹Armée rouge.
MONDE JUIF

La Shoah enseignée aux haredim

Une série de quatre livres sur la manière d¹enseigner la Shoah à partir d¹un point de vue religieux a été lancée dimanche par Yad Vashem.

D¹après Nava Weiss, responsable du département haredi de Yad Vashem ouvert il y a 7 ans, adapter l¹enseignement de la Shoah aux besoins particuliers de cette communauté fait partie d¹une tendance de plus en plus répandue dans la société israélienne.

La série de 4 livres se concentre sur la vie des Juifs orthodoxes pendant la Shoah et sur les dilemmes moraux et religieux auxquels ils durent se confronter.

Retrouvez toutes les informations sur le site Internet de Jerusalem Post édition française : www.jpost.fr

28.10.08

Raid américain en Syrie : les réactions


Par Itaï Smadja
pour Guysen International News

Selon plusieurs média syriens, dimanche 26 octobre vers 17h00 locales, l'armée américaine a mené un raid en territoire syrien près de la frontière avec l'Irak. La Syrie a accusé les Etats-Unis d’avoir tué au moins huit personnes durant ce raid héliporté. Alors que dans un premier temps les forces internationales de la coalition présentes en Irak ont affirmé ne pas avoir d’information à ce sujet, d’autres sources ont par la suite apporté davantage de détails. Il semblerait que les cibles visées étaient des camps d’entrainements pour des terroristes destinés à combattre en Irak. Quoiqu’il en soit, les réactions ont été immédiates.

L'agence Associated Press, qui affirme être entrée en contact par téléphone avec des témoins de l'attaque, stipule que ces derniers ont vu deux hélicoptères à bord desquels se trouvaient des soldats américains.
Ils auraient attaqué un village situé à environ 16 kilomètres de la frontière irakienne et à un peu plus de 500 km de Damas.

Le raid intervient dix jours après l’arrestation par les forces irakiennes de sept Syriens accusés de terrorisme en Irak.

A l’annonce de ce raid, les réactions n’ont pas tardé. En Irak, les forces internationales présentes, composées à 95% d’Américains, ont d’abord affirmé que « les forces de la coalition internationale, dans leur ensemble, n'ont aucune information sur l'incident en Syrie ».
Toutefois, selon d’autres renseignements, l’opération militaire avait pour cible des bases à partir desquelles des terroristes s’entrainaient pour combattre en Irak.

Allant à l’encontre des déclarations de la coalition, Ali Al-Dabbagh (porte-parole du gouvernement irakien) a annoncé que « l'endroit où a été mené le raid était le théâtre d'activités d'organisations anti-irakiennes se servant de la Syrie comme base-arrière pour des opérations en Irak ».
« Le gouvernement irakien était en contact avec la partie américaine sur cette attaque menée sur la frontière syrienne », a précisé le porte-parole dans un communiqué.

« L'Irak cherche à avoir de bonnes relations avec la Syrie et avait demandé au gouvernement syrien d'extrader un groupe basé en Syrie qui avait tué récemment 19 membres des services irakiens de sécurité dans un village frontalier. Ce groupe utilise la Syrie comme base-arrière pour lancer des attaques contre l'Irak », a ajouté M. Dabbagh.

La télévision « Al Arabiya » a confirmé par la suite cette information en affirmant que le raid avait été mené contre « une région fréquentée par des groupes considérés comme hors-la-loi ».
De son côté, le site « Youkal.net » croit savoir que le bombardement a visé un camp d’entrainement utilisé par le Hezbollah iranien pour former des combattants irakiens avant de les envoyer au front.

D’autres sources indiquent qu’il s’agissait de camps où étaient réceptionnés les combattants islamistes issus d’Afrique du Nord et d’autres pays arabes et islamiques, ainsi que de certaines banlieues européennes, avant de les convoyer en Irak.

Le gouvernement syrien a qualifié l’attaque de « sérieuse agression » et a émis une protestation officielle auprès des émissaires irakiens et américains à Damas.
«La Syrie condamne et dénonce cet acte agressif et fait assumer aux forces américaines la responsabilité de cette agression et toutes les conséquences qui en découleront», a indiqué un responsable gouvernemental cité par l'agence de presse officielle syrienne Sana.

Le ton est le même au journal gouvernemental Techrine :
« Les forces américaines venant d'Irak ont commis un assassinat de sang froid. Il ont commis un crime de guerre qui a tué huit ressortissants syriens civils dans un village calme à huit kilomètres de la frontière irakienne » peut-on lire dans ses colonnes.

En Israël, la discrétion prévaut. « Israël n'a rien à voir avec l'attaque américaine en Syrie », a affirmé lundi à la Knesset le ministre de la Défense Ehoud Barak, précisant que « ce raid s'inscrit dans la stratégie du monde libre qui mène une lutte sans merci contre le terrorisme islamiste ». Il n’a cependant pas précisé si Israël avait, ou non, été avertit de l’organisation de cette opération.

Selon Thabet Salem, analyste politique qui s’exprimait sur les ondes d’Al Jazeera « le gouvernement syrien redoutait des infiltrations sur son territoire au début de la guerre Irak. Jusqu’à présent, rien de tel ne s’était produit. Peut-être quelques cas isolés, mais rien de très grave par rapport aux huit morts de cette opération ».

« Je ne crois pas aux informations selon lesquelles la raid visait des combattants. La Syrie a déployé un grand nombre de militaires, et des barrages tous les 4 kilomètres le long de la frontière irako-syrienne. Selon mes informations, les Syriens ont arrêté au cours des dernières années entre 5000 et 6000 personnes qui essayaient de franchir la ligne de démarcation ».

De nombreuses questions restent donc sans réponse, et en particulier celle concernant le pourquoi d'une telle opération alors que l’administration américaine est en fin de mandat ? .

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Raid américain : la Syrie annonce qu’elle "réagira"

Israel-infos

mardi 28 octobre 2008
Le responsable des relations publiques de la Syrie au Royaume-Uni, Djihad Maqdissi, a violemment condamné, lundi, sur les ondes de la BBC, l’opération américaine lancée la veille, en fin d’après-midi, contre le village d’Al Soukkariya, situé dans la région d’Abou Kamal, principal point de passage entre les territoires syrien et irakien, qui se trouve à environ cinq cent cinquante kilomètres au nord est de Damas, et au cours de laquelle huit personnes ont été abattues.

Lire l’ensemble de la revue de presse de Israel-infos

Des hélicoptères ont déposé des commandos, selon ce qu’a confirmé un responsable du Département de la Défense à Washington, dont l’objectif était de mener l’attaque d’une position à partir de laquelle des terroristes islamistes, venus du Maghreb, s’infiltraient en zone irakienne afin de prendre part à la lutte armée contre les troupes US.

Interviewé par la radio anglaise, Maqdissi a notamment déclaré qu’il s’agit d’un « crime effroyable » et d’une « véritable agression ».

Selon lui, les soldats américains ont pris pour cible « un bâtiment civil qui était en cours de construction ».

Rappelons que la version du raid américain livrée par l’agence de presse officielle Sana faisait état de « militaires débarqués d’hélicoptères qui ont ouvert le feu contre des ouvriers à l’intérieur du bâtiment, y compris sur la femme du vigile » et précisait que les « huit morts sont un père et ses quatre enfants ainsi qu’un couple et un autre homme ». Al-Dunia, une télévision privée basée à Damas, avait annoncé de son côté neuf morts civils et de 14 blessés, tous des villageois.

« Si les américains possèdent une information quelconque, concernant des activités subversives menées par des rebelles dans cette région, c’est au gouvernement syrien qu’ils doivent s’adresser et transmettre les renseignements dont ils disposent », a encore estimé Maqdissi, « plutôt que de se comporter selon les lois de la jungle et de violer, sans la moindre provocation, la souveraineté territoriale d’un autre Etat ».

Maqdissi a par ailleurs souligné que le régime baasiste se « réserve le droit de riposter selon les modalités qui lui paraîtront nécessaires », et qu’en attendant, le président Bachar el-Assad « exige tous les éclaircissements ».

L’organe du baas, Tishrine, a pour sa part affirmé, lundi matin, que l’Amérique venait de commettre un « nouveau crime de guerre », ce qui « démontre la profonde stupidité de son administration actuelle ».

En Grande-Bretagne, où il effectue actuellement une visite officielle, Walid Moualem, le ministre syrien des Affaires étrangères, a souligné lundi soir, dans une déclaration prononcée devant des journalistes, à Londres, que son pays a été l’objet d’une « agression indéniablement terroriste, et préparée longtemps à l’avance ».

Assurant que Damas « continuera à défendre son territoire contre ses ennemis », il a par ailleurs invité les autorités irakiennes à « ouvrir une enquête sur les circonstances exactes dans lesquelles s’est produite l’incursion américaine de dimanche ».

Enfin, le ministère de l’Information a publié un communiqué affirmant qu’il n’y a « aucun doute possible : la Syrie réagira à la tuerie perpétrée dans la localité d’Al Soukkariya ».
Société

Ben Ishaï se rétracte

Après avoir souhaité, lundi, au cours d’une interview diffusée sur les ondes de la radio de l’armée, aux soldats de Tsahal d’être «égorgés» ou de finir «comme Guilad Shalit aux mains de l’ennemi», sous prétexte que les forces de l’ordre avaient procédé à l’évacuation de la «ferme» (illégalement construite non loin de Kyriat Arba) de l’activiste ultranationaliste Noam Federman, et déclenché par là une vive polémique dans tout le pays, Samuel Ben Ishaï a exprimé lundi «des paroles qui pourraient ressembler à des excuses», comme l’ont noté certains médias israéliens, lesquels ne cachaient pas leur scepticisme quant à la sincérité de la démarche du militant d’extrême droite, qui pourrait être essentiellement motivée par les nombreux appels de politiciens, et de responsables de la sécurité, à l’arrêter pour «incitation au meurtre».

«Je ne voulais pas parler de tous les soldats», a donc rectifié Ben Ishaï, avant d’ajouter, dans un style qualifié «d’illuminé» par certains commentateurs : «Je souhaite à tous les expulsés d’être récompensés, dans les meilleurs délais, par le Saint, béni soit-Il».
Noam Shalit s'adresse à Olmert

Noam Shalit, le père du caporal de Tsahal enlevé en 2006, Guilad Shalit, et détenu depuis par le Hamas dans la bande de Gaza, a appelé, lundi après-midi, le Premier ministre démissionnaire, Ehud Olmert, a «utiliser le temps qu’il doit encore passer à son poste de chef du gouvernement» afin d’œuvrer à la libération de son fils.

«Le Premier ministre dispose encore de quatre à cinq mois, durant lesquels il sera toujours à la tête du pays, et j’estime qu’il s’agit là d’un laps de temps amplement suffisant pour lui permettre de remplir ses obligations vis-à-vis de Guilad», a-t-il notamment déclaré.
Rappelons que des sources françaises ont confirmé, en fin de semaine dernière, que la lettre écrite par la famille Shalit à leur fils Guilad a bien été transmise par le président Sarkozy au responsable de la branche politique du Hamas à Damas, Khaled Mashaal, qui l’a remise au militaire prisonnier.
«Je ne sais pas dans quel état se trouve mon fils», a souligné Noam Shalit, «mais le simple fait de lui faire parvenir un message de la maison a beaucoup compté pour nous».

Politique

Ouriel à Pérès : "Ne pas s'attarder en préparatifs électoraux"

Les représentants des partis de la droite nationaliste Ihoud Léoumi/Mafdal et Israël Beteinou ont rencontré, lundi matin, le président de l’Etat hébreu, Shimon Pérès, et lui ont unanimement «suggéré» d’organiser de nouvelles élections «le plus tôt possible».
Le député Ouri Ariel (Ihoud Léoumi/Mafdal) a pour sa part estimé que «s’attarder dans les préparatifs électoraux risque de porter atteinte à l’Etat d’Israël lui-même».

Ouriel a par ailleurs évoqué les menaces, les injures, et les «malédictions» prononcées la veille par un activiste ultranationaliste, qui était interviewé par la radio de l’armée, à l’encontre des soldats de Tsahal : «Nous ne représentons pas l’individu qui a tenu de tels propos, et de nombreux communiqués les dénonçant ont été publiés par toutes les formations politiques constitutives du camp nationaliste», a-t-il notamment déclaré, avant d’ajouter : «Cela étant précisé, ce sont les responsables du démantèlement de la ferme de Noam Ferderman qui n’ont pas agi selon les normes, puisqu’ils ont préféré détruire les maisons, construites selon eux illégalement, avec tout ce qu’elles contenaient de mobilier et d’affaires personnelles appartenant à leurs propriétaires».
Baraké et le "transfert politique" de Livni

Lors de la rencontre qui s’est tenue lundi entre les représentants du parti Hadash (d’inspiration communiste) et le président Shimon Pérès, le député Mohammed Baraké a affirmé être «en colère» contre la nouvelle dirigeante du parti Kadima, Tzipi Livni, laquelle a selon lui «soigneusement ignoré de prendre en compte notre formation politique» dans le cadre de ses tentatives visant à former un nouveau gouvernement.

«Il n’est pas tolérable que nous laissions s’effectuer de la sorte un transfert politique, tout comme il est inadmissible que Livni ne se tourne pas vers les partis arabes lorsqu’il s’agit de prendre des décisions cruciales», a-t-il notamment estimé, avant d’ajouter : «Personne n’a le droit de favoriser un parti au détriment d’un autre parti».

De leur côté, les représentants de Yehadout Hathora (ultraorthodoxe) ont profité de leur rencontre avec le chef de l’Etat hébreu, lundi matin, pour lui demander de tout faire afin d’éviter que les nouvelles élections se déroulent durant la fête religieuse de Tou Bishvat.

Sécurité

Arrestation importante à Beth Lehem

Les services de sécurité ont autorisé, lundi soir, la publication d’une information selon laquelle une unité de Tsahal a arrêté, durant la nuit précédente, dans la ville de Beth Lehem, Mohammed Qawamala Abed al-Mid Halil, âgé de quarante trois ans, dont le nom aura longtemps figuré parmi ceux des principaux terroristes du Djihad islamique recherchés par Israël.

Halil est impliqué dans plus de quinze attentats visant des civils, sur la seule région de Jérusalem, parmi lesquels des opérations menées à l’arme automatique, dans des lieux publics, et des attaques à la voiture piégée.
Il dirigeait par ailleurs la cellule qui a formé, idéologiquement et techniquement, deux kamikazes qui ont été envoyés dans la capitale pour s’y faire sauter au milieu de la foule.

Etranger

L'Iran dénonce le "massacre américain"

Hassan Qashqawi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a violemment condamné la «politique belliciste des Etats-Unis», lundi matin, au cours d’une conférence de presse organisée à Téhéran.

Il a par ailleurs déclaré à l’agence de presse officielle Irna que son pays «considère comme inadmissible l’attaque de l’armée américaine de dimanche, durant laquelle ses appareils ont violé la souveraineté territoriale d’un Etat indépendant, pour perpétrer un massacre sur son sol».
Il a enfin estimé que cette opération en Syrie "porte bien la marque de l’Amérique, puisque ce sont des civils innocents qui en ont été les principales victimes.

Nouvelles brèves

Israël, le 27/10/08

Société : "Si vous saviez avec quelle brutalité les soldats ont forcé en pleine nuit la maison des Federman, et ce qu'ils en ont fait: il ne reste que des ruines, et toutes leurs possessions ont été détruites. Elishéva ne trouvait même plus de lait pour le bébé parmi les décombres" a témoigné une amie de la famille Federman dont la ferme a été démantelée alors que "des procédés juridiques étaient en cours". Elle a ajouté qu'un des dix enfants a eu le bras cassé et que les plus jeunes sont encore choqués par cette intervention, "que Tsahal devrait réserver aux terroristes".

Culture : Yousouf Islam, alias Cat Stevens, le chanteur folk converti à l'Islam, et qui avait soutenu le Hamas avant de devenir récemment militant pacifiste, s'est vu interdire d'entrée en Israël, où il souhaitait participer aux commémorations des 10 ans du Centre Pérès pour la paix.

Politique : Le chef de l'opposition Binyamin Netanyahou s'est engagé dans un discours prononcé à la Knesset, à ne pas entreprendre de pourparlers au sujet du partage de Jérusalem, à lutter contre "le terrorisme, la menace iranienne, la crise financière", et pour "la mise en place d'un système éducatif compétitif". Il a par ailleurs assuré qu'il oeuvrerait pour obtenir la libération de Guilad Shalit.

Société : A Naaline, près de la barrière de sécurité en construction, des habitants arabes de la région, et des activistes d'extrême-gauche, ont manifesté violemment, et agressé les garde-frontières qui tentaient de les disperser par les moyens habituels.

Santé : Des milliers d'écoliers se déploieront aujourd'hui dans tout le pays dans le cadre de l'opération "Frappe à la porte", organisée par la Fondation pour la lutte contre le cancer, afin de récolter des fonds et de sensibiliser le public à l’importance de la recherche pour lutter contre cette maladie.

Nécrologie : Les obsèques d'Avraham Ozri, poignardé par un terroriste palestinien jeudi dernier dans le quartier de Guilo, se dérouleront ce lundi à 14h30 à Jérusalem.

Politique : Selon un sondage publié ce matin par Yedioth Haharonot, à l'annonce des prochaines élections, Tzipi Livni est créditée de la majorité des voix face à Binyamin Netanyahou.

Politique : La session hivernale de la Knesset débutera ce matin, après trois mois de retard. A cette occasion, une manifestation en faveur de Guilad Shalit aura lieu sur place.

Politique : Shimon Peres effectuera ce lundi matin une série de rencontres avec les représentants des différents partis de la Knesset, le premier étant Israël Beteinou. Le Président de l'Etat consacrera 20 minutes à chacun d'eux.

Sécurité : Durant la nuit, Tsahal a arrêté en Judée-Samarie sept Palestiniens recherchés pour leur implication dans des activités terroristes.

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