20.3.07

LES YEUX DE SAMIRA

Samira voulait divorcer. Elle ne supportait plus les coups, les violences et les insultes. Elle ne s’imaginait pas vivre avec un compagnon qui la considérait comme un simple bétail à cornaquer, un champ qu’on laboure et ensemence, ainsi qu’il est si poétiquement dit dans le Coran.

Pourtant, Samira a cédé à la pression de sa famille et à la riante coutume du mariage forcé. Quittant la France pour un peu de temps, elle est partie au Maroc pour la cérémonie.

La pression sociale sur les jeunes femmes d’origine maghrébine est intense. Les parents, qui ne voient là que la perpétuation d’une coutume dont ils ont eux-mêmes « bénéficié », s’accrochent à ces traditions d’un autre siècle ; souvent par réflexe identitaire et parce que la France n’a pas su ni voulu leur enseigner les rudiments de la vie dans une société plurielle.

Les frères des jeunes femmes, eux, aiment à se vanter d’avoir des soeurs « saintes et pures » mais se réservent le droit d’aller, eux seuls, vaquer à d’autres occupations, « d’autres trous », disent-ils de manière imagée. Ils s’autorisent – grand bien leur fasse – ce qu’ils interdisent aux femmes.

Les hommes peuvent se permettre à peu près tout.

Samira, si elle a un jour un enfant, ne pourra pas le voir grandir. Elle devra se contenter d’épouser de la main les contours de son visage pour tenter de deviner la beauté de ses traits.

Aujourd’hui et demain, Samira est à la cour d’Assises du Gard. Au banc des accusés, celui qu’elle a épousé au Maroc quelques années avant et qui l’avait violenté lors de la nuit de noces en la battant, au point qu’elle a du finir la nuit à l’hôpital de Meknès.

Il est accusé "d’actes de torture et de barbarie ayant entraîné une mutilation et une infirmité permanente".

Après son mariage, Samira fuit le Maroc, son époux, sa belle-famille qui la maltraite et revient en France, à Nîmes dans le quartier de Pissevin. Mais son compagnon vient la rejoindre et l’enfer recommence. Coups, blessures, violences.

Elle demande le divorce mais cela n’a pas l’heur de plaire au petit mâle, au caractère fier et ombrageux. Depuis des générations, ses traditions religieuses lui enseignent que l’homme est tout puissant.

Bien entendu, les théologiens musulmans n’ont pas eu le temps de lui préciser qu’il lui fallait taper du plat de la main, sans faire de marques. Il n’a pas eu l’occasion de suivre les enseignements de Hani Ramadan à Genève et n’a jamais entendu parler du moratoire réclamé du bout des lèvres par le frère de celui-ci.

Alors, il frappe et se sent outré lorsque sa femme, sa chose, son objet, veut se séparer de lui. Outré et vexé ! Car chez les petits coqs, il passe alors pour quelqu’un qui ne sait pas se faire respecter.

Le 2 juillet 2003, il entre dans l’appartement que sa compagne est en train de nettoyer pour l’état des lieux. Il frappe à nouveau et, avec son index, lui arrache les yeux.

Samira hurle de douleur, sort de l’immeuble malgré les coups, se cogne aux murs en hurlant « rendez-moi mes yeux ! ».

Le quartier de Pissevin, à Nimes, a la réputation d’être un haut lieu de convivialité, de métissage, de brassage culturel, de lien social. Son marché, appelé le Souk de Nîmes, rappelle, chaque mercredi, et de façon joyeuse, les attaches indéfectibles qu’ont tissé Nîmes et le Maghreb à travers l’histoire. Cela, c’est pour les manuels que l’on distribue aux touristes.

Mais Samira ne pourra plus revoir les étals de safran et de poivrons, de cumin et de tomates. Samira est désormais aveugle.

Dans le quartier de Pissevin, c’est le silence.

Silence, comme à Illkirch ou une femme vient d’être brûlée vive par son compagnon jaloux qui voulait la purifier. Ce silence meurtrier imposé par le politiquement correct.

Ce silence meurtrier à nous imposé, parce qu’il ne faudrait pas faire d’amalgame ; parce que critiquer l’islam serait faire preuve de racisme, parce que lutter contre ceux qui transforment la femme en objet de plaisir ou de convoitise et en sujet de servitude, reviendrait à jeter l’opprobre sur une religion.

Silence sur ce procès parce que les analystes politiques, dont la seule audace est de traverser la Seine pour se rendre au studio télé, ont décrété qu’en 2002, l’insécurité avait hissé Le Pen au second tour et qu'il ne fallait pas recommencer cette fois-ci.

Les barbares

Lâches, veules, couards, ces petits pantins, égocentrés dans leurs certitudes apprises, sont les mêmes qui guettent à plusieurs le Juif à la sortie de son école, quand ce n’est pas dans la cour même de l’établissement.

Ce sont les mêmes, issus de la même idéologie, qui ne ressentent aucune culpabilité, aucune once de remord à avoir torturé Ilan durant 3 semaines pour finalement le brûler.

Ce sont les mêmes qui, avec l’approbation tacite des journaux qui n’en pipent mot, énuclent, là aussi, et égorgent un jeune homme, Sébastien Selam. C'était en 2004.

Pourquoi se gêneraient-ils, du reste ? L’assassin de Sébastien est aujourd’hui libre. Il continue à roder dans le quartier, autour de l'entourage terrorisé de sa victime.

Les autorités n’ont pas donné suite à la demande de la famille de la reloger. Pas un maire, pas un officier de police, pas un juge n’a ordonné la moindre protection. Toutes les demandes de relogement hors de la portée de l'assassin ont échouées. Sébastien est mort. Son assassin est en vie, et en liberté. Nul ne s'en offusque.

L’époux de Samira, lui, est devant ses juges. Quelle sera la sanction ? Samira a eu le courage d’aller jusqu’au bout de sa plainte.

Mais, pour une qui se bat, combien ne disent rien ? Pour une qui voit son combat reconnu, combien vivent dans la terreur de l’autre coup, du poing qui viendra frapper, du couteau qui viendra égorger ?

Samira ne verra plus jamais, et l’on n’a même pas la maigre consolation de se dire qu’elle ne verra pas l’horreur que continueront à déclencher ces traditions meurtrières.

Car, même aveugle, elle reste femme, aux yeux de ces barbares…

Femme, donc coupable, forcément coupable, pour plagier l’expression désormais fameuse de l'apologiste sénile des infanticides ruraux*, en son temps coqueluche des mêmes médias qui se taisent actuellement.

Paul Lémand © Primo, le 19 février 2007

* Pierre Desproges, à propos de Marguerite Duras


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Auteur : Paul Lémand
Date d'enregistrement : 20-03-2007

POURPARLERS DE PAIX

Commentaires de leaders du Hamas concernant l’accord de La Mecque et les attentes du Quatuor


19/03/07

Texte repris du site de l’Ambassade d’Israël en France.

Les citations qui suivent proviennent de leaders du Hamas depuis la signature de l’accord de La Mecque entre le Fatah et le Hamas et ont été faites en considérant les demandes du Quatuor.


1- Ahmed Youssef, conseiller du Premier ministre Haniyeh

a. Interview à Reuters, 10 février 2007

La question de la reconnaissance n'a pas été soulevée du tout à La Mecque, déclare Ahmed Youssef. « Dans la plate-forme du nouveau gouvernement, il n'y aura aucun signe de reconnaissance (d’Israël), quelles que soient les pressions que voudraient exercer les Etats-Unis et le Quatuor. »

b. Interview par Al-Jazeera TV, 10 février 2007

Il a noté que les directives politiques pour le prochain gouvernement n'incluent pas la reconnaissance d'Israël. C'était clair en ce qui les concerne, et ce qui est écrit dans l'accord de La Mecque est également clair, en dépit des tentatives de certains d'inclure la reconnaissance d'Israël dans l'accord. Il a réitéré qu'il était « aussi clair que le soleil de midi » qu'il n'y aurait aucune reconnaissance d'Israël et que ce sujet était hors de propos du document du consensus national.

« Par conséquent toute discussion à ce sujet ou toute pression européenne dans ce sens (est rejetée) ; nous disons qu’il n’y a pas de reconnaissance d'Israël par le Hamas comme mouvement, et ceci a été clairement dit dans les entretiens avec les Européens. ».

c. Al-Hayat, 11 février 2007

Il a estimé que les Etats-Unis maintiendraient la pression jusqu’au dernier moment pour obtenir l'acceptation des trois conditions du Quatuor : reconnaissance d'Israël, reconnaissance des accords avec Israël et arrêt de la violence. Youssef a indiqué que les Européens ignoreraient la condition de reconnaître Israël.


2. Ismail Radwan, porte-parole du Hamas

« L'accord conclu à La Mecque ne signifie pas la reconnaissance de l'entité israélienne (...). La position du Hamas est ferme et bien connue, et c’est celle d’une non-reconnaissance de la légitimité de l'entité sioniste (...) Le Hamas est une chose, le gouvernement en est une autre, mais le gouvernement se fonde sur le document du consensus national qui ne reconnaît pas l'entité sioniste (...) Il n’a pas été exigé du gouvernement de reconnaître Israël. L’OLP l’a fait, et c'est son problème. »


3. Khaled Mashal, chef du Hamas (vit en Syrie)

a. Interview à Al-Hayat, 10 février 2007

« La question de la reconnaissance ne s'est pas posée dans les discussions que nous avons eues. Personne ne nous a demandé de le faire. Nous sommes tombés d’accord sur les directives de ce gouvernement ; nous faisons partie du gouvernement comme les autres groupes et nous sommes tenus par les accords contenus dans le document du consensus national, par la lettre de nomination que nous avons acceptée comme gouvernement, et ces directives politiques sont partagées par toutes les factions palestiniennes, mais chaque faction maintient ses propres idées politiques. »

b. Interview à Tareq Abbas, journaliste, Jeddah, 11 février 2007

« Nous n'avons aucun complexe au sujet du dialogue avec n'importe quel pays dans le monde, y compris les Etats-Unis, mais à l'exception de l'entité sioniste. »

c. Interview à Al-Akhbariya TV, Arabie Saoudite, 12 février 2007

Q. Comment décrivez-vous l’absence de reconnaissance d’Israël par le Hamas et la réalité de la situation qui exigerait des réunions et des contacts avec les fonctionnaires israéliens ?

R. « Chaque mouvement de l'arène palestinienne a sa propre vision et ses spécificités, et a la liberté totale d’adopter le programme politique de son choix et dans lequel il croit (…) Cependant, le gouvernement palestinien est un gouvernement d’union nationale et, aussi longtemps que ce sera le cas, son programme politique ne sera pas celui d’une faction particulière. Ni celui du Hamas, ni celui du Fatah, ni celui d’un autre parti, mais le gouvernement se basera sur un programme politique qui est le dénominateur commun à toutes les factions, ce sur quoi nous sommes tombés d’accord. Le document d’entente nationale est un programme national unanime auquel tout palestinien souscrit. »

d. A Moscou, lors d’une entrevue avec Sergei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, 27 février 2007

« Le Hamas ne reconnaîtra pas Israël. »


4. Moussa Abu Marzouk,
vice-président du bureau Politique du Hamas

a. Interview à Al-Arabiyya, 12 février 2007

« Il n'est pas nécessaire que la base pour fonder un Etat palestinien soit une reconnaissance mutuelle, parce que c'est un droit palestinien absolu. La base (pour des relations) entre les Etats n'est pas simplement une question de reconnaissance ou de non-reconnaissance. Il y a diverses voies, et la question sera débattue après la création (de l'Etat) et la reconnaissance de ce droit palestinien. »

b. Interview sur le site internet du Hamas, 17 février 2007

« Q : Quelles furent les concessions faites par le Hamas pour assurer le succès des entretiens de La Mecque ?

R : Je souligne de nouveau fermement que le Hamas souhaite renforcer l'unité nationale, mais ce à quoi le Hamas a consenti, à La Mecque, n’était pas différent des accords de Damas. Il y a eu des débats minutieux au sujet des mots "respect" et "obligation" (concernant les documents signés par l’OLP), et il était clair pour tous que le Hamas ne pourrait pas être d'accord sur tout ce qui ne relève pas de ses positions politiques.

Q : Est-ce à dire que le Hamas a fait des concessions au sujet de la distribution des portefeuilles ministériels, mais pas en ce qui concerne les sujets politiques ?

R : Politiquement, le Hamas était très souple, et n'a fait aucune concession concernant les principes palestiniens. Le Hamas a atteint les limites de sa souplesse et ne peut pas aller plus loin politiquement. Aux entretiens de Damas entre le Fatah et le Hamas, je pense que le Hamas est allé aussi loin qu’il le peut politiquement, et qu'il ne pourrait pas aller plus loin. Aucune partie n’a cédé quand nous en sommes venus aux concessions. Les deux côtés ont fait des concessions pour le peuple palestinien, et c'est Abu Mazen [Mahmoud Abbas] qui était d'accord sur l'utilisation du mot "respect" dans la lettre de nomination, permettant, de ce fait, d’atteindre un accord. »



5. Bassem Naim, Ministre de la Santé de l’Autorité Palestinienne

« Le Hamas ne reconnaîtra pas Israël, ce que nous avons dit à plusieurs reprises ; nous ne renoncerons pas à nos principes et nous respecterons de façon pragmatique la signature de l’Autorité Palestinienne sur ses accords avec Israël. »

« Le gouvernement palestinien ne doit pas reconnaître Israël. L’OLP l’a déjà fait. »

« Le Hamas n'accepte pas l'existence d’Israël et ne négociera pas avec lui. »

« Quant au Quatuor et aux autres demandes internationales, la délégation du Hamas à La Mecque a déclaré depuis le début qu'elle ne reconnaîtrait pas Israël et ne s’inclinerait pas devant ces demandes. »



6. Al-Mazini Usama, haut fonctionnaire du Hamas

Interview à la radio Sawt al-Arab, 19 février 2007

« Nous ne ferons aucune concession concernant nos droits nationaux éternels, nous ne reconnaîtrons pas l'Etat de cette entité, nous ne céderons pas sur les réfugiés, Jérusalem, ou nos héroïques prisonniers. Nous ne renoncerons pas à nos principes, quelles que soient les pressions qui peuvent venir. »



7. Ousama Hamdan, représentant du Hamas au Liban

Extraits d’une interview à la télévision Al Manar

« Tous les traités conclus avec l'Occupant étaient des erreurs historiques parce qu'ils impliquaient la reconnaissance de la légitimité de l’occupation et s’opposaient à la résistance. »

« Chacun sait qu'une des conditions pour la reconnaissance du gouvernement [palestinien] et l’apport d'argent est la fin de la violence et de la résistance. Nous avons dit que la résistance continuerait et nous avons effectué des actions, telle la capture du soldat israélien Shalit, de même que d'autres actions contre l’Occupant agressif. »

« Je pense que le Hamas considère toujours la résistance comme une option stratégique et ne fera aucune concession - si Allah le veut – jusqu’à que nous soyons victorieux en Palestine. »



8. Khalil Abu Leila, membre du bureau Politique du Hamas

Interview par la BBC en arabe, 16 février 2007

« Je crois que [l'accord de] La Mecque fut un succès, parce que le but a été atteint, mais en ce qui concerne les principes du Hamas, nous maintenons nos positions dans l'intérêt suprême palestinien. Nous continuons à rejeter les demandes du Quartet et à y résister. »

« Le gouvernement n’a pas à reconnaître Israël. Nous devons apprendre du passé. L’OLP a entièrement reconnu l'entité sioniste et a supprimé les paragraphes de sa charte se rapportant à Israël *, mais rien n'a été réalisé. L'entité sioniste temporise et a l'appui de l’Occident et de la Communauté européenne. »

« La réorganisation de l'OLP a été conçue de manière à conserver toutes ses factions palestiniennes, c'était important, l’OLP doit être à nouveau unie, sa charte doit être reformulée pour refléter les intérêts les plus élevés des Palestiniens, et alors, nous viendrons tous, comme membres de l'OLP, pour réexaminer ce que l’OLP a fait lors des accords d'Oslo, toutes les négociations avec l'entité sioniste, et nous verrons alors si cela coïncide avec les intérêts suprêmes du peuple palestinien. S'il n'y a aucun conflit, alors nous pourrons emprunter cette voie, mais si nous constatons qu'il y a des contradictions, nous devrons alors réexaminer les accords. »

Q : Ce que vous dites semble contredire les accords de La Mecque, où le Hamas a indiqué qu'il accepterait, ou respecterait les accords conclus par l’OLP.

R : Seulement en ce qui concerne les sujets qui ne contredisent pas l'intérêt suprême du peuple palestinien. C'est important. Nous, en tant que Palestiniens, ne pouvons négocier avec l'aide de nos frères arabes et dire : « Où est donc l'intérêt suprême palestinien ? Si nous pouvons tomber d’accord, nous agirons selon cet accord. Je dis que le gouvernement précédent, basé sur l'unité palestinienne, était dans la bonne direction pour l'intérêt suprême palestinien. Si nous pouvons trouver cet intérêt dans les accords (signés par l’OLP), nous les respecterons. Mais s’il n’y est pas, nous devons nous en débarrasser (des accords) et retourner au djihad (la guerre) avec l'ennemi sioniste oppresseur. »



9. Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas

Site internet du Hamas, 14 février 2007

« Le gouvernement d’unité nationale s’est basé sur le document du consensus national signé par toutes les factions. Fondamentalement, il s’agit du "texte des prisonniers" * amélioré. »

Il a dit que le gouvernement ne reconnaîtrait pas l'Etat occupant et poursuivrait la résistance armée.

Voici deux paragraphes du document du consensus national, modifié le 28 juin 2006, concernant la résistance :

a. Paragraphe 3 : « le droit du peuple palestinien à résister et à maintenir l'option de la résistance à l’Occupant par divers moyens, et de se concentrer sur la résistance dans les territoires occupés en 1967, en parallèle avec l'action politique, les négociations et la diplomatie (…) ».

b. Paragraphe 10 : « Pour travailler à former un front de résistance unifié, appelé "Front de Résistance Palestinienne", afin de diriger et d’engager la résistance contre l’Occupant, et pour unifier et coordonner l'action de résistance et œuvrer à définir une référence politique unifiée pour le Front. »

* Lire une analyse du « Document des prisonniers »



10. Ismaïl Radwan, porte-parole du Hamas
et autres hauts fonctionnaires du Hamas (sous couvert d’anonymat)

Interview par le journal Haaretz (israélien), 28 février 2007

Un article du journal israélien, intitulé « Après La Mecque, le Hamas est toujours le Hamas », cite Ismaïl Radwan, porte-parole du Hamas, que le journal a interviewé : « l’organisation n’a rien changé dans sa position vis-à-vis du conquérant et ennemi sioniste ». Tout au plus, selon Radwan, le Hamas acceptera les frontières de 1967 comme solution temporaire *, et seulement à condition que « les réfugiés palestiniens retournent dans leurs maisons et que tous les prisonniers soient libérés ». Alors, le Hamas envisagera la possibilité d’une hudna (trêve). Radwan ne fait pas partie de la frange la plus extrémiste du Hamas. Il est considéré comme un représentant du courant principal.

« Israël n’a pas encore compris qu’après l’accord de La Mecque, la disparition du Fatah est juste une question de temps » déclare au journal un haut fonctionnaire du Hamas sous couvert d’anonymat. Un autre déclare, quant à lui : « De toutes les personnes, vous, les Juifs, qui avez connu tant de catastrophes, auriez dû être prudents et ne pas vous noyer dans une mer de musulmans. Vous pourriez bien subir un autre holocauste. »

* Lire le communiqué sur le concept de hudna

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* Note de l’Ambassade à propos de l’affirmation selon laquelle
« L’OLP a entièrement reconnu l'entité sioniste et a supprimé
les paragraphes de sa charte se rapportant à Israël »

En réalité, ceci est faux : l’OLP n’a jamais abrogé les articles de sa charte, qui remettent en cause le droit à l’existence d’Israël. Ce qu’a réalisé le Conseil national palestinien le 24 avril 1996 est tout autre :

Dans la lettre qu’il adresse à Rabin le 9 septembre 1993, Arafat affirme que l’article de la charte de l’OLP déniant à Israël le droit d’exister est caduc, et il s’engage à soumettre au Conseil national palestinien, pour approbation, le changement nécessaire. Selon les Accords d’Oslo, l’OLP a jusqu’au 7 mai 1996 pour abroger sa charte.

Le 24 avril 1996, le Conseil national palestinien adopta le texte suivant :

« Il a été décidé comme suit :

1) De changer la Charte nationale palestinienne en annulant les articles qui sont contraires aux lettres échangées entre l’OLP et le gouvernement israélien le 9 septembre 1993 ;

2) Le Conseil national palestinien nommera un comité juridique chargé de reformuler la Charte. La Charte sera présentée à la première session du Comité central.

Il s’agissait d’endormir la vigilance par un effet d’annonce, qui ne sera suivi d’aucun acte. En effet, comme rien ne s’est produit depuis, le gouvernement israélien a fait ajouter à l’accord d’Hébron de 1997 une clause dans laquelle l’OLP s’engageait à « achever le processus de révision de la Charte nationale palestinienne » et ce « immédiatement ». Ce qui prouve que la Charte n’avait pas été changée. Rien ne se produisit, mais Arafat envoya tout de même, le 22 janvier 1998, une lettre au Président Clinton, dans laquelle il affirmait que la Charte avait déjà été abrogée par la décision du Conseil national palestinien du 24 avril 1996.

Le gouvernement israélien, qui n’était pas dupe, exigea, dans les Accords de Wye River de 1998, que l’Autorité palestinienne « invite » l’OLP à « réaffirmer son soutien » à la lettre adressée par Arafat à Clinton, en janvier 1998. Le 14 décembre 1998, le Président américain Clinton se rend à Gaza. En sa présence, Arafat s’exprime devant le Conseil national palestinien et leur dit : « Nous sommes ici pour poursuivre le chemin de la paix et pour respecter les engagements que nous avons déjà pris. C’est pourquoi je vous demande de lever la main pour montrer votre accord ». Tous les députés lèvent la main. Comme l’article 33 de la Charte de l’OLP stipule que l’abrogation d’un article ne peut être obtenue que par le vote des deux tiers du Conseil, l’Autorité palestinienne fera courir le bruit que la Charte a été abrogée ce jour-là. Mais les mains levées n’ont pas répondu à une quelconque abrogation de la Charte, seulement à « respecter les engagements déjà pris ».

Autrement dit, et en dépit de toutes les ruses, la Charte de l’OLP n’est toujours pas abrogée, à ce jour.


© Ambassade d’Israël en France

Mis en ligne le 19 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

19.3.07

LE HAMAS MET EN PLACE UN RESEAU DE BUNKERS

EDITO: Proche-Orient :
le Hamas mettrait en place un réseau de bunkers et galeries souterrains, sur le modèle sud-libanais



Le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères, Marc Reguev, a été catégorique : ” nous n’avons pas l’intention de collaborer avec ce gouvernement, qui n’a pas clarifié sa position vis-à-vis des trois conditions posées par le Quartet pour la reprise de l’assistance financière internationale à l’Autorité palestinienne.”
mar16

Par Mati Ben avraham à Jérusalem

Ces trois conditions sont, rappelons-le : la reconnaissance de l’Etat d’Israël, la cessation des actes de terrorisme anti-israélien et la prise en compte de tous les accords intervenus entre l’OLP et Israël. Dans la classe politique, les avis sont partagés. A leurs habitudes, la droite fulmine tandis que la gauche prône d’attendre et de voir.

De fait, ces réactions ne tiennent pas compte d’une donnée fondamentale : ce gouvernement d’union nationale a été imposée par l’Arabie saoudite, soucieuse d’éviter que les affrontements sanglants entre le Hamas et le Fatah, dans la bande de Gaza, ne dégénèrent en guerre civile.

Ce qui aurait entravé la manœuvre diplomatique d’envergure lancée par le Roi Abdallah, manœuvre soutenue par la Jordanie, l’Egypte et les Emirats du golfe. Ce gouvernement, donc, répond à une double préoccupation.

Primo, mettre fin à l’anarchie, trouver un modus vivendi qui permette un retour progressive à la normalité. Ce qui n’est pas joué d’avance, dans la mesure où les divergences idéologiques entre Hamas et Fatah ne sont pas minces.

Du reste, si la formation du gouvernement a pris du temps, c’est principalement en raison de fortes réticences au sein du Fatah quant à faire cause commune avec le Hamas. Secundo, rétablir au plus vite l’aide financière internationale.

Du reste, cette double préoccupation se reflète dans l’attribution des portefeuilles : Hani Al-Quawasmeh à l’intérieur, Salam Fayyad aux Finances.

Les deux hommes sont des indépendants. Le premier aura la tâche de concilier les extrêmes, en refondant les divers services de sécurité.

Quand au second, dont c’est un retour, sa réputation de gestionnaire rigoureux et intègre devrait lui valoir la confiance des bailleurs de fonds. L’objectif : dissocier l’acceptation par le nouveau gouvernement des trois conditions posées par le Quartet de la reprise de l’aide internationale.

Une manœuvre qui risque fort de séduire, par exemple, l’Union européenne si, par ailleurs, le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, livre un propos ambigu, qui dit tout et son contraire.

C’est un point qui inquiète le gouvernement israélien. Mais pas le seul. Mahmoud Abbas en est un autre. Dire que les dirigeants israéliens ont été déçus par son incapacité à tenir ses promesses est un doux euphémisme.

Le président de l’Autorité palestinienne s’était engagé à, d’une part, faire figurer les trois conditions dans la déclaration de présentation du gouvernement et, d’autre part, obtenir la libération du soldat Guilad Shalit en guise de geste de bonne volonté.

A l’arrivée, ni l’un, ni l’autre. Et que dit-on à Ramallah? Que Mahmoud Abbas n’a aucune influence sur le Hamas.

L’homme fort, c’est Khaled Mechal. C’est lui qui décidera de la marche à suivre, sur ces deux points et bien d’autres, en fonction de l’initiative saoudienne et des intérêts bien compris de son mouvement.

Il est, enfin, un dernier point qui soulève une polémique trans-courants au sein de la classe politique israélienne : celui du renforcement continu du potentiel militaire du Hamas.

Selon les données livrées par le patron du Shabbak (la DST israélienne), Youval Diskin, devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, 31 tonnes d’explosifs, missiles sol-sol et anti-tank, fusils d’assauts, armes de poing, grenades, munitions, ont été introduites clandestinement dans la bande de Gaza, en particulier grâce aux tunnels creusés sous la frontière palestino-égyptienne, mais pas seulement.

D’autre par, Youval Diskin a révélé que le Hamas mettait en place un réseau de bunkers et galeries souterrains, sur le modèle sud-libanais conçu par le Hezbollah, y compris des aires de lancement de missiles susceptibles d’atteindre des villes telles Beer-sheva et Kiriat-Gad.

Le patron du Shabbak a, enfin, dévoilé que plus d’une centaine de militants du Hamas ont suivi des cours de formation de terrorisme dans des centres d’entraînement en Iran, à savoir confection de charges explosives, préparation d’attentats, lancement de missiles, opérations coup-de-poing…

Que faire face à cette situation qui va s’empirant?

Partisans et adversaires d’une offensive militaire d’envergure dans la bande de Gaza, y compris une occupation physique prolongée, se battent à coups d’arguments.

Ce qui est certain, c’est que nul ne veut se retrouver devant un cas de figure semblable à celui du sud-Liban.

Reste une dernière question. L’économiste maison d’Israelvalley, Jacques Bendelac, vient de décrire la situation socio-économique désastreuse des palestiniens.

A qui la faute? En dix ans, l’Autorité palestinienne a bénéficié d’une assistance financière internationale se montant à plus de dix milliards de dollars.

Où est passée cette manne? Et le gouvernement Hamas, depuis un peu plus d’un an, a investi des centaines de millions de dollars dans la préparation d’une guerre avec Israël. A l’imitation du Hezbollah.

Au mépris de tout le reste. C’est là une donnée que les futurs donateurs ne peuvent négliger, au moment de bourse délier.
TEXTE REPRIS DU SITE ISRAEL VALLEY

LA SYRIE PREPARE LA GUERRE



GOLAN 1967 (MENA)
Posté le Dimanche 18 mars 2007 par Sittingbull

Par Jean Tsadik
“La Syrie poursuit ses préparatifs militaires et s’apprête à la guerre”, a récemment déclaré le général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires israéliens, à son gouvernement.

Cette mise en garde survient alors que Béchar El-Assad, encouragé par les leçons de la dernière guerre du Liban et par ses mentors iraniens, se lance dans des provocations débridées contre le molosse sophistiqué que constitue l’armée israélienne.

Damas mobilise. Damas déploie, par milliers, le long de la ligne d’armistice dans le Golan, des roquettes de 220 millimètres, et des plus grosses, de 302 millimètres. Les premières sont destinées à Kiriat-Shmona, Métula, Rosh-Pina, Tzfat et Tibériade. Les secondes à Haïfa, ses industries pétrochimiques, son port, à Afula, Hadéra, etc.

Pour les protéger des attaques de l’aviation et de l’artillerie de Tsahal, les Syriens et leurs conseillers perses sont en plein travail, en train de construire une ligne de fortifications et de tunnels souterrains, ressemblant à s’y méprendre au dispositif qu’avait établi le Hezbollah avant la guerre de l’été dernier.

A une quarantaine de kilomètres de Damas, l’état-major syrien a disposé des dizaines de rampes de lancement des roquettes sol-sol désuètes FROG. Démodées certes, mais porteuses de charges explosives importantes, de l’ordre de 500 kilos. Située juste au-delà de la zone de portée de l’artillerie israéliennes, la zone FROG est destinée à protéger les ouvrages et les troupes des termitières du Golan contre une action de l’infanterie israélienne.

C’est plus loin, beaucoup plus loin, au nord de la Syrie, que l’on trouve les grands complexes de fabrication d’armes de destruction massive (ADM) ainsi que les Scuds améliorés, capables de transporter leurs charges chimiques et bactériologiques vers n’importe quelle portion du territoire israélien.

On considérera, tactiquement parlant, qu’Assad dispose d’une quatrième ligne de défense, que lui procure l’allié iranien et ses missiles balistiques Shihab. Les accords de défense réciproque allant dans ce sens on été complétés et élargis entre Damas et Téhéran au début de ce mois en Syrie.

Au niveau du sol, l’Axe du mal a équipé des dizaines de milliers de “commandos Kornet”, des hommes porteurs des missiles antichars russes du même nom, qui constituent probablement la meilleure arme individuelle antitank du moment. Poutine avait assuré son homologue israélien Olmert que la Russie n’avait pas livré des armes de ce type à la Syrie, les renseignements de l’armée israélienne ont prouvé au président russe qu’il mentait. Cela avait donné lieu à un show de la part du Kremlin, qui fit mine d’admonester les responsables de ce business mais, non seulement cette pitrerie fut de courte durée, encore la Russie a-t-elle signé, depuis, un contrat gigantesque d’un milliard de dollars avec Damas, entièrement financé par les pétrodollars des ayatollahs, pour l’approvisionnement des mêmes armes.

De plus, la Russie livre aux mêmes clients des systèmes de missiles sol-air dernier cri, dont les Iraniens ont présenté les prouesses à l’entraînement, en février, aux télévisions occidentales.

Et c’est dans cet environnement pour le moins tendu, que le chef de la diplomatie du l’Union Européenne, Javier Solana, s’est rendu à Damas et a cru bon d’y affirmer, mercredi lors d’une conférence de presse organisée par son homologue syrien Oualid Muallem, “nous désirons travailler autant que possible pour voir votre pays, la Syrie, récupérer les territoires occupés en 1967″. Pour être sûr d’avoir été bien compris, Solana a souligné le même message une seconde fois : “J’aimerais le répéter, ceci est la façon dont nous considérons le processus de paix.”.

Il est difficile de considérer que Solana, si ce n’est l’UE dans son entier, n’a pas ainsi encouragé Al-Assad à poursuivre son escalade militaire. Ou alors, le ministre des Affaires Etrangères est très mal renseigné. Ou encore, il n’est pas très futé et il est tombé dans un piège protocolaire tendu par les Syriens. En tous cas, il a délivré le plus mauvais message possible au plus mauvais moment possible. C’est ce qu’on remarque à Beyrouth et à Jérusalem : ce n’est pas le message que l’Europe était censée faire entendre aux oreilles du dictateur syrien. Le message qu’on attendait au Liban, c’était : “cessez d’essayer de renverser la fragile démocratie qui s’est instaurée au pays des cèdres”. Et à Jérusalem : “cessez de soutenir le terrorisme palestinien, le Hezbollah, et éloignez-vous de l’Iran !”.

Evidemment, par un acte de ce genre, Javier Solana a hypothéqué les chances de voir, à terme, l’Europe jouer un rôle majeur dans la résolution du conflit israélo-arabe, et c’est regrettable. Pendant ce temps, Villepin, à un peu plus d’un mois de sa retraite anticipée, proposait à New York un “plan de paix” pour le Proche-Orient, indiquant l’urgence de déclarer un Etat palestinien et d’envoyer une force armée d’interposition “pour rassurer Israël”. Chirac aura donc professé la “théorie du porte-avions” d’Arafat jusqu’à la dernière minute de son règne. Il s’agit de la seule théorie qui aurait pu effectivement menacer la survie d’Israël sur son flanc Est et vérifier l’axiome de la parenthèse qui a constitué le pilier de la politique moyen-orientale de la France durant les années Chirac.

Mais laissons l’Europe à sa place, attendons les changements politiques qui s’annoncent et remarquons que l’UE ne s’exprime ni ne se conduit relativement à nos problèmes de manière homogène. L’Allemagne, pour ne parler que d’elle, coopère de manière satisfaisante, par son contingent auprès de la FINUL, avec l’armée israélienne. Berlin partage, entre autres, la compréhension évidente de ce que la présence des forces de l’ONU ne sert à presque rien si ces dernières ne mettent pas un terme au trafic d’armes entre la Syrie et les terroristes agissant depuis le Liban. Faute de contrôler la frontière syrienne, la résolution 1701 demeure à l’état de brouillon, et la pérennité de la démocratie libanaise ne peut être assurée.

En Israël, l’armée s’est mise très sérieusement à l’entraînement, sous l’impulsion de son nouveau chef d’état-major, le général Gaby Ashkenazy. Cela va de manœuvres hautement sophistiquées, comme l’exercice israélo-américain de cette fin de semaine, qui avait pour but de vérifier le niveau de préparation et de riposte dans le cas d’une attaque d’ADM en provenance d’Iran, à des exercices de la défense civile. D’après la radio nationale, dans quelques jours va avoir lieu un exercice majeur, mettant en œuvre toutes les forces de sauvetage et de maintien de l’ordre du pays.

De plus, les unités de Miluym (réservistes), qui avaient été surprises en juillet et qui ne s’étaient pas entraînées depuis longtemps (parfois plusieurs années), ont repassé leurs uniformes. On les voit, en nombre, s’exercer à la guerre, sur les routes, dans les campagnes et dans le ciel d’Israël. Nul doute, Israël, cette fois, ne sera pas prise par surprise.

A la Ména, nous partageons globalement les hypothèses dégagées (et publiées) par l’état-major de l’armée, particulièrement celle qui veut que, si la Syrie prend l’initiative d’un conflit, il s’agira d’un conflit limité et non d’une guerre totale. Peut-être d’une guerre d’usure, durant laquelle les deux Etats échangeraient un certain nombre de roquettes sporadiquement.

Ce qui nous permet d’adopter cette hypothèse, c’est le fait que tout, dans le dispositif syrien en construction, pointe vers une localisation de l’effort militaire, dont un enterrement des moyens. Les moyens à disposition d’Assad ne lui permettent pas une guerre de mouvement, il manque de chars et ne dispose pas d’une aviation en état de se mesurer à la Khel Avir. Ses commandos Kornet pourraient se livrer à des attaques contre les positions israéliennes du Golan, sous la protection relative des FROG et des nouveaux missiles antiaériens russes. S’ils poursuivaient une hypothétique avance, ces commandos se retrouveraient rapidement démunis de toute protection et deviendraient de la chair à canon pour Tsahal et son aviation.

Avec quoi rime alors l’effort de guerre syrien ? Quels peuvent être ses objectifs ?

- Une hypothèse, la plus courue, est celle d’une attaque limitée en vue de récupérer militairement – même temporairement - une partie du Golan et d’infliger des dégâts aux villes israéliennes.

Cela aurait pour effet escompté de s’extraire – avec l’aide de personnalités comme Solana, cela ne paraît pas très compliqué ! – de la spirale judiciaire suivant l’assassinat de Rafic Hariri par les Al-Assad. Mieux vaut, pour Damas, parler de “ses droits sur le Golan” que d’une condamnation des dignitaires de son régime par un tribunal international.

De plus, une action militaire sur le Golan permettrait à l’Axe du mal de s’affirmer face aux masses arabo-musulmanes comme le dépositaire actif de la vision traditionnelle de l’opposition armée à la paix avec Israël et avec l’Occident. Cela renforcerait également l’autorité de l’Axe au Liban, et de ses supplétifs du Hezbollah.

- L’autre hypothèse consiste à servir de force de dissuasion contre Israël, dans l’optique d’un assaut d’Israël contre les infrastructures nucléaires en Iran.

En bénéficiant d’un dispositif stratégiquement crédible dans le Golan, l’Axe pourrait “réagir militairement” à une entreprise de l’Etat hébreu contre l’Iran. Il pourrait infliger “des dégâts” aux cité israéliennes et, au moins, ne pas perdre la face vis-à-vis des musulmans sans risquer un bombardement nucléaire de la part de Jérusalem.

Dans tous les postulats, ce qui préoccupe Tsahal, c’est comment annihiler les commandos Kornet ; comment organiser une campagne militaire, en profondeur, contre la Syrie ; que faire du régime népotique des Al-Assad en cas d’agression de leur part ; comment neutraliser à temps les roquettes pointées sur Haïfa et Kiriat Shmona, et, surtout, comment neutraliser les sites de Scud du Nord et l’industrie d’ADM au milieu de laquelle ils sont situés.

Ces objectifs ne sont pas hors de portée des compétences de l’armée israélienne, loin s’en faut. Si la préparation au conflit de la Syrie devait dépasser certaines lignes rouges, on assisterait probablement à une guerre préventive menée par Israël. Car, comme le soulignent les officiers de l’état-major de Tsahal, ils disposent d’une supériorité tactique sur les hommes d’Assad dans la quasi-totalité des domaines militaires : sophistication, nucléaire, aviation, missiles, artillerie, chars, puissance de feu, composante humaine…

C’est encore sans comptabiliser l’extraordinaire supériorité scientifique et industrielle d’Israël sur son voisin syrien. Béchar Al-Assad dépend, pour son approvisionnement en armes, presque exclusivement de l’étranger. Il perçoit certains équipements modernes mais d’autres également, dont la place naturelle se trouve dans les Musées de la Guerre. Les Hébreux, pour leur part, rivalisent technologiquement avec le principal pourvoyeur du dictateur-oculiste et s’occupent prestement d’équiper leurs véhicules blindés des solutions qui les protègent des missiles de Poutine.

Bref, si les Iraniens et les Syriens sont en passe de construire une menace stratégique contre Israël, cette dernière dispose amplement de quoi la déjouer, s’agissant d’une menace hybride, limitée et manquant de presque tout ce qui est nécessaire afin de soutenir un conflit contre une puissance de la taille militaire de l’Etat hébreu. De plus, dans tous ses calculs de probabilités, Al-Assad manque d’intégrer un paramètre capital : durant la guerre du Liban, de laquelle il s’inspire, Tsahal faisait face à une organisation de guérilla, ne disposant pas de bases visibles, de véhicules lourds, d’infrastructures propres et de bâti militaire. Le cas est fort différent en Syrie. Faute de le saisir, Assad risque de perdre toute son armée en quelques heures de combat. Ensuite, ce seront ses routes, ses aéroports, son port maritime et sa maigre industrie pétrolière qui y passeraient.

Les périodes à risque d’une tension qui ne cesse cependant de se former : mai à octobre de cette année. Avec un plus grand risque pour que l’abcès éclate en 2008.


TEXTE REPRIS DU SITE EXTREME CENTRE

18.3.07

MONTREAL , NOUS VOILA



Ahmed Ressam, un Montréalais, est emprisonné aux États-Unis. Il voulait faire sauter l’aéroport de Los Angeles à la veille de l’an 2000. © AP
Posté le Dimanche 18 mars 2007 par Sittingbull

Un livre choc de Fabrice de Pierrebourg
Bienvenue à Montréalistan
(Journal de Montréal) Brigitte McCann
Le Journal de Montréal



Une trentaine d’islamistes de Montréal considérés comme des terroristes potentiels sont «activement surveillés, filés ou écoutés» par la police, révèle le livre Montréalistan, qui paraît la semaine prochaine. Considérés comme une menace potentielle à la sécurité du pays, ces radicaux montréalais sont suivis par des équipes de filature, filmés par des caméras cachées ou mis sous écoute électronique 24 heures sur 24.

Fort de son enquête de terrain, Montréalistan, publiée chez Stanké, le journaliste du Journal de Montréal Fabrice de Pierrebourg avertit les Montréalais qu’ils ont tort de se croire à l’abri du terrorisme.

«Toutes les composantes de l’islamisme radical sont présentes à Montréal, indique l’auteur. Bon nombre de personnages clés du terrorisme international islamique sont basés ou ont vécu à Montréal.»

Des idéologues charismatiques aux soldats exécutants, en pensant par des faussaires, des recruteurs de martyrs potentiels, des pourvoyeurs d’argent, etc.

Jusqu’à maintenant, les complots planifiés ici ont visé des cibles extérieures. La ville de Roubaix et le métro de Paris, en France, dans les années 1990. Et plus récemment, l’aéroport de Los Angeles, aux États-Unis, dont l’attentat avorté en 1999 a valu une peine de 22 ans de prison au Montréalais Ahmed Ressam.

L’énigmatique Fateh Kamel

L’auteur a aussi réussi à rencontrer d’inquiétants personnages vivant à Montréal. Parmi eux: Fateh Kamel, patron présumé d’Ahmed Ressam il y a quelques années. Kamel a joué un «rôle central dans la vague d’attentats terroristes» en France dans les années 1990, selon le Service canadien de renseignement de sécurité. Il a été décrit comme un «cadre de l’internationale de la terreur […] dont le boss n’est autre qu’Oussama Ben Laden».*

De retour à Montréal depuis sa sortie de prison en France en 2005, l’homme condamné pour activité terroriste gagne sa vie au volant d’un taxi, sans être reconnu de ses clients montréalais.

Montréal, terre d’accueil

«Montréal est un havre, une base logistique pour planifier, préparer et financer des attaques terroristes, soutient le journaliste. On a le sentiment que personne ne nous veut du mal parce que nous, on se croit gentils.»

Mais ce n’est pas le cas, comme en fait foi un rapport «très discret» de la Gendarmerie royale du Canada, dont il a obtenu copie. «Pour l’année 2005, ils disent avoir perturbé 12 complots terroristes», rapporte M. de Pierrebourg.

La probabilité que le Canada soit la cible d’un attentat terroriste «augmente de jour en jour», selon les experts cités par le journaliste, qui a signé un reportage-choc sur les nombreux problèmes de sécurité à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, l’automne dernier.

Avertissement

D’ailleurs, l’enquête Montréalistan se veut un autre sérieux avertissement au niveau de la sécurité.

«Longtemps, les autorités politiques et judiciaires d’ici n’ont pas pris les radicaux au sérieux», souligne le Parisien d’origine, marqué par les attentats qui ont fait des dizaines de morts à Paris dans les années 1980 et 1990.

Un autre facteur: la langue française attire à Montréal plus d’immigrants francophones d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc, Tunisie) que n’importe où au Canada.

Montréal: cible potentielle

Ironiquement, le fait que le Canada n’ait jamais été frappé en fait une cible d’une grande valeur médiatique. «Un attentat, c’est un show qui sert à attirer l’attention des médias du monde entier, rappelle l’auteur. Et Montréal est une grande métropole.»

Cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, la police de New York a encore un agent de surveillance à Montréal, selon lui. Elle en aurait posté un seul autre au Canada : à Toronto.

L’offensive du Canada en Afghanistan lui vaut d’être «de plus en plus cité dans les forums islamistes radicaux», selon l’auteur. Et le Canada fournit du pétrole aux États-Unis, contrariant ainsi Al-Qaïda en Arabie.
# Montréalistan, 360 pages, aux éditions Stanké, sera en vente à partir de mercredi. * Tiré du livre Le Jihad en Europe d’Ali Laïdi et Ahmed Salam, éd. Seuil, 2002.

texte repris du site extreme centre

D ' ABRAHAM A NOS JOURS

DIEUDONNE CONDAMNE


Dieudonné reconnu coupable d’”injure raciale” par la Cour de cassation


La Cour de cassation a estimé que l’humoriste Dieudonné s’était rendu coupable d’“injure raciale” en assimilant, dans une interview en 2003, les juifs à une “secte” et à une “escroquerie”. La haute juridiction casse ainsi la décision de la cour d’appel, qui avait estimé que les propos de l’humoriste n’étaient pas sanctionnables. En 2003, Dieudonné M’Bala M’Bala avait déclaré au magazine Lyon Capitale : “Les juifs, c’est une secte, une escroquerie, c’est une des plus graves parce que c’est la première.” Dans son arrêt, la Cour de cassation estime que ces propos ne relevaient “pas de la libre critique du fait religieux, participant d’un débat d’intérêt général, mais (constituent) une injure visant un groupe de personnes à raison de son origine, dont la répression est une restriction nécessaire à la liberté d’expression dans une société démocratique”. L’avocat du Consistoire central (Union des communautés juives de France), s’est déclaré “extrêmement satisfait que la Cour de cassation ait rappelé que l’on ne peut impunément qualifier la communauté juive de France d’escroquerie en invoquant son ignorance des questions religieuses”.

TEXTE PRIS DU SITE DE L'EXPRESS

17.3.07

EMEUTES EN HOLLANDE !


Pays-Bas : un monde à l’envers

Le Brussels Journal rapporte que des émeutes ont lieux depuis deux jours dans la ville d’Utrecht en Hollande suite à la mort d’un hollandais d’origine par un officier de police musulman.
Après la mort de Rinie Mulder, 54 ans, dimanche dernier, des hollandais d’origine (donc pas des immigrés) ont mit le quartier d’Ondiep en situation d’émeute, dressant des barricades, brûlant des voitures, pillant des magasins et incendiant un centre communautaire dans des émeutes ‘’à la parisienne, mais à l’envers.’’
L’officier de police qui a tué Mulder est une femme d’origine marocaine.
Les habitants du quartier se plaignent depuis des mois des violences dues aux jeunes d’origine marocaine. Les medias hollandais ne rentrent pas vraiment dans les détails ethniques de cette affaire, ne mentionnant pas les origines de la victime et du policier.
Les faits qui ont conduits à la mort de Mulder sont donc à l’origine de ces émeutes, et franchement, si cette version est exacte, il y a de quoi comprendre… Apparemment Mulder intervenait contre des jeunes musulmans qui ‘tourmentaient’ une femme enceinte, d’origine hollandaise (…). Il a été capable de prendre le couteau d’un des jeunes. Lorsque la police est arrivée, Mulder a été descendu parce qu’il tenait le couteau en l’air. Des témoins affirment que Mulder a crié à la police que c’est lui qui les avait appelé…
Ce n’est donc plus que la police n’intervient plus contre les ‘’jeunes immigrés’’ passant leurs journées à agresser, voler ou se droguer, maintenant elle tue ceux qui veulent s’en protéger. Bonne chance à l’Europe !

TEXTE REPRIS DU SITE HOUMOUS

LAPIDES POUR CAUSE D'ADULTERE

EN ANGLETERRE , LA CRITIQUE DE L'ISLAM DEVIENT MALAISEE

L’université de Leeds vient d’annuler une conférence sur l’antisémitisme dans le monde musulman.
17 mars 2007 -
De notre correspondant à Londres Rémi Godeau |
Le Figaro

CENSURE ou excès de zèle ? Mercredi soir, Matthias Küntzel devait donner une conférence sur l’antisémitisme islamique à l’université de Leeds, au nord de l’Angleterre. Mais le professeur allemand n’a pas pu dire un mot. « Pour des raisons de sécurité », la direction de l’établissement a décidé d’annuler son exposé. Habitué à s’exprimer partout dans le monde, le chercheur de l’université hébraïque de Jérusalem n’a pas caché sa colère : « Rien de tel ne m’est jamais arrivé, c’est de la censure. »

Lire sur : http://www.lefigaro.fr/

Dans la patrie de la libre expression, l’accusation n’a pas été prise à la légère. « Notre décision n’a rien à voir avec la liberté universitaire, avec l’antisémitisme ou l’islamophobie, et ceux qui le prétendent cherchent à semer la discorde », a déclaré hier encore au Figaro Roger Gair, le secrétaire général de l’université. « Rien de tordu dans cette affaire », estime-t-il : il a été averti trop tard pour pouvoir mettre en place les mesures de sécurité nécessaires. La direction ajoute qu’un autre intervenant controversé - un des directeurs de l’ambassade d’Israël à Londres - a pu s’exprimer mardi malgré des protestations beaucoup plus vives que pour Matthias Küntzel. Une trentaine de personnes avaient été mobilisées afin d’éviter tout débordement.

Censure ou pas, l’affaire Küntzel est révélatrice des tensions régnant dans les universités britanniques. « Depuis des années déjà, les campus sont devenus des lieux de radicalisation : les groupes extrémistes savent qu’ils y trouvent des jeunes impressionnables », analyse Paul Wilkinson, professeur au centre d’études sur le terrorisme à l’université de Saint Andrews. Des organisations comme Hizb ut-Tahrir s’y livrent à de l’endoctrinement, d’autres recrutent pour le djihad. En novembre, un aumônier musulman a fait sensation en révélant l’infiltration par des islamistes radicaux de quatre universités, à Londres, Luton, Sheffield et Manchester.

Activisme sur les campus

La menace est prise au sérieux par les autorités. Les responsables des établissements d’éducation supérieure ont récemment reçu une directive sur le sujet. Riche en rappels législatifs, la note est censée les aider à contrer l’activisme islamiste sur les campus. Sorte de vade-mecum, elle répond à des questions concrètes : comment réagir à l’invitation d’un imam connu pour son soutien aux attaques terroristes ? Que faire face à des étudiants qui visionnent des images d’explosion sur Internet ? Peut-on interdire des tracts religieux ?, etc.

Dans ce contexte, les précautions de l’université de Leeds peuvent paraître légitimes. Intitulée « L’héritage de Hitler : l’antisémitisme islamique au Proche-Orient », la conférence de Matthias Küntzel s’est transformée en menace, dans un pays qui semble avoir perdu ses repères depuis les attentats du 7 juillet 2005. Interlocuteur privilégié du gouvernement, le Muslim Council of Britain boycotte toujours le jour de commémoration de l’Holocauste. Quant à l’avocat Ahmad Thomson, un temps conseiller de Downing Street, il a soutenu que Hitler était financé par des sionistes.

TEXTE REPRIS DU SITE DESINFOS

16.3.07

LES AVEUX DE KHALED



Les aveux d’un ancien chef d’Al-Kaïda : Khaled Cheikh Mohammed


Sur le site du Crif.





16 mars 2007



Le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, Khaled Cheikh Mohammed, ancien chef du Comité militaire d’al-Qaïda, s’avoue responsable d’une trentaine d’actes ou tentatives terroristes.



Il cite, outre l’opération du World Trade Center, « l’attentat à la bombe contre une boîte de nuit à Bali », « l’attentat d’un hôtel à Mombasa au Kenya, fréquenté par des voyageurs juifs », mais aussi « l’opération à la chaussure piégée, pour faire exploser deux avions américains » (dont la tentative du britannique Richard Reid).



Il parle des projets d’attentats, qui n’ont pas été réalisés, contre des villes américaines, des ambassades américaines et israéliennes, des bases militaires, des aéroports et des pétroliers à travers le monde, ainsi que des projets d’assassinat de deux anciens présidents américains, Jimmy Carter et Bill Clinton, ainsi que du président pakistanais, Pervez Musharraf et du pape défunt Jean-Paul II.



Il se vante d’avoir « décapité, de sa main droite bénie, la tête du juif américain, Daniel Pearl, dans la ville de Karachi au Pakistan. Pour ceux qui en voudraient la preuve, il y a des photos de moi tenant sa tête sur Internet. »



Voir :

* Le "cerveau" présumé du 11-Septembre revendique l'exécution de Daniel Pearl (Le Monde) ;
* Les dix vies d'un mégalo sanguinaire (Libération)



© CRIF



Mis en ligne le 16 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

JERUSALEM PLUS

Une nouvelle RADIO JUIVE est née: JERUSALEM PLUS




Son but :



Lutter contre le mensonge des medias



Lutter contre la désinformation



Lutter contre l'antisémitisme



SOUTENIR ISRAEL ET TSAHAL !



www.jerusalemplus.tv



A faire découvrir a tous les amis d'Israël…

FATWA JUDICIAIRE EN CHIRAQUIE

« Christian Belmer, enseignant, a été suspendu de ses fonctions pour quatre mois, placé en garde à vue, poursuivi par son proviseur le 24 avril devant la justice du Havre, pour avoir notamment écrit sur un blog, sous un nom d'emprunt, une critique d'un tract en faveur de la Palestine distribué auprès des professeurs de son lycée : « C'est donc au sein même de l'Éducation nationale que l'idéologie anti-occidentale, pro-arabe et donc anti-judaïque s'exprime de la façon la plus ouverte et violente. » Où est le délit ? » (Ivan Rioufol, dans Le Figaro du 16 mars 2007).

Le délit reproché à Christian Belmer ? C'est, au titre de la loi du 29 juillet 1881, d'avoir « porté des allégations ou imputations d'un fait portant atteinte à l'honneur ou à la considération de l'Education Nationale, administration publique ».

Ainsi donc, pour notre « Justice », dénoncer la propagande idéologique commise par certains fonctionnaires « au sein » d'une administration publique, serait lui porter atteinte. On croit rêver devant tant de mauvaise foi ! C'est donc celui qui dénonce qui est accusé, et non les gens qui ne respectent pas l'indépendance de fonctionnaires du service public.

Mais Christian Belmer sera jugé, le 24 avril, pour d'autres motifs tout aussi stupéfiants.

La Justice lui reproche, au titre du Code Pénal, d'avoir « diffusé (…) un message à caractère violent alors que ce message est susceptible d'être vu et perçu par un mineur ». Il avait publié sur son blog « trois photographies, l'une représentant un homme décapité, les deux autres des corps mutilés carbonisés ».

Cachez ces crimes islamistes que je ne saurais voir ! Evidemment, les exactions des fous d'Allah font souvent la une des grands médias, mais il est donc interdit à un « bloggueur » mal pensant d'apporter des preuves de ces crimes qui pourtant éclaboussent nos petits écrans et nos journaux.

Et les autres « délits » reprochés à Christian Belmer sont tout aussi surprenants. On lui reproche, au titre de la fameuse loi de 1881 amendée pour punir le « racisme » envers - entre autres - les « religions », d'avoir « provoqué à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », selon la formule consacrée.

Ciel ! « Appeler à la haine et à la violence », ce n'est pas rien. L'enseignant aurait-il appelé à une quelconque « ratonnade » ? A-t-il lancé une fatwa de mort sur les musulmans ?

Pas du tout ! Voici les autres « délits » dont on l'accuse, et pour lesquels on le jugera le 24 avril :

- Avoir fait « figurer dans un blog diffusé sur INTERNET en page 34 sur 78 le drapeau européen représenté avec une étoile rouge entourée d'un croissant, sur la même page en représentant une carte de France avec le titre « ISLAMAFRANCE » ».

Où est le délit ? Où est l'appel « à la haine et à la violence » ? Mystère.

- Avoir fait « figurer », sur le même blog, « un portrait officiel du Président de la République modifié en ce que le drapeau tricolore est remplacé par un drapeau vert et que le Président lui-même est représenté porteur d'une barbe et d'un couvre-chef religieux ».

Ainsi donc, il y aurait un « délit de caricature » du Chef de l'Etat… On attend donc le soutien de toute la presse française !

- Et la cerise sur le gâteau : avoir, toujours sur le même blog, fait « figurer un texte dans lequel la plupart des prénoms des enfants présumés être responsables d'incidents en milieu scolaire ont des prénoms d'origine musulmane, de manière à laisser penser que seuls les élèves issus de ce groupe étaient responsables de ce type d'incidents ».

On se demande également où est l'« appel à la haine et à la violence » dans ces faits ! On n'a plus le droit de rapporter des « incidents en milieu scolaire » et de cerner la typologie de leurs auteurs ? A quand un délit de « sociologie » ?

Car enfin, la sur-délinquance très importante des jeunes d'origine musulmane est aujourd'hui reconnue par des statistiques officielles, et la consultation de n'importe quelle rubrique « faits divers » d'un quotidien régional montre cette sur-représentation dans la lecture des prénoms des délinquants présumés ou jugés.

La convocation en justice de Christian Belmer contient d'ailleurs une contradiction flagrante, puis qu'on l'accuse d'avoir rapporté un texte selon lequel « la plupart des prénoms » des présumés « responsables d'incidents en milieu scolaire » sont musulmans, ce qui veut dire que certains prénoms ne le sont pas, et qu'on l'accuse de « laisser penser (sic !) que seuls les élèves de ce groupe étaient responsables de ce type d'incidents ». Il faudrait savoir…

Ainsi donc, ce qui est tout simplement reproché à Christian Belmer, qui comme enseignant doit savoir ce dont il parle, c'est… de dire des vérités qui dérangent sur ce qui se passe réellement dans les écoles de la République. Nous sommes en pleine tyrannie de la pensée : il est interdit de dire la vérité sur des problèmes de société qui comportent, faut-il le rappeler à notre Justice, de véritables délits et de véritables victimes !

Ces accusations relèvent tout simplement de la « fatwa » : il est donc « haram » d'énoncer des faits qui pourtant sont avérés, et qui traduisent la corrélation entre l'origine musulmane et la délinquance, la propagande idéologique de certains fonctionnaires de l'Education Nationale alimentant - et cette fois pour de bon - la haine et la violence d'un « groupe » de jeunes à l'encontre d'autres populations, et la politique de soumission à l'islam de notre gouvernement.

Ca se passe non pas à Moscou sous Staline, non pas à Téhéran sous les mollahs, mais en France, en 2007.

Devant de telles pratiques qui rappellent les heures les plus sombres de notre Justice, pas un soutien démocratique ne doit manquer à Christian Belmer. Que ceux qui ont soutenu Salman Ruhdie, Robert Redeker, Ayan Hirsi Ali, Charlie-Hebdo et d'autres victimes du terrorisme intellectuel lèvent le doigt ! Il en va de la survie de notre liberté d'expression, et donc de l'avenir de nos Droits de l'Homme et de notre démocratie.

C'est pourquoi nous invitons tous les internautes à signer la pétition http://www.resiliencetv.fr/modules/epetitions/petitions.php ?petitionid=17 et à la communiquer à leurs proches.
Chico Ray
chicoray@france-echos.com
Francis Percy Blake
blake@france-echos.com

COMMUNIQUE


ENFANTS CACHES EN BELGIQUE PENDANT LA SHOAH
ONDERGEDOKEN KINDEREN IN BELGIE TIJDENS DE SHOAH
CHILDREN HIDDEN IN BELGIUM DURING THE SHOAH (HOLOCAUST)
ילדים במסתור בבלגיה בתקופת השואה

L'IDENTITE FRANCAISE EST-ELLE HORS LA LOI ?




Clovis

A voir les attaques de Ségolène Royal, on finit par se demander si l’identité française ne vit pas ses dernières heures.

Ségolénitudes

«À bas l’identité française» laisse-t-elle entendre à qui veut l’entendre.

Du côté de Toulon, Clichy-sous-Bois, Lille, Roubaix, Tourcoing et autres enclaves «indigènes de la république» interdites d’accès aux représentants et symboles de la République française, il y a beaucoup de monde qui ne demande qu’à l’entendre. On l’y entend d’autant mieux qu’elle promet des droits, encore des droits et toujours plus de droits traduits en espèces sonnantes et trébuchantes avec un esprit d’autant plus généreux qu’elle n’en paiera rien de sa poche.

Quels devoirs, quels efforts imposerait-t-elle aux bénéficiaires de ces gracieusetés ?

Devoir ? Effort personnel ? Ce sont là des gros mots, des obscénités issues d’une pensée réac que la Ségolène, collant à la pensée de son public du moment, dénonce avec véhémence. «Gagnant gagnant» peut-être, mais surtout pas «donnant donnant». Nous resterons donc les donnants et les «indigènes de la République» les prenants.

Un rêve donc pour la clientèle que cette nantie courtise, un cauchemar pour les cochons de payants. Mais à quoi bon se soucier de ces derniers puisque, de toute façon, ils ne font pas partie de la clientèle de cette mystificatrice sans autre programme crédible que celui de se faire élire. Sa meilleure arme, dont elle joue habilement, est l’appel à la discrimination positive en faveur de la femme qu’elle est. Les gens intéressants, ça se récolte du côté de Clichy-sous-Bois où elle s’est exhibée, cuisses dissimulées, dans le rôle de grand’ prêtresse d’une messe devant la plaque commémorant «l’assassinat», par EDF interposé et par flics bouc émissaires, de deux gamins «non intégrés». La politique consistant à savoir choisir, ce geste semble électoralement plus payant que de déposer une rose sur la tombe de l’infortuné Jean-Claude Irvoas, lynché à mort la veille à Epinay, sous les yeux horrifiés de sa femme et de sa fille, par ceux là mêmes dont Ségolène encourage la non intégration, ou de Jean-Jacques Chenadec massacré à Stains. Mais en tant que Français «banal», leur souvenir relevant du politiquement incorrect doit être effacé afin de ne pas «stigmatiser» les «banlieues» connues pour leur susceptibilité à fleur de peau, qui se sentiraient discréditées, stigmatisées. À bas donc l’intégration, mot qui dans sa bouche au sourire formaté et mis en conserve par les surgelés Picard, a la même connotation infâmante que patrie, nation, civisme, responsabilité, effort, valeurs, travail. A ce vilain mot, elle préfère les mots Emploi ou Revenu qui n’impliquent pas une contre partie de travail. Seul le mot Identité lui pose un cas de conscience. Son seul usage admissible est «identité politique» et encore, à condition qu’elle gravite autour de sa personne comme elle la déclaré le 26 février à la radio.

Cette pourfendeuse de l’identité française, mais pas celle des "indigènes de la République" avec leur cohorte de machos et de voilées, ne dénonce pas moins le «ramollissement des identités politiques» qu’elle juge «dangereux» et plus grave que le ramollissement de l’identité française, parce que cela «empêche les Français de choisir entre deux modèles de société», la droite ou la gauche, comme si une troisième voie était impensable. Bayrou, qui échappe à cet univers mental en ne se définissant ni de droite ni de gauche, est donc une sorte de monstre d’autant plus répugnant qu’en cas de second tour, comble d’horreur, il n’appellera pas à voter Ségolène. Serait-ce à cette déclaration que Bayrou est redevable de sa subite remontée dans les sondages ?

Mais à moins de plonger la France dans une perpétuelle guerre inter ethnique, inter communautaire ou inter confessionnelle rappelant l’Irlande du Nord, la Bosnie ou le Kosovo, on pourrait se demander par quelle identité unificatrice elle compte remplacer l’identité française.

Ségolène inscrit donc dans ses objectifs le ramollissement de l’identité française au bénéfice d’une bien versatile identité politique. On se demande du reste avec elle à quoi servent les différents candidats à la présidence alors que seule sa candidature devrait être retenue. Cette «ramasse tout» n’a-t-elle pas déclaré à propos des autres candidats : «leurs convictions se retrouvent largement dans mon pacte présidentiel» ? Normal puisque pour meubler la «viditude» de son programme qui se résume à «moi et à je», son pacte que sa garde rapprochée lui a concocté n’est qu’un patchwork de tout ce qu’elle a glané dans leurs programmes. Ainsi, celle qui dénonce le ramollissement des identités politiques n’en invite pas moins les partisans des autres partis à ramollir leur propre identité politique afin qu’il n’en subsiste qu’une seule, celle du Parti Unique qui se confond avec sa personne. Son programme se réduit donc au culte de sa personnalité. C’est ça la ségolénitude.

Démocratie d’opinions

On ne peut évoquer la Ségolénitude sans parler de son projet, qu'elle croit innovant, qui en constitue l’armature : «la démocratie d’opinion». À première vue, et à première ouïe, c’est beau à lire et ça sonne bien à l’oreille. Qui est contre la démocratie ? Et qui s’opposerait à la libre expression des opinions ? Mais au risque de passer pour un misogyne alors que sa «qualité» de femme n’y est absolument pour rien, j’ai trouvé la raison de mon opposition à cette «originalité». Elle est d’abord d’ordre sémantique. «Démocratie» fait partie des concepts qui se suffisent à eux-mêmes. Toute adjonction d’un qualificatif n’a d’autre finalité que de les détourner de leur sens initial. Cela devient une idée OGM. Ce genre d’adjonction est le propre des régimes d’essence antidémocratique propre aux régimes totalitaires. Tel fut le cas des «démocraties» devenues «populaires» qui fut le lot des pays Baltes, Pologne, Allemagne de l’Est, Tchécoslovaquie, Hongrie, Bulgarie, Albanie et c’est encore le cas de la Corée du Nord ainsi que de l’immense Chine. Cette perversion du sens de «démocratie» par l’adjectif «populaire», lui-même perverti, avait servi pour le mot «socialisme» devenu le National Socialisme d’un célèbre socialiste nomme Adolf Hitler. Si le pouvoir ne tirait plus sa légitimité du suffrage universel mais des opinions contingentes, fluctuantes et versatiles, il ne serait tout simplement plus démocratique.

L’opinion qui est quelque chose d’intime et de personnel , se manipule et se fabrique. Une démocratie d’opinion ne reposerait donc plus sur les représentants élus du peuple en fonction justement d’une opinion, mais sur des officines, des ONG, des lobbies, des ligues, associations reposant elles mêmes non pas sur la sensibilité de leurs rares adhérents mais sur la personnalité de leurs leaders et leur capacité d’agitprop et de nuisance. Ce ne sera plus l’Assemblée législative réduite au rôle de figurant mais les «grandes gueules» comme celles de la Ligue des Droits de l’Homme, du MRAP, des syndicats ouvriers ou paysans, de l’UOIF, sans parler des ingérences étrangères qui seront la source du Droit.

La Démocratie d’Opinion ou «participative», que Ségolène prétend «innovante» n’est qu’un remake de la «Démocratie Populaire». Rideau ! (de fer)

La pensée hémiplégique

Je suis en train de me brouiller avec un vieux copain parce que Liberty Vox, auquel je prête bien volontiers ma plume, n’est pas très favorables à Ségolène, ce qui, selon lui, et même si Liberty Vox ne fait pas pour autant campagne pour les adversaires d’icelle, nous situe à droite, c'est-à-dire dans «l’axe du Mal». Cette survalorisation de la gauche, avec ce que cela comporte comme diabolisation de la droite qui s’inscrit dans la ligne directrice de la ségolénitude, laisse irrésistiblement supposer que c’est à Ségolène que José Ortega y Gasset pensait quand il écrivait qu’ «être de gauche ou être de droite c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile ; tous deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie mentale». Avec une gauche ségolinisée après avoir été mitterrandisée, on est plutôt comblés.

Airbus

Ségolène, dans sa flagornerie racoleuse envers les gauchistes antilibéraux, devrait se montrer plus discrète et plus prudente avant d’incriminer le libéralisme et l’actuel gouvernement dans les déboires de ce fleuron de l’industrie européenne. EADS souffre non pas du système libéral tant honni mais au contraire du système administratif aberrant, si cher à la gauche, mis en place par le gouvernement Jospin dont elle-même faisait partie. Impudence et imposture seraient-elles les deux mamelles de notre madone ?

L’identité française est-elle hors la loi ?

Force est de la croire à en juger par le tollé provoqué par l’idée de Sarkozy de créer un ministère de l’immigration et de l’identité française. De la meute ségolénienne aux groupusculaires PC, LCR et autres MRAP ou LDH, en passant par l’indéfini Bayrou, c’est à qui déchiquettera le mieux cette sorte de «crypto lepéniste». Il n’y a pas si longtemps, le PC, dont le nombre d’adhérents et le poids électoral étaient autre chose que le groupuscule résiduel de la camarade Buffet, et que les Socialistes ménageaient pour des raisons de combines électoralistes, était incapable de désigner les trotskistes sans leur accoler le préfixe «Hitlero». On a même vu dans l’Huma d’après guerre les résultats de je ne me souviens plus quelle élection dans une liste où figuraient Socialistes, MRP, Communistes et autres partis, le score des «hitlériens» sans autre préfixe ou suffixe ; ce n’est qu’en lisant le journal «La Vérité», organe de la «Quatrième Internationale» qu’on comprenait qu’il s’agissait des trotskistes. Alors cette «reductio ad Hitlerum» ou «ad Lepenum» est une vieille puanteur qui se dégage de la pensée totalitaire. Alors, madame et messieurs les candidats à la présidence, un peu de décence, contrôlez-vous, trouvez autre chose si vous voulez être pris au sérieux et parlons d’identité nationale.

Quand un artisan bien élevé va effectuer des travaux à domicile, il essuie ses semelles sur le paillasson, demande la permission d’entrer, respecte le lieu et les gens qui y habitent et ne se mêle surtout pas de leurs affaires. Si non, il est indésirable. Cette règle qui relève de la plus élémentaire politesse est également valable pour celui qui va travailler dans un pays étranger, même si, à cette différence près, il est amené à s’y fixer et à y faire venir sa famille avec vocation de se faire naturaliser.

Pensons alors à nos nombreux concitoyens issus des «naturalisations» d’avant 1960. Eux-mêmes ou leurs parents avaient choisi d’être Français et pour ce faire, ils ont commencé par un effort, celui d’apprendre notre langue dans des cours du soir après une dure journée de labeur, se sont adaptés et conformés à nos us et coutumes sans les dénigrer, envoyé leurs enfants à l’école laïque, se sont engagés dans l’armée française, quelques uns y laissant leur vie ou leur santé à l’instar de leurs compagnons français «de souche». Même s’ils ont à titre privé conservé la langue, la culture et quelques traditions de leur pays d’origine, leur identité est désormais française, la langue dans laquelle ils pensent et s’expriment est le français. Ces Arméniens, Polonais, Italiens, Grecs, Juifs «ladinos» ou «Yiddish», Espagnols, Balkaniques sont désormais Français parmi les Français dont ils partagent l’identité.

Or, voici que des hurluberlus viennent leur dire que le pays dont ils sont fiers d’être citoyens n’a que faire de l’identité française, que celle-ci est même ringarde, réac, que l’Histoire de leur pays d’adoption est tellement honteuse que mieux vaut la remplacer par une Histoire écrite par ceux qui nous sont hostiles, et que persister à s’attacher à l’identité française les rattache à Le Pen. Les voilà non seulement floués mais de surcroît stigmatisés par des imposteurs salauds et irresponsables.

Or, la naturalisation est un pacte, une sorte de mariage, un contrat synallagmatique que ces candidats à la magistrature suprême déclarent cyniquement obsolète, caduque, chiffon de papier. Certes les anciens naturalisés conserveront leur carte «nationale d’identité» qui n’en est pas moins devenue un faux puisqu’elle n’est plus nationale et qu’elle n’implique aucune identité. Celui qui, jadis, a fait l’effort d’apprendre le français pour s’intégrer à la nation française pour devenir un Français ordinaire est, par la grâce de la «discrimination positive», placé à un échelon inférieur à celui des derniers venus, rétifs à l’intégration et à la disposition desquels nos administrations et organismes sociaux impriment des formulaires en chinois, arabe, tamoul et autres langues au demeurant fort respectables mais qui ne sont pas moins des langues étrangères. Alors à quoi bon apprendre le français alors qu’en France le chinois, bantou, arabe, c’est kif kif et font aussi bien l’affaire que le français ? Nos anciens naturalisés si bien intégrés à l’identité française, qui ont tant reçu mais aussi tant donné à la France (pensons à tous ces artistes, à tous ces Prix Nobel d’origine immigrée dont la France s’honore) peuvent à bon droit s’estimer trahis et avec eux, tous les Français, ce qui est inquiétant et grave quand ce démantèlement de la France est orchestré par des candidats à la Présidence.

Et, «démocratie d’opinion» obligeant, s’ajoutant à la surenchère électoraliste, les affiches de la camarade Marie George Buffet annoncent à leur tour les exigences du ci-devant parti des goulags : «droit de vote et éligibilité sans préalable à tous les immigrés installés en France». En somme, il suffit de débarquer régulièrement ou illégalement et de poser ses baluchons quelque part en France pour avoir strictement les mêmes droits civiques que les citoyens. Ceci n’est pas clairement dans le «pacte électoral» de Ségolène mais comme l’appoint des quelques voix du PC lui sera indispensable au second tour, voire au premier et, en application de la «démocratie d’opinion», il y a fort à parier que l’éventuelle victoire de Ségolène accouchera d’une sixième république. Mais ce ne sera plus la République Française, celle des Français, mais la République de France multiethnique, multiculturelle, multilinguistique, multiconfessionnelle et irrespirable. Il ne restera plus qu’à trouver un nouveau nom à ce qui fut notre pays puisque celui de France ne recouvrira aucune réalité.

Alors, je préfère encore le «scandaleux» projet de créer un Ministère de l’Immigration et de l’intégration, ces deux notions devant être indissociables. Ce n’est pas plus scandaleux qu’un ministère de la famille, des anciens combattants ou de la Défense. C’est même d’une urgente nécessité pour gérer ce phénomène migratoire et résoudre les problèmes qu’il pose tant aux immigrés eux-mêmes qu’aux citoyens.
Une Commission des Sites protège bien l’environnement des monuments historiques et les paysages de France, alors l’identité française, produit de deux millénaires de cultures hellénique, romaine et judéo chrétienne mériterait-elle moins d’égards ?

Il y a quelque chose de pourri…

Non pas tellement au royaume du Danemark qui se porte plutôt bien, ne serait-ce qu’à la façon dont y sont matées les émeutes provoquées par un ramassis de parasites inciviques à la dégaine de gauchistes, libertaires, travellers et toxicos divers venus d’un peu partout qui entendent se loger à l’œil, c'est-à-dire aux frais du contribuable, dans un édifice appartenant à la municipalité, c'est-à-dire à tous ses citoyens.

Serait-ce au royaume d’Israël où chaque jour nous révèle un nouveau scandale ? Personne n’y est épargné : président, premier ministre, hauts fonctionnaires qui doivent, comme n’importe quel citoyen lambda, répondre aux convocations de la police et des juges. C’est à la fois moche pour l’image d’Israël et en même temps exemplaire dans la mesure où nul ne peut s’y mettre au dessus des lois.

De ce côté, la France n’est pas moins exemplaire, mais à rebours. Non pas que Chirac et ses acolytes soient, comme la femme de César, au dessus de tout soupçon, mais tout simplement parce que se proclamant magistrat suprême sans contre-pouvoir et donc seul en mesure de «se» convoquer et de «se» mettre en examen, Chirac a verrouillé l’appareil judiciaire à son profit. Et pour ce qui est des magouilles et des détournements de fonds publics, il dispose d’un harem de kamikazes qui lui ont servi de fusibles. Un Michel Roussin, son ancien directeur de cabinet à la mairie de Paris, peut ainsi écoper de quatre ans, «avec sursis» comme il se doit, de même qu’un Alain Juppé s’est naguère sacrifié pour son maître en endossant les magouilles d’un maire de Paris qui se nommait, sauf erreur, Jacques Chirac. Un homonyme sans doute de notre actuel président. Moyennant leur docilité envers leur «premier magistrat», nos magistrats, qui ne se sont jamais distingués par leur esprit de résistance, viennent de sauver leur statut d’irresponsabilité. C’est ainsi qu’en dépit du scandale d’Outreau qui a prouvé s’il en est besoin l’urgence de réformer le statut des juges, le texte du ministère de la Justice visant à les responsabiliser en cas d’erreur ou de faute, comme c’est le cas pour les garagistes, les conducteurs de taxis, les chirurgiens, les ingénieurs et pour n’importe quel professionnel, a été vidé de toutes ses dispositions qui allaient dans ce sens. Alors oui, il y a bien quelque chose de pourri, mais c’est au royaume de France au crépuscule du règne calamiteux de Chirac.


André Dufour pour LibertyVox


© André Dufour pour LibertyVox - Article paru le 15/03/2007 Imprimer cet article
URL de cet article = http://www.libertyvox.com/article.php?id=241

ENCORE IMMOLEE...

Le Parisien rapporte qu'en janvier 2007, à Illkirch (Bas-Rhin), un jeune homme de 27 ans a, avec l'aide d'un complice, brûlé son amie par jalousie.

Les deux hommes ont été écroués il y a une semaine et mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente", et "acte de barbarie". La jeune fille est toujours à l'hôpital où elle est soignée pour des brûlures du troisième degré sur une grande partie du corps.

Selon le quotidien, le jeune homme a expliqué aux enquêteurs qu'il voulait la "purifier" des relations qu’elle aurait eues, d’après lui, avec d'anciens petits amis.

Il lui aurait dit : "je vais te nettoyer" avant de l'asperger d'alcool à brûler et de mettre le feu, tandis que son camarade maintenait la victime, a-t-on indiqué au parquet.

Sans profession

Deux médias insistent sur le fait que les auteurs de cette barbarie étaient au chômage. Etre sans travail devient maintenant une circonstance atténuante voire une justification aux violences contre plus faible que soi. Cette précision, nous le verrons plus loin, n’a rien à voir avec l’affaire et si elle s’avère pertinente, c’est uniquement pour éclairer l’état d’esprit des auteurs de ces articles.

Un état d’esprit voisin de celui qui fait “expliquer” le meurtre de deux inspecteurs du travail par le fait que l’auteur des coups de feu, un agriculteur, était en proie à des difficultés financières...

Cette façon d’expliquer et d’excuser systématiquement la violence, outre qu’elle la banalise, crée un effet d’exemple : il suffirait d’être confronté à des difficultés pour qu’attenter à la vie et à la dignité d’autrui devienne, sinon excusable, tout au moins compréhensible.

Amoureux éconduits dans le cas de Sohane et Shérazade, cocu potentiel aujourd’hui, un chômeur peut désormais se voir offrir, es qualité, par les médias bien intentionnés, un blanc seing s’il veut attaquer son prochain. Un prochain qui est dans la plupart des cas une prochaine car s’ajoute aux circonstances précitées le vieux fantasme que la femme est par définition impure et qu’elle contamine l’homme par simple contact, voire par un regard.

Quelle société peut engendrer de telles violences sinon celle qui a érigé en idéaux le risque zéro, la souffrance zéro et l’assistanat maximal? Apprendre à ne plus souffrir enseigne à ne plus rien surmonter !

Combien de meurtres encore ?

Il faut se préparer à un assassinat en masse des femmes de France. Voici donc les 3 millions de chômeurs officiels excusés par avance de battre leur femme ou de la massacrer. Certains se laisseront aller à l’atmosphère de compassion qui les entoure et ne met aucun frein à leurs pulsions. Les autres resteront humains.

Dans tous les cas de figure, cette circonstance atténuante préalablement accordée ne rend service à personne: ni aux victimes (rappelons que l’on évoque là les femmes assassinées), ni aux coupables (rappelons que l’on évoque là ceux en qui nos médias compassionnistes voient des victimes ontologiques), ni à la société.

De toute façon, ce chiffre est faux. Sur ces 3 millions de chômeurs, 65 % au moins sont des femmes.

Discrimination à l’embauche, dans les salaires, dans les responsabilités, voilà que se lève le dernier tabou. Depuis plusieurs années, les organisations féminines et féministes tirent la sonnette d’alarme : les violences conjugales tuent une femme tous les 3 jours. En 1999, c’était tous les 5 jours.

On les met sous bâche dans les piscines, on les emmure vivantes sur les plages italiennes et sous les burkas. Maintenant, on les brûle pour les purifier. Le Moyen-Âge refait surface.

Allo ?

L’actualité offre parfois des raccourcis cyniques. Ce drame particulièrement horrible intervient au moment ou le gouvernement inaugure le 3919, numéro de téléphone d’urgence dédié aux femmes victimes de violence sous leur propre toit.

D’après un rapport du professeur Henrion, sur 652 femmes victimes d'homicides entre 1990 et 1999 à Paris et dans sa proche banlieue, 50% (325 personnes, quand même!!) ont été tuées par leur mari ou leur compagnon. Un chiffre terrifiant mais qui n’étonne que ceux qui ont désiré se voiler la face depuis trop longtemps !

L'équipe du professeur a interrogé au hasard un échantillon de 7000 femmes, âgées de 20 à 59 ans, habitant la capitale et sa petite couronne. Il ressort que 10% d'entre elles ont subi des violences conjugales au cours des douze derniers mois. Insultes, harcèlement moral, agressions physiques, viols, la liste est longue de ces sévices commis dans l'intimité des couples.

"Parmi les victimes présentées dans le rapport, 30 % ont été poignardées, 30 % ont été abattues par arme à feu, 20 % ont été étranglées et 10 % ont été rouées de coups jusqu'à la mort", précise le professeur Henrion.

Les auteurs, selon ce rapport ? « Il s'agit en majorité d'hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d'un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%), de professionnels de la santé (25%) et de membres de la police ou de l'armée ». Ils ne sont donc pas tous chômeurs?

Si de surcroît le fait d’être sans emploi est présenté comme une excuse par les médias, le 3919 a de fortes chances de connaître un plein succès.

Rajoutons à cela l’influence de dogmes religieux d’un autre âge (chrétien il y a quelques décennies, musulman aujourd’hui) et l’on voit que les Chiennes de Garde, Ni Putes Ni Soumises, Regards de femmes et toutes les coordinations féminines ont du pain sur la planche de leur militance.

Crétins d’hommes, tellement convaincus que l’Autre, le Différent(e), l’Etranger(e), l’Impur(e), l’Infidèle leur sont irrémédiablement soumis(es).

Ces hommes là, qui prêchent la violence et la pratiquent, ne méritent de côtoyer ni la beauté, ni la bonté.

Cela tombe bien, quand ils les croisent, chez le sexe dit faible, ils les détruisent.

Pierre Lefebvre & Liliane Messika © Primo Europe, 14 Mars 2007
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Auteur : Pierre Lefebvre & Liliane Messika
Date d'enregistrement : 15-03-2007

15.3.07

WAFA SULTAN EXPLIQUE L'ISLAM

PALESTINIENS : EDUQUER POUR TUER.......

" TEMPETE D'EMOTIONS "

26 mars: Avant-première du documentaire israélien "Tempête d'émotions"






Le film aborde un des épisodes les plus décisifs mais les plus douloureux de l’histoire d’Israël et retrace le désengagement de la bande de Gaza, à travers le regard de cinq Israéliens qui dévoilent leurs émotions, leurs convictions et leurs cas de conscience dans un face à face fraternel.

Fidèle à ses valeurs fondatrices d’ouverture, de tolérance et de dialogue, l’Université a inauguré, en mai 2000, le Centre de recherche, d’enseignement et de formation sur la gestion et la résolution des conflits, qui offre des programmes pluridisciplinaires combinant enseignement et recherches sur l’étude des conflits nationaux et internationaux.

La projection du film « Storm of Emotions » est organisée sous l’égide de ce Centre.

Le nombre de places étant limité, je vous invite à réserver dès maintenant.

Cordialement,

Paule Maarek

UHJ-France 106 rue de Longchamp 75116 Paris

Tel: 01 47 55 43 23- Fax : 01 47 55 43 90

pmaarek@uhjerusalem.org

© Université Hébraïque de Jérusalem

[Information aimablement communiquée par Pierre Lurçat.]

Mis en ligne le 14 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

LES JUIFS FRANCAIS SE PRESSENT EN FLORIDE

Alfonso Chardi

11 mars 2007

Miami Herald

Original anglais : "French Jews flock to area".

Traduction française : Menahem Macina. *


Alors que Rod Kukurudz menait une vie confortable en France, il a pris a décision de se déraciner, ainsi que sa famille, pour aller vivre a Surfside, en Floride quand sa fille de 16 ans, Audrey, rentra, contrariée et apeurée, un soir de 2005, et lui dit :

« Papa, maintenant, même s'il fait chaud, il faut que je porte une écharpe pour cacher mon étoile de David dans le métro parisien ».

Les Juifs français qui vivent en Floride du Sud ont révélé au Miami Herald que, depuis les attaques terroristes du 11 septembre aux Etats-Unis, l'hostilité des militants islamiques de France les a incités a partir. Les départs ont augmenté depuis l'enlèvement et le meurtre d'Ilan Halimi en France. Halimi, 23 ans, Juif français de parents marocains, a été kidnappé, le 21 janvier 2006, par une bande de jeunes qui se nommaient eux-mêmes « Les Barbares ».

Kukurudz, qui vit maintenant à Surfside avec sa femme et ses trois filles, dont Audrey, témoigne :

"Le climat créé par cet épisode, ainsi que par d'autres incidents, ainsi que l'hostilité générale des musulmans de France envers les Juifs, sont à l’origine de ma décision de partir."

Vanessa Elmaleh fait partie d’un groupe d’avocats, spécialisés dans l'immigration et dont le nombre va croissant, qui aident les Juifs français à obtenir des visas, mais pas nécessairement l'asile. Elmaleh, qui est Juive française, nous explique :

« Demander l'asile peut être risqué ; s'ils refusent votre requête, ils peuvent vous expulser».

Les chiffres des juridictions d'immigration témoignent d’une légère augmentation du nombre de demandes d'asile par des Français, depuis 2003, mais ces chiffres ne précisent pas si les demandeurs sont des Juifs français. Les avocats du sud de la Floride, spécialisés dans l'immigration, mentionnent que la majorité des Juifs français viennent avec des visas d’immigrants, d’investisseurs ou d'affaires. Kukurudz, par exemple, a obtenu un visa d'investisseur avec l'aide d'Elmaleh, et dirige aujourd'hui Citizen Events, qui organise des 'fêtes' pour sociétés et organisations.

Pascal Cohen a laissé sa famille derrière lui en France, et est arrivé a Aventura [Floride], il y a quelques semaines, avec un visa d’affaires, afin d’ouvrir une filiale pour un marque de chocolat de prestige, appelée Cote de France. Sa femme et ses deux plus jeunes filles envisagent de quitter la France et de le rejoindre plus avant dans l’année.

Il n'y a pas de chiffres officiels du nombre de Juifs français qui vivent ici, mais des représentants d’organisations juives aux Etats-Unis affirment qu’il pourrait être de 2.000 à 4.000 en Floride du sud, principalement à Miami-Dade.

Mendy Levy, rabbin de la synagogue The Shul, à Surfside, confie :

«Je pense qu'il pourraient être des milliers aujourd’hui ».

Jacob Salomon, vice-président de Greater Miami Jewish Federation, affirme :

« Nul doute qu'il y ait une augmentation du nombre de Juifs français en Floride du sud. Les Juifs français voient venir la catastrophe et disent : "Nous n'attendrons pas qu'il soit trop tard" ».

Aucun des Juifs français interviewés n'a été agressé en France, mais tous expriment leur peur que le cas Halimi soit un signe avant-coureur de plus de violence à l’avenir.

Le rapport du Département d’Etat sur les droits de l'homme, publié la semaine dernière, mentionne une augmentation du nombre d’incidents antisémites en France, durant les neuf premiers mois de 2006, par rapport à ceux qui ont eu lieu durant la même période en 2005, mais une diminution par rapport à ceux des neuf premiers mois de 2004.

Des responsables français ont condamné les attaques contre des membres de la communauté juive.

Selon une déclaration faite, jeudi, au Miami Herald, par Philippe Vinogradoff, consul général de France :

« La France n’est pas un pays antisémite. Elle fait beaucoup d’efforts, en matière de législation et d’éducation, pour éradiquer définitivement toute trace d’antisémitisme. »

Les estimations de la population juive varient entre cinq cent et sept cent mille personnes, et celles du nombre de musulmans entre cinq et six millions. Mais ici, les Juifs français disent que la communauté juive a été réduite par des départs fréquents, la majorité à destination d’Israël. Les chiffres de l’Agence Juive montrent que près de 14.000 juifs français ont refait leur vie en Israël depuis 2001.

Vinogradoff affirme que 12.000 citoyens français sont immatriculés dans son consulat, qui couvre la Floride, les Bahamas, Porto Rico, les Îles Vierges américaines, et quelques régions des Caraïbes. Selon lui, il est impossible de savoir combien d’entre eux sont des Juifs français, du fait que la loi française interdit au Consulat de demander aux inscrits quelle est leur religion ou leur pays d’origine.

Mais Elmaleh, qui est spécialiste de l'immigration juive française, affirme que les chiffres sont bien plus élevés que ceux qui sont reconnus officiellement, qu’il y a peut-être plus de 50.000 juifs français qui partent, ou projettent de partir pour Israël, et que plus de 10.000 envisagent de faire de même en Floride du sud.

Des parties de certains quartiers du nord de Miami-Dade sont devenues des 'poches' de culture française, particulièrement à Surfside, Bal Harbour et Aventura, où les synagogues ont connu une augmentation importante du nombre de Juifs français au sein de leurs congrégations, tandis que de nouveaux commerces approvisionnent une clientèle grandissante de personnes qui parlent français.

Linda Osberg-Braun confie :

« J’ai vu croître le volume de mes prestations juridiques à des citoyens français fortunés qui sont également Juifs, et qui examinent les opportunités, d’utiliser les Etats-Unis comme un abri sûr, anticipant ainsi les problèmes de leur héritage juif. »

D’autres avocats spécialisés en immigration, comme Roger Bernstein et David Berger, disent aussi qu'ils voient plus de Juifs français dans leur clientèle.

Dans leur for intérieur, bien des Juifs français qui arrivent en Floride se perçoivent comme des réfugiés, et existe un mouvement qui fait pression sur le gouvernement américain pour qu'il leur accorde ce statut. Un groupe a mis en ligne sur Internet une pétition qui insiste auprès du Congrès américain pour qu'il approuve un programme d'accueil des réfugiés pour les Juifs français.

Tant Cohen que Kukurudz ont la nostalgie de la vie en France, mais ils ne regrettent pas leur départ. Ils l'ont fait pour leurs enfants. Et Cohen de conclure :

« Ainsi, ils auront un avenir. »

Alfonso Chardi

© Miami Herald

[Information aimablement transmise par Koira.]

* La traduction de Annika, qui m'a été communiquée était trop fautive et incomplète pour être utilisable, j'ai donc traduit le texte moi-même à partir de l'original anglais.



Mis en ligne le 14 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org