2.2.07

L ' IRAN A GAZA : UN GENERAL IRANIEN ARRETE

Israël / Palestine | Terrorisme

Cette nuit, les forces de Abbas ont opéré contre l'Université Islamique à Gaza, bastion du Hamas qui avait pris l'habitude d'y poster des tireurs d'élite et de faire feu de roquettes.
Coup de filet qui met au grand jour ce que les services de renseignements savaient depuis longtemps: six Iranien dont un Général ont été arrêtés, un septième s'est suicidé au moment d'être pris.
D'après les dernières nouvelles diffusées sur Ynet, dans cette opération de 6 à 9 terroristes du Hamas ont été tués et quelques 70 blessés dont Ahmed Jabari l"un des organisateurs de l"enlèvement du soldat Franco-Israélien Shalit cet été.
Les Iraniens auraient reconnu être des spécialistes de chimie et de roquettes qui formeraient les terroristes du Hamas. D'autres étranges spécialistes de roquettes auraient été arrétés ainsi que plusieurs femmes:
Les force de Abbas ont aussi opéré contre des établissements du gouvernement du Hamas. De leur coté les combattants du Hamas ont réussi hier à prendre un véhicule transporteur d'hommes blindé tuant un combattant de la "Force 17", la force de défense du Président palestinien.
Selon les sources palestiniennes près de 50 personnes ont été tuées en un mois, plus de 300 blessées et 99 enlevées et libérées pour la plupart.

Ajout - 13:00 (Tel Aviv)

Le général iranien était responsable de plusieurs labos, de chimie principalement, et encadrait les étudiants !!! Des theses de PhD es Sciences de la Dynamite ?????

Ce matin 7 tués ont été dénombrés à Gaza, le bilan des dernières 24 hrs étant donc d'une vingtaine: 4 combattants des forces de sécurités presidentielles, 1 du Hamas, un enfant de 11 ans et la femme d'un officier des forces de sécurités presidentielles. Le Hamas "nettoye" les positions du Fatah et des services de sécurité, et aurait ainsi pris des otages!

Des photos de L'Université Islamique de Gaza après l'opération de cette nuit:

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Le combats de ce matin:

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1.2.07

BRUEL : LA CHANSON " CENSUREE "

Patrick Bruel : la chanson "censurée" sur les ondes françaises

Couverture du disque "Des souvenirs Devant"
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Patrick Bruel est sans doutes l’une des personnalités les plus populaires du « box office » national. Acteur aux multiples personnalités, révélé par Alexandre Arcady (comme lui originaire d’Algérie) et dans les films ayant immortalisé la « saga pied-noir », il s’est ensuite imposé par sa voix au timbre éraillé et par la sensibilité de ses chansons. Invité principal ou associé des plus populaires émissions de télévision, sa sensibilité de gauche et son soutien aux causes « bien vues » - comme l’antiracisme ou la Paix au Proche-Orient - ont toujours été salués sans réticences. Seul « couac », d’un mauvais goût à la hauteur de son auteur, la sortie de Le Pen, furieux de l’engagement du chanteur, et qui - en digne héritier de l’extrême droite antisémite des années noires - su rappeler son patronyme en apostrophant « Monsieur Benguigui » ...

Mais il y a aussi une « ligne jaune », d’autant plus redoutable qu’elle est transparente, et qui, lorsqu’on la franchit, fait jouer une étrange « omerta » : dénoncer la barbarie sanguinaire des attentats contre les civils, que ces derniers soient américains, israéliens (comme cette semaine à Eilat), arabes ou de toutes les origines ou religions. Là, Bruel n’est plus « in », dans une France où de savants commentateurs expliquent quotidiennement et benoîtement que « les Musulmans se sentent humiliés », que « l’injustice génère la violence », que « les Arabes sont très malheureux », et que « on n’approuve pas bien sûr mais on peut comprendre ».

Dans son dernier disque « Des souvenirs devant », le chanteur a consacré une chanson à ce sujet, « Adieu » à lire comme un jeu de mots : « adieu » à tous les innocents massacrés par les fanatiques islamistes, à Netanya comme à Madrid ou à New York ; « à Dieu » qui se tait et au nom de qui ces horreurs sont accomplies. On n'entend PRATIQUEMENT JAMAIS cette chanson sur les ondes françaises. Pour répondre à ce scandale, à mon modeste niveau, j’en ai reproduis ci-dessous les paroles - en pensant, fortement, au spectre du terrorisme revenu en Israël cette semaine.

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Elle vient de partir de chez elle
Un croissant, un éclat de rire
Son mari lui dit qu'elle est belle
Mais dans une heure elle va mourir
Elle n'a pas choisi son destin
Juste là au mauvais moment
Puisqu'il fallait prendre ce train
Et Madrid pleure ses enfants
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Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes pas
Au moins fait le savoir
Adieu
Je n'ai plus de questions
Mes yeux sont abîmés
Mon coeur perd la raison
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Sa femme attend une deuxième fille
Elle jure qu'elle n'en aura pas plus
Il touche son ventre, les yeux qui brillent
Pourquoi juste à cet arrêt de bus ?
Pourquoi ce type est si couvert ?
Il fait si chaud à Netanya
Le sang se mélange à la terre
Et le monde reste sans voix
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Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes plus
Au moins fait le savoir
Adieu
Je n'entends plus l'Histoire
Mes yeux sont fatigués
Mon coeur perd la mémoire
---
9h16, il est en retard
Comme à peu de chose près tous les jours
Mais aujourd'hui il est trop tard
Il ne montera pas dans la tour
Il voit des cris courir vers lui
Il croise des yeux qui hurlent de peur
Pourquoi ces larmes, pourquoi pas lui ?
Et cette poussière à vie dans le coeur
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Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes pas
Au moins fait le savoir
Adieu
Il y a tant de questions
Mes yeux sont épuisés
Mon coeur perd la raison
Adieu
Nous sommes tous dans le noir
Si tu n'existes plus
Au moins fait le savoir
Adieu
Ils se réclament de toi
Dis-leur que ce n'est pas toi
Qui a voulu tout ça
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TEXTE REPRIS DU SITE RENCONTRE JUDAIQUE FM

NUCLEAIRE : LA BOURDE DE CHIRAC ?

Nucléaire : la bourde de Chirac ?

"Un Iran doté de l'arme nucléaire serait inacceptable", dit Chirac. Pendant ce temps, Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad célèbre la Révolution Khomeyniste en annonçant la "stabilisation" de son programme nucléaire.

Ce qui signifie que Téhéran peut désormais communiquer sur le début de l'installation de 3 000 centrifugeuses sur le site d'enrichissement d'uranium de Natanz.

Chirac hausse la voix.

Décidément, cette campagne électorale 2007 est réjouissante à plus d’un titre. Le Président de la république, théoriquement hors jeu pour cette compétition, y va lui aussi de ses écarts de langage.

De mémoire de diplomate, jamais un président de la république n’a été aussi loin, en temps de paix, pour accuser un autre pays.

« Où l'Iran enverrait-il cette bombe? Sur Israël ? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée ».

Certes, Chirac n’est pas en contradiction avec ses propos. Il faut se rappeler une déclaration du Président à Landivisio, le 19 Janvier 2006 (Lire en bas de page des extraits de ce discours).

Sitôt cette déclaration achevée, on apprenait le départ vers l’Iran de quelques bâtiments de la flotte française, dont certainement quelques uns de nos sous-marins lanceurs d’engins balistiques. L’Iran l’avait, à l’époque, très mal pris.

Depuis janvier, Chirac ne se fait aucune illusion sur le régime d’Ahmadinejad. L’accélération soudaine de la recherche nucléaire iranienne ces dernières semaines ne l’a pas rassuré, c’est le moins qu’on en puisse dire.

Il se doute aussi qu’un changement à la tête de l’Iran (certains députés commencent à parler de destitution à propos d’Ahmadinejad) ne bouleverserait pas les données de manière substantielle. Un ancien diplomate iranien, Sadeq Kharrazi, affirme qu’il n’y pas de divergence entre Khameneï et Ahmadinejad sur la question du nucléaire.

Le problème n’est pas tant le probable arsenal nucléaire iranien, dangereux certes, mais plutôt l’ouverture de cette exigence de la part de plusieurs pays, ce que l’on appelle la prolifération.

La Jordanie, ainsi que certains pays du Golfe n’ont pas caché leur souhait de se doter du nucléaire à des fins civiles.

L’autre problème, moindre à vue humaines, qui va agiter la classe politique ce week-end est que, plutôt que d'assumer ses propos, le Président cherche à les minimiser. Ce faisant, mais personne n’est à l’abri, Jacques Chirac donne l’impression de s’emmêler les pinceaux.

Il a déclaré dans un autre entretien à la presse qu'un Iran possédant l'arme atomique ne serait pas "très dangereux".
"La position de la France n'a pas changé : elle demande à l'Iran de respecter ses engagements dans le nucléaire au titre du Traité de non-prolifération (TNP) tout en réaffirmant son droit au nucléaire civil".

"Une formule que je retire"

Le chef de l'Etat français s'est exprimé lors d'une interview accordée lundi au Nouvel Observateur, au New York Times et à l'International Herald Tribune avant de reconvoquer mardi les journalistes pour corriger ses dires. Jacques Chirac "a jugé nécessaire de revenir sur ses propos" le lendemain, rapporte Le Nouvel Observateur.

Il a d'abord dit aux journalistes qu'il était persuadé avoir parlé "off the record", c'est-à-dire que ses déclarations ne seraient pas publiées, indique le Herald Tribune, avant de concéder avoir utilisé "un raccourci", selon Le Nouvel Observateur.

"Plus encore, a-t-il ajouté d'après l'hebdomadaire, c'est une formule que je retire."

"Qu'aurait-on dit de Ségolène Royal si elle avait commis cette très grave faute diplomatique ?", a demandé Jack Lang, conseiller spécial de la candidate socialiste à l'Elysée.

Il est piquant de voir Jack Lang sauter sur cette occasion à moindre frais. Au sujet des bourdes diplomatiques, il est vrai que Douste et Chirac commencent à faire fort. Mais la championne préférée de Lang n’est pas en reste.

La vérité est peut-être tout simplement plus effrayante. Chirac sait ce que ne cessent de dire certains spécialistes, notamment israéliens : l'Iran pourrait bien posséder la bombe avant la fin de 2007.

Dans cette perspective, tout reste ouvert. Quand nous disons "ouvert", c'est bien entendu une façon de parler.

Paul Lémand © Primo Europe, 1° février 2007

Landivisiau - l'Ile Longue / Brest (Finistère) - Jeudi 19 janvier 2006.
Mais la fin du monde bipolaire n'a pas fait disparaître les menaces contre la paix. Dans de nombreux pays se diffusent des idées radicales prônant la confrontation des civilisations, des cultures, des religions (…) Notre monde est également marqué par l'apparition d'affirmations de puissance qui reposent sur la possession d'armes nucléaires, biologiques ou chimiques.

D'où la tentation de certains Etats de se doter de la puissance nucléaire, et ceci en contravention avec les traités (…) L'intégrité de notre territoire, la protection de notre population, le libre exercice de notre souveraineté constitueront toujours le cœur de nos intérêts vitaux. Mais ils ne s'y limitent pas (…) La dissuasion nucléaire, je l'avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n'est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d'utiliser, d'une manière ou d'une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d'une autre nature (…)

Nous sommes en mesure d'infliger des dommages de toute nature à une puissance majeure qui voudrait s'en prendre à des intérêts que nous jugerions vitaux. Contre une puissance régionale, notre choix n'est pas entre l'inaction et l'anéantissement. La flexibilité et la réactivité de nos forces stratégiques nous permettraient d'exercer notre réponse directement sur ses centres de pouvoir, sur sa capacité à agir (…)

Cette formule ne doit cependant pas laisser planer le doute sur notre volonté et notre capacité à mettre en oeuvre nos armes nucléaires.


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TEXTE REPRIS DU SITE PRIMO EUROPE

ATTENTAT D ' EILAT...

Attentat d'Eilat: le chauffeur de taxi israélien qui a convoyé le terroriste témoigne, R. Aouate
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29 janvier 2007

Sur le site d’Arouts7 en français.

Une des trois victimes (cliché ajouté par upjf.org.)
L'organisation Zaka rassemble les débris humains des victimes
(cliché ajouté par upjf.org.)

« Je soupçonnais cet homme, mais je ne pouvais en faire état avant qu’il ne descende ».

Ces paroles sont celles de Yossi Waltinski, le conducteur qui a pris en auto stop le terroriste responsable de l’attentat suicide de ce lundi matin à Eilat.

Récit détaillé du témoin principal.

Tenus sur la chaîne de télévision Arouts 10, ces propos témoignent de ces instants de peur et de responsabilité, vécus par celui qui a rencontré et conduit Mohamad Al Saksak, responsable de la mort de trois personnes.

Ces instants de doute, ce sont ces moments où Yossi Waltinski a fait son possible pour éloigner son passager du centre de la ville, où l’explosion aurait fait probablement beaucoup plus de victimes.

Voici le récit détaillé du conducteur, à la seconde près, des instants précédant l’attentat.

« Durant tout le trajet, j’essaie de ne pas attirer son attention alors que je tente de détacher discrètement ma ceinture de sécurité. Mais l’homme s’en aperçoit. Je ne pouvais pas prévenir la police et il m’était impossible d’atteindre un poste de police. »

Waltinski poursuit :

« A un moment donné, l’homme me dit en bégayant qu’il souhaite se rendre à Haïfa. J’ai immédiatement compris, avec certitude, que cet homme était dangereux. J’arrête alors la voiture, et lui demande de sortir. A ma grande surprise, il accepte. Dès qu’il en sort, je téléphone à la police, décris l’endroit où je me trouve et la direction prise par cet homme. Je l’ai fait descendre au niveau d’une déviation de route, de telle sorte que cela nécessite une marche d’une demi-heure au moins. Malgré ça, l’homme a pris une autre direction, vers des routes proches d’habitations. Dès la conversation avec la police terminée, je me mets à suivre l’homme mais celui-ci se met à courir et disparaît de ma vue. A ce moment-là, je perds complètement sa trace »,

regrette Yossi.

« Et avec tout ça, à ma grande tristesse, cet homme est parvenu à tuer des innocents. C’est pour cette raison que je ne me sens pas bien ».

Sur la question de savoir si cet attentat aurait pu être empêché, Yossi déclare ne pas savoir si les forces de sécurité auraient pu arrêter le terroriste au moment ou l’information leur a été donnée.

« Il aurait peut-être été possible de l’arrêter, peut être pas, je ne sais pas. Je ne sais pas combien de forces de polices étaient présentes dans cette zone. Entre le moment ou j’ai donné l’information, et l’explosion, dix minutes au plus se sont écoulées. Il est resté cinq minutes dans ma voiture. Je roulais volontairement vite afin de détourner son plan vers un autre endroit.»

Le conducteur israélien se retrouve alors dans une position classique et critique, connue des forces militaires : il comprend immédiatement qu’il est dans une situation anormale :

« Les pensées fusent, à ce moment, et la moindre décision risque d’aggraver plus ou moins les choses ».

Le colonel de police de la région d’Eilat, Bruno Stein, précise, quant à lui :

« Il a fallu quelques minutes à la police pour faire le lien entre les deux choses : les indices dans cette zone ajoutés au témoignage concernant le terroriste, et donc de comprendre qu’il s’agissait de préparer un attentat terroriste. Mais nous ne pouvions savoir qu’il s’agirait d’un attentat-suicide. La réaction a été très rapide : deux patrouilles sont sorties en direction de l’endroit, et il y a eu également la tentative de localiser l’information. Mais il ne faut surtout pas oublier que l’on parle de sept minutes en tout jusqu’à l’explosion, à 9h 40 ce matin. »

Stein rappelle que cet attentat était programmé pour faire davantage de victimes, au cœur de la ville.

Nul doute que le comportement de Yossi Waltinski, un Israélien comme les autres, est pour beaucoup dans cet épilogue, certes tragique, mais sans commune mesure avec les intentions préalables du terroriste.

Raphaël Aouate

© Arouts7 en français

Mis en ligne le 1er février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

ATTENTAT A EILAT : 3 MORTS

1er février 2007 - communiqué émis par :
Ambassade d’Israël en France

La Jihad islamique a revendiqué l’attentat suicide à la bombe qui a tué 3 personnes, de le lundi 29 janvier, dans une boulangerie d’Eilat peu après 9 heures du matin (heure locale). Les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, affiliée au Fatah, et un troisième petit groupe inconnu, l’Armée des Croyants, se sont également joints à la revendication. Le Hamas a soutenu l’attentat, le Fatah l’a condamné.

Les 3 victimes sont Haïm El-Maliach, 32 ans, Michaël Ben-Saadon, 27 ans, et Israël Samoliya, 26 ans, tous d’Eilat. Les témoins font part d’une scène terrible et de morceaux de corps éparpillés à la ronde.

Le terroriste a été identifié comme étant Mohammed al-Saqsaq, 21 ans, de la bande de Gaza, qui serait entré en Israël depuis le Sinaï égyptien, à quelques dizaines de kilomèrtes au Nord-Ouest d’Eilat. Arrivé à Eilat, il a été pris en autostop par un automobiliste qui, l’ayant trouvé suspect, l’a déposé avant d’arriver au centre-ville où il voulait aller, et a averti la police. Le terroriste s’est fait exploser dans la boulangerie avant l’arrivée de la police.

Le frère du terroriste, Naeem, déclare : « Nous savions qu’il allait réaliser une opération martyre. Sa mère et son père ont prié pour qu’il réussisse. » Sa mère a dit lui avoir souhaité « bonne chance » et être fière de lui. « Je prie Allah pour que Mohammed soit accepté comme martyr ajoute-t-elle. J’espère que cette opération martyre délivrera un message aux combattants du Fatah et du Hamas pour qu’ils arre^tent de se battre et dirigent leurs armes contre le seul et unique ennemi, Israël ».

Des dizaines de Palestiniens sont venus féliciter la famille. »

Un porte-parole du Jihad islamique a déclaré que la préparation et l’entraînement pour cette attaque a duré 7 mois.

Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barthoum, a applaudi à l’attentat, qu’il considère comme une réaction naturelle contre la politique israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et contre le boycott du gouvernement Hamas. Fawzi Barthoum a également indiqué que les attentats contre Israël étaient préférables aux combats inter-palestiniens à Gaza entre le Hamas et le Fatah : « La meilleure chose à faire pour le Fatah, c’est de retourner ses fusils contre Israël, et non contre le Hamas. »

Cet attentat intervient quatre jours avant une réunion du Quatuor à Washington, dans le cadre d’un nouvel effort destiné à redonner vie au processus de paix israélo-palestinien.

Il s’agit également du premier attentat en Israël depuis l’explosion d’un restaurant à Tel-Aviv le 17 avril 2006 (9 morts et 60 blessés, attentat revendiqué par le Jihad islamique).

Réaction du gouvernement israélien

La ministre des Affaires étrangères et vice Premier ministre, Tsipi Livni, a déclaré :

« Le gouvernement israélien va décider des étapes nécessaires à prendre pour procurer la sécurité aux citoyens israéliens. Israël a fait preuve d’une retenue extraordinaire de façon à donner l’opportunité aux Palestiniens de combattre le terrorisme et de cesser les attaques. Malheureusement, les Palestiniens ont échoué à les empêcher. Il est crucial que la communauté internationale fasse pression sur le gouvernement dirigé par le Hamas. Le gouvernement israélien décidera des actions à mener. »

Ehud Olmert a déclaré mardi matin, le 30 janvier, qu’Israël maintenait le cessez-le-feu (décrété le 26 novembre 2006) et ne répondrait pas à l’attentat terroriste d’Eilat par une large opération offensive, ce qui n’excluait pas des opérations ponctuelles et localisées pour empêcher des attaques imminentes.

Actions israéliennes

Aussi, mardi matin, l’aviation israélienne a bombardé un tunnel au Nord de la bande de Gaza, vers le point de passage de Karni. Ce tunnel servait à faire passer des terroristes palestiniens en Israël et son bombardement visait à empêcher une autre attaque terroriste imminente. Une explosion a suivi le bombardement du tunnel, indiquant que des explosifs y étaient enfouis.

Réactions internationales

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a condamnée « dans les termes les plus fors possibles l’attentat suicide d’aujourd’hui dans une boulangerie à Eilat, Israël, qui a tué 3 personnes et en a blessés d’autres. Un tel acte de terrorisme est une violation du droit international humanitaire et ne peut en aucun cas être justifié. Le Secrétaire général envoie ses plus profondes condoléances aux familles des victimes de cette attaque.

Le Secrétaire général est également alarmé à l’annonce que d’autres attaques contre des civils israéliens sont planifiées. Il appelle les forces de sécurité palestiniennes à agir rapidement pour amener devant la justice les responsables [de cette attaque] et empêcher d’autres attentats. »

L’Union Européenne, par la voix de sa présidence allemande, a également condamné l’attentat dans « les termes les plus forts ». « De tels attentats sont dirigés contre des civils innocents dans le but de faire dérailler le processus de paix.

La présidence exhorte les dirigeants palestiniens à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre un terme à la terreur et juger ceux qui la soutiennent. C’est pourquoi il est primordial de poursuivre les progrès véritables faits au cours des dernières semaines sur la voie de la paix, notamment grâce aux efforts courageux du gouvernement israélien et du président palestinien afin d’instaurer la confiance."

Les précédents attentats à Eilat et dans la région

8 février 1990 : 3 terroristes infiltrés en Israël depuis le point frontalier d’Arava (avec la Jordanie) tirent sur un véhicules militaires, blessent 4 soldats, puis sont abattus.

25 novembre 1990 : un soldat égyptien tire et tue un conducteur de bus, 3 soldats, et blesse 26 travailleurs civils au Nord d’Eilat, sur la route Kadesh Barnea.

30 mai 1992 : 2 terroristes nagent depuis Aqaba puis tirent et tuent que un gardien à l’Institut interuniversitaire, à 10 km au Sud d’Eilat.

19 novembre 2003 : un terroriste venant de Jordanie tire sur des touristes équatoriens, en tuant un et en blessant 4 autres.

19 août 2005 : des militants d’Al-Qaida tirent 3 roquettes Katiousha visant un bateau américain. Une roquette touche une installation militaire ans le port d’Aqaba, tuant un soldat jordanien et en blessant un autre. Une autre roquette tombe près de l’aéroport d’Eilat et de l’hôpital de la ville, sans faire de victimes.

L ' OPERATION 1005

L’Opération 1005 : Des techniques et des hommes au service de l’effacement des traces de la Shoah...
1er février 2007 - Par le Père Patrick Desbois et Levana Frenck

Rappel... Rappel... Rappel... Le samedi 3 février 2007 à 20h30, au 9 rue Vauquelin 75005 paris, la communauté juive du quartier latin vous invite à une rencontre avec le père Patrick Desbois.
Pour se préparer à la conférence, vous pouvez consulter en ligne, la troisième édition des Etudes du CRIF où Patrick Desbois et Levana Frenk rappellent, non seulement ce que fut l’horreur absolue des crimes qui ont été perpétrés par les nazis, mais ils cherchent à comprendre également comment les bourreaux s’employèrent à détruire systématiquement et méthodiquement les preuves de leurs crimes.

Il faut alors rappeler que les nazis utilisèrent des discours codés. Ils camouflèrent les lieux des crimes et cette négation prit également une forme particulière avec une opération qui fut menée par eux, “l’opération 1005”. Il s’agissait d’éliminer toutes les traces des millions de femmes, enfants et hommes qui furent assassinés en Europe.

Ce texte est donc éprouvant, mais il faut lire cette mise en perspective historique.

Comme il faut sans cesse comprendre les mécanismes de la barbarie et rappeler ce que quelquefois, et avec le temps qui passe, l’on a trop tendance à oublier. En cette période troublée, il n’est pas vain de proclamer “Souviens-toi”.

Cette étude a été mise en ligne grâce à la participation de la Fondation Pour la mémoire de la Shoah.

L’intégralité de l’étude est accessible en cliquant sur les liens ci-dessous :
- 1ere partie
- 2e partie

TEXTE REPRIS DU SITE DESINFOS

NEWS DE L'ESISC

Grande-Bretagne/Terrorisme :

l’interrogatoire des neuf suspects continue, nouvelles révélations et colère de la communauté musulmane

Après qu’une neuvième arrestation ait été opérée, hier après-midi dans « l’affaire de Birmingham », l’interrogatoire des suspects se poursuivait toujours aujourd’hui. Au terme des lois antiterroristes en vigueur, la police dispose de 28 jours pour mener ses investigations avant d’avoir à les inculper ou à les relâcher. Des responsables de la West Middlands Police ont toutefois déclaré qu’il s’agissait d’une enquête « très très importante, qui prendrait des jours sinon des semaines ».

Plusieurs dizaines de sites du centre de Birmingham ont encore été fouillés par la police dans la nuit et ce matin. Selon Sky News, outre le « militaire britannique de religion musulmane âgé d’une vingtaine d’années et qui avait servi en Afghanistan », qui a été cité depuis hier comme la victime potentielle d’un enlèvement suivi de tortures et de décapitation qui devait intervenir dans les prochains jours, au moins 25 autres personnes auraient également été ciblées. D’autres médias mentionnent « 2 ou 3 victimes potentielles ».

La police s’est, par ailleurs, lancée dans une opération destinée à calmer la communauté musulmane de Birmingham dont de nombreux membres ne croient pas à la réalité de ce nouveau complot. Ainsi, cette après-midi, devaient être distribués plusieurs milliers de tracts en anglais, ourdou, hindi et punjabi et destinés à « rassurer » la communauté musulmane tout en, lui demandant d'être patiente et vigilante.


" CE N' EST PAS SADDAM MAIS SON SOSIE QUI A ETE EXECUTE "

Nouvelle théorie de complot en Egypte : ce n'est pas Saddam mais son sosie qua a été exécuté
Une nouvelle théorie de complot a vu le jour en Egypte ces dernières semaines, prétendant que ce n’est pas Saddam Hussein mais son sosie qui a été exécuté. En outre, ce ne seraient pas les deux fils de Saddam Hussein, 'Uday et Qusay, qui ont été tués au combat, mais également leurs sosies.

Le livre intitulé « Saddam n'a pas été exécuté et 'Uday et Qusay n'ont pas été tués - les mensonges des Etats-Unis et le double jeu » (363 pages), du chercheur écrivain et journaliste égyptien Anis Al-Daghidi, a été publié début janvier 2007. Dans ce livre, l'auteur affirme que Saddam Hussein n'a jamais été capturé, et que c'est son sosie qui a été exécuté. [1]

Mahmoud Nafi', chroniqueur au quotidien gouvernemental égyptien Al-Gumhouriyya qui récuse les affirmations d'Al-Daghidi, apporte d'autres indications sur le contenu du livre : "La première chose sur laquelle Al-Daghidi s’est focalisé pour montrer que ce n'était pas Saddam qui a été exécuté mais son sosie, était la tache qu'il avait sur le front ou la tempe. Le 'vrai' Saddam Hussein n’avait pas de tâche [sur la peau], et donc le Saddam qui a été jugé serait son sosie Mikhaïl Ramadhan, dont le vrai nom est Makhluf Ramadhan...

En outre, les cheveux de Saddam étaient épais, tandis que les cheveux du sosie que nous avons vu au tribunal étaient fins...

Le médecin irano-irakien Muhammad Asasidi qui a dirigé des recherches scientifiques sur Saddam... a fait une comparaison assistée par ordinateur entre l’oreille du 'Saddam' qui a été capturé et jugé, et des photos [de l’oreille] du [vrai] Saddam datant de l'époque où celui-ci était vice-président d'Irak - c.-à-d., avant qu'il n’ait eu de sosie... et a constaté qu'il y avait une différence claire entre les oreilles...

Certains Irakiens capables de distinguer entre les dialectes irakiens affirment pouvoir identifier le vrai Saddam, [même] sans photos, puisque le dialecte de Saddam est celui des Irakiens de la région centrale, tandis que son sosie parlait le dialecte des habitants du sud.
Une autre preuve est la différence qui existe entre l'écriture de Saddam et celle de son sosie, comme on peut constater à travers leur façon de tracer les lettres 'ta' et 'ya'... et leur façon de tracer les marques diacritiques..." [2]

Le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram rapporte que dans son livre, Al-Daghidi a qualifié la mort des fils de Saddam Hussein d'énigme, puisqu'il n'existe aucune information sur la réaction de Saddam à leur disparition, sur la façon dont ils sont morts, et sur la raison pour laquelle leurs corps n'ont pas été remis à leur mère. Le livre prétend que le sosie d'Uday Hussein serait un certain Latif Yahya. [3]
Des affirmations semblables ont été formulées par un maître de conférences spécialisé en statistiques et mathématiques de l'université du Caire, ‘Adil 'Abd Al-Qadir, qui a affirmé en se basant sur une "théorie mathématique" que "les moudjahidine arabes ont réussi à libérer Saddam de prison, et il n'a pas été exécuté. La personne qui a été exécutée n'était pas Saddam, mais son sosie 'à la tâche [sur la peau]'... " [4]
________________________________________
[1] Al-Rai ' (Koweït), 17 janvier 2007.
[2] Al-Gumhouriyya (Egypte), 25 janvier 2007.
[3] Al-Ahram (Egypte), 18 janvier 2007.
[4] Al-Rai ' (Koweït), 14 janvier 2007.

TEXTE REPRIS DU SITE MEMRI

LES VICTIMES NE SONT PAS DES ASSASSINS


E. Guzy et alii
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Carte blanche d’Evelyne Guzy et des auteurs de Attentats-suicides (1), parue dans Le Soir du 31.01.07

En manchette du Soir du 26 janvier 2007, figure une citation de Jamel Debbouze, l’invité de la Rédaction :

« C’est l’injustice qui crée les bombes humaines ».

En page 2, suit l’explication laconique du comédien :

« Le conflit palestinien s'enlise, et nous enlise avec lui. Nos gamins, dans les cités, prennent parti pour les plus faibles. Ces injustices permanentes, ça crée des bombes humaines... ».

Toujours à la une, est annoncée l’interview de Zakaria Zubeidi, chef des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, en Cisjordanie. « Je suis un homme mort », titre le journal, au-dessus du jeune et fier visage du chef terroriste.

Les témoignages cumulés de ces deux figures emblématiques interpellent.

Après les attentats de Madrid et de Londres, face aux massacres quotidiens en Irak, les Européens ont-ils le droit de banaliser le fléau terroriste tel qu’il s’exprime dans le contexte israélo-palestinien ?

La réflexion doit tenir compte de la réalité des souffrances du peuple palestinien et de l’occupation qu’il vit, de l’impasse dans laquelle il se trouve. Mais la compassion ne peut nous aveugler face au sens et aux conséquences des attentats-suicide, aux morts et aux blessés, visés indistinctement par les bombes humaines. Pour certains, la répression de l’Etat israélien ne laisserait d’autre option aux Palestiniens que la terreur. Cette vision déterministe sonne finalement comme une caution. Elle sous-tend une déresponsabilisation des hommes-bombes et de leurs organisations. Les règles éthiques fondamentales partagées par la communauté des humains changeraient-elles dès lors qu’on est un opprimé ? Tous les peuples en souffrance, tous les hommes qui subissent des injustices, ne recourent pas aux attentats-suicide. La pitié ne peut remplacer la pensée politique et le soutien au faible avaliser le meurtre.

On en viendrait à occulter que le terrorisme contemporain est une nouvelle forme de totalitarisme. Il instrumentalise l’homme, tous les hommes, au service d’une idéologie mortifère. L’homme-bombe n’est que chair à canon à la solde de l’organisation qui le recrute. Des techniques d’aliénation groupale ont annihilé son libre arbitre. Symboles de l’ennemi haï, ses victimes ne valent guère plus, à ses yeux, que l’extermination cruelle qu’il leur réserve. Il ne les considère pas comme d’autres humains, mais comme une abstraction : le mal qu’il s’agit d’éradiquer. Les médias, quant à eux, servent de courroie de transmission, démultipliant la peur et la fascination que suscitent les actes terroristes. Parfois otage d’une idéologie qui glorifie le rebelle révolutionnaire, la presse nous sert des portraits d’anthologie, où l’on cherchera en vain tout recul critique.

Ainsi, Le Soir nous rapporte-t-il les propos, qualifiés de « tout en nuances », de Zakaria Zubeidi, « véritable héros » romantique dont la vie ressemble à une « épopée tragique ». Son discours mène à une inéluctable conclusion : quel autre choix avait-il que de donner sa vie pour la cause ? Son portrait met en évidence les nombreuses morts violentes subies par sa famille du fait de l’occupation israélienne. Sur la photo, le beau Zakaria se présente à nous, les bras ouverts en signe d’accueil. Le lecteur a le sentiment de rencontrer une personne avenante, voire désarmée, malgré son fusil-mitrailleur.

Dès lors, sans mise en perspective, comment échapper au piège de l’approbation généralisée qui fait de nous des moutons de Panurge ? - En regardant la réalité en face, et en replaçant l’homme, sa liberté et sa responsabilité, au centre de la réflexion.

Le lundi 29 janvier, un attentat a tué trois personnes et blessé grièvement plusieurs autres, dans un centre commercial de la station balnéaire israélienne d’Eilat. Des débris humains ont été projetés à la ronde en raison de la puissance de l’explosion. Les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa et le Jihad Islamique ont revendiqué conjointement l’action. De quoi étaient coupables les civils qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment ? Leurs proches risquent-ils de se transformer en bombes humaines ? Les victimes n’ont pas pour inéluctable destin de devenir des assassins.

Aujourd’hui, des Palestiniens portent, au-delà de l’hostilité ambiante, des projets de paix. Des parents refusent que leurs enfants soient utilisés comme bombes. Des éditorialistes dénoncent le culte de la mort. Des intellectuels fustigent l’inanité et l’inefficacité des attentats-suicide. Ces hommes et ces femmes ont besoin de notre soutien, loin de toute caution au terrorisme qui déshumanise la cause palestinienne et éloigne la perspective d’un Etat démocratique en paix avec son voisin israélien.

© Evelyne Guzy et alii.

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(1) Joëlle Melviez, Ouzia Chait, Liliane Charenzowski, Regina Cykiert, Eliane Feld, Pascale Gruber, Danielle Perez, Alain Reisenfeld, Dominique Salomon et Danielle Wajs, Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien, sous la direction d’Evelyne Guzy, préface de Pierre Mertens (Ed. Luc Pire).

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Texte aimablement signalé par Rachel Samoul (Service d'Information de l’Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg.) (Pour s’inscrire à la lettre d'information envoyez un courriel, avec le titre "inscription", à israelinfo@brussels.mfa.gov.il).

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Mis en ligne le 1er février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

NUCLEAIRE IRANIEN


Nucléaire iranien
2007-01-31 11:07:00

Le compte à rebours pour une offensive militaire américaine

contre l'Iran aurait débuté. Si l'on en croit les journaux britanniques

Times et Guardian citant des sources diplomatiques européennes,

Washington pourrait bien tenter de résoudre la crise nucléaire iranienne

par la force avant la fin du mandat de George Bush.

Tandis que l'Europe redoute les déclarations guerrières émises dernièrement

par la Maison Blanche contre Téhéran, les Etats-Unis accusent leurs alliés

européens de ''traîner les pieds'' et de ne pas appliquer les sanctions

approuvées par le Conseil de sécurité de l'Onu.

''Maintenant plus que jamais, une offensive militaire est envisagée

comme une option sérieuse. La rhétorique américaine sur le sujet a

changé'', a indiqué une source européenne au Guardian.

Pour rappel, les Etats-Unis ont renforcé dernièrement leurs

contingents dans le golfe Persique, soit l'arrivée de troupes la plus

importante dans la région depuis l'opération en Irak en 2003.

TEXTE REPRIS DU SITE GUYSEN

LE BLA BLA DE DOUSTE- BLAZY

Publié par Victor Perez le 31/1/2007 (49 lus)
Le Ministre des Affaires étrangères de la République française nous a gratifié, dans le quotidien Le Monde, d’un point de vue sur la façon de recréer les conditions d'une stabilisation de la région moyen-orientale. Car pour lui, « Il est urgent d'agir au Moyen-Orient ».
Et sa « toute première urgence aujourd'hui est de se concentrer sur ce qui est toujours le "centre nerveux" des crises au Moyen-Orient : le conflit israélo-palestinien. Bien entendu, toutes les tensions ne disparaîtront pas avec lui comme par un jeu de dominos. Mais le conflit israélo-palestinien est depuis soixante ans une plaie ouverte et douloureuse, un abcès qui cristallise les frustrations et nourrit les extrémismes ».
Malheureusement, et toujours selon son propre constat : « (…) Les termes d'une solution sont connus. Ce qui fait défaut, c'est le courage, la force de la volonté politique (…) ».


Il est navrant, que lors de ce point de vue, Philippe Douste-Blazy n’ait pas répertorié minutieusement les « termes connus » pouvant permettre le dénouement réel de ce conflit. Cela aurait, alors, incontestablement interdit à ses lecteurs du moment de présumer une responsabilité équivalente des protagonistes mais plutôt celle de la communauté arabo-musulmane et renseigné, par ailleurs, ceux qui ne comprennent toujours pas les raisons de sa poursuite.

Il est plus que douteux, cependant, que le Ministre aurait listé les dispositions pouvant amener véritablement le peuple israélien à jouir, enfin, pleinement de son droit à l’autodétermination et de la paix sur une parcelle de ce qui fut la terre de ses ancêtres. Comme son exigence, par exemple, d’avoir l’assurance, avant tout retrait définitif futur, que les individus y résidant possèdent la volonté sincère d’y vivre en bon voisinage. Ce qui suppose, sans conteste, une reconnaissance de l’Etat d’Israël comme état juif.

Il est très improbable, également, de voir figurer dans cette liste la ville de Jérusalem comme seule Capitale d’Israël, même séparée de la plupart de ses quartiers arabes. Ville faisant partie intégrante du patrimoine du peuple juif depuis des millénaires, ignorée par le Christianisme au temps de sa domination et non citée dans le Coran.

Il est invraisemblable, aussi, d’imaginer un instant, que cette liste aurait inclus la négation de tout « droit au retour » de ‘’réfugiés palestiniens’’ n’ayant jamais mis les pieds sur le sol israélien.

C’est à la seule évocation de ces quelques dispositions manquantes, certainement, dans le recensement du Ministre que l’on doit comprendre le « défaut de courage et de volonté politique » avoué par Douste-Blazy. Qualité définissant une communauté internationale plutôt soucieuse de son ravitaillement pétrolier et de la récupération maximum des pétrodollars qu’une défense ferme des valeurs universelles.

Après analyse de ce point de vue, on peut légitimement se demander quels sont donc « les termes connus » de Douste-Blazy pouvant faciliter l’éradication du « centre nerveux des crises au Moyen-orient ». Seraient-ils qu’une lente, mais sûre, disparition de l’état juif par un ‘’droit de retour’’ compensant une « juste solution au problème des réfugiés palestiniens » comme l’a énoncé Jacques Chirac lors de son discours à l’ONU ? Ainsi, ‘’la plaie ouverte et douloureuse, l’abcès qui cristallise les frustrations et nourrit les extrémismes’’ serait effectivement refermé pour toujours.

Cette solution exigée par la communauté musulmane, intégrant lentement mais sûrement les mentalités européennes, est absolument refusée par les Israéliens et le peuple juif de diaspora. Ce qui, on l’aura compris, permettra au conflit de perdurer et au Ministre de bla-blater sur des solutions inenvisageables.

TEXTE REPRIS DU SITE RESILIENCE

PELLIGRINI IRA A LA PECHE


L’armée, que l’on surnomme la grande muette, perd, avec Pellegrini, un général bavard et aux propos fort décousus.

Le 17 février, il quittera et l'ONU et l'armée française. Le 18, il déclare son intention d’aller "pêcher à la ligne"...

Faut-il l’informer que la saison du brochet vient juste de se terminer. Le général va devoir patienter pour affronter d’autres carnassiers, certainement plus arrangeants et moins dangereux que le Hezbollah.

Mais enfin, Pellegrini partira à la retraite avec le sentiment du devoir accompli. C'est beau, émouvant !

Le devoir accompli...C’était également le sentiment d’un autre général français, devant la ligne Maginot enfin achevée, en 1936. On connaît la suite.

Se contenter de peu est un gage de pleine réussite

Pellegrini énumère quelques "résultats positifs" : "La zone a été stabilisée et sécurisée, et il n'y a plus d'armes illégales dans le sud du Liban ».

La précision est importante et elle ne gruge que les imbéciles.

Premièrement, parce qu’avec plusieurs milliers de soldats à pied d’œuvre, il serait vraiment dommage que le Liban sud, qui est grand comme un canton rural français, contiennent encore des armes « illégales ». Si la preuve venait à être faite que cette région en contient encore, on pourra toujours se rappeler au bon souvenir de ce général.

Ensuite, parce que Pellegrini ne parvient pas à donner au public la définition exacte de l’arme « illégale ».

Dans un pays en pleine décomposition, avec une assemblée nationale qui ne parvient plus à se réunir depuis plusieurs mois, où trouver la définition de "l’arme légale" ?

Enfin, et Pellegrini le sait, le problème du maintien de la paix ne vient pas des quelques armes qui se trouvent encore au Liban Sud - malgré ses dénégations - mais bien de celles qui transitent jour après jour par la plaine de la Beeka.

Mais le général français ne s’est jamais senti concerné par ce trafic là. C’était hors de sa juridiction. Il ne se sent pas concerné non plus par la question du réarmement du Hezbollah : "Je me situe totalement en dehors de cette question, parce que cela se passe au nord du Litani, et que ce n'est pas ma zone. Je n'ai pas connaissance d'armes entrant dans ma zone".

On a connu des arguments moins pathétiques. Mais peut-être Pellegrini avait-il reçu des ordres stricts qu'il faudra bien un jour juger au regard de l'Histoire.

Général gaffeur

A force de bavarder devant les journalistes, le général Pellegrini commet tout de même quelques bourdes qui n’ont rien à envier à certaine candidate à la Présidentielle.

C’est ainsi que l’on apprend que 6 drones d’observation hyper perfectionnés sont stationnés devant les casemates de la Finul. Malheureusement, ils n’ont pas encore reçu l’autorisation de décoller. L’ONU ne veut donc rien savoir des trafics d’armes qui ont lieu à quelques kilomètres de ces cantonnements.

De toute façon, Pellegrini est clair : en cas de décollage de ces appareils hors de prix, "les informations amassées par les drones ne seraient pas transmises aux Israéliens, même s'ils cessaient leurs survols du Liban".

Après un tel aveu, Pellegrini et les diplomates de l'ONU voudraient qu’Israël leur fasse confiance.

Il faut donc résoudre une équation impossible. Les drones de la FINUL sont là pour surveiller les frontières du Liban mais ils ne peuvent pas décoller. Dans le même temps, on condamne les survols quotidiens par l’armée de l’air israélienne qui fait le travail des drones onusiens. Quelle belle chose que la diplomatie ! (lire sur Primo Pellegrini, l'homme qui voit passer les avions)

A Tel-Aviv, les militaires sont dubitatifs : "Si la Finul use de drones pour mieux connaître les activités du Hezbollah et le désarmer, très bien. Sinon, quel intérêt ?", demande un officier supérieur. C'est la bonne question.

Autre bourde

Comme beaucoup d'officiers français, le général Pellegrini est plutôt admiratif du travail de l'armée libanaise. "C'est une armée très légaliste, note-t-il. Du moment qu'elle n'a pas reçu l'ordre de désarmer le Hezbollah, elle n'a aucune raison de le faire."

Et le public qui pensait naïvement que la FINUL était là pour procéder au désarmement des groupes armés au Liban afin de rétablir la pleine souveraineté de ce pays sur son territoire, ainsi que l'a toujours clamé Chirac. "J'ajoute que toutes les résolutions du Conseil de sécurité concernant le Liban, toutes sans aucune exception, ont pour but d'aider ce pays à recouvrer sa pleine et entière souveraineté. Elles doivent être appliquées" (Jacques Chirac, le 25 janvier 2007, devant les délégations de Paris III).

Les fins de règne ne sont pas toujours faciles à gérer.

Je n'ai pas connaissance de mouvements d'armes dans ma zone, dit le général au sortir de sa mission diplomatico-militaire.

Pas grave, mon Général !

Concentrez vous sur votre prochaine partie de pêche. Cette activité présentera l’immense avantage de vous obliger à vous taire. Le brochet a un caractère ombrageux.

Pierre Lefebvre © Primo, 31/01/2007

Crédit photo : site de l'ONU

Auteur : Pierre Lefebvre
Date d'enregistrement : 01-02-2007

IRAN : AHMADINEJAD SE DECHARGE SUR LE GUIDE SUPREME


01.02.2007

Mahmoud Ahmadinejad, critiqué pour sa politique de confrontation en matière nucléaire, a déclaré être celui qui « annonçait » la politique décidée par le Guide Suprême Khamenei.

« La politique générale du pays est fixée par le guide suprême et le gouvernement a le devoir de l’appliquer » , a-t-il affirmé lors du conseil des ministres. En effet, il a raison, le président n’a constitutionnellement aucun pouvoir. Mais, ce n’est pas le guide qui décide, c’est Rafsandjani.

L’un des problèmes de compréhension pour les étrangers est la constitution du régime des mollahs et ses institutions. Mais en réalité, ces institutions n’existent pas, ce sont des enveloppes légales pour des personnages clefs du régime. Le personnage n°1 du régime est Rafsandjani et les propos d’Ahmadinejad doivent être décodés dans ce contexte.

Que lui (Ahmadinejad) ne soit qu’un pion, nous le savions et quiconque a étudié la constitution de la république islamique le sait. Cependant, bon nombre de pseudo-experts ont expliqué pendant plus d’un an, qu’Ahmadinejad n’en faisait qu’à sa tête, parmi eux citons Michel Makinsky, Olivier Roy, Adler et la petite Delphine Minoui. On peut d’ores et déjà prédire que ces propos diffusés par la télévision iranienne ne seront pas commentés par les « experts » car ces propos sont la preuve que leurs expertises étaient inexactes et écrites pour répondre à certains critères conformes aux demandes du Quai d’Orsay…

Mais ces derniers propos comportent quand même un autre message qui confirme nos allégations quant au rôle central joué par Rafsandjani. Constitutionnellement, ce n’est pas le Guide qui définit les politiques du pays mais le Conseil du Discernement, inventé pour Rafsandjani et présidé par lui depuis sa création. Le Guide approuve cette politique (et il s’agit d’une approbation de pure forme). Khamenei lui-même a accédé au poste du Guide grâce à une manipulation du testament de Khomeiny par Rafsandjani.

C’est Rafsandjani le centre. En attribuant la politique de confrontation à Khamenei, le régime continue sa politique de bouc émissaire et il la rend conforme à la constitution mais épargne Rafsandjani. Ce dernier veut être l’architecte du renouveau ou d’une reprise du dialogue avec les USA. Il a tout tenté (le lobbying discret ou apparent, la guerre asymétrique, l’ingérence en Irak, l’ingérence au Liban et le bluff atomique), après l’échec de toutes ces tentatives il tente de se débarrasser de ces affaires puantes en se déchargeant sur ses boucs émissaires.

Le choix de Khamenei est judicieux pour plusieurs raisons. Les mollahs espéraient que la transformation d’Ahmadinejad en bouc émissaire serait suivie d’un plébiscite international pour le retour de Khatami. Cependant, ils désirent contrôler les évènements et ne pas être dépassés par la demande de mise à l’écart d’Ahmadinejad.

Comme nous l’avons expliqué, il ne s’agit que d’une ruse et l’objectif est d’arriver à des négociations en direct avec les Etats-Unis. La transformation d’Ahmadinejad en bouc émissaire ne peut être définitive sans la garantie que les Américains marchent dans la combine. A défaut d’être réversible, le processus ne doit donc pas être rapide.

En se référant au Guide, le régime (c-à-d Rafsandjani) a choisi de miser sur un homme malade et mourrant… Rafsandjani se ménage une sortie grandiose : laisser croire qu’un autre Guide Suprême (lui par exemple) serait plus « modéré ». Et puisque désormais, officiellement c’est le Guide qui décide, il n’a qu’à attendre et laisser la situation se pourrir au maximum pour apparaître mieux qu’un Mahdi, en sauveur.

Post-Scriptum | Mais au fond, le problème reste entier : Rafsandjani est doublement sous mandat d’arrêt international et il n’existe aucune dissidence valable à l’intérieur. Aucun des éléments qui avaient mis en doute la politique d’Ahmadinejad n’a relevé que c’est le Conseil du Discernement qui décidait des politiques à mener par le gouvernement ! Mais il n’y a rien d’irréversible… et si demain, par un concours de circonstances il fallait admettre le rôle du Conseil du Discernement, tous les faux-dissidents se rappelleraient de la constitution de la république islamique.


TEXTE REPRIS DU SITE IRAN RESIST

L'ISLAMISME AU COEUR DU CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN

31 janvier 2007 - Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

L’attentat suicide commis à Eilat ce lundi 29 janvier 2007 est une nouvelle manifestation de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre le Fatah et le Hamas sur la position à adopter à l’égard de l’Etat Hébreu. Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas serait disposé à régler le conflit dans le cadre de concessions réciproques alors que pour le 1er Ministre Ismaël Hanyeh, il n’est pas question de négocier avec l’Etat Hébreu. En effet, dans la doctrine fondamentaliste islamiste, le conflit israélo palestrinien ne présente aucun aspect territorial (I). Aussi, en dépit des condamnations internationales, les actes de violence palestinienne ne sont pas des actes terroristes (II).

I l’absence d’influence des aspects territoriaux sur le réglement du conflit

Pour les fondamentalistes palestiniens, le problème israélo palestinien n’est pas de nature territoriale (A) Aussi, il n’est pas nécessaire de se rapprocher des autorités israéliennes pour régler le différend car dans le Texte du Coran, il n’est fait aucune place à la négociation avec des non musulmans (B).

A°- la vaine recherche d’une solution territoriale au conflit

Dans l’Islam, il n’existe pas de séparation entre le religieux et le profane car « ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu » (sourate 4, verset131, 132).

Aussi, les dimensions temporelles et spirituelles sont indissociables et le monde musulman est divisé en deux parties : la terre de l’Islam (régie par la Sharî’a, ou encore loi de Dieu), et la terre de l’ignorance et de la contradiction, qui n’est pas musulmane.

Dans ce contexte, les enfants palestiniens grandissent avec le message selon lequel il n’est d’autre religion que celle qui impose la soumission à Dieu (sourate 3, verset 19) : Dieu a envoyé son Messager (Muhammad) avec la Direction et la Religion de vérité pour la faire triompher de toute autre religion (sourate 48, verset 28).

Ceci permet de distinguer les vrais croyants de ceux qui ne le sont pas : seuls sont de vrais croyants, ceux qui croient en Dieu et en son Envoyé (sourate 49, verset 15) et tout ce qui n’est pas musulman est hors de la voie juste.

Dès lors, dans l’esprit des jeunes palestiniens amenés à devenir des combattants, la finalité est l’avènement d’un monde dirigé selon les lois de la scharî’a et l’instauration d’un Etat islamique en Palestine.

De cela, découlent deux conséquences :

- tout d’abord, la présence de juifs et d’un Etat hébreu en terre de Palestine, est une atteinte portée à l’Islam d’autant qu’il est fait obligation aux islamistes de « chasser d’où ils auront été chassés » (sourate 2, verset 190-92)).

- Par ailleurs, envisager la création d’un état démocratique en Palestine reviendrait à accepter une nouvelle ingérence de type néo colonial au Moyen Orient et renier les fondements de la foi islamiste (conformément à la thèse développée par le Hamas, les Brigades des Martyrs d’el Aqsa ou le Jihad Islamique.)

B l’impossible négociation avec un non musulman, juif de surcroît

En outre, le mode de raisonnement, de penser et d’analyse, du fondamentaliste palestinien ne lui permet pas d’envisager un compromis de type territorial ni avec les juifs ni avec quiconque.

Tout d’abord, la signature d’un compromis de nature territoriale reviendrait à disposer d’un bien appartenant à Dieu alors que « c’est à Dieu qu’appartient la royauté des cieux et de la terre » (sourate 9, verset 16).

Ensuite, les juifs ne sont pas dignes de confiance dans la mesure où :

- « un certain nombre d’entre eux altèrent sciemment la parole de Dieu après l’avoir comprise »(sourate 2, verset 75),

- « ils enroulent leur langue avec l’écriture » (sourate 23, verset 30-32),

- « ils occultent les versets qui les gênent » (3,78 ; 4,46 ;5,13...).

- « ils embrouillent les mots et calomnient la Vraie Religion ».

D’ailleurs « Dieu les a maudit à cause de leur incrédulité » (sourate 4, verset 46) et c’est la raison pour laquelle les juifs ont le statut Dhimmi, tenu d’acquitter un impôt qui est « le prix qu’ils auront à payer parce qu’ils ont renié les signes de Dieu » (sourate 3, verset 112).

(Comme sanction de ce reniement, les juifs ont toujours été, dans les pays arabes, astreints à diverses obligations qui ont varié selon les pays et les époques : interdiction de monter à cheval, de bâtir des maisons plus élevées que celles des musulmans, d’édifier de nouveaux lieu de cultes ou de pratiquer leur religion ostensiblement, de témoigner en justice contre un musulman, de se prévaloir de la loi Talion pour se venger...)

En tout état de cause, rien ne sert de presser les choses car à la fin du monde, tout devrait naturellement se régler selon le projet considéré comme divin :

« Au Jour où l’on soufflera dans la trompe, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre seront effrayés à l’exception de ceux que Dieu préservera » (sourate 27, verset 87). « Ce jour là, l’injuste se mordra les mains : (il dira) « si seulement j’avais suivi le chemin du Messager ! Malheur à moi ! Plût à Dieu que je n’eusse point pris « un tel » pour ami car il m’a égaré loin du Rappel après qu’il me fut parvenu ». Satan est un traître pour l’homme ». (Sourate 25, verset 27-29).

II la fausse qualification de terrorisme donnée aux actes de violence palestinienne

La conséquence de cela est immédiate au niveau de la qualification des actes de violence. Ces actes qualifiés de terroristes sur un plan international ne sont, pour le fondamentaliste palestinien, que le respect d’une injonction religieuse (1°). Bien entendu, Il ne faut pas être définitivement pessimiste : il suffirait simplement des palestiniens qu’ils admettent le principe « coranique » de responsabilité personnelle (2°).

A°- le combattant palestinien n’est pas un terroriste

La communauté internationale qualifie systématiquement les actes de violence palestinienne comme relevant du « terrorisme » et les condamne ce titre.

A aucun moment, il n’est tenu compte de l’éventuelle justesse de la motivation.

Pour le fondamentaliste l’acte qualifié de terroriste, s’inscrit dans le cadre d’un combat de nature transcendantale dont les condamnations occidentales ne sauraient ôter la légitimité.

Tout d’abord, le fondamentaliste doit combattre les messages religieux qui ne relèvent pas de l’islam : « Combattez ceux qui ne s’interdisent pas ce que Dieu et son prophète ont défendu, ceux qui, parmi les gens du Livre ne professent pas la Vraie Religion ; combattez les jusqu’à ce qu’ils paient le tribu et qu’ils se soumettent » (sourate 9, verset 29).

Ce combat prolonge un dessein divin : « Les croyants combattent dans le chemin de Dieu. Il faut combattre les suppôts de Satan car les stratagèmes du démon sont impuissants » (sourate 4, verset 76).

A cet égard, il sait qu’il bénéficiera d’une aide divine « o croyants si vous faites triompher la cause de Dieu, il vous assistera et affermira vos pas. » (Sourate 47, verset 7).

Notons également que si le fondamentaliste doit soumettre ceux qui ne le sont pas, la conversion des infidèles n’est pas pour autant une garantie de tranquillité : « S’ils sombrent de nouveau dans l’infidélité, tuez les partout où vous les rencontrerez. Ne prenez chez eux ni ami ni auxiliaire » (sourate 4, verset 89).

Ainsi, le Jihad est une obligation et la violence qui s’en suit est justifiée par la cause.

D’ailleurs, la paix ne doit jamais être recherchée dès que la guerre présente toutes les chances d’être gagnée : « ne soyez points faibles et n’appelez point à la Paix lorsque vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! il ne vous privera point du bénéfice de vos œuvres » (sourate 47, verset 35).

En réalité, le combattant n’est que la main de Dieu qui observe comment chacun se comporte. Il doit rendre coup pour coup aux ennemis de l’Islam « car Dieu est plus fort qu’eux et ses châtiments sont plus terribles ». ( sourate 4, verset 84).

Tout ceci a une conséquence immédiate pour le fondamentaliste religieux dans sa relation avec la mort car ce qui arrive a été voulu et décidé par Dieu. : « que ceux qui veulent échanger la vie présente contre celle de l’Au-delà combattent dans le chemin de Dieu. Qu’ils succombent ou qu’ils soient vainqueurs nous leur accorderons une généreuse récompense. » (Sourate 4, verset 74).

Inversement, si son acte cause la mort, il n’est pas responsable.

« Ce n’est pas vous qui les avez tué, c’est Dieu. Ce n’est pas toi qui lançais, c’est Dieu pour éprouver les croyants par une belle épreuve » (sourate 8, verset 17.18).

Pour leur part, les infidèles sont invités à ne pas lutter. « ô infidèle, vous escomptiez la victoire, vous voilà servis. Si vous renonciez à nous combattre, se serez plus avantageux pour vous. » (Sourate 8, verset 19)...

Ne perdons pas pour autant espoir : en Islam, chacun est responsable de ses propres actes.

B la nécessité pour les palestiniens d’intégrer le principe de responsabilité

Chaque jour, la presse apprend que des palestiniens ont tenté de pénétrer sur le territoire israélien en vue de commettre des meurtres ou autre assassinats à l’aide d’arme blanche, d’armes à feu, de ceintures explosives, de cocktails Molotov...et parfois, il y parviennent.

Pourtant, en Islam, le meurtre est interdit « sauf à bon droit, ne tuez point l’homme dont Dieu a rendu la vie sacrée » (Sourate 17 verset 33).

D’ailleurs, « Celui qui tue fait tort à son âme et il n’y a pas pour lui de guérison à jamais » (II Hen 60.1). Un hadîth considère toutefois qu’un musulman peut être tué notamment dans le cas d’une vengeance dans le cadre de la loi du talion (sourate 2 verset 178,179), mais est rappelé qu’il « ne faut pas commettre d’excès dans le meurtre car il y a déjà l’assistance de la loi » (Sourate 17 verset 33).

En outre, l’Islam recommande de ne pas s’en prendre injustement à des innocents même en cas de haine dirigée contre un peuple. « O vous qui croyez, soyez droit devant Dieu comme des témoins de l’équité. Que la haine d’un peuple ne vous incite pas à commettre l’injustice ». (Sourate 5, verset 8).

Cette sourate a été rédigée en direction des croyants de Médine qui reprochaient aux juifs d’avoir tenté d’assassiner le prophète mais peut tout à fait être transposée au contexte géopolitique contemporain.

De ce principe, la loi coranique interdit de se venger sur un groupe, de la faute commise par un ou plusieurs de ses membres puisque « nul ne doit porter le fardeau d’un autre » (sourate 6, verset 164).

Si donc les palestiniens imputent aux juifs la responsabilité de l’exode palestinien en 1948, ils ne sauraient s’en prendre à des innocents.

Au contraire, ils doivent intégrer les principes de responsabilité de l’individu et comprendre en quoi leur propre comportement est à l’origine de la survenance des évènements.

Actuellement, les palestiniens refusent de créer un Etat sur les terres de Judée Samarie ou de Gaza non annexées, estimant insuffisante l’assiette territoriale qui leur revient. Ils devraient toutefois se méfier.

A défaut de création d’un Etat palestinien sur ces terres, les territoires non annexés par l’Etat Hébreu sont juridiquement des « Hefker », ou encore des biens sans maître permettant l’installation de points de peuplement.

Les palestiniens doivent donc intégrer qu’ils sont les seuls responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent et que le salut est entre leurs mains :

- « L’homme n’aura que le fruit de ses efforts et son effort sera apprécié au jour du jugement » (sourate 53, verset 39-40).

- « Quiconque fait le bien le fait pour lui-même. Quiconque agit mal le fait contre lui-même. » (sourate 45, verset 15).

- « Tous les malheurs qui vous frappent sont imputables aux actes perpétrés par vos mains » (sourate 42, verset 30).

TEXTE REPRIS DU SITE DESINFOS