L’Europe face à un tsunami d’antisémitisme | ||
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Combattre la haine , la terreur et la désinformation .
L’Europe face à un tsunami d’antisémitisme | ||
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Toujours d'après les informations rendues publiques, les terroristes auraient eu l'intention de faire pression sur le Gouvernement britannique pour qu'il retire ses troupes d'Irak, en diffusant l'exécution de la vidéo pour obtenir l'effet psychologique recherché, et probablement en comptant sur les idiots utiles habituels pour dire que la présence britannique en Irak, et non les assassins en question, est la cause d'une telle horreur. Il y a donc la recherche d'une triangulation entre deux secteurs d'opérations extérieurs et un secteur d'opération intérieur, avec une action directe sur l'opinion publique pour affecter les décisions politiques, et donc indirectement les déploiements militaires. Une possibilité que la technologie et la globalisation offrent presque librement.
Cette action déjouée n'est certes pas nouvelle, et la protection des identités est depuis longtemps la règle pour toutes les unités susceptibles de mener des missions risquées et décisives, dont en particulier les forces spéciales. Mais cette suppression définitive de toute zone arrière, de tout abri sûr en l'absence d'une bulle sécuritaire personnalisée, augure une généralisation des risques pour l'ensemble du personnel étatique déployé dans des missions de stabilisation ou de construction de nation. Parce que l'ordre, la prospérité et la liberté sont désormais les ennemis des armées informes du chaos, les opérations de maintien de la paix relèvent toujours plus de la conquête des esprits et donc peuvent susciter des réactions violentes. Là où des combattants sont disponibles.
Pour les armées, cette perspective pourrait amener une évolution marquante des priorités opérationnelles, au moins en théorie. Si la mission donnée consiste à combattre des islamistes, à les empêcher de prendre le pouvoir et donc aussi à les envoyer aussi nombreux que possible dans l'au-delà, pourquoi ne pas le faire dans les conditions les plus favorables, là où l'on peut obtenir une efficience maximale ? Évidemment, un tel raisonnement se focalise sur l'attrition et omet de considérer les perceptions contre-productives qui pourraient en résulter, mais l'effet psychologique des pertes massives ne doit pas être sous-estimé. Or l'endroit où l'on peut le plus facilement liquider les candidats au djihad reste aujourd'hui l'Irak, bien moins excentré et montagneux que l'Afghanistan…
Je doute que de telles réflexions aient cours dans les états-majors européens. Mais la disparition de la profondeur stratégique nous en rapproche immanquablement.
Posté par Ludovic Monnerat à 21:42 | Commentaires (22) | Pisteur (1)
Il n'y a plus lieu de s'étonner que la presse démocrate américaine donne une couverture systématiquement négative de l'Irak : toute voix discordante en son sein est rapidement rappelée à l'ordre et priée de ne pas franchir la ligne du parti. L'exemple du New York Times, paraît-il une référence en matière de qualité journalistique, est éloquent à cet égard : alors que les succès sont transformés en défaite par une sélection biaisée et une majoration des faits (de façon répétée), un membre de la rédaction qui voit une chance de succès américain en Irak est admonesté par ses chefs, et ses propos traités d'aberration. Alors qu'un autre journaliste du NYT peut se livrer à des diatribes antiaméricaines sans la moindre réaction.
Il doit être assez étrange, dans une opération militaire telle que "Iraqi Freedom", de se rendre compte qu'une partie importante des médias à domicile minimisent vos succès, maximisent vos échecs et se comportent comme s'ils recherchaient votre défaite... Au moins, l'autocensure des belligérants médiatiques a le mérite de leur retirer toute prétention éthique. On y gagne en clarté.
Posté par Ludovic Monnerat à 10:47 | Commentaires (13) | Pisteur (1)
Rapport arabe sur le développement humain : le combat des femmes pour l'égalité
Par: Nimrod Raphaeli
Introduction
Le "Rapport arabe sur le développement humain 2005: Vers une ascension des femmes dans le monde arabe", est le quatrième rapport sur le développement humain dans le monde arabe élaboré par le Programme de développement des nations unies. Ce rapport a été lancé à Sana, capitale du Yémen, le 7 décembre 2006. (1)
Dans l'avant-propos, le prince saoudien Talal Ben Abdul Aziz, le président du Programme du Golfe arabique pour les organisations de l'ONU consacrées au développement et un prince saoudien ont tenté de dissocier la religion des conditions hostiles aux femmes, des abus, de la discrimination et des mauvais traitements subis par les femmes dans le monde arabe. Le prince Talal écrit:
"La religion n'a rien à voir avec les pratiques erronées perpétrées contre les femmes. Nos sociétés accordent toutefois la priorité aux coutumes plutôt qu'au culte véritable et fournissent une base à des idées qui n'ont aucun fondement, ni dans le Saint Coran, ni dans les pratiques et les dires authentifiés du Prophète (le Hadith)."
La réalité est bien sûr tout autre. Des millions d'analphabètes sont soumis à des pressions quotidiennes de religieux ignorants visant à faire porter le voile aux femmes ou, dans les cas les plus extrêmes, le niqab (qui recouvre la femme de la tête aux pieds), dans le seul but de préserver un modèle de société patriarcale. (2) Le rapport pose habilement le problème de la religion: le processus de réforme, c'est-à-dire l'émancipation des femmes arabes, nécessite avant toute chose la réconciliation entre liberté et foi. (p.1) L'histoire montre que la liberté illimitée peut conduire à l'anarchie, et qu'une interprétation rigoriste de la religion entraîne fréquemment oppression et ignorance.
Consulter le compte-rendu de Nirmod Raphaeli en anglais sur
http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=ia&ID=IA31807
Le tribunal a admis que l’on puisse évoquer « les graves erreurs professionnelles » de Charles Enderlin. Mais il a condamné Desinfos.com pour l’usage du mot « désinformation ».
C’est en quelque sorte un Jugement de Salomon qu’a rendu la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris dans l’affaire opposant Charles Enderlin et France 2 au site Internet Desinfos.com. dirigé par le Dr Charles Gouz. En déboutant la chaîne de télévision publique et son journaliste sur la plupart passages poursuivis mais en condamnant le site juif sur le seul l’emploi du mot « désinformation » qu’ils ont estimé inapproprié, les juges parisiens ont sans doute cherché à trouver, dans une affaire hautement polémique, une attitude qui se voulait équilibrée. Il n’est pas sûr qu’ils y soient parvenus.
La chaîne de télévision publique et son journaliste avaient porté plainte contre Desinfos.com en raison d’un texte, diffusé en novembre 2002, les mettant en cause dans ce qu’il est convenu d’appeler désormais l’Affaire Mohamed Al Dura . Ce texte reprochait notamment à Charles Enderlin d’avoir « commis des erreurs professionnelles graves » dans la réalisation en octobre 2000 du reportage sur la mort de l’enfant palestinien. Un autre passage affirmait également que « de graves présomptions de désinformation existent autour de cette affaire et du rôle joué par le personnel de France 2 et que ces éléments sont de nature à ternir indûment l’image de l’un des belligérants et à favoriser de ce fait les sentiments populaires de haine ethnique et raciste envers les israéliens et les juifs ». Désinfos.com considérait en outre les refus successifs de France 2 de rendre public les rushs du reportage litigieux « comme autant d’obstructions brutales et inacceptables dans la recherche et dans la démonstration de la vérité. »
Lors de l’audience qui s’est tenu le 30 novembre dernier à Paris, l’avocat de Charles Gouz, Me Aude Weill-Raynal avait plaidé tout autant la bonne foi du prévenu, le travail sérieux de recherche effectué par les militants juifs, que le droit légitime de tout un chacun à critiquer le travail d’un journaliste, fût-il emblématique et intouchable comme Charles Enderlin. Force est de constater que sur plus d’un point la 17e chambre du tribunal correctionnel a donné raison à la défense de Charles Gouz. Dans leurs attendus, les juges ont estimé que Desinfos.com est dans son droit lorsqu’il évoque « les graves erreurs professionnelles » de Charles Enderlin et que « cette formulation exprimée dans un contexte de vive polémique relève essentiellement du domaine de l’opinion, sans excéder les limites autorisées du droit de libre critique ». En clair, pour la justice, souligner « les graves erreurs professionnelles » de Charles Enderlin n’est pas diffamatoire. Dont acte.
Considérant le refus constant de France 2 de répondre aux interrogations légitimes des militants juifs et notamment de communiquer l’intégralité des rushs tournés lors de la mort de Mohamed Al Dura, 17e chambre correctionnelle a également estimé qu’il n’était pas diffamatoire de protester contre les « obstructions brutales et inacceptables de France 2 dans la recherche de la vérité ». Re-dont acte. La justice a reconnu que dans l’affaire Al Dura, la chaîne de télévision publique et son journaliste n’avaient fait preuve ni de transparence ni de volonté manifeste de faire éclater la vérité.
En revanche, car il fallait bien trouver quelques chose pour que Charles Enderlin et Arlette Chabot sa directrice ne repartent pas totalement bredouilles, le tribunal a condamné Desinfos.com pour l’emploi du mot « désinformation », pourtant très usité par les temps qui courent. En formulant « une accusation aussi grave, le prévenu a manqué à l’exigence de sérieux » estiment les juges pour justifier leur décision. Charles Gouz a été condamné à 1 euro de dommages et intérêts et à mille euros d’amende avec sursis. Cette condamnation a soulevé plus d’une critique dans les milieux judiciaires ainsi que dans la communauté juive. « Ce qu’il y a derrière ce procès intenté par France 2, c’est en fait une tentative d’intimidation pour faire taire à l’avenir toute critique contre Charles Enderlin » a estimé le Pr Raphaël Draï, sur l’antenne de Radio J. « Tout dans le dossier inclinait en faveur d’une relaxe de mon client » a indiqué Me Aude Weill-Raynal en rappelant qu’à l’audience le procureur lui même avait conclu à l’absence de diffamation. « Mais le Tribunal n’a pas voulu se déjuger en relaxant Charles Gouz, afin que cet élément ne soit pas exploité dans un autre dossier en cours, concernant la même affaire, où France 2 et Enderlin sont accusés de mise en scène et de manipulation » a conclu l’avocat. Décidément, l’affaire Al Dura n’en finit pas de trouver son épilogue judiciaire.
Daniel Vavinski
commentaire
La 17e correctionnelle et la géométrie variable...
¨Pour condamner Desinfos.com du délit de diffamation, la 17e chambre correctionnelle a reproché à son directeur l’emploi imprudent du mot « désinformation ». Pour justifier cette condamnation, les magistrats ont insisté sur le fait que cette accusation était formulée dans le contexte du conflit israélo-palestinien, ce qui aurait dû inciter le prévenu à une prudence accrue : « En diffusant telle quelle, s’agissant d’un sujet particulièrement sensible et polémique, une accusation aussi grave, le prévenu a manqué a l’exigence de sérieux » écrivent notamment les juges. Curieusement, on ne peut s’empêcher de comparer cette décision à un autre jugement où le même tribunal tient le raisonnement totalement inverse. En janvier 2001, la journaliste palestinienne Raymonda Hawa Tawil (qui est également la belle-mère de Yasser Arafat) avait dénoncé sur les ondes de France Culture, « le racisme des Juifs de France » et avait accusé le « lobby juif » de vouloir « massacrer le peuple palestinien ». Pour relaxer Mme Tawil du délit de diffamation raciale, la 17e chambre correctionnelle avait indiqué dans son jugement du 20 décembre 2001 : « si les termes employées par la prévenue ne sont pas dénués d’une grande violence, il apparaît qu’ils s’inscrivent dans le cadre du combat politique qu’elle mène contre Israël, dans un contexte de guerre de nature à inspirer la terreur. Les propos de Mme Tawil ne sont que l’expression de son opinion ». Ainsi donc, pour le même tribunal le contexte du Proche-Orient permet d’absoudre la belle mère d’Arafat lorsqu’elle tient des propos violemment antisémites sur une radio d’Etat et de condamner des militants juifs qui ont l’audace de critiquer un reportage de la télévision publique. CQFD.
D.V.
Cette nuit, les forces de Abbas ont opéré contre l'Université Islamique à Gaza, bastion du Hamas qui avait pris l'habitude d'y poster des tireurs d'élite et de faire feu de roquettes.
Coup de filet qui met au grand jour ce que les services de renseignements savaient depuis longtemps: six Iranien dont un Général ont été arrêtés, un septième s'est suicidé au moment d'être pris.
D'après les dernières nouvelles diffusées sur Ynet, dans cette opération de 6 à 9 terroristes du Hamas ont été tués et quelques 70 blessés dont Ahmed Jabari l"un des organisateurs de l"enlèvement du soldat Franco-Israélien Shalit cet été.
Les Iraniens auraient reconnu être des spécialistes de chimie et de roquettes qui formeraient les terroristes du Hamas. D'autres étranges spécialistes de roquettes auraient été arrétés ainsi que plusieurs femmes:
Les force de Abbas ont aussi opéré contre des établissements du gouvernement du Hamas. De leur coté les combattants du Hamas ont réussi hier à prendre un véhicule transporteur d'hommes blindé tuant un combattant de la "Force 17", la force de défense du Président palestinien.
Selon les sources palestiniennes près de 50 personnes ont été tuées en un mois, plus de 300 blessées et 99 enlevées et libérées pour la plupart.
Ajout - 13:00 (Tel Aviv)
Le général iranien était responsable de plusieurs labos, de chimie principalement, et encadrait les étudiants !!! Des theses de PhD es Sciences de la Dynamite ?????
Ce matin 7 tués ont été dénombrés à Gaza, le bilan des dernières 24 hrs étant donc d'une vingtaine: 4 combattants des forces de sécurités presidentielles, 1 du Hamas, un enfant de 11 ans et la femme d'un officier des forces de sécurités presidentielles. Le Hamas "nettoye" les positions du Fatah et des services de sécurité, et aurait ainsi pris des otages!
Des photos de L'Université Islamique de Gaza après l'opération de cette nuit:
Le combats de ce matin:
Libellés : Attentat, Chanson, Patrick Bruel
TEXTE REPRIS DU SITE RENCONTRE JUDAIQUE FM
Nucléaire : la bourde de Chirac ?
"Un Iran doté de l'arme nucléaire serait inacceptable", dit Chirac. Pendant ce temps, Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad célèbre la Révolution Khomeyniste en annonçant la "stabilisation" de son programme nucléaire.
Ce qui signifie que Téhéran peut désormais communiquer sur le début de l'installation de 3 000 centrifugeuses sur le site d'enrichissement d'uranium de Natanz.
Chirac hausse la voix.
Décidément, cette campagne électorale 2007 est réjouissante à plus d’un titre. Le Président de la république, théoriquement hors jeu pour cette compétition, y va lui aussi de ses écarts de langage.
De mémoire de diplomate, jamais un président de la république n’a été aussi loin, en temps de paix, pour accuser un autre pays.
« Où l'Iran enverrait-il cette bombe? Sur Israël ? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée ».
Certes, Chirac n’est pas en contradiction avec ses propos. Il faut se rappeler une déclaration du Président à Landivisio, le 19 Janvier 2006 (Lire en bas de page des extraits de ce discours).
Sitôt cette déclaration achevée, on apprenait le départ vers l’Iran de quelques bâtiments de la flotte française, dont certainement quelques uns de nos sous-marins lanceurs d’engins balistiques. L’Iran l’avait, à l’époque, très mal pris.
Depuis janvier, Chirac ne se fait aucune illusion sur le régime d’Ahmadinejad. L’accélération soudaine de la recherche nucléaire iranienne ces dernières semaines ne l’a pas rassuré, c’est le moins qu’on en puisse dire.
Il se doute aussi qu’un changement à la tête de l’Iran (certains députés commencent à parler de destitution à propos d’Ahmadinejad) ne bouleverserait pas les données de manière substantielle. Un ancien diplomate iranien, Sadeq Kharrazi, affirme qu’il n’y pas de divergence entre Khameneï et Ahmadinejad sur la question du nucléaire.
Le problème n’est pas tant le probable arsenal nucléaire iranien, dangereux certes, mais plutôt l’ouverture de cette exigence de la part de plusieurs pays, ce que l’on appelle la prolifération.
La Jordanie, ainsi que certains pays du Golfe n’ont pas caché leur souhait de se doter du nucléaire à des fins civiles.
L’autre problème, moindre à vue humaines, qui va agiter la classe politique ce week-end est que, plutôt que d'assumer ses propos, le Président cherche à les minimiser. Ce faisant, mais personne n’est à l’abri, Jacques Chirac donne l’impression de s’emmêler les pinceaux.
Il a déclaré dans un autre entretien à la presse qu'un Iran possédant l'arme atomique ne serait pas "très dangereux".
"La position de la France n'a pas changé : elle demande à l'Iran de respecter ses engagements dans le nucléaire au titre du Traité de non-prolifération (TNP) tout en réaffirmant son droit au nucléaire civil".
"Une formule que je retire"
Le chef de l'Etat français s'est exprimé lors d'une interview accordée lundi au Nouvel Observateur, au New York Times et à l'International Herald Tribune avant de reconvoquer mardi les journalistes pour corriger ses dires. Jacques Chirac "a jugé nécessaire de revenir sur ses propos" le lendemain, rapporte Le Nouvel Observateur.
Il a d'abord dit aux journalistes qu'il était persuadé avoir parlé "off the record", c'est-à-dire que ses déclarations ne seraient pas publiées, indique le Herald Tribune, avant de concéder avoir utilisé "un raccourci", selon Le Nouvel Observateur.
"Plus encore, a-t-il ajouté d'après l'hebdomadaire, c'est une formule que je retire."
"Qu'aurait-on dit de Ségolène Royal si elle avait commis cette très grave faute diplomatique ?", a demandé Jack Lang, conseiller spécial de la candidate socialiste à l'Elysée.
Il est piquant de voir Jack Lang sauter sur cette occasion à moindre frais. Au sujet des bourdes diplomatiques, il est vrai que Douste et Chirac commencent à faire fort. Mais la championne préférée de Lang n’est pas en reste.
La vérité est peut-être tout simplement plus effrayante. Chirac sait ce que ne cessent de dire certains spécialistes, notamment israéliens : l'Iran pourrait bien posséder la bombe avant la fin de 2007.
Dans cette perspective, tout reste ouvert. Quand nous disons "ouvert", c'est bien entendu une façon de parler.
Paul Lémand © Primo Europe, 1° février 2007
Landivisiau - l'Ile Longue / Brest (Finistère) - Jeudi 19 janvier 2006.
Mais la fin du monde bipolaire n'a pas fait disparaître les menaces contre la paix. Dans de nombreux pays se diffusent des idées radicales prônant la confrontation des civilisations, des cultures, des religions (…) Notre monde est également marqué par l'apparition d'affirmations de puissance qui reposent sur la possession d'armes nucléaires, biologiques ou chimiques.
D'où la tentation de certains Etats de se doter de la puissance nucléaire, et ceci en contravention avec les traités (…) L'intégrité de notre territoire, la protection de notre population, le libre exercice de notre souveraineté constitueront toujours le cœur de nos intérêts vitaux. Mais ils ne s'y limitent pas (…) La dissuasion nucléaire, je l'avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n'est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d'utiliser, d'une manière ou d'une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d'une autre nature (…)
Nous sommes en mesure d'infliger des dommages de toute nature à une puissance majeure qui voudrait s'en prendre à des intérêts que nous jugerions vitaux. Contre une puissance régionale, notre choix n'est pas entre l'inaction et l'anéantissement. La flexibilité et la réactivité de nos forces stratégiques nous permettraient d'exercer notre réponse directement sur ses centres de pouvoir, sur sa capacité à agir (…)
Cette formule ne doit cependant pas laisser planer le doute sur notre volonté et notre capacité à mettre en oeuvre nos armes nucléaires.
29 janvier 2007
Sur le site d’Arouts7 en français.
« Je soupçonnais cet homme, mais je ne pouvais en faire état avant qu’il ne descende ».
Ces paroles sont celles de Yossi Waltinski, le conducteur qui a pris en auto stop le terroriste responsable de l’attentat suicide de ce lundi matin à Eilat.
Récit détaillé du témoin principal.
Tenus sur la chaîne de télévision Arouts 10, ces propos témoignent de ces instants de peur et de responsabilité, vécus par celui qui a rencontré et conduit Mohamad Al Saksak, responsable de la mort de trois personnes.
Ces instants de doute, ce sont ces moments où Yossi Waltinski a fait son possible pour éloigner son passager du centre de la ville, où l’explosion aurait fait probablement beaucoup plus de victimes.
Voici le récit détaillé du conducteur, à la seconde près, des instants précédant l’attentat.
« Durant tout le trajet, j’essaie de ne pas attirer son attention alors que je tente de détacher discrètement ma ceinture de sécurité. Mais l’homme s’en aperçoit. Je ne pouvais pas prévenir la police et il m’était impossible d’atteindre un poste de police. »
Waltinski poursuit :
« A un moment donné, l’homme me dit en bégayant qu’il souhaite se rendre à Haïfa. J’ai immédiatement compris, avec certitude, que cet homme était dangereux. J’arrête alors la voiture, et lui demande de sortir. A ma grande surprise, il accepte. Dès qu’il en sort, je téléphone à la police, décris l’endroit où je me trouve et la direction prise par cet homme. Je l’ai fait descendre au niveau d’une déviation de route, de telle sorte que cela nécessite une marche d’une demi-heure au moins. Malgré ça, l’homme a pris une autre direction, vers des routes proches d’habitations. Dès la conversation avec la police terminée, je me mets à suivre l’homme mais celui-ci se met à courir et disparaît de ma vue. A ce moment-là, je perds complètement sa trace »,
regrette Yossi.
« Et avec tout ça, à ma grande tristesse, cet homme est parvenu à tuer des innocents. C’est pour cette raison que je ne me sens pas bien ».
Sur la question de savoir si cet attentat aurait pu être empêché, Yossi déclare ne pas savoir si les forces de sécurité auraient pu arrêter le terroriste au moment ou l’information leur a été donnée.
« Il aurait peut-être été possible de l’arrêter, peut être pas, je ne sais pas. Je ne sais pas combien de forces de polices étaient présentes dans cette zone. Entre le moment ou j’ai donné l’information, et l’explosion, dix minutes au plus se sont écoulées. Il est resté cinq minutes dans ma voiture. Je roulais volontairement vite afin de détourner son plan vers un autre endroit.»
Le conducteur israélien se retrouve alors dans une position classique et critique, connue des forces militaires : il comprend immédiatement qu’il est dans une situation anormale :
« Les pensées fusent, à ce moment, et la moindre décision risque d’aggraver plus ou moins les choses ».
Le colonel de police de la région d’Eilat, Bruno Stein, précise, quant à lui :
« Il a fallu quelques minutes à la police pour faire le lien entre les deux choses : les indices dans cette zone ajoutés au témoignage concernant le terroriste, et donc de comprendre qu’il s’agissait de préparer un attentat terroriste. Mais nous ne pouvions savoir qu’il s’agirait d’un attentat-suicide. La réaction a été très rapide : deux patrouilles sont sorties en direction de l’endroit, et il y a eu également la tentative de localiser l’information. Mais il ne faut surtout pas oublier que l’on parle de sept minutes en tout jusqu’à l’explosion, à 9h 40 ce matin. »
Stein rappelle que cet attentat était programmé pour faire davantage de victimes, au cœur de la ville.
Nul doute que le comportement de Yossi Waltinski, un Israélien comme les autres, est pour beaucoup dans cet épilogue, certes tragique, mais sans commune mesure avec les intentions préalables du terroriste.
Raphaël Aouate
© Arouts7 en français
Mis en ligne le 1er février 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
La Jihad islamique a revendiqué l’attentat suicide à la bombe qui a tué 3 personnes, de le lundi 29 janvier, dans une boulangerie d’Eilat peu après 9 heures du matin (heure locale). Les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, affiliée au Fatah, et un troisième petit groupe inconnu, l’Armée des Croyants, se sont également joints à la revendication. Le Hamas a soutenu l’attentat, le Fatah l’a condamné.
Les 3 victimes sont Haïm El-Maliach, 32 ans, Michaël Ben-Saadon, 27 ans, et Israël Samoliya, 26 ans, tous d’Eilat. Les témoins font part d’une scène terrible et de morceaux de corps éparpillés à la ronde.
Le terroriste a été identifié comme étant Mohammed al-Saqsaq, 21 ans, de la bande de Gaza, qui serait entré en Israël depuis le Sinaï égyptien, à quelques dizaines de kilomèrtes au Nord-Ouest d’Eilat. Arrivé à Eilat, il a été pris en autostop par un automobiliste qui, l’ayant trouvé suspect, l’a déposé avant d’arriver au centre-ville où il voulait aller, et a averti la police. Le terroriste s’est fait exploser dans la boulangerie avant l’arrivée de la police.
Le frère du terroriste, Naeem, déclare : « Nous savions qu’il allait réaliser une opération martyre. Sa mère et son père ont prié pour qu’il réussisse. » Sa mère a dit lui avoir souhaité « bonne chance » et être fière de lui. « Je prie Allah pour que Mohammed soit accepté comme martyr ajoute-t-elle. J’espère que cette opération martyre délivrera un message aux combattants du Fatah et du Hamas pour qu’ils arre^tent de se battre et dirigent leurs armes contre le seul et unique ennemi, Israël ».
Des dizaines de Palestiniens sont venus féliciter la famille. »
Un porte-parole du Jihad islamique a déclaré que la préparation et l’entraînement pour cette attaque a duré 7 mois.
Un porte-parole du Hamas, Fawzi Barthoum, a applaudi à l’attentat, qu’il considère comme une réaction naturelle contre la politique israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et contre le boycott du gouvernement Hamas. Fawzi Barthoum a également indiqué que les attentats contre Israël étaient préférables aux combats inter-palestiniens à Gaza entre le Hamas et le Fatah : « La meilleure chose à faire pour le Fatah, c’est de retourner ses fusils contre Israël, et non contre le Hamas. »
Cet attentat intervient quatre jours avant une réunion du Quatuor à Washington, dans le cadre d’un nouvel effort destiné à redonner vie au processus de paix israélo-palestinien.
Il s’agit également du premier attentat en Israël depuis l’explosion d’un restaurant à Tel-Aviv le 17 avril 2006 (9 morts et 60 blessés, attentat revendiqué par le Jihad islamique).
Réaction du gouvernement israélien
La ministre des Affaires étrangères et vice Premier ministre, Tsipi Livni, a déclaré :
« Le gouvernement israélien va décider des étapes nécessaires à prendre pour procurer la sécurité aux citoyens israéliens. Israël a fait preuve d’une retenue extraordinaire de façon à donner l’opportunité aux Palestiniens de combattre le terrorisme et de cesser les attaques. Malheureusement, les Palestiniens ont échoué à les empêcher. Il est crucial que la communauté internationale fasse pression sur le gouvernement dirigé par le Hamas. Le gouvernement israélien décidera des actions à mener. »
Ehud Olmert a déclaré mardi matin, le 30 janvier, qu’Israël maintenait le cessez-le-feu (décrété le 26 novembre 2006) et ne répondrait pas à l’attentat terroriste d’Eilat par une large opération offensive, ce qui n’excluait pas des opérations ponctuelles et localisées pour empêcher des attaques imminentes.
Actions israéliennes
Aussi, mardi matin, l’aviation israélienne a bombardé un tunnel au Nord de la bande de Gaza, vers le point de passage de Karni. Ce tunnel servait à faire passer des terroristes palestiniens en Israël et son bombardement visait à empêcher une autre attaque terroriste imminente. Une explosion a suivi le bombardement du tunnel, indiquant que des explosifs y étaient enfouis.
Réactions internationales
Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a condamnée « dans les termes les plus fors possibles l’attentat suicide d’aujourd’hui dans une boulangerie à Eilat, Israël, qui a tué 3 personnes et en a blessés d’autres. Un tel acte de terrorisme est une violation du droit international humanitaire et ne peut en aucun cas être justifié. Le Secrétaire général envoie ses plus profondes condoléances aux familles des victimes de cette attaque.
Le Secrétaire général est également alarmé à l’annonce que d’autres attaques contre des civils israéliens sont planifiées. Il appelle les forces de sécurité palestiniennes à agir rapidement pour amener devant la justice les responsables [de cette attaque] et empêcher d’autres attentats. »
L’Union Européenne, par la voix de sa présidence allemande, a également condamné l’attentat dans « les termes les plus forts ». « De tels attentats sont dirigés contre des civils innocents dans le but de faire dérailler le processus de paix.
La présidence exhorte les dirigeants palestiniens à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre un terme à la terreur et juger ceux qui la soutiennent. C’est pourquoi il est primordial de poursuivre les progrès véritables faits au cours des dernières semaines sur la voie de la paix, notamment grâce aux efforts courageux du gouvernement israélien et du président palestinien afin d’instaurer la confiance."
Les précédents attentats à Eilat et dans la région
8 février 1990 : 3 terroristes infiltrés en Israël depuis le point frontalier d’Arava (avec la Jordanie) tirent sur un véhicules militaires, blessent 4 soldats, puis sont abattus.
25 novembre 1990 : un soldat égyptien tire et tue un conducteur de bus, 3 soldats, et blesse 26 travailleurs civils au Nord d’Eilat, sur la route Kadesh Barnea.
30 mai 1992 : 2 terroristes nagent depuis Aqaba puis tirent et tuent que un gardien à l’Institut interuniversitaire, à 10 km au Sud d’Eilat.
19 novembre 2003 : un terroriste venant de Jordanie tire sur des touristes équatoriens, en tuant un et en blessant 4 autres.
19 août 2005 : des militants d’Al-Qaida tirent 3 roquettes Katiousha visant un bateau américain. Une roquette touche une installation militaire ans le port d’Aqaba, tuant un soldat jordanien et en blessant un autre. Une autre roquette tombe près de l’aéroport d’Eilat et de l’hôpital de la ville, sans faire de victimes.
Rappel... Rappel... Rappel... Le samedi 3 février 2007 à 20h30, au 9 rue Vauquelin 75005 paris, la communauté juive du quartier latin vous invite à une rencontre avec le père Patrick Desbois.
Pour se préparer à la conférence, vous pouvez consulter en ligne, la troisième édition des Etudes du CRIF où Patrick Desbois et Levana Frenk rappellent, non seulement ce que fut l’horreur absolue des crimes qui ont été perpétrés par les nazis, mais ils cherchent à comprendre également comment les bourreaux s’employèrent à détruire systématiquement et méthodiquement les preuves de leurs crimes.
Il faut alors rappeler que les nazis utilisèrent des discours codés. Ils camouflèrent les lieux des crimes et cette négation prit également une forme particulière avec une opération qui fut menée par eux, “l’opération 1005”. Il s’agissait d’éliminer toutes les traces des millions de femmes, enfants et hommes qui furent assassinés en Europe.
Ce texte est donc éprouvant, mais il faut lire cette mise en perspective historique.
Comme il faut sans cesse comprendre les mécanismes de la barbarie et rappeler ce que quelquefois, et avec le temps qui passe, l’on a trop tendance à oublier. En cette période troublée, il n’est pas vain de proclamer “Souviens-toi”.
Cette étude a été mise en ligne grâce à la participation de la Fondation Pour la mémoire de la Shoah.
L’intégralité de l’étude est accessible en cliquant sur les liens ci-dessous : 1ere partie
2e partie
Grande-Bretagne/Terrorisme : l’interrogatoire des neuf suspects continue, nouvelles révélations et colère de la communauté musulmane Après qu’une neuvième arrestation ait été opérée, hier après-midi dans « l’affaire de Birmingham », l’interrogatoire des suspects se poursuivait toujours aujourd’hui. Au terme des lois antiterroristes en vigueur, la police dispose de 28 jours pour mener ses investigations avant d’avoir à les inculper ou à les relâcher. Des responsables de la West Middlands Police ont toutefois déclaré qu’il s’agissait d’une enquête « très très importante, qui prendrait des jours sinon des semaines ». Plusieurs dizaines de sites du centre de Birmingham ont encore été fouillés par la police dans la nuit et ce matin. Selon Sky News, outre le « militaire britannique de religion musulmane âgé d’une vingtaine d’années et qui avait servi en Afghanistan », qui a été cité depuis hier comme la victime potentielle d’un enlèvement suivi de tortures et de décapitation qui devait intervenir dans les prochains jours, au moins 25 autres personnes auraient également été ciblées. D’autres médias mentionnent « 2 ou 3 victimes potentielles ». La police s’est, par ailleurs, lancée dans une opération destinée à calmer la communauté musulmane de Birmingham dont de nombreux membres ne croient pas à la réalité de ce nouveau complot. Ainsi, cette après-midi, devaient être distribués plusieurs milliers de tracts en anglais, ourdou, hindi et punjabi et destinés à « rassurer » la communauté musulmane tout en, lui demandant d'être patiente et vigilante.
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Nouvelle théorie de complot en Egypte : ce n'est pas Saddam mais son sosie qua a été exécuté
Le livre intitulé « Saddam n'a pas été exécuté et 'Uday et Qusay n'ont pas été tués - les mensonges des Etats-Unis et le double jeu » (363 pages), du chercheur écrivain et journaliste égyptien Anis Al-Daghidi, a été publié début janvier 2007. Dans ce livre, l'auteur affirme que Saddam Hussein n'a jamais été capturé, et que c'est son sosie qui a été exécuté. [1]
Mahmoud Nafi', chroniqueur au quotidien gouvernemental égyptien Al-Gumhouriyya qui récuse les affirmations d'Al-Daghidi, apporte d'autres indications sur le contenu du livre : "La première chose sur laquelle Al-Daghidi s’est focalisé pour montrer que ce n'était pas Saddam qui a été exécuté mais son sosie, était la tache qu'il avait sur le front ou la tempe. Le 'vrai' Saddam Hussein n’avait pas de tâche [sur la peau], et donc le Saddam qui a été jugé serait son sosie Mikhaïl Ramadhan, dont le vrai nom est Makhluf Ramadhan...
En outre, les cheveux de Saddam étaient épais, tandis que les cheveux du sosie que nous avons vu au tribunal étaient fins...
Le médecin irano-irakien Muhammad Asasidi qui a dirigé des recherches scientifiques sur Saddam... a fait une comparaison assistée par ordinateur entre l’oreille du 'Saddam' qui a été capturé et jugé, et des photos [de l’oreille] du [vrai] Saddam datant de l'époque où celui-ci était vice-président d'Irak - c.-à-d., avant qu'il n’ait eu de sosie... et a constaté qu'il y avait une différence claire entre les oreilles...
Certains Irakiens capables de distinguer entre les dialectes irakiens affirment pouvoir identifier le vrai Saddam, [même] sans photos, puisque le dialecte de Saddam est celui des Irakiens de la région centrale, tandis que son sosie parlait le dialecte des habitants du sud.
Une autre preuve est la différence qui existe entre l'écriture de Saddam et celle de son sosie, comme on peut constater à travers leur façon de tracer les lettres 'ta' et 'ya'... et leur façon de tracer les marques diacritiques..." [2]
Le quotidien gouvernemental égyptien Al-Ahram rapporte que dans son livre, Al-Daghidi a qualifié la mort des fils de Saddam Hussein d'énigme, puisqu'il n'existe aucune information sur la réaction de Saddam à leur disparition, sur la façon dont ils sont morts, et sur la raison pour laquelle leurs corps n'ont pas été remis à leur mère. Le livre prétend que le sosie d'Uday Hussein serait un certain Latif Yahya. [3]
Des affirmations semblables ont été formulées par un maître de conférences spécialisé en statistiques et mathématiques de l'université du Caire, ‘Adil 'Abd Al-Qadir, qui a affirmé en se basant sur une "théorie mathématique" que "les moudjahidine arabes ont réussi à libérer Saddam de prison, et il n'a pas été exécuté. La personne qui a été exécutée n'était pas Saddam, mais son sosie 'à la tâche [sur la peau]'... " [4]
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[1] Al-Rai ' (Koweït), 17 janvier 2007.
[2] Al-Gumhouriyya (Egypte), 25 janvier 2007.
[3] Al-Ahram (Egypte), 18 janvier 2007.
[4] Al-Rai ' (Koweït), 14 janvier 2007.
TEXTE REPRIS DU SITE MEMRI
Carte blanche d’Evelyne Guzy et des auteurs de Attentats-suicides (1), parue dans Le Soir du 31.01.07
En manchette du Soir du 26 janvier 2007, figure une citation de Jamel Debbouze, l’invité de la Rédaction :
« C’est l’injustice qui crée les bombes humaines ».
En page 2, suit l’explication laconique du comédien :
« Le conflit palestinien s'enlise, et nous enlise avec lui. Nos gamins, dans les cités, prennent parti pour les plus faibles. Ces injustices permanentes, ça crée des bombes humaines... ».
Toujours à la une, est annoncée l’interview de Zakaria Zubeidi, chef des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, en Cisjordanie. « Je suis un homme mort », titre le journal, au-dessus du jeune et fier visage du chef terroriste.
Les témoignages cumulés de ces deux figures emblématiques interpellent.
Après les attentats de Madrid et de Londres, face aux massacres quotidiens en Irak, les Européens ont-ils le droit de banaliser le fléau terroriste tel qu’il s’exprime dans le contexte israélo-palestinien ?
La réflexion doit tenir compte de la réalité des souffrances du peuple palestinien et de l’occupation qu’il vit, de l’impasse dans laquelle il se trouve. Mais la compassion ne peut nous aveugler face au sens et aux conséquences des attentats-suicide, aux morts et aux blessés, visés indistinctement par les bombes humaines. Pour certains, la répression de l’Etat israélien ne laisserait d’autre option aux Palestiniens que la terreur. Cette vision déterministe sonne finalement comme une caution. Elle sous-tend une déresponsabilisation des hommes-bombes et de leurs organisations. Les règles éthiques fondamentales partagées par la communauté des humains changeraient-elles dès lors qu’on est un opprimé ? Tous les peuples en souffrance, tous les hommes qui subissent des injustices, ne recourent pas aux attentats-suicide. La pitié ne peut remplacer la pensée politique et le soutien au faible avaliser le meurtre.
On en viendrait à occulter que le terrorisme contemporain est une nouvelle forme de totalitarisme. Il instrumentalise l’homme, tous les hommes, au service d’une idéologie mortifère. L’homme-bombe n’est que chair à canon à la solde de l’organisation qui le recrute. Des techniques d’aliénation groupale ont annihilé son libre arbitre. Symboles de l’ennemi haï, ses victimes ne valent guère plus, à ses yeux, que l’extermination cruelle qu’il leur réserve. Il ne les considère pas comme d’autres humains, mais comme une abstraction : le mal qu’il s’agit d’éradiquer. Les médias, quant à eux, servent de courroie de transmission, démultipliant la peur et la fascination que suscitent les actes terroristes. Parfois otage d’une idéologie qui glorifie le rebelle révolutionnaire, la presse nous sert des portraits d’anthologie, où l’on cherchera en vain tout recul critique.
Ainsi, Le Soir nous rapporte-t-il les propos, qualifiés de « tout en nuances », de Zakaria Zubeidi, « véritable héros » romantique dont la vie ressemble à une « épopée tragique ». Son discours mène à une inéluctable conclusion : quel autre choix avait-il que de donner sa vie pour la cause ? Son portrait met en évidence les nombreuses morts violentes subies par sa famille du fait de l’occupation israélienne. Sur la photo, le beau Zakaria se présente à nous, les bras ouverts en signe d’accueil. Le lecteur a le sentiment de rencontrer une personne avenante, voire désarmée, malgré son fusil-mitrailleur.
Dès lors, sans mise en perspective, comment échapper au piège de l’approbation généralisée qui fait de nous des moutons de Panurge ? - En regardant la réalité en face, et en replaçant l’homme, sa liberté et sa responsabilité, au centre de la réflexion.
Le lundi 29 janvier, un attentat a tué trois personnes et blessé grièvement plusieurs autres, dans un centre commercial de la station balnéaire israélienne d’Eilat. Des débris humains ont été projetés à la ronde en raison de la puissance de l’explosion. Les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa et le Jihad Islamique ont revendiqué conjointement l’action. De quoi étaient coupables les civils qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment ? Leurs proches risquent-ils de se transformer en bombes humaines ? Les victimes n’ont pas pour inéluctable destin de devenir des assassins.
Aujourd’hui, des Palestiniens portent, au-delà de l’hostilité ambiante, des projets de paix. Des parents refusent que leurs enfants soient utilisés comme bombes. Des éditorialistes dénoncent le culte de la mort. Des intellectuels fustigent l’inanité et l’inefficacité des attentats-suicide. Ces hommes et ces femmes ont besoin de notre soutien, loin de toute caution au terrorisme qui déshumanise la cause palestinienne et éloigne la perspective d’un Etat démocratique en paix avec son voisin israélien.
© Evelyne Guzy et alii.
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(1) Joëlle Melviez, Ouzia Chait, Liliane Charenzowski, Regina Cykiert, Eliane Feld, Pascale Gruber, Danielle Perez, Alain Reisenfeld, Dominique Salomon et Danielle Wajs, Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien, sous la direction d’Evelyne Guzy, préface de Pierre Mertens (Ed. Luc Pire).
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Texte aimablement signalé par Rachel Samoul (Service d'Information de l’Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg.) (Pour s’inscrire à la lettre d'information envoyez un courriel, avec le titre "inscription", à israelinfo@brussels.mfa.gov.il).
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| 2007-01-31 11:07:00 Le compte à rebours pour une offensive militaire américaine contre l'Iran aurait débuté. Si l'on en croit les journaux britanniques Times et Guardian citant des sources diplomatiques européennes, Washington pourrait bien tenter de résoudre la crise nucléaire iranienne par la force avant la fin du mandat de George Bush. par la Maison Blanche contre Téhéran, les Etats-Unis accusent leurs alliés européens de ''traîner les pieds'' et de ne pas appliquer les sanctions approuvées par le Conseil de sécurité de l'Onu. comme une option sérieuse. La rhétorique américaine sur le sujet a changé'', a indiqué une source européenne au Guardian. contingents dans le golfe Persique, soit l'arrivée de troupes la plus importante dans la région depuis l'opération en Irak en 2003. |
L’armée, que l’on surnomme la grande muette, perd, avec Pellegrini, un général bavard et aux propos fort décousus. Le 17 février, il quittera et l'ONU et l'armée française. Le 18, il déclare son intention d’aller "pêcher à la ligne"... Faut-il l’informer que la saison du brochet vient juste de se terminer. Le général va devoir patienter pour affronter d’autres carnassiers, certainement plus arrangeants et moins dangereux que le Hezbollah. Mais enfin, Pellegrini partira à la retraite avec le sentiment du devoir accompli. C'est beau, émouvant ! Le devoir accompli...C’était également le sentiment d’un autre général français, devant la ligne Maginot enfin achevée, en 1936. On connaît la suite. Se contenter de peu est un gage de pleine réussite Pellegrini énumère quelques "résultats positifs" : "La zone a été stabilisée et sécurisée, et il n'y a plus d'armes illégales dans le sud du Liban ». La précision est importante et elle ne gruge que les imbéciles. Premièrement, parce qu’avec plusieurs milliers de soldats à pied d’œuvre, il serait vraiment dommage que le Liban sud, qui est grand comme un canton rural français, contiennent encore des armes « illégales ». Si la preuve venait à être faite que cette région en contient encore, on pourra toujours se rappeler au bon souvenir de ce général. Ensuite, parce que Pellegrini ne parvient pas à donner au public la définition exacte de l’arme « illégale ». Dans un pays en pleine décomposition, avec une assemblée nationale qui ne parvient plus à se réunir depuis plusieurs mois, où trouver la définition de "l’arme légale" ? Enfin, et Pellegrini le sait, le problème du maintien de la paix ne vient pas des quelques armes qui se trouvent encore au Liban Sud - malgré ses dénégations - mais bien de celles qui transitent jour après jour par la plaine de la Beeka. Mais le général français ne s’est jamais senti concerné par ce trafic là. C’était hors de sa juridiction. Il ne se sent pas concerné non plus par la question du réarmement du Hezbollah : "Je me situe totalement en dehors de cette question, parce que cela se passe au nord du Litani, et que ce n'est pas ma zone. Je n'ai pas connaissance d'armes entrant dans ma zone". On a connu des arguments moins pathétiques. Mais peut-être Pellegrini avait-il reçu des ordres stricts qu'il faudra bien un jour juger au regard de l'Histoire. Général gaffeur A force de bavarder devant les journalistes, le général Pellegrini commet tout de même quelques bourdes qui n’ont rien à envier à certaine candidate à la Présidentielle. C’est ainsi que l’on apprend que 6 drones d’observation hyper perfectionnés sont stationnés devant les casemates de la Finul. Malheureusement, ils n’ont pas encore reçu l’autorisation de décoller. L’ONU ne veut donc rien savoir des trafics d’armes qui ont lieu à quelques kilomètres de ces cantonnements. De toute façon, Pellegrini est clair : en cas de décollage de ces appareils hors de prix, "les informations amassées par les drones ne seraient pas transmises aux Israéliens, même s'ils cessaient leurs survols du Liban". Après un tel aveu, Pellegrini et les diplomates de l'ONU voudraient qu’Israël leur fasse confiance. Il faut donc résoudre une équation impossible. Les drones de la FINUL sont là pour surveiller les frontières du Liban mais ils ne peuvent pas décoller. Dans le même temps, on condamne les survols quotidiens par l’armée de l’air israélienne qui fait le travail des drones onusiens. Quelle belle chose que la diplomatie ! (lire sur Primo Pellegrini, l'homme qui voit passer les avions) A Tel-Aviv, les militaires sont dubitatifs : "Si la Finul use de drones pour mieux connaître les activités du Hezbollah et le désarmer, très bien. Sinon, quel intérêt ?", demande un officier supérieur. C'est la bonne question. Autre bourde Comme beaucoup d'officiers français, le général Pellegrini est plutôt admiratif du travail de l'armée libanaise. "C'est une armée très légaliste, note-t-il. Du moment qu'elle n'a pas reçu l'ordre de désarmer le Hezbollah, elle n'a aucune raison de le faire." Et le public qui pensait naïvement que la FINUL était là pour procéder au désarmement des groupes armés au Liban afin de rétablir la pleine souveraineté de ce pays sur son territoire, ainsi que l'a toujours clamé Chirac. "J'ajoute que toutes les résolutions du Conseil de sécurité concernant le Liban, toutes sans aucune exception, ont pour but d'aider ce pays à recouvrer sa pleine et entière souveraineté. Elles doivent être appliquées" (Jacques Chirac, le 25 janvier 2007, devant les délégations de Paris III). Les fins de règne ne sont pas toujours faciles à gérer. Je n'ai pas connaissance de mouvements d'armes dans ma zone, dit le général au sortir de sa mission diplomatico-militaire. Pas grave, mon Général ! Concentrez vous sur votre prochaine partie de pêche. Cette activité présentera l’immense avantage de vous obliger à vous taire. Le brochet a un caractère ombrageux. Pierre Lefebvre © Primo, 31/01/2007 Crédit photo : site de l'ONU | ||
| Auteur : Pierre Lefebvre Date d'enregistrement : 01-02-2007 |