31.5.09

La Jordanie est-elle l'Etat palestinien de demain?


1922 - LIVRE BLANC
Une des principales critiques contre la droite israélienne est son absence de contre-propositions aux plans de paix proposés par la gauche. La droite a souvent su avertir des dangers des accords passés avec les Palestiniens, et se complaire dans une pose semi-prophétique, mais parait incapable de répondre à la question « que proposez-vous à la place ? ». Cette incapacité semble prendre fin ces derniers temps avec le retour sur le devant de la scène d'une vieille idée: la Jordanie est l'Etat palestinien, et il n'y a pas lieu de créer un deuxième Etat palestinien en terre d'Israël.
En effet, à l'origine, le territoire actuel de la Jordanie faisait partie du mandat britannique sur la Palestine officialisé par la Société des Nations. En 1921 cependant, le Royaume-Uni décida de retirer les territoires à l'est du Jourdain, représentant 76% de la Palestine mandataire, et de les donner au dirigeant Hashemite Abdallah en compensation de son échec à prendre le contrôle de la Syrie. Ce nouveau royaume fut appelé « Transjordanie », puis « Jordanie » en 1949 après l'annexion de la Cisjordanie, qu'il perdit enfin en 1967 au profit d'Israël. En même temps, le royaume accueillit la plus grande partie des réfugiés palestiniens fuyant la guerre et qui devinrent la majorité de la population du pays. Ces Palestiniens représenteraient aujourd'hui de 70 à 80% de la population jordanienne.
Ainsi explique-t-on à droite, 76% de la Palestine a déjà été donnée aux Arabes en violation du mandat de la SDN. Et la Jordanie étant constituée essentiellement de Palestiniens, elle est donc un Etat palestinien. Il n'y a donc pas de raisons de donner des parties de la terre d'Israël pour la création d'un troisième Etat sur l'ancienne Palestine mandataire.
Ce raisonnement se heurte cependant à deux problèmes, même en excluant la question de la bande de Gaza: d'abord cela ne règle pas la question des Palestiniens dans les territoires: s'agit-il de restituer les territoires à la Jordanie ? De les annexer en expulsant vers l'est les Arabes y vivant ? Ou d'annexer les territoires et de considérer les Palestiniens qui y vivent comme des citoyens jordaniens avec une dose d'autonomie locale ?
L'autre problème, c'est que la Jordanie a officiellement abandonné toute revendication sur la Cisjordanie et ses habitants en 1988. La Jordanie refuse non seulement de récupérer ces territoires, mais surtout d'être considérée comme un Etat palestinien. Et elle jouit sur ce point du soutien de toute la communauté internationale.
C'est bien pour cela qu'en 1970, lors des événements de Septembre Noir au cours desquels l'OLP avait tenté un putsch en Jordanie, Ariel Sharon avait été partisan de les laisser prendre le pouvoir. Le gouvernement de Golda Meir avait préféré apporter son soutien au roi hashemite qui l'avait finalement emporté en écrasant dans le sang la révolte palestinienne.
Ainsi, tant que le pouvoir restera aux mains des Bédouins hashemites, l'option jordanienne ne sera pas autre chose qu'un voeu pieux.


Benjamin Lachkar
Source : JCPA - Le CAPE
http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=252

29.5.09

Boycottons, coton !




Depuis quelques mois, les appels au boycott d’Israël se multiplient. Ils ne sont que la résurgence en France d’actions plus profondes depuis 40 ans environ.

A peu près à la même époque de l’embargo de la France sur les armes destinées à Israël décidé par De Gaulle. L'embargo d'un jour contribue, des années plus tard, à légitimer un boycott.

Le refus de la France d’aider en 1969 cette jeune démocratie à se défendre était motivé par la recherche de débouchés dans les pays arabes.

On se rappelle l’affaire des vedettes de Cherbourg qu’Israël avait acheté et que la France conservait dans le port normand.

On se souvient surtout de l’immense éclat de rire dans le monde entier. C’est un souvenir douloureux pour notre Marine et notre fierté "nationales".

Une équipe israélienne, profitant du relâchement éthylique consécutif aux libations du Réveillon de Noël, avait barboté purement et simplement les 5 vedettes restantes sur les 12 que l’Etat français s’était engagé à livrer, par contrat.

Elles ont quitté Cherbourg dans la nuit du 24 au 25 décembre 1969 et sont arrivées dans le port d’Haïfa juste à temps pour le réveillon du Nouvel an. De la bel ouvrage ! Timing parfait ! Tout cela au nez et à la barbe de la Marine qui n’y avait vu que du feu.

Fureur de Michel Debré, alors Premier ministre et grosse colère de Pompidou. L’amiral Israélien Moka Limon, responsable de cette opération, a déclaré quelques années plus tard : « Michel Debré avait demandé à la marine de stopper ou même de couler les vedettes. Mais on m’a dit aussi que le chef d’état-major français avait refusé et menacé de démissionner ».

Boycott et embargo

Ce sont bien entendu des notions qui recouvrent des réalités différentes, tant sur le plan commercial que juridique.

Mais les idéologues à la petite semaine qui hantent les associations de défense des Palestiniens depuis 40 ans et qui n’ont trouvé que ce combat pour justifier leur antisémitisme latent, ne l’entendent pas de cette oreille.

Depuis, accompagnés de sénatrices et soutenus par d’anciens comiques, ils se sont reconvertis dans un sport qui leur donne enfin l’impression d’exister, le boycott des produits israéliens, et ce, sous couvert de défense des Droits de l’Homme.

Battre le carrelage des grandes surfaces et brandir devant la caméra des serviettes hygiéniques en provenance de Tel Aviv est certes un peu moins glorieux que la lutte armée.

Mais il parait que l’amour-propre est inversement proportionnel à l’intelligence et la culture générale.

Certains antisionistes jurent leurs grands dieux qu’ils ne sont pas antisémites. Cette fixation continuelle, permanente, ces attaques incessantes à l’encontre de la légitimité de l’Etat d’Israël n’ont pourtant aucune autre explication.

Dans les comités régionaux de France Palestine, on retrouve des anciens de la gauche dure désormais embourgeoisés, des catholiques de gauche, d'anciens de l'UDF baptisé MODEM, des militants syndicaux et quelques rares personnes simplement mal informées qui s’apitoient sur le sort des Palestiniens sans vouloir en connaître les causes réelles.

Pour ces derniers, Primo a inventé un néologisme : les BIMI'S (Bien Intentionnés, Mal Informés).

Tous ceux là, à quelques rares exceptions près, ont une méconnaissance crasse de l’histoire du Moyen Orient. Ils sont également, qu’ils le veuillent ou non, influencés par un terreau fertile d’antisémitisme de plus en plus prégnant dans la société française.

Comment en effet, expliquer autrement cet ancrage monomaniaque à lutter contre la seule démocratie du Moyen-Orient ?

« Israël se comporte de manière cruelle avec les Palestiniens ». Cet axiome de base dans leurs petites pensées rabougries ne tient pas au regard de la réalité proche-orientale ainsi que de l’actualité sombre de notre planète.

Car, même si cela était vrai, il faudrait alors attendre de ces « militants » associatifs la même indignation à l’encontre des pays violant sans cesse les Droits de l’homme qu’ils sont censés respecter.

Vous voulez du boycott ? Allons-y derechef !

Partons en guerre économique, frères et sœurs, contre l’Empire de Chine.

1000 exécutions capitales par an, des dizaines de milliers de morts chaque année du simple fait de l’incurie administrative, de son incapacité à lutter contre des fléaux aussi destructeurs que le HIV. Sans parler du sort réservé au Tibet.

N’achetons plus chinois ! On se remettra au moulin à légumes en lieu et place de nos robots de cuisine. Plus d’aspirateurs, de petites culottes, d’ordinateurs, de téléviseurs, de calculettes, de petits polos d’été et de chaussettes !

Jouons au tennis chaussés de sabots. Le spectacle gagnera en comique ce qu’il perdra en vélocité.

107 condamnés à mort attendaient dans les prisons japonaises en 2008. Halte à l’importation de leurs instruments de musique, de leurs voitures, de leurs appareils électroniques !

Des dizaines de milliers d’enfants, esclaves, enchaînés à leurs métiers à tisser, travaillent pour de riches familles indiennes et les multinationales complices.

Travailleuuuuurs, halte aux textiles en provenance d’Inde !

Ils sont fabriqués par des armées d’enfants de moins de 12 ans pour 8 euros de salaire mensuel versés aux familles.

Ré-ouvrons d'urgence nos filatures afin de combler la légitime attente des ménagères et des stylistes !

Les morts se comptent par milliers également dans les Etats arabes, Emirats et autres royaumes. Attentats, décapitations, lapidations, meurtres de masse, crimes d'honneur...

Refusons d’assister aux matches de football. Luttons même contre leurs diffusions à la télévision ! Car les plus grands clubs européens sont désormais leurs propriétés exclusives, pétrodollar aidant.

En Egypte, plus de 250 femmes ont été tués par leur mari ou par un membre de la famille en 2008. Plus de 70 % des femmes sont analphabètes ou excisées. La minorité copte se fait massacrer.

Nous n’irons plus au bas des Pyramides, ni sur le Nil, dans ces bateaux surchargés qui charrient le touriste gluant de transpiration, suffocant sous les effets conjugués de la chaleur, du tabac et des effluves des moteurs diesel.

Et l'Afrique, et l'Afrique... Alouette...

Refusons tout lien économique, toute entraide, toute solidarité avec les dictatures africaines qui massacrent, exploitent leurs populations à seule fin d’acheter quelques immeubles de rapport dans les quartiers huppés de Paris.

Sus, mes Preux, sus aux meubles en bois africain dont la fabrication éventre et appauvrit la terre africaine, contribuant ainsi à sa désertification.

Pour déguster nos merguez et nos chipolatas au fond du jardin les soirs d'été, préférons une simple cagette récupérée au supermarché du coin. Nos « barbecuteries » familiales ne s’en porteront pas plus mal.

Cessons d'acheter le cacao, le pétrole, le gaz et l'uranium de ces pays rongés par la corruption.

Camarades enseignants-chercheurs, boutons hors de nos universités tout accord de collaboration avec les pays africains qui peinent tant à stopper le génocide du Darfour !

Honnissons l'existence de ces cuistres habitant les Iles Féroé !

En guise d’initiation et de célébration du passage à l’âge adulte, ils perpétuent ces ignobles traditions de massacre des dauphins. (Voir ici Attention photos horribles, âmes sensibles s’abstenir). Comment une société civilisée peut-elle admettre, en son sein et au nom de la tradition, des comportements aussi barbares ?

Boycottons donc le poisson danois. La sardine française, accompagnée d’un petit Muscadet, remplacera avantageusement le merlu, le saumon d’élevage en provenance de ce pays nordique.

En Russie, la liberté d'opinion n'est qu'un simple voeu pieux. Les journalistes sont assassinés, les opposants emprisonnés, les Tchétchènes massacrés, les Georgiens envahis. Refusons tout commerce avec la Russie. Tant pis pour son gaz ! Nous avons celui qui nous vient d'Algérie... Finalement, non : plus de 100.000 morts en 10 ans de guerre civile, cela n'est pas correct.

Hé bien tant pis, faisons mijoter nos cassoulets du dimanche sur nos poêles à bois ressortis de la cave. Le tout à la lueur de la chandelle ! La sylviculture landaise écoulera ainsi ses stocks de bois descendus par les tempêtes.

Rappelons pour finir que 78 % des exécutions capitales ont lieu dans les pays du G20. Isolons-nous, vite ! Le temps presse.

Cesser de rire

Laissons aux boycotteurs cette douce certitude d'être dans le vrai. Cela leur est certainement très agréable.

A leurs yeux, seules comptent, à l’échelle de la dignité humaine, les réactions parfois rudes d’une petite démocratie entourée d’ennemis qui ont juré sa perte dès sa création.

La logique qui affleure sous ces démarches de boycott n'engendre finalement que le racisme, le repli sur soi et le rejet de l'autre.

Les Israéliens se sont, depuis longtemps, habitués à ne pas être aimés. Mais, même s’il est de plus en plus restreint, il y aura toujours en France, un petit Reste*, des petites gens qui considèreront que Jérusalem est à jamais la capitale d’Israël et que ce pays a l'impérieux droit à l'existence.

Certainement au grand dam du quai d’Orsay ! Mais bon, que voulez-vous, les français sont comme ça. Il y en a encore qui résistent à la « bien pensance ».

Cambronne a su répondre aux injonctions de la perfide Albion en un terme qui résume globalement la façon de penser de Primo : MERDE !

Et vive les pamplemousses de Jaffa
, les poivrons de Neot Akikar !

Pierre Lefebvre © Primo, 28 mai 2009

* attention, notion théologique imperméable aux petits esprits



http://www.primo-europe.org/

Youssouf Fofana reconnaît l'assassinat d'Ilan Halimi


QUE JUSTICE SE FASSE !!!
AFP


Pour la première fois lors de son procès, entamé il y a un mois à Paris, le chef présumé du «gang des barbares» a reconnu avoir tué seul le jeune homme de 23 ans.

Après avoir reconnu une partie des faits en garde à vue, Youssouf Fofana, chef présumé du «gang des barbares», jugé à Paris depuis un mois, a confirmé jeudi avoir tué seul Ilan Halimi en 2006. La mort du jeune juif est intervenue à l'issue de trois semaines d'une séquestration ponctuée d'actes de torture. Fofana, 28 ans, n'avait pas contesté les faits au cours de l'instruction mais c'est la première fois qu'il les reconnaît lors de son procès devant les assises des mineurs, où il comparaît à huis clos avec 26 co-accusés depuis le 29 avril.

Alors que témoignaient à la barre deux médecins légistes ayant examiné le corps de la victime, l'accusé principal a répondu à une question de la partie civile : «Oui c'est moi qui l'ai fait, vous savez bien que je l'ai fait!», selon une source proche du dossier. «Il a reconnu avoir versé un liquide inflammable (sur le corps d'Ilan Halimi) et l'avoir allumé avec un briquet», a par ailleurs déclaré une source présente à l'audience.


Aucune précision sur les coups de couteau

Ilan Halimi, un vendeur de téléphones portables de 23 ans, séquestré et torturé trois semaines dans un appartement puis un cave d'une cité HLM de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine, avait été abandonné au bord d'une voie ferrée dans l'Essonne le 13 février 2006. Il est mort lors de son transfert à l'hôpital. Ce crime sauvage avait provoqué l'indignation de l'ensemble de la classe politique, l'angoisse et la consternation de la communauté juive, ainsi que plusieurs manifestations.

L'autopsie de son corps avait révélé des brûlures, vraisemblablement causées par de l'alcool à brûler, sur l'ensemble du thorax et du dos, sur le front, les cuisses, les mollets, les bras et les mains. Le corps portait aussi trace de quatre plaies au cou, dont une à la veine jugulaire, ainsi qu'une «plaie pénétrante» à la hanche gauche, «causées par un instrument tranchant et piquant», d'après l'acte d'accusation. Selon plusieurs sources jointes par l'Agence France-Presse, Fofana n'a donné aucune précision sur les coups de couteau.

Il doit répondre d'assassinat car l'accusation a retenu la thèse de la préméditation. L'enquête avait démontré qu'au moment de déplacer l'otage le 13 février, de l'alcool à brûler avait été apporté par Fofana et dissimulé par lui dans une voiture.

Le procès doit s'achever le 10 juillet.


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/28/01016-20090528ARTFIG00543-youssouf-fofana-reconnait-l-assassinat-d-ilan-halimi-.php

28.5.09

JUDE-SAMARIE : LA VIE CONTINUE

Mark Regev: “Israël continuera à construire dans les localités existantes”
Le porte-parole du Premier ministre pour les Médias Etrangers, Mark Regev, a déclaré "qu'Israël n'accepterait pas les exigences américaines de stopper toute construction dans les localités juives déjà existantes en Judée-Samarie". "Cette population a droit à une vie normale" a-t-il précisé.

Condamnation du Hamas à Dallas



israelinfos.net



Un tribunal de Dallas aux Etats-Unis a condamné dans la nuit de mercredi à jeudi, les deux principaux responsables du "Fonds d’aide et de développement pour la terre sainte" - qui est l’organisme musulman de récolte d’argent le plus important des USA - à une peine de 65 ans de prison, pour soutien au terrorisme.


Les deux hommes qui sont accusés avoir transféré au Hamas plusieurs millions de dollars, ont été également reconnus coupables de blanchiment d’argent et d’infractions au fisc.

Trois autres personnes ont été aussi condamnées à des peines de prison, dont le demi-frère de Khaled Meshaal, le chef du bureau politique du Hamas à Damas, qui a écopé d’une peine de vingt ans d’emprisonnement, et deux autres responsables condamnés à 15 ans de prison.

Antisémitisme

"Entrée interdite aux juifs mais pas aux chiens"

Un tribunal turc a condamné à cinq mois de prison ferme un citoyen qui avait accroché à la porte de son bureau un panneau indiquant : "L'entrée est interdite aux juifs et aux arméniens. Pour les chiens, l'entrée est libre", lors de l'opération "plomb durci" qui avait provoqué une importante vague d'antisémitisme en Turquie.


Judée-Samarie

"Ne céder même pas un grain de sable"
Suite à la déclaration de Benjamin Netanyahou concernant l'évacuation inévitable des points de peuplement illégaux, le Comité des rabbins de Judée-Samarie - qui s'est réuni mercredi soir dans l'une de ces implantations devant être démantelées, avec la participation de plusieurs députés de la droite nationaliste - s'est déclaré totalement opposé à ce projet "antisémite", "immoral" et "contre la Thora".

"Nous ne cèderons même pas un grain de sable de la terre d'Israël. La seule loi valable pour nous est la Thora. Le peuple d'Israël est éternel alors que les gouvernements sont passagers. Tout soldat doit accepter les paroles de l'Eternel et non les ordres antisémites d'expulser des juifs de la terre d'Israël" a déclaré pour sa part le rabbin I.Ariel.


Social

Hausse du chômage
Les chiffres du chômage publiés dernièrement montrent que le nombre de sans-emploi est passé de 6,5% à la fin du dernier trimestre 2008, à 7,6% pour les trois premiers mois de l'année 2009. Le sud du pays est particulièrement touché avec un taux qui atteint 9,2%. Les nouvelles conditions de perception des allocations chômage, assouplies par le gouvernement, rentreront en vigueur à partir du 1er juin.


Justice

Cinquième interrogatoire de Lieberman
Les enquêteurs de police qui poursuivent leurs investigations pour tenter de démontrer la culpabilité du chef de la diplomatie israélienne dans des affaires de corruption, ont interrogé Avigdor Lieberman ce mercredi durant plus de cinq heures.

Selon un communiqué du bureau de Lieberman, publié après sa nomination aux Affaires étrangères, il s'agit de la même enquête - pour corruption par l'intermédiaire d'une "société de conseils" dirigée par sa fille, et blanchiment d'argent - ouverte il y a treize ans. Le ministre lui-même avait d'ailleurs saisi la Cour suprême pour qu'elle ordonne l'accélération de la procédure.


Etranger

"Envoyé par Dieu"
John William Yettaw, l'américain qui s'est introduit dans la maison de l'opposante birmane, Aung San Suu Kyi, a déclaré au cours du procès dans lequel cette politicienne, prix Nobel de la paix, est jugée pour avoir violé son assignation à résidence, "avoir été envoyé à Rangoun parce que Dieu le lui avait demandé". Selon son témoignage, il s'est spécialement déplacé du Mississipi pour avoir rêvé de l'assassinat d'Aung San Suu Kyi, et dans le but de l'en prévenir ainsi que les autorités.


Sport

Défaite de Dudi Sela
Le joueur israélien de tennis Dudi Sela, classé à la 55e place mondiale, qui s'était qualifié pour la première fois de sa carrière pour le deuxième tour du tournoi de Roland Garros à Paris, a du s'incliner en trois sets face au joueur croate Marin Cilic (13e mondial), sur le score sans appel de 6/0 6/3 6/1, en 1 h 23 minutes.


Nouvelles brèves

Israël, le 27/05/09
JUDEE-SAMARIE : Après que les forces de sécurité aient terminé de démolir les constructions du point de peuplement illégal Mitzpé Avihay, à proximité de Kiryat Arba, des affrontements ont éclaté entre Israéliens et Palestiniens qui ont jeté des pierres et volé deux paires de phylactères.

POLITIQUE : Au cours de débats à la Knesset sur les attaques dont des journalistes ont été l'objet, le député Ofir Pinès a affirmé "qu'il ne peut y avoir de démocratie sans liberté de presse.

ECONOMIE : Hausses des principaux indicateurs de la bourse israélienne : Le Tel-Aviv-25 augmente de 2,35%, le Tel-Aviv-100 enregistre + 1,98%, le Tel-Tech + 2,12%, et les valeurs immobilières +0,21%.

SANTE : Un onzième cas de grippe porcine a été enregistré en Israël, chez un jeune homme de vingt ans, qui a été hospitalisé en chambre isolée.

SECURITE : 15 clandestins soudanais qui se sont infiltrés en Israël par la frontière égyptienne, ont été arrêtés par Tsahal. L'un d'entre eux est décédé de déshydratation.



Nouvelles brèves, International

Monde, le 27/05/09
AFGHANISTAN : Plus de 1.000 livres en provenance d'Iran ont été jetés au fleuve, à l'ouest du pays, car "portant atteinte aux musulmans sunnites". Selon le gouverneur du district de Nimroz, "ces livres sont plus dangereux que les balles des talibans".

INTERNATIONAL : Selon l'Organisation des Nations Unies, l'économie mondiale régressera de 2,6% en 2009, et une légère amélioration est possible en 2010.

SRI LANKA : La Commission des droits de l'Homme de l'ONU a félicité le Sri-Lanka pour sa victoire sur les rebelles les Tigres Tamouls, et condamné ces derniers qui ont utilisé les populations comme des boucliers humains.

ITALIE : Coup dur pour la mafia italienne. La police a arrêté 61 personnes suspectées d'être des mafiosos appartenant à la Camorra, à Napoli.

RUSSIE : Le ministère des Affaires étrangères russe a convoqué l'ambassadeur de la Corée du Nord à Moscou et lui a fait part de ses "craintes sérieuses" suite aux essais nucléaires réalisés cette semaine par Pyongyang.



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27.5.09

Un auteur réformiste saoudien dans Al-Sharq Al-Awsat : le terrorisme est un phénomène culturel



MEMRI Middle East Media Research Institute



Dans un article du 27 avril 2009 intitulé "Le terrorisme : un phénomène culturel", paru dans le quotidien londonien Al-Sharq Al-Awsat, l´écrivain saoudien réformiste Turki Al-Hamad affirme que les écoles saoudiennes continuent de "disséminer une idéologie extrémiste", ce qui explique l´incapacité à éliminer Al-Qaïda en Arabie saoudite. Il souligne : "Nous sommes musulmans (…) mais nous ne sommes pas nécessairement islamistes. Il existe une différence entre islam et islamisme." (1) Extraits de l´article, paru en anglais : (2)


"L´organisation Al-Qaïda demeure active et forte, ce qui est prouvée par la survie de ce groupe en dépit de tous les efforts [pour en avoir raison]"

"Une cellule d´Al-Qaïda a récemment été arrêtée en Arabie saoudite. Avant cela, l´année dernière, un grand nombre de suspects avaient été détenus. En tout, 500 membres d´Al-Qaïda ont été arrêtés lors d´une grande descente [en juin 2008]. Depuis le début de l´année dernière, 700 personnes en tout ont été arrêtées, accusées d´appartenir à l´organisation Al-Qaïda. Elles projetaient de semer le chaos sur la planète en prenant pour cible l´économie internationale par des attentats visant les installations pétrolifères saoudiennes et en assassinant des personnalités [saoudiennes] civiles ou appartenant [aux services de] sécurité. C´est arrivé à une époque où nous pensions que l´organisation Al-Qaïdada était devenue quasi-inexistante en Arabie saoudite. Puis la nouvelle [de ces arrestations] nous est parvenue et nous n´avons pas eu d´autre choix que de reconsidérer le problème.

Trois conclusions peuvent être tirées de ces rapports, dont certains sont positifs, mais dont la plupart sont négatifs.

La première conclusion est que la lutte contre le terrorisme se poursuit, et que les efforts sécuritaires pour poursuivre les terroristes (notamment en Arabie saoudite) portent leurs fruits. Cela se voit au grand nombre de membres d´Al-Qaïda qui ont été détenus et la découverte de la cellule terroriste avant qu´elle n´ait pu agir. C´est un effort qui mérite des louanges, car sans la vigilance des forces de sécurité saoudiennes dans la région, et leur efficacité dans la poursuite de ces terroristes, la situation serait très différente.

"L´arrêt des opérations ces derniers temps n´est que [le signe que] l´organisation attend son heure et réévalue sa stratégie, un peu comme un caméléon se fondrait dans son environnement en attendant sa proie."

La deuxième conclusion est que l´organisation Al-Qaïda demeure active et forte, ce qui est prouvée par la survie de ce groupe en dépit de toutes les tentatives [pour la démanteler]. L´arrêt des opérations ces derniers temps n´est que [le signe que] l´organisation attend son heure et réévalue sa stratégie, un peu comme un caméléon se fondrait dans son environnement en attendant sa proie. Le profile bas adopté par Al-Qaïda concernant sa force et à ses activités [en Arabie saoudite] a été mis à mal par les autorités sécuritaires saoudiennes [qui ont arrêté ses membres]. Voilà qui soulève les questions suivantes : pourquoi Al-Qaïda conserve-t-elle son attrait face à un grand nombre de jeunes ? Pourquoi cette organisation fait-elle autant d& acute;adeptes malgré tous les efforts déployés à différents niveaux pour la combattre ?

"La force d´Al-Qaïda ne se trouve pas tant dans l´organisation elle-même que dans l´environnement qui facilite le recrutement de partisans et de disciples."

Les réponses à ce type de questions varient (…) et plus d´un facteur expliquent l´endurance d´Al-Qaïda et de son idéologie malgré tous les efforts pour la contenir. Peut-être faut-il plus que des considérations de lieu et de date pour expliquer la survie d´Al-Qaïda. Dans une large mesure, la réponse aux questions soulevées plus haut se trouve dans la nature des efforts déployés pour combattre Al-Qaïda, qui s´attaquent parfois aux conséquences [du terrorisme], ce qui est nécessaire – sans s´atteler directement au cœur du problème.

Au bout du compte, la force d´Al-Qaïda ne se trouve pas tant dans l´organisation elle-même que dans l´environnement qui facilite le recrutement de partisans et de disciples par Al-Qaïda. Et donc, tous les efforts déployés par la sécurité pour combattre Al-Qaïda, ses cellules actives et dormantes, – efforts qui méritent d´être loués – n´ont finalement pas suffi à déraciner Al-Qaïda. Ainsi l´organisation existe toujours en Arabie saoudite, et une cellule d´Al-Qaïda se préparait [même] à perpétrer des opérations [sur le sol saoudien]. Cela en dépit de tous les efforts des services de sécurité et du programme Munasaha [de réhabilitation], de l´ouverture [par l´Arabie saoudite] de la porte de l´amnistie [ aux extrémistes réformés], et du fait que le gouvernement les ait qualifiés de mal guidés plutôt que de criminels. Ainsi, malgré toutes ces opportunités, on continue de rapporter la nouvelle d´une forte présence d´Al-Qaïda [en Arabie saoudite] et de la poursuite de ses activités [terroristes].

Pourquoi en est-il ainsi ?

La troisième et principale conclusion est que le maintien d´Al-Qaïda résulte du maintien des circonstances contre lesquelles Al-Qaïda oeuvre : elles fournissent à l´organisation un environnement favorisant son existence et sa vitalité. La propagation d´une épidémie ne dépend pas de la force du virus, mais de l´existence d´un environnement favorable à sa croissance et son développement. (…)

"La (…) lutte contre le terrorisme et les forces de destruction n´a pas été accompagnée de succès dans la lutte contre l´idéologie à l´origine de cette attitude destructrice."

En Arabie saoudite, par exemple, les agences de sécurité ont pleinement rempli leur rôle en termes de détection, d´enquêtes et d´arrestations [des terroristes], mais cela n´est pas tout. Les mauvaises herbes reviennent après avoir été arrachées, si leurs racines sont restées intactes. Dans ce cas, comme dans toute société réelle, les racines correspondent aux lieux où les gens se rencontrent, des foyers aux mosquées, des clubs aux médias, et ainsi de suite. Ces derniers contribuent à façonner la personnalité d´un individu dès l´enfance, à l´aider à se déplacer dans une direction ou une autre. Ces institutions sèment les premières graines qui donnent vie au cœur de la pensée et du comportement. Cela va dans le sens du proverb e populaire [arabe] : "On revient [toujours] à ses racines."

"La Sahwa [éveil islamique] est une idéologie qui a pour essence la culture du sang et de la mort, et qui appelle à éliminer les incroyants."

C´est une idéologie qui a pour essence la culture du sang et de la mort. Le succès de la lutte contre le terrorisme et les forces de destruction n´a pas été accompagné de succès dans la lutte contre l´idéologie à l´origine de cette attitude destructrice. Quelle autre explication y a-t-il aux centaines de recrues d´Al-Qaïda, chiffe qui ne représente que le sommet de l´iceberg et ne comptabilise pas les partisans et sympathisants silencieux ? Il existe un problème – cela ne fait aucun doute : les dégâts occasionnés par les instituts éducatifs [d´Arabie saoudite] depuis que nous avons quitté le droit chemin, au niveau social et culturel, et emprunté le labyrinthe de l´idéologie de la Sahwa [éveil islamique] à la fin des années 1970. Les instituts éducatifs, sans exception, se sont mis à refléter cette idéologie.

C´est une idéologie qui a pour essence la culture du sang et de la mort, et qui appelle à éliminer les incroyants, c´est-à-dire tous ceux qui n´y adhèrent pas complètement– aussi bien en Arabie saoudite qu´à l´étranger. Toutes les institutions éducatives se sont formées sur cette base, dans le cadre de la lutte idéologique contre la Révolution iranienne qui cherchait à exporter une autre conception de l´islam et de la lutte politique contre une superpuissance qui cherchait à occuper l´Afghanistan afin d´accéder aux eaux du Golfe. Ces facteurs ont conduit l´Etat à ignorer ce qui se passait au sein des instituts éducatifs, et parfois même à les e ncourager pour des raisons politiques ; aujourd´hui nous récoltons ce que nous avons semé.

"Les écoles et les programmes éducatifs continuent de disséminer l´idéologie extrémiste malgré les efforts pour réduire son impact"

Peut-être que les circonstances sont-elles ce qu´il y a de plus déterminant, et le jeu de la politique a-t-il ses propres règles, et peut-être certaines choses sont-elles nécessaires. Il n´y a pas de honte à commettre une erreur – la vie n´est essentiellement qu´épreuves et erreurs -, mais il est honteux de ne pas reconnaître son erreur et de récidiver encore et encore. C´est suivre la mauvaise voie que de continuer à mettre en pratique une politique qui a peut-être marché autrefois, mais qui s´avère désastreuse maintenant que les circonstances ont changé. Au bout du compte, l´homme sage est l´homme qui non seulement écoute les autres, mais qui écoute aussi sa propre expérience et son histoire. Seuls les entêtés niero nt l´existence d´efforts pour libérer ces instituts éducatifs de leur captivité [idéologique], mais ces efforts ne s´attaquent qu´au sommet visible de l´iceberg.

"Certaines mosquées continuent de donner des sermons appelant à la mort, à la destruction et au meurtre ; nous avons désormais besoin de nouveaux sermons appelant à la tolérance et au dialogue interreligieux"

Voilà où le problème se situe : les écoles et le programme scolaire continuent de disséminer l´idéologie extrémiste, malgré les efforts visant à réduire l´impact de celle-ci, et cela a conduit à la suppression de toute éducation effective, avec l´implication de l´islam dans les domaines de la chimie et de la médecine. L´humanité s´est trouvée divisée [entre croyants et incroyants] ; la haine et la culture de la mort ont été encouragées. Certaines mosquées continuent de donner des sermons appelant à la mort, à la destruction et au meurtre ; nous avons désormais besoin de nouveaux sermons appelant à la tolérance et au dialogue interreligieux, parce que nous sommes tous les enfants d´Adam. Nous avons besoin de sermons évoq uant les splendeurs de la vie et de l´humanité. Et alors quelqu´un demandera : sommes-nous censés abandonner notre culture et notre religion ?

"Si nous ne déracinons pas les racines intellectuelles et culturelles de l´extrémisme et de la violence, nous continuerons de subir le fléau de ces mauvaises herbes [idéologiques], les arrachant, mais laissant les racines donner de nouvelles pousses."

Bien sûr que non, car ceux qui contrôlent aujourd´hui le monde n´ont pas oublié leur culture et religion. En fait, ils ont tout à fait conscience de leur religion et du fonctionnement du monde. Nous sommes musulmans, cela ne fait aucun doute, mais cela ne fait pas de nous des islamistes, car il existe une différence entre islam et islamisme. Avant la Sahwa, nous étions une société de musulmans, accordant à Dieu son droit, et n´oubliant pas notre part. Mais après la Sahwa et la prise en otage de nos instituts éducatifs, nous sommes devenus une société d´islamistes oubliant quelle est notre part en ce monde. Nous ne pourrons s ortir de cette situation sans revenir au monde que nous avons négligé, à notre islam et notre humanité. Si nous ne déracinons pas les racines intellectuelles et culturelles de l´extrémisme et de la violence, nous continuerons de subir le fléau de ces mauvaises herbes [idéologiques], les arrachant, mais laissant les racines donner de nouvelles pousses.

Tant que la situation n´aura pas changé, Al-Qaïda et ses partisans continueront d´exister et d´apparaître de la même façon."



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[1] Voir la page web consacrée à Turki Al-Hamad : http://www.memritv.org/subject/en /602.htm.
[2] Al-Sharq Al-Awsat (Londres), 27 avril 2009.

Au Yémen, la communauté juive lutte pour sa survie



De notre envoyé spécial à Sanaa,
Georges Malbrunot
leFigaro.fr
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Des Juifs yéménites en route pour célébrer un mariage à Raïda, dans le sud-ouest du pays, en juin 2008. Crédits photo : AFP
REPORTAGE - Ils ne sont plus que 350 à vivre en marge d'une société où les extrémistes musulmans dénoncent leur «alignement» sur Israël.

Un keffieh beige sur la tête pour masquer la kippa, Yéhia Moussa arrive en famille au rendez-vous fixé dans le parc Asser, qui surplombe Sanaa. Il est le rabbin de la minuscule communauté juive de la capitale yéménite : douze familles obligées de vivre recluses dans un «complexe touristique» gardé par la sécurité publique, depuis qu'elles ont été attaquées dans leur village d'al-Salem, au nord du Yémen. C'était en décembre 2004. «On ne voulait plus de nous là-bas», se souvient, amer, Yéhia, 30 ans, père de quatre enfants. Les rebelles de la minorité zaïdite (chiite) leur reprochaient d'être soutenus par l'armée du président, Ali Abdallah Saleh, qu'ils affrontaient alors.

Après des décennies de coexistence relativement harmonieuse avec leurs voisins musulmans, tout a basculé lorsque des hommes masqués adressèrent une lettre de menace au rabbin : «Après surveillance précise des Juifs d'al- Salem, il est clair qu'ils agissent pour servir le sionisme mondial.» Et d'assortir l'avertissement d'un ultimatum de dix jours pour plier bagages. Finalement, les Juifs d'al-Salem furent d'abord évacués vers la ville voisine de Saada et, un mois plus tard, en hélicoptères militaires jusqu'à leur minighetto de Sanaa, face à l'ambassade américaine.

«Ici, au moins, on se sent en sécurité», se félicite Souleiman, le vieux père de Yéhia. Mais depuis, la plupart ont perdu leur travail. Et cinq ans après, leurs biens n'ont toujours pas été restitués. Les 57 Juifs de Sanaa, religieux en majorité, vivent littéralement sous perfusion : tous les mois, la présidence de la République verse l'équivalent de 18 euros à chacun d'eux, et offre un peu de nourriture aux familles.


Neuf siècles avant Jésus-Christ

Yéhia, Souleiman et les autres sont pourtant les descendants de l'une des plus vieilles communautés juives au monde. Dans le sillage des caravanes du roi Salomon, les premiers Juifs s'installèrent au Yémen neuf siècles avant Jésus-Christ, bien avant la présence musulmane. Mais la communauté lutte désormais pour sa survie. Ils ne sont plus que 350, répartis entre Sanaa, Kharef et Raïda. Ils étaient plus de 60 000 au début du siècle dernier. La plupart ont émigré après la création d'Israël en 1948, lorsque l'opération «Magic Carpet» vida le vieux quartier juif de Sanaa de ses habitants.

En restera-t-il encore dans cinq ans ? Le harcèlement, les pressions et parfois les attaques se multiplient dans un pays où l'islam radical a le vent en poupe. En décembre, le rabbin Moshe Nahari, 38 ans, père de neuf enfants, a été tué près de chez lui à Raïda. L'assassin, un ancien pilote de l'armée de l'air, fut déclaré mentalement instable… Quelques semaines plus tard, l'offensive israélienne à Gaza aggrava encore les tensions entre Juifs et musulmans. «Regardez cette revue, lance Yéhia, en tendant “Yemen Online”, elle écrit qu'on reçoit de l'argent de l'étranger, mais c'est faux !», s'insurge le rabbin. Officiellement, le pouvoir les protège. Mais en fait, l'attitude des autorités est ambiguë. «Les promesses du gouvernement en matière d'indemnisation ou d'octroi de terrain aux Juifs n'ont pas été tenues», déplore l'intellectuel musulman, Mahmoud Taha, qui joue les médiateurs entre la communauté et le régime.

Devant le journaliste, Yéhia et les siens louent «Allah et le président Saleh». Mais loin des micros, les langues se délient. «Un jeune de Raïda qui voulait venir célébrer le shabbat à Sanaa la semaine dernière n'a pas pu entrer dans notre quartier, car les gardes du ministère de l'Intérieur lui ont réclamé une autorisation officielle» , se plaint un de ses amis.


«Nos racines sont ici»

Ces derniers mois, une vingtaine ont émigré en Israël, à la faveur d'opérations spéciales de l'Agence juive. «C'est leur choix» , répond laconiquement Yéhia. Le pouvoir ne les freine pas. Mais les Juifs du Yémen ne discutent pas publiquement de leurs velléités de partir.

«On vit ici, on mourra ici» , jure Naami, la mère de Yéhia, recouverte des pieds à la tête d'une longue tunique noire, comme les autres femmes yéménites. «Nos racines, nos traditions sont ici, poursuit Yéhia. D'accord Israël est le pays des Juifs, j'ai des oncles là-bas, mais nous désapprouvons leur politique vis-à-vis des Palestiniens.» Comme les Irakiens sous Saddam Hussein, les Juifs yéménites ont appris l'art de la dissimulation, pour ne pas s'attirer d'ennuis. Pourtant, les plus jeunes pressent leurs parents de les laisser partir. Les filles (70 % des adolescents) ne trouvent plus de maris, sauf à faire venir des Juifs de la diaspora… qui repartiront ensuite avec leurs épouses.

La fin du judaïsme en terres d’islam



By ELIAS LEVY, Reporter

Au lendemain de la Shoah, entre 1945 et 1970, une civilisation de vingt siècles a disparu. Du Maroc à l’Iran, en passant par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, l’Irak et le Yémen, les Juifs vivant dans le monde arabo-musulman ont été contraints d’emprunter l’amère chemin de l’exil. Tel fut le sombre destin de quelque 900000 Juifs sépharades originaires de onze pays islamiques.
Figure marquante de l’intelligentsia juive française, l’universitaire et essayiste renommé Shmuel Trigano a été le maître d’oeuvre d’un livre collectif imposant qui relate et analyse exhaustivement la genèse de ce drame majeur du XXe siècle, souvent occulté par les victimes elles-mêmes: La fin du judaïsme en terres d’islam, qui vient de paraître aux Éditions Denoël.

Dix historiens français et israéliens réputés ont contribué à cette somme historiographique magistrale.

Canadian Jewish News: Ce livre rappelle, moult témoignages et récits à l’appui, que le judaïsme en terre d’islam a quasiment disparu.

Shmuel Trigano: Les pays arabo-musulmans sont aujourd’hui quasiment vides de Juifs. S’il en subsiste, ce sont des vestiges de communautés. C’est le cas des Juifs du Maroc -nous publierons dans un prochain article les réflexions de Shmuel Trigano sur le statut des Juifs du Maroc-, de Turquie, d’Iran…

En Iran, le statut de la communauté juive est toujours celui de dhimmi, régi par la Sharia. Le fait que les Juifs iraniens envoient un député au Parlement, c’est typiquement une structure dhimmi. Dans ces pays, du fait de l’islam, à l’exception -aujourd’hui formelle- de la Turquie, la communauté juive est pensée comme étant à l’écart de la nation. On lui permet de s’organiser de façon autonome administrativement. Comme la loi en vigueur est la loi coranique, non seulement les non-musulmans ne peuvent pas en jouir, mais cette loi les assigne à leur propre loi religieuse. Il ne s’agit pas d’États-nations démocratiques à l’occidental dans lesquels les Juifs peuvent être des citoyens. Le statut des communautés juives dans ces contrées demeure toujours celui d’une minorité en situation problématique, dépendante du roi au Maroc, de la vigilance de l’armée en Turquie jusqu’à récemment…

L’islamisme radical fait peser sur ces communautés juives un danger majeur. Ce qu’elles ont bien compris en organisant le départ de leurs jeunes générations. Ce phénomène d’exclusion des non-musulmans ne se limite pas aux Juifs. Les chrétiens sont en voie de disparition également à cause de l’intolérance religieuse qui sévit dans ces pays islamiques.

C.J.N.: Quelles sont les principales raisons pour lesquelles cette sinistre histoire a été tue?

S. Trigano: Il y a plusieurs explications. D’abord, le choc du traumatisme. On ne peut pas formuler immédiatement une expérience existentielle aussi considérable. Notre génération a assisté à la fin d’un monde, qui a disparu totalement, qui ne reviendra jamais. Ce n’est pas rien. Deuxièmement: l’importance de la souffrance de la Shoah a nécessairement marginalisé la mémoire de ce traumatisme. Dans la Shoah, les Juifs ont été exterminés. Dans les pays arabo-musulmans, les Juifs ont été persécutés, spoliés et expulsés, mais ils n’ont pas été exterminés. Cette différence de gravité a fait que le monde sépharade a pu aussi aborder sa propre mémoire par le biais de la Shoah. La troisième raison tient à la prégnance de l’idéologie du tiers-mondisme anticolonialiste. Les sépharades sont apparus comme des petits blancs qui méritaient leur destin.

Il y a eu aussi le refoulement israélien. Lors d’un colloque que j’ai organisé à Paris sur cette question, l’historien Élie Barnavi, alors ambassadeur d’Israël en France, est venu déclarer que les sépharades n’étaient pas des réfugiés, mais des citoyens israéliens. Cependant, Barnavi n’a jamais contesté que les rescapés de la Shoah ont été considérés comme des réfugiés et reçu les réparations allemandes.

Ce déni de la réalité de l’expérience historique du monde sépharade est typique de certains intellectuels israéliens. Il y a eu tout un ensemble de faits de ce type-là qui ont contribué à éteindre ou à rétracter au maximum la mémoire sépharade. Il est possible aussi que les sépharades pour se faire accepter dans le courant anticolonial aient minorisé leur propre histoire, voire même réécrit celle-ci pour apparaître comme l’exemple même de la symbiose, de la réussite. Ce qui est un autre mensonge historique.

C.J.N.: Les leaders arabes et palestiniens ne cessent de claironner que l’unique raison du départ des Juifs de leur pays natal est la création, en 1948, de l’État d’Israël. Selon eux, si l’État juif n’avait pas vu le jour, les Juifs continueraient à vivre harmonieusement dans les pays arabo-musulmans.

S. Trigano: L’hostilité des mouvements nationalistes arabes envers les Juifs et les autres non-musulmans, je ne parle même pas de l’hostilité religieuse permanente, ne date pas de 1948. La création de l’État d’Israël a mis fin dans l’esprit des Arabes à la condition de dhimmi, dont la caractéristique est la soumission à l’islam. Pour les Arabes, la dhimma est une preuve de tolérance et de générosité. Dans la suffisance ethnocentrique qui caractérise cette perspective, ces derniers ne se rendent pas compte que le dhimmi est un être inférieur, qui n’est ni un sujet ni un citoyen. Le scandale qu’Israël a représenté pour le monde arabo-musulman, c’est tout simplement le scandale d’une nation dhimmi qui se rebelle contre la loi islamique. Ce n’est pas plus compliqué que ça!

Quand les pouvoirs coloniaux se sont retirés, il était confusément clair que les Juifs redeviendraient des dhimmis. L’antisémitisme a commencé à se faire sentir dès les débuts du nationalisme arabe. Ce nationalisme, profondément xénophobe, accusa par la suite les Juifs marocains, égyptiens, irakiens, yéménites, libyens… d’être responsables de ce qui se passait en Israël. Le fait d’avoir massifié et identifié tous les Juifs indistinctement à Israël, à travers des lois d’exception, de véritables “statuts des Juifs”, promulgués en Irak, en Égypte et en Libye, où la catégorie de “sioniste” a justifié la privation des droits et l’exclusion de la société préludant à l’expulsion des Juifs, constitue un acte typiquement antisémite car l’antisémitisme massifie par principe les Juifs.

C.J.N.: Pourtant, on nous présente souvent l’Andalousie du Moyen-Âge comme un havre de paix et de coexistence pour les musulmans, les Juifs et les chrétiens.

S. Trigano: On a oublié que l’Andalousie était avant tout une terre de Djihad, la pointe avancée de l’invasion arabe. Dans l’Andalousie du Moyen-Âge, les non-musulmans étaient aussi des dhimmis. Il y avait tout un courant de polémique théologique contre les Juifs, semblable aux disputations antijuives de l’Europe chrétienne. Un important théologien, Ibn Hazm, a écrit plusieurs traités foncièrement antijudaïques. À Cordoue, il y eut un pogrom au cours duquel 3000 Juifs furent tués. Un historien israélien, Abraham Grossman, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, a souligné le fait étrange qu’il n’y ait eu aucun article consacré à ce pogrom alors qu’il y a pléthore d’articles sur les pogroms perpétrés durant les croisades chrétiennes. Il faut quand même rétablir la vérité sur ce plan-là.

Le fait qu’il y ait eu un Âge d’Or intellectuel des Juifs est à l’honneur de ces derniers, qui ont pu construire et défendre le judaïsme, en hébreu, dans une culture qui n’était pas hébraïque, dans un milieu où ils restaient des dhimmis.

Il ne faut pas renverser la réalité des choses. Le discours idéologique contemporain veut présenter l’Andalousie comme l’Espagne des trois religions ou des trois cultures. C’est joliment dit! L’Andalousie fut avant tout l’Espagne de la Dhimma et non des trois religions. Il y eut aussi de sévères persécutions et massacres contre les chrétiens.

C.J.N.: Selon vous, aujourd’hui, le dialogue judéo-musulman est plus régi par la rectitude politique que par le franc-parler et la sincérité.

S. Trigano: Pour qu’un dialogue judéo-arabe et judéo-musulman soit possible, il faut que les Juifs disent la vérité et cessent avec leur complaisance et leur flatterie. Ou bien on accepte le dialogue en mettant cartes sur table ou bien il n’y aura pas de dialogue. Il ne faut pas entretenir le monde islamique dans l’illusion qu’il a de lui-même. Il faut justement le rappeler à l’ordre des réalités historiques. Même si ces réalités ont été occultées, il faut les restituer. Dans les pays islamiques, les non-musulmans, je ne parle même pas des femmes, n’ont pas été considérés comme des sujets libres, souverains, dignes, capables d’assumer leurs responsabilités.

Le grand choc qu’Israël a représenté, c’est l’autodétermination d’une nation dhimmi. Il faut écrire l’histoire du conflit israélo-arabe dans cette perspective-là. La transformation du conflit du côté de l’islam en guerre de Djihad n’est pas une mutation récente. C’est la cause permanente du conflit. Le monde arabo-musulman n’accepte pas dans ses dogmes que les Juifs soient un peuple et une nation libre et souveraine.

C.J.N.: Le déni de ce chapitre cardinal de l’histoire des sépharades n’a-t-il pas de lourdes répercussions sur le conflit israélo-palestinien, dans la mesure où seuls les Palestiniens ont obtenu le statut de réfugiés?

S. Trigano: Cette triste réalité historique a été totalement éludée. Cette grave omission pervertit la compréhension du conflit israélo-palestinien. La gauche israélienne a toujours négligé et dénié la mémoire du monde sépharade en insinuant que le contentieux que nous avons avec le monde arabe était mu par le racisme. Ce manque d’empathie à l’égard de l’histoire de toute une partie du peuple juif est scandaleux. C’est quand même une pièce capitale. Il y a 600000 Palestiniens qui sont partis, ou ont été poussés au départ au moment de la création de l’État d’Israël. Il n’y avait pas que des autochtones parmi les Palestiniens mais aussi un pourcentage important d’immigrants arabes venus d’autres pays dès la fin du XIXème siècle.

600000 Juifs se sont installés en Israël. Il s’est produit un échange de population comme entre la Turquie et la Grèce, l’Inde et le Pakistan et entre des pays européens après la Deuxième Guerre mondiale. On nous rabat les oreilles avec les Palestiniens qui ont la clé de leur maison et vont la voir de loin. Mais les sépharades aussi ont la clé de leur maison! Ils sont partis en fermant la porte, en s’enfuyant, en abandonnant tout quand ils n’ont pas été spoliés et dépouillés. Mais qui s’intéresse à eux? Qui prend en considération leurs revendications fondées et très légitimes? La faute en revient avant tout aux élites sépharades, qui ont totalement négligé leurs responsabilités sur le plan historique pour quelques cocktails dans des palais. Or, cette responsabilité est décisive pour la légitimité d’Israël, qui n’est pas coupable d’exister. L’État juif n’a pas été créé en chassant la population palestinienne car les Juifs aussi, devenus des Israéliens, ont été chassés de chez eux. C’est ce qu’il faut rappeler avec force aujourd’hui. Les Juifs n’ont aucune dette envers les Palestiniens.



French academic Shmuel Trigano presents the background of his latest book on the expulsion of the Jews from Arab countries.

Canadian Jewish News

Procès Fofana: agacement et émotion


Retour d'un long week-end avec épisode de gastro pour certains, repos loin de Paris pour d'autres, et boulot pour ceux qui gèrent d'autres dossiers d'assises en même temps. Une chaleur étouffante dans la salle d'audience ce lundi, des accusés énervés dans leur box, et des avocats en nage sous leurs robes. Youssouf Fofana, qui avait mis une chemise blanche de marque versace sur un pantalon noir, a fait le malin toute la journée, agaçant la cour, jusque dans les rangs des avocats de la défense, avec lesquels il a décidé de ne plus parler directement. Quand l'un d'eux a une question pour lui, Fofana ricane, baisse la tête, et se tourne vers la présidente, indiquant ainsi qu'il ne répondra qu'à elle. Puisqu'il avait promis en début de semaine dernière qu'il n'adresserait plus la parole qu'à trois personnes dans la salle: l'avocat général, Philippe Bilger, me francis Szpiner, conseil de la famille Halimi, et la présidente, Nadia Ajjan. Celle-ci a donc passé sa journée à répéter les questions au principal accusé.



Le matin, la Présidente indiquait qu'elle n'avait pas pris de décision concernant maître Isabelle Coutant-Peyre, avocate récusée par Fofana mercredi dernier(voir Newsletter N° 927). Elle s'est déclarée incompétente pour trancher, et a annoncé qu'elle attendait plutôt une réponse du barreau. Me Coutant-Peyre ayant en effet été commise d'office, sa récusation n'est pas si simple que Fofana l'exige.



La cour a terminé l'examen du cas de Michaël Douieb, enlevé et tabassé en janvier 2006 par Fofana et sa bande. Youssouf Fofana, qui bégaie et avale la moitié de ses mots, a dit qu'il avait été content de voir couler le sang de Mickaël Douieb, le jour des faits. La mère d'Ilan Halimi a fait face à ces mots, imperturbable, dignement murée dans son silence.



Ont ensuite été abordés les cas Marc Krief et Jérémy Ledoux, deux personnes qui ont reçu des appels en janvier 2006. Des cibles finalement abandonnées. C'est Audrey L., habitante de la cité du Prunier Hardy à Bagneux qui devait servir d'appât pour ces hommes. Elle avait 24 ans, était la maîtresse de Jérôme R., et cherchait «un plan thune». Jérôme lui a présenté Youssouf à la fin de l'année 2005. ce dernier lui a expliqué qu'elle devrait appeler un homme pour lui fixer rendez-vous à Sceaux, où il était prévu qu'il serait enlevé. Pour ça, il était prévu qu'Audrey L. toucherait 3000 euros, si toutefois le travail était bien fait. Elle devait dire qu'elle s'appelait Léa ou Natacha, qu'elle était strip-teaseuse. C'est comme ça qu'elle a rencontré Marc Krief, dans un magasin de téléphones portables, boulevard Voltaire à Paris. Quand Fofana a emmené Audrey L. en repérage à Sceaux, elle a compris ce qu'il voulait vraiment. Elle a refusé d'aller plus loin, il s'est mis en colère. Elle n'a pas cédé.



Youssouf Fofana a indiqué hier que Jérémy Ledoux avait été une erreur de parcours. Il avait bien «senti» au téléphone qu'il «n'était pas juif». Mais pour Marc Krief, c'était différent: «je le sens que c'est un juif séfarade», a-t-il insisté. A Jérémy Ledoux, qui tenait absolument à savoir comment Fofana et les filles ont obtenu son numéro de téléphone, Youssouf Fofana a dit qu'il comprenait l'importance de sa question, qu'il était désolé, qu'il ne répondrait pas tout de suite, mais plus tard peut-être. Une avocate: «Fofana continue de s'imaginer qu'il conserve du pouvoir sur les gens présents à l'audience, il réserve ses réponses, il chuchote à certains avocats, qu'à eux, il acceptera peut-être de parler en direct parce que leur patronyme n'est pas douteux. Il croit jouer avec nous tous.»



Et puis, séquence émotion hier. Avec l'examen du curriculum vitae de Gilles Serrurier, le gardien d'immeuble qui a fait passer les clefs du logement vide où a été détenu Ilan Halimi. Son avocate, Françoise Cotta, l'a présenté sans effet théâtral, sans en rajouter, simplement. C'est un homme qui n'a jamais connu sa mère, élevé par sa grand-mère, puis placé dans un foyer où il est violé. En prison, il a tenté de suicider, parce qu'il pense tous les jours à Ilan Halimi et qu'il se sent coupable du calvaire subi par le jeune homme. Il a dit combien il s'en voulait, combien il regrettait. Avec sa première femme, devenue schyzophrène, il a eu une fille âgée de 19 ans aujourd'hui. Elle est venue à la barre hier, dire combien elle aime son père, tout ce qu'elle lui doit. Et puis elle est partie, lui a envoyé un baiser dans le creux de sa main. Il pleurait dans le box. Les larmes ont coulé sur les joues d'une femme jurée, sont montées aux yeux de quelques avocats.



Aujourd'hui, la cour entre dans les faits Ilan Halimi. Deux policiers, dont les rapports sont largement contestés, viendront à la barre.



P.S: Le procès se tient à huis-clos. Aussi, ce blog est-il écrit à partir d'informations recueillies auprès de personnes qui assistent à l'audience, et dont, bien entendu, nous taisons les noms.




Source: Blog d'Elsa Vigoureux - mardi 26 mai 2009

26.5.09

ANTISEMITISME : Harcèlement entre agents : le maire porte plainte

Poitiers. Le maire a porté plainte, hier, après avoir eu connaissance de faits de harcèlement, violence et injures à caractère antisémite contre un agent.

Plutôt que de risquer le développement de rumeurs et l'inévitable fuite, tôt ou tard, dans la presse, le maire de Poitiers vient de décider de rendre publique une affaire gênante. C'est par la voix de son avocat, le bâtonnier de Poitiers Jean-Charles Menegaire, qu'Alain Claeys a fait annoncer, hier, qu'il portait plainte, en tant que premier magistrat de la ville, pour dénoncer une affaire portée à sa connaissance.
« Il s'agit d'une affaire de harcèlement entre agents, explique le bâtonnier Menegaire. On parle à la fois d'injures et d'insultes à caractère raciste et antisémite, mais aussi de sévices et de violences sur lesquelles je n'ai pas plus de détails pour le moment. La victime est un homme d'une quarantaine d'années qui aurait été victime de ces agissements de la part de plusieurs personnes. Les faits dénoncés duraient depuis plusieurs années. »

“ La victime
en a eu assez.
Elle s'est confiée ”

C'est une information, remontée jusqu'aux oreilles du maire, qui vient d'aboutir à une plainte contre X, déposée directement auprès du procureur de la République, hier matin. « Le maire avait entendu l'agent. Il avait ensuite décidé de porter plainte. L'agent, que je n'ai pas encore rencontré, est manifestement effrayé. Il avait visiblement peur », poursuit l'avocat.
Les faits, tels qu'ils sont rapportés, duraient depuis plusieurs années. « La victime en a eu assez, elle l'a confié à quelqu'un. Ça ne se passait pas sur le site même de la mairie, mais dans des locaux annexes, je ne vous dirai pas lesquels. »
Le maire, qui s'est déclaré « déterminé » dans cette affaire « inqualifiable », devait informer au cours de la journée d'hier, à la fois les chefs de service, les représentants des groupes politiques et les délégués du personnel.
Visiblement, l'information sur cette affaire de harcèlement était remontée jusqu'au maire via un signalement effectué auprès de la direction des ressources humaines.
« A chaque fois que nous avons connaissance de faits de cette nature, que ce soit entre agents, ou avec la hiérarchie, nous les faisons remonter, note une source syndicale. Cela a été le cas lors de la dernière commission administrative paritaire. Ce sont des faits répréhensibles. »

Emmanuel Coupaye

http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&num=1246492

Démantèlement contre expansion naturelle


Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.
Photo: AP , JPost

Par GIL HOFFMAN

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a qualifié mardi matin "d'absurdité totale" la formule qu'aurait proposée le Premier ministre au président américain Obama.
A savoir : Israël évacue les avant-postes illégaux et se voit en échange accordé le droit de permettre l'accroissement naturel des implantations existantes.

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Ehoud Barak : pas d'ultimatum pour une évacuation Le chef de la diplomatie a également souligné l'importance de formuler une position claire sur les problèmes régionaux d'abord, avant de pouvoir régler avec "minutie" la question de l'évacuation des avant-postes.

Lundi, le ministre des services de Renseignements Dan Meridor s'est envolé tard vers le Royaume Uni. Accompagné de ses conseillers, son objectif est de s'assurer du soutien américain quant à l'expansion naturelle des implantations en échange du démantèlement des avant-postes illégaux.

Plus tôt dans la journée du 25 mai, le Premier ministre a indiqué qu'il se rangeait du côté du président américain Barack Obama qui a établit un lien entre les constructions en Judée-Samarie et la menace iranienne.
Lors d'une réunion privée avec des membres du Likoud, Binyamin Netanyahou a annoncé qu'il démantèlerait les avant-postes illégaux dans le but de satisfaire l'administration Obama, à un moment où il souhaite que les Etats-Unis entreprenne une action contre l'Iran.

"Les temps sont particuliers", a déclaré Netanyahou. "Le danger se rapproche, et la chose la plus dangereuse pour un organisme vivant est de ne pas reconnaître la menace qui est sur sa route. Mon travail est d'assurer le futur d'Israël, et cela passe avant tout autre chose. Nos relations avec les Etats-Unis sont importantes. Les réels besoins de la nation doivent être prioritaires."

Au cours de leur entretien à Washington la semaine dernière, Netanyahou a affirmé à Obama qu'éliminer la menace iranienne était nécessaire pour atteindre la paix avec les Palestiniens. Ce à quoi le chef de la Maison blanche a répondu que les progrès pour résoudre le conflit israélo-palestiniens "renforcerait les possibilités de la communauté internationale pour résoudre la question iranienne."

Selon les conseillers du Premier ministre, le message de ce dernier au sortir de la réunion du Likoud était le suivant : "les avant-postes sont importants, mais il y a encore plus important."

PALESTINA UN OUVRAGE HISTORIQUE ESSENTIEL


A une époque où il est de bon ton de remettre constamment en question la légitimité juive en Israël, la découverte d’un ouvrage historique capital sur cette question, écrit au XVII ème siècle, apporte un nouvel éclairage de la plus haute importance.

“Voyage en Palestine“, est le titre d’une œuvre écrite en 1695, par Hadrian Reland (ou Relandi), cartographe, géographe, philologue et professeur de philosophie hollandais. Le sous-titre de l’ouvrage, rédigé en Latin, s’intitule : “Monumentis Veteribus Illustrata”, édité en 1714 aux Editions Brodelet.

Cette belle histoire commence de façon quasi anecdotique, dans un rayon d’une librairie de Budapest, qui renferme des antiquités littéraires, dont une partie concerne le judaïsme : d’anciennes reliques, usées par le temps mais de grande valeur historique (et monétaire), parfois manuscrites, probablement dérobées, issues d’anciennes synagogues. Cette pièce peut aujourd’hui être consultée à l’Université de Haïfa.

L’auteur de cet ouvrage, l’un des premiers orientalistes, connaissait les langues, hébraïque, arabe et grecque (ancien).

En 1695, Relandi (ou Reland) est envoyé en voyage d’études en Israël, en Palestine d’alors, pour un objectif bien spécifique : recenser plus de 2500 lieux (villes et villages) apparaissant dans le texte du Tanah (Bible) ou de la Michna, dans leur appellation originelle. A chaque fois, Reland y mentionne le nom hébraïque tel qu’il apparaît dans le texte et le verset exact auquel il se réfère. Reland y fait également figurer son équivalent en Latin-Romain ou Grec ancien.

Outre ce remarquable travail linguistique, l’auteur opère surtout un recensement de l’époque, pour chaque localité visitée : d’abord une considération d’ordre général spécifiant que la terre d’Israël d’alors est pratiquement déserte, très peu peuplée. La majorité de ses habitants se concentre alors dans les villes de Jérusalem, Acco (Acre), Tsfat (Safed), Yafo (Jaffa), Tveria (Tibériade) et Aza (Gaza). Surtout, le constat établi par le géographe conclut à une présence dominante de Juifs sur cette terre, quelques Chrétiens et très peu de Musulmans, dont la plupart étaient des Bédouins.

Quelques remarques extraites de cette passionnante étude :

Aucune localité d’alors ne propose de nom ou de source arabe
La grande majorité de ses villes ou villages possède un nom hébreu, quelques-uns en Grec ou Latin-Romain
Pratiquement aucune ville qui possède aujourd’hui un nom en arabe n’en possédait à l’époque : ni Haïfa, ni Yafo, ni Naplouse (Shehem), Gaza ou Djénine.
Aucune trace dans les recherches de Reland de sources historiques ou philologiques établies aux noms arabes, plus tardifs, de Ramallah, Al Halil (Hébron) ou Al Qods (Jérusalem)
En 1696, Ramallah s’appelle “Beteïlé” (du nom hébreu “Bet El”), Hévron s’appelle … Hévron et Méarat Hamahpéla (Caveau des Patriarches) : Al Halil, du nom donné à Avraham Avinou en arabe.
La plupart des villes étaient composées de Juifs, à l’exception de Naplouse (Shehem) qui comptait 120 personnes issues d’une même famille musulmane, les “Natashe”, ainsi que 70 Samaritains
A Nazareth, en Galilée, une ville entièrement Chrétienne : 700 Chrétiens
A Jérusalem, plus de 5000 habitants, dont la plus grande majorité est juive, et quelques Chrétiens. Reland n’évoque que quelques familles bédouines musulmanes isolées, composées d’ouvriers temporaires saisonniers, dans les domaines de l’agriculture ou de la construction.
A Gaza, près de 550 personnes, 50% de Juifs et 50% de Chrétiens. Les Juifs étaient essentiellement spécialisés dans l’agriculture : la vigne, les olives et le blé (Goush Katif). Les Chrétiens s’occupant davantage de commerce et transport des différents produits de la région
Tibériade et Safed étaient de localités juives. On sait surtout que la pêche du Lac de Tibériade constituait le principal emploi de l’époque.
Une ville comme Oum El Fahem par exemple était complètement chrétienne : 10 familles


L’une des conclusions qui découle de ces recherches est la contradiction définitive et rédhibitoire apportée aux arguments arabes, à savoir l’affirmation d’une légitimité palestinienne ou même d’un “peuple palestinien”.

On en veut pour preuve le fait même qu’un nom latin, celui de “Palestine”, ait été repris à son compte par le camp arabe…



par Raphael Aouate

http://www.actu.co.il/2009/05/palestina-un-ouvrage-historique-essentiel/

25.5.09

Dieudonné et la Tradition Antisémite Française




Quelques jours avant le scrutin des élections européennes qui ne passionnent guère, on parle peu de la liste « antisioniste » de Dieudonné.
C’est un bien et un mal !

Il semble que Dieudonné qui dérive désormais dans les eaux troubles du négationnisme en compagnie de Faurisson, ne réussisse guère dans cette campagne.

Mais la simple existence de la liste, son obscène obstination, d’élections en élections à nous entrainer dans les sables mouvants de la haine et du mensonge atteint au moins l’objectif de se perpétuer.

Elle diffuse aussi ou du moins conforte les clichés et la déshumanisation qui mènent au meurtre, comme en témoigne le procès de Fofana et son gang de Barbares.

Tradition minable donc qui profite de la Liberté d’expression, de la démocratie, mais aussi tradition misérable qui tue parfois, blesse et agresse souvent

Tradition Française aussi que cet antisémitisme qui rassemble à gauche, comme à droite et fédère sans vergogne. Ne dites pas à Dieudonné qu'il s'inscrit dans la tradition fascisante de Drumont et Maurras, il se voit en paladin de l'anticolonialisme

Vincent Duclert, historien, professeur agrégé à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, revient sur cette histoire Française de l’antisémitisme et en tire quelques leçons d’hier comme d’aujourd’hui., dans une tribune publiée dans Le Monde.

L'antisionisme de Dieudonné, héritage contemporain de l'antisémitisme


"L'existence, depuis sa présentation par Dieudonné et ses amis, au Théâtre de la Main d'Or, à Paris, le 8 mai, d'une "liste antisioniste" pour les européennes en Ile-de-France, oblige à se poser deux questions majeures que l'expérience historique peut contribuer à éclairer. Ce passage par l'histoire est d'autant plus nécessaire que les barrières morales ou juridiques érigées contre la haine antijuive n'ont plus d'efficacité définitive.

Cette liste et l'équipe qui la porte relèvent-elles de l'antisémitisme ? Dieudonné et son équipe s'en défendent. Cependant, la dénonciation du sionisme, dans un cadre national, lors d'élections qui constituent d'abord un événement de politique intérieure, fait peser sur les Français de confession ou d'origine juive une stigmatisation effective qui relève bien des procédés de l'antisémitisme. Cela ne veut pas dire que la discussion du sionisme soit taboue.

Mais celui-ci concerne d'abord l'Etat d'Israël, et relève donc d'une question de politique internationale, quand bien même des Français partagent avec une bonne partie des Israéliens la même confession.
D'autres Français partagent bien des confessions ou des origines avec des ressortissants d'autres pays sans que cela ne devienne un argument électoral. L'antisionisme militant renvoie à l'antisémitisme.
Il permet de mobiliser un fond antisémite tel qu'on le trouve en partie dans le Front national - dont Dieudonné agrège des éléments à son équipe -, et, de manière plus radicale, dans le négationnisme - dont il courtise l'un des principaux militants, Robert Faurisson.

L'antisémitisme en politique a-t-il pour autant une chance de réussir ? On pourrait se contenter de dire que, après le génocide perpétré contre les juifs d'Europe par un régime qui avait élevé l'antisémitisme au niveau d'une religion et d'un appareil d'Etat, et avec la complicité du régime de l'Etat français, lui-même antisémite, l'antisémitisme sous toutes ses formes serait banni à jamais de la vie publique et même privée d'une nation comme la France.

Force est de constater que cette barrière morale est fragile, et que cette fragilité empêche que la loi puisse s'opposer efficacement à l'antisémitisme en politique. L'histoire plus ancienne de la fin du XIXe siècle français introduit paradoxalement des enseignements qui méritent ici d'être formulés.

Le moment antisémite des années 1880 et 1890, culminant avec l'affaire Dreyfus, démontre en premier lieu la difficulté des mouvements se définissant comme antisémites (ou "antisémitique", comme la Ligue du même nom) à triompher politiquement sur le seul thème de l'antisémitisme.



Leur force tient d'abord dans les alliances qu'Edouard Drumont (ci-contre) ou Jules Guérin parviennent à conclure avec les nationalistes (de gauche comme de droite), les catholiques ou les monarchistes. C'est le pouvoir de l'antisémitisme que d'agir comme un catalyseur, et c'est en même temps sa faiblesse dès lors que ces conservateurs ou ces populistes décident de faire le sacrifice de telles alliances, comme cela se produira à la fin de l'Affaire.

La politique de "défense républicaine" du gouvernement de Pierre Waldeck-Rousseau ôtera en effet à ces assemblages tout espace politique, provoquant en retour la radicalisation des antisémites exclusifs (comme Jules Guérin, chef de la Ligue antisémitique, réfugié pathétiquement dans son Fort Chabrol) ou la mutation de l'antisémitisme en "nationalisme intégral" avec l'Action française de Charles Maurras.

Ramené à la situation présente, que nous enseigne cet héritage historique ? Une double leçon, essentielle. Premièrement, l'antisémitisme exige, pour se développer en politique, l'existence d'une croyance collective qui transforme des identités sociales ou culturelles en différenciation idéologique.

L'engagement dreyfusard de 1898, puis la réhabilitation en 1906 du capitaine Dreyfus ont repoussé provisoirement cette croyance, au profit de l'égalité civique entre les Français (mais sans que les colonisés ne bénéficient de cette avancée, qui ne profita guère davantage non plus aux femmes, il faut le rappeler).

Cela signifie aujourd'hui que tout acte ou propos antisémite concerne tous les Français sans distinction, puisque, avec l'antisémitisme, les fondements de la citoyenneté démocratique et du vivre-ensemble sont attaqués.

Or, trop souvent, l'antisémitisme est ramené aux juifs eux-mêmes, tandis que le soupçon du sionisme contribue à accélérer leur isolement, rendant dès lors plus aisée leur persécution.

Il s'agit là d'une spirale de violence que des intellectuels dreyfusards, de Lucien Herr à Emile Durkheim, d'Emile Duclaux à Célestin Bouglé, de Bernard Lazare (ci-contre) à Emile Zola, ont, en leur temps, analysée et repoussée. Leur pensée m'apparaît ici comme disponible pour affaiblir les présupposés sur lesquels se fondent les résurgences d'antisémitisme en politique. C'est la deuxième leçon que nous accorde le passé.

L'offensive intellectuelle du tournant du XIXe siècle mit en lumière trois principes qui gardent toute leur actualité. La défense d'un juif condamné à l'issue d'un procès d'Etat et déporté en Guyane dans des conditions inhumaines fut d'abord une lutte contre la persécution dans son ensemble, politique, religieuse, mais également sociale, amenant ainsi des anarchistes, des socialistes, des femmes à se mobiliser pour Dreyfus.



La cause des persécutés, qui semble animer Dieudonné, est ainsi contredite par l'usage fait de l'antisémitisme, qui est précisément une persécution, et même la figure historique par laquelle l'Europe a pris conscience, au XIXe siècle, de la persécution.

On peut toujours regretter que cela ne soit pas l'esclavage ou la colonisation. Mais la compréhension de l'antisémitisme permet d'accéder à la critique générale de la persécution moderne.

Le combat des intellectuels dreyfusards démontra également le lien déterminant entre le développement de l'antisémitisme, le recul des libertés démocratiques et la montée de l'irrationalisme, si bien que leur engagement se caractérisa par la défense du droit, le principe de justice et la raison critique.

A cet égard, les responsabilités de la situation actuelle sont extérieures à Dieudonné lui-même, et interrogent le devenir de l'identité démocratique française elle-même.

Enfin, la lutte contre l'antisémitisme s'inscrivit il y a un siècle dans une pensée de l'international qui permit à la France de s'arracher au risque nationaliste tout en intégrant davantage les Français selon une conception ouverte, solidaire, voire fraternelle, de la société. Là aussi, l'enseignement est moderne.

Mais de telles leçons du passé ne seront actives qu'à condition de travailler toujours le dossier politique de l'antisémitisme et d'accorder à la recherche, dans notre pays, une reconnaissance publique et une importance sociale."


Antisionisme, Antisémitisme, le Fil Rouge Malsain

Siné, l'Antisémitisme ce n'est pas du Cinéma!

Après le Meurtre d'Ilan Halimi
http://autourdelaliberte.blogspot.com/

Le Plan de Paix de Netanyahou



Caroline Glick, The Jerusalem Post
Adaptation française de Sentinelle 5769

La visite du Premier Ministre Benyamin Netanyahou au Président des USA Barack Obama à la Maison Blanche lundi dernier fut un baptême du feu pour le nouveau Premier Ministre. Ce qui est ressorti de cette réunion, c’est que les priorités d’Obama concernant l’Iran, Israël et le monde arabe sont diamétralement opposées aux priorités d’Israël.


Pendant sa conférence suivant la rencontre avec Netanyahou, Obama a fait clairement savoir qu’il ne lèvera pas le petit doigt pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Et agissant comme substitut d’Obama, au cours des deux semaines précédentes, le directeur de la CIA, Leon Panetta a dit clairement que celui-ci attend qu’Israël reste coi pendant que l’Iran acquiert les moyens de le détruire.

Obama a montré son jeu à l’Iran de trois manières. D’abord, il a posé un agenda non contraignant de sept mois pour laisser agir sa politique de conciliation et de pourparlers avec les ayatollahs. Cette politique, a-t-il expliqué, ne sera mise en œuvre qu’après le mois suivant les élections présidentielles iraniennes. Et un délai de six mois minimum doit être accordé après ces pourparlers directs USA - Iran pour mesurer leurs effets avant d’être évalués en termes de succès ou d’échec.

Mais le renseignement militaire israélien a évalué que six mois peuvent être un trop long délai d’attente. D’ici la fin de l’année, le programme nucléaire de l’Iran peut avoir dépassé la limite pour l’arrêter. Et l’essai réussi par l’Iran de son missile Seiji 2 à combustible solide avec un rayon d’action de 2.000 km mercredi, a tout simplement démontré l’urgence de cette situation. A l’évidence, les mollahs n’attendent pas Obama pour les convaincre de leurs voies erronées.

Au-delà du fait que l’agenda non contraignant d’Obama est trop long, il y a son « ou autre chose ». Obama a dit clairement qu’au cas où, en décembre ou janvier, il en vient à conclure que les Iraniens ne négocient pas de bonne foi, la mesure la plus radicale qu’il prendra sera de manifester sa volonté d’envisager une escalade des sanctions internationales contre Téhéran. Dans le même temps, à sa demande, le député Howard Berman, président au congrès du comité des Affaires Internationales, a délaissé une loi réclamant des sanctions contre les compagnies pétrolières qui exportent du combustible raffiné vers l’Iran.

Enfin, l’affirmation d’Obama que : « la meilleure manière pour les USA de convaincre l’Iran d’abandonner son programme nucléaire est de convaincre Israël de donner encore plus de terres aux Palestiniens ». Comme le formula Obama : « Dans la mesure où nous pouvons faire la paix avec les palestiniens, entre les Palestiniens et les Israéliens, alors je crois vraiment que cela renforce notre position dans la communauté internationale pour gérer une menace iranienne potentielle ». Cette déclaration intègre le manque de sérieux et le caractère mensonger fondamentaux de l’approche d’Obama pour « gérer une menace iranienne potentielle ».

L’Iran a fait savoir sans ambages qu’elle veut la destruction d’Israël. Les mollahs ne se soucient pas de la dimension d’Israël. Leurs missiles sont pointés sur Tel Aviv, non sur Bet El. De même pour la communauté internationale, les Russes et les Chinois n’ont pas aidé les programmes nucléaires et de missiles de l’Iran au cours des quinze années écoulées parce qu’il n’y a pas d’Etat palestinien. Ils ont aidé l’Iran parce qu’ils pensent qu’un Iran puissant affaiblit les USA. Et ils ont raison.

Les Etats arabes, de leur côté, sont déjà ouvertement du côté d’Israël contre l’Iran. L’établissement d’un Etat palestinien ne rendra pas plus profond leur soutien à l’action destinée à empêcher l’Iran d’acquérir les moyens de dominer la région.

Face à cela, la pression obsessionnelle d’Obama pour la création d’un Etat palestinien a peu de sens. Les Palestiniens sont désespérément divisés. Ce n’est pas seulement parce que le Hamas dirige la bande de Gaza, et le Fatah la Judée et la Samarie. Le Fatah lui-même est déchiré par des divisions. La nomination par le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, du nouveau gouvernement de l’AP sous la direction de Salam Fayed a été massivement rejetée par les chefs du Fatah. Tout simplement, il n’existe pas de direction palestinienne cohérente qui soit en mesure de vouloir ou de pouvoir parvenir à un accord avec Israël.

De même pour les perspectives de la paix elle-même, comme il existe peu de différences entre les inepties diffusées chaque jour par le Fatah et les media contrôlés par Abbas / Fayed, en Judée et en Samarie, ces perspectives ne semblent pas particulièrement attractives. Cette incitation antisémite par-delà les clivages a engendré la situation actuelle où les membres et les partisans du Fatah sont solidement unis dans leur volonté de destruction d’Israël. Ceci est apparu clairement jeudi matin quand un policier du Fatah de Kalkilya va utilisé son fusil fourni par les USA pour ouvrir le feu sur des soldats de Tsahal engagés dans une opération antiterroriste dans cette ville.

Etant donné que l’établissement d’un Etat palestinien n’aura aucun impact sur le programme nucléaire iranien, et à la lumière des circonstances actuelles, tout Etat palestinien sera en guerre avec Israël ; dans l’hypothèse où Obama n’ignore pas complètement la situation sur le terrain, il n’existe qu’une explication raisonnable à son désir pressant d’obliger Israël à soutenir la création d’un Etat palestinien, et d’œuvrer à cet établissement en expulsant des centaines de milliers d’Israéliens de leurs foyers. Très simplement, c’est une façon de détourner l’attention de l’acquiescement d’Obama aux aspirations nucléaires de l’Iran.

En faisant de la réalisation de l’objectif irréalisable de la paix entre Israël et les Palestiniens via l’établissement d’un Etat terroriste palestinien la pièce centrale de son programme au Moyen-Orient, Obama est capable de jeter Israël aux mains de la canaille régionale. Cet objectif se reflète dans la pression montante de l’administration sur Israël pour détruire les communautés israéliennes en Judée et Samarie.

En décrivant les Juifs vivant dans des roulottes sur le sommet de collines dénudées en Judée et Samarie – plutôt que les mollahs iraniens qui testent un missile balistique tout en enrichissant de l’Uranium et en incitant au génocide – comme le plus grand obstacle à la paix, l’administration Obama ne cherche pas seulement à détourner l’attention de son refus d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, mais elle place aussi Israël en position de bouc émissaire qui sera blâmé après que l’Iran sera devenu une puissance nucléaire.

Le projet d’Obama de dévoiler son plan de paix au Moyen-Orient au cours de son discours au monde musulman au Caire le 4 juin, de même que sa décision de ne pas visiter Israël au lieu de visiter un camp de la mort nazi, montre clairement qu’il ne perçoit pas Israël comme un allié vital, ou même un partenaire dans le processus de paix qu’il veut initier. Les dirigeants d’Israël n’ont pas été consultés au sujet de son plan. De même, à partir des contours émergents de son plan, il est clair qu’il offrira quelque chose qu’aucun gouvernement israélien ne peut accepter.

Selon la presse, le plan d’Obama exigera d’Israël des retirer ses citoyens et son armée derrière les lignes indéfendables de l’armistice de 1949. Il autorisera l’immigration libre de millions d’Arabes haïssant Israël vers l’Etat palestinien. Et il cherche à présenter tout cela comme étant en accord avec les intérêts d’Israël en proclamant qu’après que celui-ci se sera rendu indéfendable, tous les 57 membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (dont l’Iran) « normaliseront » leurs relations avec Israël. En bref, Obama utilise son plan de paix pour fustiger le gouvernement Netanyahou comme la principale force de déstabilisation régionale.

Pendant sa rencontre avec Obama, Netanyahou est parvenu à éviter les pièges politiques qu’Obama lui avait posés. Netanyahou a préservé le droit d’Israël à agir indépendamment contre l’Iran, et il n’a rien concédé de substantiel sur la question palestinienne.

Alors qu’en soi ce n’est pas une mince réalisation, la mise à l’écart des provocations d’Obama n’est pas une stratégie soutenable. Déjà mardi, l’administration a commencé d’obliger Israël à suivre sa ligne sur l’Iran et les Palestiniens en l’engageant dans des « groupes de travail » conjoints. Puis de même, jeudi, la destruction par le gouvernement de la communauté d’un avant-poste en Judée a été perçue comme une reculade d’Israël sous la pression des USA. Cela a sans aucun doute fait lever des attentes pour de nouvelles expulsions dans le futur proche.

Aussi, que doit faire Netanyahou ? Quelle tournure aurait une stratégie destinée à s’opposer à la pression politique de l’administration Obama et à maintenir l’attention internationale sur l’Iran ?

Dans les circonstances présentes, le mieux pour le gouvernement Netanyahou est de présenter son propre plan de paix pour atténuer l’impact du plan d’Obama. Pour émousser l’impact du discours d’Obama au Caire, Netanyahou devrait présenter son plan de paix avant le 4 juin.

Un tel plan devrait contenir trois étapes. D’abord, à la lumière de la volonté apparente du monde arabe d’entamer des pourparlers avec Israël, Netanyahou devrait appeler à l’ouverture de pourparlers directs entre Israël et la Ligue Arabe, ou entre Israël et l’OCI, sur la normalisation immédiate des relations entre Israël et le monde arabo-islamique. Aussi bien Obama et le roi Abdullah de Jordanie proclament qu’une telle normalisation est dans la proposition. Israël doit insister pour que cela commence sans délai.

Cela est bien sûr nécessaire pour que la paix survienne avec les Palestiniens. Comme nous l’avons vu à Camp David en 2000, la seule manière suivant laquelle les chefs palestiniens se sentiront à l’aise pour faire la paix avec Israël, c’est d’abord que le monde arabe démontre son acceptation de l’Etat juif comme un paramètre permanent du paysage du Moyen-Orient. Proclamer qu’une telle exigence d’Israël est une simple tactique pour gagner du temps, cela peut être facilement écarté. Etant données les déclarations jordaniennes et américaines sur la volonté du monde arabe d’accepter Israël, quand les négociations commenceront, cette étape pourra être achevée en quelques mois.

La seconde étape du plan de paix d’Israël serait de s’engager avec le monde arabe pour s’accorder et commencer de réaliser un programme conjoint de lutte contre le terrorisme. Ce programme comprendrait la destruction de réseaux terroristes, en coupant leur financement, et en parvenant à un agrément pour arrêter les terroristes et les extrader vers La Haye ou aux USA pour y être jugés. Il devra être parfaitement clair pour tous les gouvernements de la région qu’il ne peut y avoir de paix ou de stabilité régionales à long terme aussi longtemps que des terroristes occupés à la destruction d’Israël et au renversement de régimes arabes modérés sont autorisés à agir. Ainsi, faire de l’exécution d’un tel programme une pré condition pour un progrès ultérieur ne devrait pas constituer un obstacle à la paix. De fait, il n’y a aucune raison pour que cela soit même perçu comme sujet de controverse.

La dernière étape du plan de paix israélien devra être la négociation sur un accord de statut final avec les Palestiniens. Ce n’est qu’après l’acceptation par le monde arabe d’Israël, et seulement après qu’il aura accepté de se joindre à Israël pour parvenir à l’objectif commun d’un Moyen-Orient débarrassé du terrorisme, qu’il pourra exister une chance pour que les Palestiniens se sentent à l’aise et libres de coexister en paix avec Israël. Et Israël bien entendu, se sentira bien plus en confiance pour vivre en paix avec les Palestiniens après que le monde arabe aura démontré sa bonne foi et son amitié pour l’Etat juif et son peuple.

Si Netanyahou présentait son plan dans les deux prochaines semaines, il serait en mesure d’écarter le piège d’Obama du 4 juin en proposant de discuter les deux plans avec la Ligue Arabe. Ce faisant, il serait en mesure de continuer à démontrer que l’Iran est bien le plus grave danger dans la région, sans être diabolisé comme une n ennemi de la paix.

Que Netanyahou mette en avant un tel plan ou non, ce qui est devenu évident cette semaine c’est que ses plus grands défis à son poste seront d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires tout en empêchant l’administration Obama de reprocher à Israël l’absence de paix.


jpost.com

Mandat d'arrêt contre Nasrallah


Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères.
Photo: AP , JPost

L'enquête révélant l'implication potentielle du Hezbollah dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri en 2005 a incité le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, à exiger le lancement d'un mandat d'arrêt international contre le chef de l'organisation, Hassan Nasrallah.

"Un mandat d'arrêt international doit être lancé contre Nasrallah, et il doit passer en jugement", a affirmé Lieberman avant la rencontre ministérielle hebdomadaire de dimanche.

"L'enquête sur l'implication de Nasrallah dans le meurtre du Premier ministre Rafik Hariri doit être un message d'avertissement à la communauté internationale", a-t-il ajouté.

Dimanche, le Hezbollah a nié avoir commandité l'assassinat. S'adressant au journal koweitien Al Anbaa, des sources du Hezbollah ont jugé que l'unique objectif de ces accusations "stupides" était d'influencer les élections libanaises prévues début juin.

Samedi, l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a rapporté qu'un tribunal soutenu par les Nations unies avait trouvé une preuve substantielle reliant l'attentat qui a tué Hariri ainsi que 23 autres victimes au Hezbollah.

D'après l'article, huit numéros de téléphone portables d'activistes du Hamas ont été utilisés pour mener l'attaque à bien et ont été abandonnés immédiatement après l'attentat.

Le réseau a été démantelé grâce à un faux pas d'un des terroristes qui a utilisé son téléphone pour appeler sa petite amie.

L'enquête semble aussi indiquer que le terroriste du Hezbollah Hajj Salim a planifié le meurtre d'Hariri. Celui-ci est directement lié au chef du groupe, Hassan Nasrallah.

Les explosifs trouvés sur le lieu de l'attentat seraient également liés au groupe chiite libanais.


http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1242212455457&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

24.5.09

Israël: Lieberman exclut un retour aux frontières de juin 1967



Le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a écarté dimanche le retour d'Israël sur ses frontières d'avant la guerre israélo-arabe de juin 1967.

"Aujourd'hui, un retour aux frontières de 1967, comme on nous presse de le faire, ne mettrait pas fin au conflit (avec les Palestiniens) et ne garantirait ni la paix, ni la sécurité", a déclaré M. Lieberman aux journalistes avant la séance hebdomadaire du cabinet israélien à Jérusalem.

"Cela reviendrait simplement à déplacer le conflit à l'intérieur des frontières de 1967", a-t-il ajouté.

Lors de la guerre de juin 1967, Israël avait occupé Jérusalem-est et la Cisjordanie, le plateau syrien du Golan, la bande de Gaza et le Sinaï égyptien. L'Etat hébreu s'est retiré du Sinaï en 1982 et de la bande de Gaza en 2005.

M. Lieberman a tenu ces propos alors que le gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, confronté aux pressions internationales sur le gel de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés, doit examiner dimanche le dossier des colonies sauvages en Cisjordanie.

Le président américain Barack Obama a réclamé lundi l'arrêt de la colonisation, en présence de M. Netanyahu, à l'occasion de la première rencontre entre les deux hommes depuis leur arrivée au pouvoir.

Interrogé à ce sujet, M. Lieberman a déclaré: "s'il faut démanteler ces colonies (sauvages), cela doit se faire dans le cadre bien ordonné d'un plan global".

"Il conviendrait peut-être de reconsidérer la Feuille de route dans toutes les étapes qu'elle prévoit et s'il est, dans ce contexte, nécessaire de démanteler les colonies sauvages, alors nous le ferons", a-t-il ajouté.

La Feuille de route est un plan de paix lancé en 2003 par le Quartette (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) et qui a été accepté par Israël. Il prévoit l'avènement d'un Etat palestinien par étapes, notamment la fin des violences et le gel de la colonisation juive.

La question des colonies sauvages divise le gouvernement israélien. Le ministre travailliste de la Défense Ehud Barak a averti mercredi qu'il "comptait faire respecter la loi et évacuer rapidement les points de colonisation non-autorisés".

Le vice-ministre de la Défense Matan Vilnaï, également travailliste, a abondé dans son sens dimanche, mais leur collègue de l'Intérieur et chef du parti Shass orthodoxe sépharade, Eli Yishaï, a prévenu qu'"il ne faut pas démanteler les colonies sauvages (...) Si on veut appliquer la loi, alors cela concerne aussi les Arabes qui construisent illégalement".

De leur côté, les colons maintiennent la pression. L'une de leurs dirigeantes, Daniela Weiss, a enjoint les membres du Likoud de M. Netanyahu, "à sortir de la torpeur en exigeant que la construction reprenne en Judée-Samarie (Cisjordanie) et dans la bande de Gaza".

Les colonies sauvages ont été créées sans le feu vert des autorités israéliennes, mais aux yeux de la communauté internationale toutes les implantations israéliennes dans les territoires occupés sont illégales.

Israël s'est engagé auprès des Etats-Unis à démanteler celles créées après mars 2001, soit au moins 24.

Selon le mouvement israélien anti-colonisation la Paix Maintenant, plus de 100 colonies créés illégalement en Cisjordanie ont par ailleurs finalement reçu l'aval des et le soutien matériel des autorités.



LesEchos.fr

Le gouvernement veut dissoudre un groupuscule proche de Kémi Séba



Luc Bronner | Le Monde

Le ministère de l’intérieur a entamé, mercredi 20 mai, une procédure de dissolution de l’organisation "Jeunesse Kémi Séba" (JKS), un groupuscule proche du Mouvement des damnés de l’impérialisme (MDI), fondé par l’activiste noir Kémi Séba.

L'intérieur envisage de dissoudre les JKS au nom de la loi de 1936, sur les groupes de combat et milices armées, qui réprime la provocation à la haine et à la violence raciale ou religieuse. Des vidéos diffusées par le groupuscule incitaient les jeunes des quartiers à "prendre les armes" pour "éradiquer le sionisme" (Le Monde du 24 septembre 2008). De source policière, on estimait en 2008 que Kémi Seba, ancien chef du groupuscule Tribu Ka, dissout pour incitation à la haine raciale après une descente dans le quartier juif historique de Paris, rue des Rosiers en 2006, disposait d'un noyau de 80 militants sur l'Ile-de-France.

Les JKS sont décrites comme "un mouvement à vocation paramilitaire, voire sectaire" par les policiers qui surveillent leurs activités depuis leur émergence en septembre 2008. Ses membres prêtent serment et se plient à une charte interne les appelant à être solidaires "jusqu'à ce que mort s'ensuive". Le mouvement, dirigé par une jeune femme, Soumayya Fall, comprendrait une trentaine de membres actifs, presque exclusivement des Noirs. Il apparaît très hiérarchisé avec des "soldats", qui "exécutent les ordres" et des "capitaines", capables de faire preuve d'une "détermination maximale". Des fiches d'évaluation de chaque militant sont rédigées par les cadres. Ceux-ci portent des brassards noirs et verts lors de leurs meetings.
Les JKS se présentent comme des militants "anti-impérialistes" et "antisionistes". A plusieurs reprises, ses membres ont diffusé des vidéos incitant à la violence. Le 24 novembre 2008, des militants avaient été interpellés à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) pour avoir distribué des tracts dénonçant "vingt ans de crimes impunis dans les camps de concentration qu'on nomme les quartiers populaires". Ils ont aussi été impliqués dans des incidents à Tours, en octobre 2008.


Les JKS ont réagi en appelant leurs sympathisants à accentuer "le combat", contre "un système qui n'a de cesse de vouloir museler, castrer, éliminer, les "rares" mouvements de résistance qui subsistent en son sein". A l'issue d'une phase contradictoire, le dossier devrait être transmis au conseil des ministres avant la signature d'un décret de dissolution.

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Le Mouvement de Kemi Seba en cours de dissolution
Et une bonne nouvelle, une ! L’Actu Vue par JSS

Voici le communiqué des JKS (Jeunesses Kemi Seba)

Kemi Seba, président du MDI, réagira très prochainement sur cette mesure digne de l’ETAT d’APARTHEID.

Aujourd’hui, Mercredi 20 mai 2009, Soumayya Sekhmet Fall, responsable des « Jeunesses Kemi Seba » (JKS) a été convoquée auprès du Comissaire Divisionnaire Chef du District et Commissaire central d’Evry (91). Ceci pour lui notifier l’intention du gouvernement de proposer à M. le Président de la République « le très célèbre Nicolas Sarkosy » la dissolution du groupement de fait « Jeunesses Kemi Seba » (JKS) sur le fondement du 6° de l’article 1er de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées.

Une dissolution qui serait justifiée par le fait que les « Jeunesses Kemi Seba » seraient, je cite :

” [...]un groupement provoquant à la haine raciale ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de son appartenance à une ethnie, une nation, une race, une réligion déterminée ou propageant les idées justifiant cette discrimination, haine ou violence…”

Il est quand même nécessaire de rappeler que des « groupuscules » comme la Ligue de Défense Juive (LDJ) ou le BETAR qui sont de véritables groupes armés, ayant à leur actif plusieurs actions violentes, notamment envers des individus a cause de leur appartenance à une race ou à une réligion donnée, n’ont jamais été inquiétés, avertis ou sanctionné par l’Etat.

Rappelez vous dernièrement (courant Mai 09), lors du procès du “Gang des Barbares”, la mère de Youssouf Fofana a été prise à partie par une vingtaine de membres de ces « milices étatiques », mais aucune sanction, aucune mesure disciplinaire n’a été prise envers eux !! Est-ce étonnant !?..quand nous savons les intérêts de ceux qui siègent à la tête de ce gouvernement… Non !!

Cette demande de dissolution, qui compte tenue de la politique sécuritaire et de l’état militarisé et policier mis en place par le gouvernement Sarkosy est loin de nous surprendre.

Bien au contraire, ce dernier évènement vient encore réaffirmer en nous et aux yeux de tous ceux doués d’un minimum de clairevoyance, qu’un système qui n’a de cesse de vouloir museler, castrer, éliminer, les « rares » mouvements de résistance qui subsistent en son sein, est un système dictatorial et donc un système à abattre…

Cet évènement viendra encore une fois attester aux yeux des sceptiques mais aussi de ceux qui suivent et apprécient notre lutte depuis un certains temps, que les coups que nous portons à l’Etat au travers de notre combat ne sont pas vains.

Aussi, que si cet Etat « cynique » n’a de cesse de nous harceler par des arrestations, des procès, des tentatives d’intimidations et des dissolutions par décret présidentiel c’est que nous le gênons réellement et ceci de la meilleure manière pour l’accomplissement de son plan d’aliénation et de domination des populations…

Les dernières déclarations du Ministre de l’Intérieur Michelle Alliot-Marie suite au récents évènements survenus dans la cité des 4000 à la Courneuve nous démontrent bien que le gouvernement Sarkosy veut, en manque de réponses concrètes au malaise social dans lequel est plongé la France, surfer sur les peurs donc sur le sentiment d’insecurité.

Le ministre de l’Intérieur l’a dit :
« il faudra de la fermeté et de l’exemplarité dans les sanctions ».

Il s’avère que nous les « JKS » de part nos actions menées au sein des quartiers sensibles et notre proximité avec les problèmes que rencontrent les populations des banlieux ( violences policières, discriminations raciales…), sommes les cibles idéales des oligarques qui siègent dans les hautes sphères de cet Etat.

Malheureusement pour eux, nous ne sommes pas de ceux qui nous larmoyons ou qui rebroussons chemin à la première contre attaque de ceux que nous avons désigné depuis le début de notre parcours activiste comme étant nos ennemis.

L’habit de l’ennemi public est un habit qui nous va à ravir car c’est le vêtement que nous avons choisi de revêtir jusqu’à ce que ce système criminel soit éradiqué…

Nous remercions déja le gouvernement du Président Sarkosy de nous remettre cette médaille d’honneur, dans le sentier du combat pour la vérité, la dignité et la justice. Et nous leur disons déja d’avance que quelque soit la décision prise par le « nabot-léon de naguy bosca », qu’ils pourront dissoudre notre mouvement, mais ils ne pourront jamais dissoudre notre volonté vicérale d’éliminer tous ceux qui propagent l’injustice et la corruption sur la terre..

A bon entendeur, le combat s’accentue…

AFFAIRE A SUIVRE…

JKS

23.5.09

Une loi pour le statut de Jérusalem


A l’occasion du Yom Yeroushalayim où l’on célèbre la réunification de la capitale d’Israël, le leader de la coalition, Zeev Elkin, a présenté, avec d’autres chefs de formations parlementaires, une proposition de loi visant à fixer une fois pour toutes le statut de Jérusalem.

On peut dire que la question est d’actualité, étant donné que le président des États-Unis Barack Obama a fait savoir en début de semaine, après sa rencontre à la Maison Blanche avec Netanyahou, qu’il avait élaboré un nouveau “plan de paix” pour le Proche-Orient, prévoyant notamment la création d’un Etat palestinien dont “Jérusalem-Est” serait la capitale. En outre, toujours d’après ce programme, la Vieille Ville deviendrait une “zone internationale sous le contrôle de l’Onu”.

Selon ce projet de loi, tout changement dans les contours municipaux de la ville ne pourra se faire qu’avec l’appui d’une large majorité de 80 députés, au lieu de la majorité habituelle exigée qui est de 61 voix.

Elkin n’est pas le seul à vouloir prendre ses précautions: il a été rejoint par le chef du groupe parlementaire d’Israel Beteinou, Robert Ilatov, ainsi que par le député Avraham Michaeli, du parti Shass, par Zevouloun Orlev, de Habayit Hayehoudi, par Ouri Ariel du Ihoud Leoumi et par le député de l’opposition Othniel Schneller (Kadima).

Le député Elkin a expliqué qu’il souhaitait par cette nouvelle loi, qui est en fait un amendement de la loi fondamentale, confirmer une fois pour toutes l’unité de la ville et assurer l’avenir de la capitale tout en veillant à la sécurité de ses habitants.

La loi actuelle définit l’étendue du territoire de Jérusalem conformément à ce qui a été fixé le 28 juillet 1967. Elle interdit en outre que le contrôle de la ville soit confié à une autorité étrangère, à moins que ce changement ne soit décidé à une majorité de 61 députés. Elkin a expliqué sa démarche de la façon suivante: “Jérusalem est une ville qui a un statut particulier, avec une signification historique pour le peuple juif dont elle est la capitale éternelle”. Il a ajouté que des générations de Juifs s’étaient engagés à la préserver en tant que capitale du peuple juif. Et de poursuivre: “C’est pourquoi la Knesset doit faire en sorte que rien ne pourra jamais porter atteinte à la capitale d’Israël”.

Il faut rappeler qu’un projet de loi similaire avait déjà été soumis à la Knesset précédente, cette fois par le député Likoud Guideon Saar (devenu ministre de l’Education). Parmi les signataires figurait à l’époque … Binyamin Netanyahou.

En guise de conclusion, Elkin a déclaré: “J’espère que le gouvernement actuel permettra le vote de cette loi. Cela ne signifie pas qu’il y aura un affrontement avec Obama. Il existe actuellement à la Knesset une large majorité en faveur de l’unité de Jérusalem mais il faut également penser aux générations futures”.




par Claire Dana-Picard

http://www.actu.co.il/2009/05/une-loi-pour-le-statut-de-jerusalem/

22.5.09

COMMUNIQUE DU BNVCA

Le BNVCA condamne l'agression antisémite commise le 21/5/09 à 17h,Gare RER Champigny S/Marne,contre une adolescente juive (15 ans), par 3 filles décrites d'origne Nord Africaine,qui la menacent d'un couteau, pour la dépouiller, usant de préjugés antijuifs

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ ANTISEMITISME
Parainé par le Centre Simon Wiesenthal,Verbe et Lumière,l’Union des CCJ IdF…
8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

Le Président
Sammy GHOZLAN
0609677005

Drancy le 22/5/09
Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne l’agression antisémite commise le jeudi 21 mai 2009 à 17h, contre une adolescente juive de 15 ans, devant la gare de Champigny Sur/Marne, (94) par trois jeunes filles décrites comme d’origine maghrébine.
Selon la victime A. Perla, alors qu’elle attendait son bus assise sur un banc de la gare RER, une jeune fille de 19 ans, qu’elle décrit comme de type nord africain, lui demande une cigarette, en lui disant « SI TU NE M’EN DONNES PAS JE TE CREVE LES YEUX » elle est rejointe par deux autres jeunes filles du même type, qui l’intimident en s’asseyant tout contre elle. A ce moment la victime dit ressentir une pointe au niveau de son flanc droit, et constate qu’il s’agit d’une lame de couteau. Celle qui portait l’arme blanche lui déclare « JE SAIS QUE TU ES FEUJ. DANS TON PAYS ON TUE DES GENS. NOUS ON VA TE TUER. » Elle lui arrache son sac, le fouille en disant « UNE FEUJ SANS ARGENT C’ EST PAS POSSIBLE ET SI JE TROUVE UN BILLET JE TE TUE » …Lorsqu’elle découvre une bouteille d’eau , elle en arrose sa victime qui s’enfuit pour se diriger vers le local des chauffeurs, afin de s’y réfugier et demander de l’aide. Apeurée, elle parvient à regagner le quai et prendre le train . A la gare de Sucy en Brie, elle trouve une personne amie de ses parents qui l’a prise en charge.
La victime a déposé plainte. Elle nous dit avoir été identifiée en tant que juive en raison des vêtements qu’elle porte comme ses camarades élèves de l’école juive qu’elle fréquente. -Jupe bleue couvrant les genoux, et chemisier blanc à manches longues.-
Nous demandons à la police de tout mettre en œuvre pour identifier et interpeller les auteurs des faits, probablement habituées à fréquenter cette station RER, et dont une description précise a été donnée par la jeune A. Perla.
Le BNVCA recommande aux parents de la jeune Perla , choquée et traumatisée, de la faire suivre par un psychologue que nous lui indiquons pour évacuer les séquelles de cette inadmissible agression.
Le BNVCA constate que les préjugés antisémites ont la vie dure. Le huis clos imposé au procès des assassins présumés du jeune juif Ilan HALIMI n’est pas de nature à servir d’exemple.
Le silence observé ne permettra à ce procès d’être ni dissuasif, ni pédagogique. Le BNVCA est convaincu que la campagne politique du parti antisioniste de Dieudonné et ses acolytes, sur fond d’antisémitisme va provoquer une nouvelle flambée de violences antijuives . Leurs auteurs potentiels aujourd’hui sans vergogne, sans retenue, y sont officiellement encouragés.

Netanyahou : Jérusalem sera toujours à nous



Le Jour de Jérusalem est l’occasion pour les hommes politiques de prêter un serment d’allégeance à l’égard de Jérusalem. Serment qui sera respecté ou non, seul l’avenir nous le dira.

En attendant, le Premier ministre a rassuré ses électeurs en déclarant jeudi soir : “Jérusalem unie est la capitale d’Israël. Jérusalem a toujours été et restera notre capitale et elle ne sera jamais plus divisée ni partagée.” C’est par cet engagement que Binyamin Netanyahou a commencé son discours à l’occasion de Yom Yéroushalaïm, accueilli par une ovation de la foule assistant à la cérémonie sur la Colline des Munitions.

“Je suis rentré hier d’une importante visite à Washington. Il m’importait sincèrement de rentrer à temps pour participer à cette cérémonie et dire ici ce que j’ai dit aux Etats-Unis : Jérusalem unie est la capitale d’Israël. Seule la souveraineté israélienne sur Jérusalem unifiée assurera la poursuite de la liberté de culte pour les trois religions. Ce n’est que de cette manière que les membres de tous les groupes ethniques pourront continuer à vivre à Jérusalem”, a affirmé le chef du gouvernement.

Et d’ajouter : “Regardez autour de vous comme Jérusalem se développe et s’agrandit. Les membres de toutes les religions y vivent en paix. Les temples et les maisons d’étude sont pleins à craquer, de même que les cafés et les restaurants. Jérusalem est avant tout une ville de sainteté, de rêve et de prière.”

Le président de l’Etat Shimon Pérès a lui aussi déclaré son attachement à Jérusalem : “Jérusalem est une ville sainte aux yeux de la moitié de l’humanité. Elle était et reste la capitale d’Israël. Israël n’a jamais eu d’autre capitale et Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un autre peuple.”

Et d’ajouter : “La grandeur de Jérusalem ne réside pas dans sa situation géographique, mais dans son histoire. Géographiquement, Jérusalem n’a rien de spécial : il n’y a ni fleuve, ni plage ; les montagnes qui l’entourent ne sont pas très élevées. Mais il n’y a pas d’autre ville au monde forte d’une telle histoire. Une histoire spirituelle, mais aussi politique.”

Pérès a lui aussi évoqué la liberté de culte : “Lorsque Jérusalem était entre des mains non juives, les Juifs n’avaient pas le droit de prier dans les lieux saints. Alors que gouvernée par les Juifs, elle est ouverte à toutes les religions et à toutes les prières. Il est possible d’y entendre le son du Shofar, les appels du muezzin et la messe chrétienne, sans censure, sans obstacles. La réalité à Jérusalem est bien plus positive que l’image dont certains l’affublent.”

Pérès s’est également adressé aux familles qui ont perdu un proche lors du combat de la Colline des munitions pendant la Guerre des Six Jours : “Je connais la profonde douleur que vous éprouvez après la chute de chacun des combattants. C’est une douleur qu’il est impossible d’apaiser. Mais ici, sur cette colline à la terrible splendeur, il faut dire que ce que nous avons obtenu est à la hauteur de notre douleur. Les fils sont tombés. Mais ils ont sauvé ce qu’il y a de plus cher dans notre histoire : Jérusalem.”

Le conseiller du chef de l’AP Mahmoud Abbas (Abou Mazen), Rafik Housseini, ne partageait pas la joie et l’enthousiasme de la foule venue fêter la réunification de Jérusalem. Il a fustigé les propos du Premier ministre: “L’occupation israélienne de l’est de Jérusalem est illégale et toute tentative de la part d’Israël de préserver l’entière souveraineté sur la ville représente un sérieux obstacle à la paix.”




par Yael Ancri

http://www.actu.co.il/2009/05/netanyahou-jerusalem-sera-toujours-a-nous/

20.5.09

La Passionaria des antisémites traitée de juive




Fofana ne respecte vraiment rien : cette crapule a congédié son avocate Mme Coutant-Peyre , au motif qu’elle serait, selon lui, de confession juive.
Cette avocate a trouvé plus extrémiste qu’elle !

Pourtant Fofana n’avait pas choisi au hasard son avocate :plusieurs de ses clients sont des antisémites militants (Garaudy,Kemit Seba, FPLP) ou des tueurs de policiers français ( Carlos).

Isabelle Coutant-Peyre est une avocate parisienne née en 1958.
Collaboratrice de Jacques Vergès(défenseur du nazi Barbie), elle défend Roger Garaudy (dont elle dirige la revue À Contre nuit)

En 2008, elle défendit également Kemi Seba.


Elle épouse Ilich Ramírez Sánchez, connu sous le nom de « Carlos », dont elle est l’avocate. Me Coutant-Peyre a assuré la défense, entre autres, de membres du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) ou du groupe d’extrême gauche Action directe.



Après avoir été "jetée comme une juive" ,elle s’abaisse à défendre encore le tueur d’Ilan Halimi auprès des journalistes qui l’interrogeait sur son renvoi par Fofana.

Cette avocate n’a-t-elle aucun sens de l’honneur et du respect d’elle-même ?

Un article allemand sur les complices de Hitler suscite l'ire à Varsovie


AFP

© AFP/Archives - Un dossier sur les "complices européens" de Hitler dans l'Holocauste des juifs, paru cette semaine en première page de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, a suscité mercredi la colère à Varsovie.

"Les Allemands sont responsables de l'Holocauste, cet assassinat industriel des juifs. Mais on a prêté peu d'attention jusqu'à présent au fait que les sbires de Hitler avaient aussi des complices volontaires à l'étranger", a souligné Le Spiegel.

Plusieurs quotidiens polonais ont accusé mercredi le journal allemand de chercher à faire partager avec d'autres Européens la responsabilité pour l'Holocauste.

Le ministère des Affaires étrangères à Varsovie a indiqué à l'AFP avoir demandé à l'ambassade de Pologne à Berlin de "réfléchir à une réponse à donner" à l'article du Spiegel.

Tout en admettant que "seuls Hitler et son entourage, ou bien la Wehrmacht, auraient pu mettre fin à l'Holocauste", le journal allemand affirme que "cela n'enlève rien à l'argument que, sans les complices étrangers, des milliers, peut-être même des millions de juifs auraient survécu".

"Dans les camps de la mort d'Europe de l'Est, on comptait jusqu'à 10 complices locaux pour un policier allemand", selon Der Spiegel.

"Si un journaliste allemand écrit un tel article, nous avons affaire à un mensonge prémédité", a martelé l'historien polonais Antoni Dudek, cité mercredi par le quotidien Polska.

"Selon la thèse du Spiegel, c'est quasiment toute l'Europe qui est responsable de l'Holocauste. +C'est absurde+, estiment les historiens", a écrit mercredi le quotidien conservateur Rzeczpospolita.

Dans son dossier, paru à l'occasion de la récente expulsion en Allemagne de l'ex-Ukrainien Ivan Demjanjuk, l'hebdomadaire allemand cite des cas précis de massacre ou de déportation où des "complices" locaux ont joué un grand rôle, sinon le rôle principal, notamment dans les pays baltes, en Hongrie, en France, aux Pays-Bas et en Pologne.

"Des experts comme Dieter Pohl, de l'Institut d'histoire contemporaine de Munich, estiment à plus de 200.000 le nombre de non-Allemands qui ont +préparé, accompli et soutenu les actes meurtriers+, soit à peu près autant que le nombre d'Allemands et d'Autrichiens", a affirmé Der Spiegel.


EUROPÉENNES - Dieudonné a débuté mardi sa campagne en Ile-de-France. Reportage à Bobigny...


Une membre de l'équipe de campagne de Dieudonné, hier, sur le marché de Bobigny./ S.
EUROPÉENNES - Dieudonné a débuté mardi sa campagne en Ile-de-France. Reportage à Bobigny...

Au bout d'une heure de tractage sur le marché de Bobigny (93), le service de sécurité de Dieudonné presse le pas : «Montez dans le bus, il y a la police !» Un commerçant, qui accuse une militante de l'avoir traité en arabe de «sale juif», vient d'appeler les forces de l'ordre. Une vingtaine d'«antisionistes» se réfugient dans le «Dieudo bus», un ancien car scolaire qui débutait hier la campagne pour les européennes en Ile-de-France. L'incident réglé, la troupe, rejointe par Dieudonné, va tracter plus loin.

«Voter pour un autre parti, c'est voter pour Israël»


«Oh Dieudonné! Ça fait plaisir de vous voir ici», lance Sissoko, 28 ans. Pour l'humoriste controversé, l'accueil est souvent chaleureux. Mais sa ligne politique n'est pas toujours perceptible. «Antisionisme, c'est contre les juifs, c'est ça?», s'interroge Daoud, 24 ans, en lisant le tract qui dénonce «la finance mondialisée». « Non, c'est contre ceux qui parlent mal des Noirs», lui répond un ami. Du coup, les «antisionistes», qui se défendent de tout antisémitisme, tentent de clarifier leur programme. «Dieudonné, c'est le seul qui dit que la France, ce n'est pas Israël, glisse un jeune de l'équipe à une vieille dame. Si vous votez pour un autre parti, vous votez pour Israël.»

«Une victoire que la liste ait pu se monter»

Plus loin, une militante voilée s'indigne : «Je viens de me faire traiter de raciste! Mais je suis raciste anti quoi?» Il y a trois mois, cette hôtesse d'accueil d'origine africaine envoie un mail à Alain Soral, colistier du sulfureux candidat, après avoir vu une de ses vidéos sur Internet. Aujourd'hui, elle est huitième sur la liste. Pour Dieudonné, peu importe le résultat, «c'est déjà une victoire que la liste ait pu se monter». «De toute façon, explique Alain Soral, les européennes ne servent à rien. C'est une tribune.» Le «Dieudo bus» doit sillonner la banlieue jusqu'au 7 juin.


>>> En raison des débordements systématiques suscités par ce type d’article, nous nous voyons contraints de le fermer aux commentaires. Merci de votre compréhension.

David Thomson et Alexandre Sulzer

La Turquie joue sur tous les tableaux


ERDOGAN

Par Yvan Eisenbach
pour Guysen International News


S’exprimant au cours d’une conférence samedi 16 mai à l’Université d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, le président turc Abdoullah Gül a déclaré que « le problème ne se terminera pas tant que les Palestiniens n’auront pas leur propre Etat. Les territoires syriens et libanais occupés devraient être libérés ».Après les tensions de l’hiver dernier liées à la guerre de Gaza entre Israël et le Hamas, la Turquie entend bien faire valoir son importance dans la région en rejouant les médiateurs entre la Syrie et Israël. Une place privilégiée qui l’autorise apparemment à tous les commentaires sur le conflit israélo-palestinien.
Pour le président turc, la paix relève de la responsabilité de tous. Il a d’ailleurs spécifié que « mettre la pression sur un camp uniquement [Israël en l’occurrence, ndlr] n’est pas productif ».

S’exprimant après une rencontre avec son homologue syrien, Bachar al-Assad qui avait eu lieu la veille au cours de son premier jour de visite en Syrie, Abdoullah Gül a indiqué que son pays souhaitait aider les Etats arabes, y compris la Syrie, à faire la paix avec Israël.

Enfonçant le clou, il a néanmoins précisé que l’Etat juif « doit au préalable accepter tous les accords passés, Annapolis et la Feuille de route », et s’engager à la création d’un Etat palestinien.

Lors de cette conférence de presse commune avec le président Assad, le président turc a enjoint Israël à travailler au rétablissement des négociations de paix avec la Syrie, ajoutant qu’Ankara était prête à poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Pourtant les pourparlers buttent toujours sur le même point : la restitution du Golan, annexé par Israël en 1967. Un point sur lequel le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a récemment déclaré qu’il ne ferait aucune concession.

De son côté, Bachar al-Assad a souligné l’importance de la médiation turque dans les efforts de paix israélo-syriens. « Le rôle de la Turquie est primordial parce que nous faisons confiance à la Turquie » a déclaré le président syrien au quotidien turc anglophone ‘Today’s Zaman’.

« La Turquie est indépendante, objective et réaliste. S’il y a d’autres pays qui pensent pouvoir faire office de médiateur, ils doivent avoir les mêmes qualités » a-t-il affirmé, faisant référence à la volonté d’autres pays, la France notamment, de s’impliquer dans les efforts de paix israélo-syriens.

Au cours de la dernière décennie, les relations entre la Syrie et la Turquie se sont nettement améliorées, passant de l’hostilité à la coopération dans de nombreux domaines.

La Turquie a notamment joué le rôle de médiateur entre la Syrie et Israël en 2008. Néanmoins, les négociations de paix ont été stoppées nettes avec l’opération ‘Plomb-durci’ dans la bande de Gaza à l’hiver 2008-2009.

Ce n’est pourtant qu’en 2003, lorsque la Turquie avait refusé de coopérer militairement avec les USA au moment de l’invasion de l’Irak que la Syrie a cessé de considérer Ankara commet un valet de Washington.

Aujourd’hui, l’indépendance de la Turquie n’est plus à prouver. En 2005 par exemple, Ankara a préféré conclure un accord d’armement avec Israël d’un montant de 185 millions de dollars plutôt qu’avec Washington.

Les USA refusaient en effet de vendre des drones à la Turquie de peur qu’elle ne s’en serve contre les rebelles kurdes dans l’est du pays. Se tournant vers l’Etat juif, la Turquie a acheté 10 drones d’attaques ‘Heron’ de manufacture israélienne.

Toutefois, si la Turquie entend se rapprocher politiquement d’Israël en faisant d’une pierre deux coups avec la Syrie, ses exigences passent avant tout. Ankara envisage à l’heure actuelle d’annuler ce contrat d’équipement militaire au motif qu’Israel Aerospace Industry (IAI) et Elbit n’ont pas tenu leurs engagements.

Les compagnies israéliennes en charge de la fabrication de ces drones ont effectivement dépassé leurs délais. Elles étaient censées livrer les drones il y a un an déjà. Des sources militaires turques, citées dans la presse locale, ont expliqué que les entreprises israéliennes rendaient le fournisseur turc Aslan responsable du retard.

Pour IAI, le principal problème est l’appareil d’enregistrement visuel développé par Aslan qui serait trop lourd et empêcherait le drone d’atteindre l’altitude de 30 000 pieds prévue dans le cahier des charges. Pour les turcs cela ne serait que des excuses techniques destinées à gagner du temps et éviter de payer des amendes pour non respect des clauses du contrat.

19.5.09

L’Indien qui n’aime pas les Juifs

Jean Vidal
Affirmant parler au nom d’un groupe victime du racisme, il se lance dans des imprécations contre le «pouvoir juif dans les médias» et contre les Israéliens. Cela vous rappelle quelqu’un? C’est au Canada, et l’homme s’appelle Ahenakew.
("L’Arche").


Extrait de L’Arche n° 612 (mai 2009).

On peut recevoir un exemplaire gratuit du journal en envoyant son adresse postale à info@arche-mag.com.

Reproduction librement autorisée sur Internet, à la condition que soient reprises les mentions ci-dessus.



La seconde guerre mondiale «a été déclenchée par les Juifs»; Hitler a «fait griller» six millions de Juifs parce qu’il voulait «s’assurer que les Juifs ne prendraient pas le contrôle de l’Allemagne ou de l’Europe»: ce sont là quelques-uns des propos tenus, non par le chef d’un parti néo-nazi, mais par David Ahenakew, ancien chef de l’Assemblée des premières nations, c’est-à-dire de l’instance représentative des Amérindiens du Canada, qui parle au nom de plus d’un million de citoyens.

L’affaire a commencé en 2002. De procès en procès, elle a défrayé jusqu’en 2009 la chronique judiciaire canadienne. Et son souvenir n’est pas près de s’éteindre.

Jusqu’où peut-on aller dans la provocation antijuive, et qui a le droit de jouer à ce jeu ? L’antisémitisme est-il tolérable lorsqu’il a pour origine une minorité qui a été elle-même persécutée ? Ces questions, posées par l’affaire Ahenakew, ne concernent pas les seuls Canadiens.

David Ahenakew est né en 1933 dans une réserve indienne de la province du Saskatchewan. Militaire de carrière entre 1957 et 1967, il sert en Allemagne, en Corée et en Égypte. Dans ce dernier poste, il fait partie du contingent international posté à la frontière israélo-égyptienne avant la Guerre des Six jours de juin 1967. Libéré avec le grade de sergent, il est embauché à la Fédération des nations indiennes du Saskatchewan, dont il deviendra bientôt le chef. Ahenakew transforme cette petite structure en une base de pouvoir, à une époque où la majorité des Canadiens prennent conscience des crimes commis envers les autochtones et tentent de se racheter tant bien que mal.

Être un homme indien est encore, au Canada, un statut problématique. Mais être un chef indien donne accès à une reconnaissance locale, voire nationale. Ahenakew est l’un des initiateurs d’une organisation des Indiens à l’échelle du Canada. En 1982, cette organisation devient l’Assemblée des premières nations, et Ahenakew est nommé à sa tête.

La suite de l’histoire est un peu plus compliquée. Ahenakew est l’objet de plaintes relatives à l’usage qu’il fait des fonds de l’organisation, et il est démis de ses fonctions. Mais il conserve le contrôle de sa base du Saskatchewan, où il a le titre honorifique de président du Sénat de la Fédération des nations indiennes, et il s’achemine doucement vers la retraite.

C’est en 2002 – David Ahenakew marche donc sur ses 70 ans – que le scandale éclate. Le 13 décembre 2002, le vieux chef prononce un discours dans un hôtel de la ville de Saskatoon (la principale ville de la province du Saskatchewan), dans le cadre d’une conférence organisée par la Fédération des nations indiennes du Saskatchewan. Il évoque ses souvenirs de l’époque où il était stationné en Allemagne. Les Allemands avec qui il jouait au football, raconte-t-il, lui disaient que tous les problèmes du monde venaient des immigrants. «Surtout les Juifs, disaient-ils.»

L’orateur s’échauffe. Peu à peu, il cesse de citer ses amis allemands d’autrefois et passe à l’actualité.

«La Première Guerre mondiale a été déclenchée par les Juifs, disaient-ils. La Seconde Guerre mondiale a été déclenchée par les Juifs, et la troisième guerre mondiale, quelle qu’elle soit, maintenant cette guerre… qu’Israël mène contre les pays arabes… J’y étais aussi. Mais il y aura forcément une guerre, parce que les Israéliens et les hommes de Bush, vous savez, les puissants et les extrémistes aux Etats-Unis, qui disent que si on n’est pas avec eux, on est contre eux.»

Ahenakew ayant fini de s’adresser au public, il parle en privé avec plusieurs personnes présentes. L’une d’entre elles est James Parker, un journaliste travaillant pour le journal local, le Star de Phoenix.

James Parker a été choqué par le passage du discours portant sur les Juifs et la Seconde Guerre mondiale. Il interpelle donc Ahenakew, en tenant à la main son magnétophone. Extraits de la conversation enregistrée par Parker :

- «Vous avez dit que vos amis allemands vous ont raconté que les Juifs ont déclenché la Seconde Guerre mondiale. Êtes-vous d’accord avec eux ?

- Les Juifs possédaient presque toute l’Allemagne, avant la guerre. C’est ainsi que Hitler est entré en scène. Il voulait s’assurer que les Juifs ne prendraient pas le contrôle de l’Allemagne, ou de l’Europe. C’est pourquoi il a en a fait griller six millions.

- Pensez-vous que c’était une bonne chose qu’il ait tué six millions de Juifs ? Est-ce que ce n’est pas une chose horrible ?

- Eh bien, les Juifs possédaient le monde tout entier. Regardez ce qu’ils font. Ils tuent des gens dans les pays arabes. J’y étais, j’y étais.

- Je sais, mais comment pouvez-vous justifier l’Holocauste ? Six millions !

- Vous savez, comment se débarrasser de… d’une maladie comme celle-là, qui va prendre le contrôle, qui va dominer, et aura tout, et les pauvres gens…

- Comment prenaient-ils le contrôle de l’Allemagne ? Comment prenaient-ils le contrôle de l’Allemagne ?

- Les banques étaient à eux, les usines étaient à eux, tout était à eux. Ils faisaient des prêts aux paysans, en sachant parfaitement qu’ils ne pourraient pas rembourser, et après ils prenaient leurs terres.»

Pressé de questions par le journaliste, Ahenakew explique :

«Tout ce que je sais, c’est ce que les Allemands m’ont dit quand j’étais là-bas pendant deux ans.

- Et vous les croyez.

- Bien sûr que je les crois.

- Mais ils n’étaient pas…

- Eh bien, c’est parce que j’avais vu les Juifs tuer des gens en Égypte quand j’étais là-bas. Et les Palestiniens, les Égyptiens, les Arabes en général. J’ai vu qu’ils dominaient tout.»

Ayant ainsi évoqué ses souvenirs du temps où il était un soldat stationné en Égypte (c’était, rappelons-le, à la frontière israélo-égyptienne, avant la Guerre des Six jours de 1967), Ahenakew revient aux motivations de Hitler et les relie aussitôt à la situation contemporaine:

«Il [Hitler, ndlr] a nettoyé beaucoup de choses, n’est-ce pas? Vous auriez été dominés, vous auriez été en ce moment la propriété des Juifs, dans le monde entier. Regardez, un si petit pays et tout le monde les soutient, les États-Unis… Qui donc possède la plupart des banques aux États-Unis, la plupart des entreprises, regardez ici, au Canada, Asper. [NDLR: référence au Juif canadien Izzy Asper (1932-2003), fondateur du groupe CanWest basé dans l’État du Manitoba, qui est l’un des principaux groupes de médias dans le pays.] Asper, il contrôle les médias.»

Le journaliste fait observer qu’il y a aussi des non-Juifs qui possèdent des médias au Canada. Ahenakew conclut alors:

«De toute façon, que les Juifs aillent au diable. Je ne peux pas les supporter. C’est comme ça. Ne me parlez plus d’eux.»


L’interview s’arrête là. Le lendemain, 14 décembre 2002, le Star Phoenix publie un article de James Parker rapportant l’essentiel des propos de David Ahenakew. Le journaliste ne fait pas de commentaires, mais il rapporte la réaction d’un responsable juif local jugeant ces propos «malheureux», et les déclarations des dirigeants de la Fédération des nations indiennes du Saskatchewan soulignant que Ahenakew n’est pas un élu de la Fédération (en tant qu’ancien chef, il est membre à vie de ses instances) et qu’il ne parle pas en son nom.

Cette publication provoque un tollé dans tout le Canada. Les organisations juives protestent aussitôt, les hommes politiques canadiens de toutes tendances disent leur indignation. Quelques jours après l’incident, Ahenakew convoque une conférence de presse où il lit, en larmes, une déclaration exprimant ses regrets, dont on apprendra ultérieurement qu’elle a été rédigée par les responsables de la Fédération des nations indiennes du Saskatchewan et supervisée par un avocat. La tempête semble se calmer. Les organisations des «premières nations» – à commencer par celle du Saskatchewan – "démissionnent" Ahenakew de ses fonctions en leur sein. Les dirigeants juifs canadiens soulignent qu’ils ont toujours eu d’excellents rapports avec les organisations des «premières nations» et qu’ils soutiennent leurs justes revendications.

Happy end? Pas tout à fait, car Ahenakew reprend du poil de la bête. Il obtient de ses collègues au Sénat de la Fédération des nations indiennes du Saskatchewan une motion de soutien quasi unanime, d’ailleurs dénuée de toute signification concrète. Ce soutien est motivé surtout par une fidélité à sa personne, ainsi que par l’agacement de nombreux responsables des «premières nations» à voir leurs revendications reléguées au second plan du fait d’une polémique qui leur paraît secondaire.

Mais, du coup, Ahenakew oublie les regrets qu’il avait exprimés. Dans une interview publiée par le journal canadien This Magazine (juillet-août 2003), il s’en prend aux dirigeants des «premières nations» qui ont critiqué ses propos sur Hitler et se lance à nouveau dans des imprécations antisémites:

«Quand un groupe de gens, une race de gens, peuvent contrôler les médias du monde entier, il faut faire quelque chose pour y remédier.»

S’il y avait une chance d’éviter un procès, Ahenakew a tout fait pour la gâcher. Il revendique ses propos, et il se prend un avocat dont le nom seul est, au Canada, un programme politique.

Doug Christie est un militant d’extrême droite qui, au nom de la «liberté d’expression», s’est fait une spécialité de défendre devant la justice canadienne les auteurs de discours racistes et antisémites. Parmi ses clients: un enseignant révoqué pour avoir enseigné à ses élèves l’existence d’une «conspiration juive», le négationniste Ernst Zündel, des dirigeants du Ku Klux Klan et de divers groupes néo-nazis. Et, maintenant, David Ahenakew. Ce dernier ne doit pas se sentir en si mauvaise compagnie puisque, les langues se déliant dans le milieu des «premières nations», on apprend qu’il avait pour habitude de s’en prendre non seulement aux Juifs mais aux «nègres» et à d’autres groupes.

En avril 2005, devant le tribunal provincial du Saskatchewan, le procureur Brent Klause demande à Ahenakew:

«Alors vous croyez toujours, en 2005, que les Juifs ont déclenché la Seconde Guerre mondiale?»

Le vieux chef dit simplement : «Oui.»

Répondant aux questions de son avocat, Doug Christie, il précise encore que ses informations selon lesquelles les Juifs possédaient «presque tout en Allemagne avant la guerre» proviennent non seulement de ses amis allemands mais aussi «d’anciens combattants» canadiens issus des «premières nations».

Donc, sur le fond, David Ahenakew persiste et signe. Pour sa défense, il affirme d’une part que ses propos antisémites étaient d’ordre privé, et d’autre part qu’il ne contrôlait pas bien ses paroles parce qu’il avait pris, la veille, du vin en même temps que des médicaments contre le diabète.

Le tribunal n’est pas convaincu et, le 8 juillet 2005, David Ahenakew est condamné pour «incitation à la haine». Une condamnation financièrement assez légère (mille dollars canadiens d’amende) mais symboliquement très significative. Trois jours plus tard, le 11 juillet 2005, l’Ordre du Canada (à peu près l’équivalent de notre Légion d’honneur) annonce la radiation de David Ahenakew, qui y avait été nommé en 1978 pour services rendus à la cause de l’éducation des «premières nations».

Encore une fois, on espère que la polémique est arrivée à son terme. Début août 2005, une délégation de chefs des «premières nations» du Manitoba s’envole pour Israël. C’est la troisième mission de ce genre depuis la publication des propos antisémites de David Ahenakew. Paradoxalement, cette crise a permis de resserrer les relations entre les membres des «premières nations» et les Juifs canadiens. On se s’était jamais autant parlé, et on n’a jamais eu autant conscience d’une communauté de sentiments entre groupes minoritaires. Alors, happy end cette fois-ci?

Ce serait compter sans David Ahenakew et son avocat, Doug Christie. Ce dernier, fidèle à sa ligne de conduite – analogue à celle de ses homologues européens, notamment les avocats des négationnistes –, refuse de céder sur la matière même des propos reprochés à son client et déplace le débat sur le plan juridique stricto sensu. Tout en avançant des arguments pour justifier des circonstances atténuantes, comme l’absorption par Ahenakew de vin et de médicaments contre le diabète, il entend surtout faire valoir que les propos antisémites de décembre 2002 étaient d’ordre privé, et qu’ils ne relevaient donc pas, techniquement parlant, de l’incitation à la haine raciale.

Ahenakew était persuadé, dit-il, que sa conversation avec James Parker était un prolongement, en tête à tête, de la conférence publique qu’il venait de tenir. Il n’avait pas remarqué son appareil d’enregistrement, il n’avait pas compris qu’il parlait à un journaliste. Or, détester les Juifs n’est pas un crime tant qu’on n’en fait pas un sujet de propagande. Dans un pays aussi attaché que l’est le Canada à la liberté d’expression, l’argument peut porter.

De fait, après un parcours judiciaire selon les règles assez complexes du droit canadien, la cour d’appel du Saskatchewan finit par se prononcer en faveur d’Ahenakew. En faveur, si l’on peut dire. Les propos d’Ahenakew sur les Juifs sont, déclare la cour dans son arrêt du 14 janvier 2008, «choquants, brutaux et blessants». Mais la cour considère que, «lors du procès, toutes les preuves n’ont pas été considérées pour déterminer quelles étaient les intentions de M. Ahenakew», c’est-à-dire si le délit d’incitation à la haine est constitué.

Suite à cette décision, le procureur n’ayant pas renoncé aux poursuites, un nouveau procès s’ouvre devant le tribunal de Saskatoon. Le 24 novembre 2008, David Ahenakew comparaît à nouveau, avec toujours Doug Christie à ses côtés. On revient pour la énième fois sur les circonstances de l’incident de décembre 2002.



Le 27 novembre, la parole est à l’accusé. «Je ne hais pas les Juifs», déclare-t-il. «Je hais ce qu’ils font aux gens.» Il donne un exemple: en 1964, à la frontière israélo-égyptienne, les Israéliens plantaient des mines qui tuaient des enfants. Le sort des Palestiniens, dit-il encore, lui a rappelé celui des Indiens au Canada. Croit-il toujours ce qu’il a dit en 2002 sur Hitler, les Juifs en Allemagne et la seconde guerre mondiale? - Oui.

Répondant aux questions du procureur, le 28 novembre, Ahenakew explique que l’information selon laquelle les Juifs ont déclenché la Seconde Guerre mondiale lui est parvenue dans son adolescence, au Saskatchewan. Ce sont des immigrés originaires d’Europe (il ne dit pas de quel pays) qui le lui ont appris. Plus tard, il s’est engagé dans l’armée canadienne et a servi dans la guerre de Corée, et cette guerre-là aussi, dit-il, a été déclenchée par les Juifs. Sa conclusion, fondée sur son observation de l’actualité, est que les Juifs ont déclenché la plupart des conflits.

Doug Christie plaide que les convictions intimes de son client n’intéressent pas la justice, et que, s’il y a incitation à la haine, le coupable en est le journaliste qui a publié toute l’affaire.

Le 23 février 2009, la cour provinciale du Saskatchewan rend son arrêt. Le juge Wilfred Tucker demande à David Ahenakew de se lever et de le regarder droit dans les yeux. Ses premiers mots sont: «M. Ahenakew, les déclarations que vous avez faites sur les Juifs sont révoltantes, dégoûtantes [disgusting] et fausses.» Puis le juge continue la lecture de l’arrêt.

Conformément au droit canadien, la question à laquelle la cour doit répondre est: l’accusé a-t-il intentionnellement incité à la haine contre les Juifs? Pour l’essentiel, la réponse est la même que celle donnée par l’instance précédente. Bien que les propos tenus par Ahenakew aient clairement pour effet d’inciter à la haine envers les Juifs, il n’est pas prouvé que telle était l’intention initiale de leur auteur. En effet, Ahenakew a coupé court à l’interview avec le journaliste du Star Phoenix. Il ne tenait donc pas particulièrement à assurer la promotion de ses propos, aussi odieux fussent-ils.

Doug Christie, l’avocat d’Ahenakew, avait tenté d’imputer la responsabilité de l’incident au journaliste qui a rapporté les propos controversés. Le juge n’accepte pas cet argument. Le journaliste, dit-il, a correctement fait son travail. «Il arrive souvent que des hommes comme l’accusé se réjouissent d’avoir accès aux médias quand cela leur convient, mais se hâtent d’attaquer les médias et les journalistes quand ils ne sont pas contents du retentissement de leurs propos.»

Par ailleurs, le juge Tucker ne mâche pas ses mots: «Qu’une personne, quelle qu’elle soit, présente l’assassinat de millions d’être humains innocents comme consistant à "se débarrasser d’une maladie", ou à "tenter de nettoyer le monde", cela est incompréhensible pour des gens honnêtes.»

Incompréhensible, mais pas condamnable pour autant puisque l’intention délictuelle n’est pas établie. La règle de la liberté d’expression joue donc en faveur d’Ahenakew, qui est relaxé.

À la sortie du tribunal, un Ahenakew manifestement soulagé fait face à une foule de journalistes. «Dieu merci, c’est fini», leur dit-il. «C’était horrible.»

Quel effet ce procès a-t-il eu sur lui ? Pas grand-chose, apparemment. «De toute façon, je suis trop vieux pour changer.» Un journaliste lui demande un commentaire sur l’adjectif «dégoûtants», employé par le juge pour qualifier ses propos contre les Juifs. Ahenakew se prépare à répondre, mais Doug Christie lui crie: «Ne faites pas un commentaire de plus. Ayez la sagesse de ne rien dire.» Ahenakew se tait.



La presse canadienne est quasiment unanime à approuver la décision du tribunal, tout en soulignant la sévérité des termes dans lesquels le juge Tucker a dénoncé les propos d’Ahenakew. La tempête provoquée par la publication de ces propos dans le Star Phoenix aura donc eu un effet positif.

L’avocat général Sandeep Bains semble être du même avis :

«Le fait que ces propos ont été définis comme dégoûtants, faux et révoltants, dit-il, explique pourquoi de telles affaires doivent faire l’objet de poursuites.»

Il ne regrette donc pas l’action publique entamée contre Ahenakew, bien qu’il renonce à faire appel devant une instance supérieure.

Un dirigeant du Congrès juif canadien, Benjamin Shinewald, souligne, pour sa part, que

«dans cette histoire, il y a eu un rapprochement très, très fort et très, très chaleureux entre la communauté juive et la communauté des Premières nations».

Une déclaration à laquelle fait écho Lawrence Joseph, le chef de la Fédération des nations indiennes du Saskatchewan, qui considère, comme le juge, que les propos de David Ahenakew sont dégoûtants:

«Personne ne devrait dire des choses pareilles».

Quant à Doug Christie, l’avocat d’Ahenakew, il est déjà parti pour de nouvelles aventures. On annonce qu’il assure désormais la défense de Terrence Cecil Tremaine, ancien enseignant de mathématiques à l’Université du Saskatchewan. Fondateur et directeur national du Parti national-socialiste du Canada, Tremaine est l’auteur d’un certain nombre de textes antisémites dénonçant notamment «le complot sioniste mondial».



Jean Vidal


© L’Arche

Procès Fofana: l'audience a repris hier




Retour de week-end, chacun a retrouvé sa petite place dans la salle d'audience. Un juré bien malade, des avocats qui ont rêvé des audiences, les mêmes gendarmes derrière les accusés reposés.



L'avocat de Youssouf Fofana, maître Emmanuel Ludot, est revenu avec des conclusions sous le bras. Il entend faire ainsi suite à l'émission «Mots Croisés», où un policier avait évoqué une enquête diligentée par la DGSE hors cadre légal sur le dossier Fofana. L'avocat demande donc l'audition du ministre de la défense à l'époque des faits, Michèle Alliot-Marie, pour qu'elle explique à la cour de quoi il retourne. La présidente, Nadia Ajjan, a sursis à statuer, ce qui signifie qu'elle reporte sa réponse.



Youssouf Fofana, lui, s'est à nouveau fait remarquer en décrétant qu'il ne parlerait désormais plus qu'à trois personnes. D'abord, Me Francis Szpiner, avocat de la famille Halimi, qu'il considère comme «le représentant du sionisme en France». Puis l'avocat général Philippe Bilger, «parce qu'il représente la société», et auquel il aurait demandé «Bilger, c'est israélite, non ?». Enfin, la présidente Nadia Ajjan. Il ne répondra donc plus à aucun des avocats de la défense, pas même aux siens, a-t-il prétendu. Peu importe, le procès se poursuit.



Le magazine Choc, qui publiait ce week-end la photo que la famille Halimi avait reçue d'Ilan, alors qu'il était retenu par Fofana et sa bande, a circulé parmi les avocats. Ils ont découvert en pages intérieures les clichés pris en garde à vue, de chacun des accusés, leurs noms, leurs prénoms, le rôle reproché à chacun dans le dossier.



La cour a examiné ce lundi les tentatives d'enlèvement d'Olivier Z. et Jacob G. Le second ayant expliqué à la barre qu'il n'a pas porté plainte, ni ne s'est constitué partie civile parce qu'il n'avait rien raconté à l'époque à sa petite amie, et qu'aujourd'hui encore elle ignore tout de cette affaire. C'était en décembre 2005. Olivier Z. devait de l'argent à un certain Kamal F., qui aurait demandé à Youssouf Fofana de l'aider à régler ce compte. L'occasion pour ce dernier de mettre en œuvre son projet d'enlèvement. Alexandra S. était l'appât. Elle a téléphoné, a dit s'appeler Manuelle ou Melvina, a fixé rendez-vous à Nation d'abord. Olivier Z. est venu accompagné d'un ami, Jacob G. Il se méfiait, il voulait savoir où Alexandra avait trouvé son numéro de téléphone. Elle n'a rien dit, Olivier Z. est parti. Et Jacob est resté un moment avec Alexandra S. Tous deux se sont revus, une fois, deux fois, et la troisième fois, Alexandra S. a demandé à Jacob G. de la raccompagner à Arcueil, ou elle prétendait habiter. Il l'a reconduite au pied d'un immeuble, à l'entrée d'un parking trop sombre, il a eu peur, il a fui. Pendant ce temps, Fofana et ses camarades attendaient cagoulés dans le souterrain. D'autres, plus loin, mettaient le feu à un véhicule pour faire diversion, occuper la police. Jacob G a reçu un appel du numéro d'Alexandra S. Une voix d'homme qui lui disait qu'il avait eu de la chance, que s'il était entré dans le parking, on l'y aurait ligoté.



A propos de ceux qui l'ont aidé, Youssouf Fofana a dit qu'ils étaient des «incompétents», des gens «bêtes», en lesquels il avait peu confiance. Il ne leur disait pas quels étaient ses véritables projets. Il leur laissait croire, pour les uns, qu'ils participaient à des histoires de trafics de stups, pour les autres, à des règlements de compte. Pour Alexandra S., il a redit qu'il l'avait mise «sous pression». Ce que la jeune femme n'a pas voulu reconnaître.



Et chaque jour, la famille Halimi tient à être présente sur le banc des parties civiles, à côté des autres victimes de Fofana, celles qui ont eu de la chance. On dit qu'elle prie beaucoup, pour tenir. Qu'elle souffre un peu de n'être jamais saluée, ni même regardée par les avocats de la défense. La veille du début de ce procès, Ruth Halimi avait rencontré Fadela Amara avec Emilie Frèche, co-auteur du livre 24 jours, la vérité sur la mort d'Ilan Halimi (Seuil). Elles avaient soumis l'idée de donner son livre à étudier dans les écoles des banlieues françaises. Parce qu'elle sait bien que «ce qui se joue, au fond, c'est notre responsabilité vis-à-vis d'une certaine jeunesse», explique Emilie Frèche.




Source: Blog d'Elsa Vigoureux - mardi 19 mai 2009

18.5.09

La nouvelle politique du Vatican


Shmuel Trigano

Un leurre est un artifice qui attire l’attention de quelqu’un pour lui cacher l’événement essentiel qui se déroule au même moment sur une autre scène. C’est ce qui s’est passé avec la visite du pape en Israël et en l’occurrence, ce sont les observateurs qui se sont leurrés eux-mêmes. A nouveau, c’est la mémoire de la Shoah qui a servi d’écran. Tout le monde attendait le pape sur ce qu’il ferait et dirait à ce propos, suite à l’affaire de la levée d’excommunication d’un évêque intégriste négationniste (l’affaire Williamson), tandis que l’essentiel se produisait sur une autre scène : celle des Palestiniens.


LA SUITE ICI


Bizarrement, le mythe de l’Europe prévaut

Par Caroline B. Glick |
Adaptation française de Sentinelle 5769



Les Israéliens sont fous de l’Europe. Un sondage réalisé par la fondation Konrad Adenauer le mois dernier montre qu’un pourcentage énorme de 69 % d’Israéliens, et 76 % des Juifs israéliens aimeraient qu’Israël rejoigne l’Union Européenne. 60 % des Israéliens ont une opinion favorable de l’UE

Le message le plus évident de ce sondage est qu’en ce concerne l’Europe, les Israéliens souffrent d’un amour sans retour. Une enquête de l’Institut Pew en 2003 dans15 Etats de l’UE a montré que 59 % des Européens considèrent Israël comme la plus grande menace pour la paix mondiale. Une enquête réalisée en Allemagne l’année suivante a montré que 68 % des Allemands croient qu’Israël poursuit une guerre d’extermination contre les Palestiniens et 51 % ont déclaré qu’il n’existe pas de différence de principe entre le traitement par Israël des Palestiniens et le traitement allemand des Juifs pendant l’Holocauste.

Et ce n’est pas seulement Israël qu’ils haïssent. Ils n’aiment pas beaucoup les Juifs non plus. Dans une étude empirique publiée en 2006, les Pr. Eduard Kaplan et Charles Small de l’Université Yale ont montré un lien direct entre la haine contre les Juifs et les positions extrémistes anti-Israël. Un récent sondage révèle le fait que le niveau d’hostilité envers Israël s’élève avec le niveau d’antisémitisme.

Selon une enquête de 2008 de l’institut Pew, les sentiments antisémites dans cinq pays de l’UE – Espagne, Grande Bretagne, France, Allemagne et Pologne – ont augmenté de près de 50 % entre 2005 et 2008. Alors qu’en 2005, quelques 21 % des personnes interrogées ont reconnu abriter des sentiments négatifs envers les Juifs, à la fin de l’an passé le pourcentage d’antisémites autoproclamés dans ces pays s’est élevé à 30 %. Les niveaux d’antisémitisme en Espagne ont plus que doublé, passant de 21 % en 2005 à 46 % en 2008.

Sans surprise, une augmentation de la haine antijuive s’est accompagnée d’une croissance de la violence contre les Juifs. La semaine dernière par exemple, trois hommes ont agressé l’ambassadeur d’Israël en Espagne, Rafi Shotz, alors qu’il rentrait à pied chez lui avec sa femme après un match de foot. Ils l’ont suivi et ont crié : « sale juif », « bâtard de juif », et « juif assassin ». Une foule de témoins a assisté à l’agression, mais pas un ne s’est dressé pour les défendre.

Shotz a eu de la chance. Comme ambassadeur d’Israël, il avait une escorte de deux policiers l’accompagnant, et ainsi il échappa à une agression physique. Cela n’a pas été le cas de survivants de l’Holocauste qui se sont rassemblés au camp de la mort de Mauthausen en Autriche la semaine dernière, pour commémorer le 64ème anniversaire de la libération du camp par les forces américaines. Alors que les survivants juifs du camp, où 340.000 personnes furent assassinées, pleuraient les morts, un gang d’adolescents autrichiens portant des masques se sont moqué d’eux, hurlant « Heil Hitler », et « voilà le chemin des chambres à gaz ! ». Ils ont ouvert le feu avec des fusils en plastique sur des survivants juifs français, en blessant un à la tête, et un autre au cou.

Et l’Autriche n’est pas la seule. De l’Allemagne à la France, en passant par la Belgique, la Grande Bretagne, la Hollande, la Suède , la Norvège et ailleurs, des jardins d’enfants, des écoles, des restaurants des épiceries fines juifs ont été l’objet d’agressions à la bombe et vandalisés. La profanation de cimetières juifs et de synagogues est presque devenue une affaire de routine. Des dirigeants juifs de la Norvège à l’Allemagne en passant par la Grande Bretagne et la France ont mis en garde les membres de leur communauté de ne pas porter des ‘kippot’, ni d’étoile de David publiquement. Des rabbins ont été frappés sur tout le continent.

Il n’y a pas de sanction d’Etat pour la violence antijuive en Europe. Mais en beaucoup d’endroits, elle est soit dépeinte comme insignifiante, ou bien justifiée comme produit dérivé du conflit palestinien avec Israël. Dans au moins un cas, la minimisation officielle des sentiments et de la violence antijuifs a eu des conséquences meurtrières.

En Janvier 2006 Ilan Halimi, un Juif français, a été kidnappé par un gang de sadiques musulmans. Pendant une semaine entière, la mise en danger de la vie d’Ilan Halimi – en dépit des appels téléphoniques menaçants de ses ravisseurs aux parents d’Halimi, accompagnées de la récitation de versets du Coran alors qu’on entendait en arrière-fond Ilan hurler de douleur sous la torture.

Pour finir, Halimi fut torturé de façon continue pendant 20 jours avant d’être jeté nu, avec des brûlures et des coupures sur 80 % de son corps battu, à une station de train ; il mourut de ses blessures après qu’on l’eût retrouvé.

Certains ont attribué la montée de l’antisémitisme européen à la croissance rapide des minorités musulmanes à travers le continent. Cette explication est très plausible. Les taux d’antisémitisme au sein de la minorité des populations musulmanes en Europe sont excessivement élevés. Selon l’étude de Kaplan et Small, les Musulmans européens ont huit fois plus de ’chances’ que les non musulmans d’être ouvertement antisémites. Et Franco Frattini, le responsable officiel européen en charge du combat contre l’antisémitisme a déclaré au ‘Jerusalem Post’ l’an passé que 50 % des agressions antijuives en Europe sont menées par des Musulmans.

Mais alors que les Musulmans européens sont un facteur majeur dans la croissance de la violence antijuive, ce sont des ‘petits joueurs’ quand on en vient à la prévalence globale des attitudes antijuives. Par exemple, avec 46 % des Espagnols disposés négativement envers les Juifs, et les Musulmans constituant 3 à 5 % des Espagnols, nous en déduisons que près de la moitié des chrétiens espagnols sont antisémites. Et comme l’enquête Pew de 2008 le montre, la haine européenne contre les Juifs augmente à grande vitesse. De fait, elle croît deux fois et demi plus vite que la haine européenne envers les Musulmans.

Selon toute probabilité, ces courants négatifs envers les Juifs ne vont faire que croître dans les années à venir. Les politiciens intéressés par leur élection ont déjà commencé à exploiter la montée des sentiments antijuifs pour accroître leurs perspectives électorales. Lors des élections britanniques de 2005 par exemple, le Parti travailliste conduit par Tony Blair a alors dépeint le chef du Parti Conservateur Michael Howard comme l’image antisémite de Fagin dans ‘Oliver Twist’, sur une affiche électorale. Une autre affiche du ‘Labor’ a qualifié Howard et un homme politique associé, Oliver Letwin, de ‘cochons volants’.

Cet état des affaires présage mal des relations futures d’Israël avec l’Europe. Dans la plupart des cas, les politiciens européens caressent l’électorat croissant des antisémites en adoptant des politiques hostiles envers Israël. Ces politiques servent alors à justifier encore plus d’attitudes antisémites, le nombre d’Européens antisémites continue d’augmenter, et en retour, l’hostilité européenne envers Israël s’accroît.

Tout cela nous ramène vers l’europhilie d’Israël. Si la majorité des Israéliens devaient suivre leur pente, et Israël rejoindre l’UE, nous nous trouverions soumis à une entité politique transnationale qui rejette de plus en plus le droit d’Israël à l’existence.

Reconnaissant sans doute l’avantage politique d’être bien vu en attaquant Israël, l’an dernier le juge d’instruction espagnol Fernando Andreu Merellesis décida d’utiliser une plainte spécieuse soumise par le centre palestinien discrédité des droits de l’homme, pour lancer une enquête pour crimes de guerre contre les principaux dirigeants politiques et militaires d’Israël. Contre la volonté déclarée de poursuite par l’Etat espagnol, Merellesis annonça la semaine dernière qu’il poursuivait son enquête sur des requêtes concernant une dizaine de chefs israéliens de premier rang ayant commis un crime de guerre en approuvant en 2002 de cibler le maître terroriste Salah Shehadeh.

En tant que non membre de l’UE, les cours de justice de l’UE n’ont aucune autorité pour appliquer leurs lois contre des Israéliens. Aujourd’hui, la seule chose dont les Israéliens doivent se soucier est que nous soyons arrêtés lors d’une visite en Europe. C’est malcommode, mais pas invivable. Cependant, si les Israéliens devaient rejoindre l’Europe, les lois de l’UE surpasseraient les lois israéliennes, les cours européennes pourraient obliger à appliquer leurs lois. En bref, Israël se retrouverait soumis à une entité politique hostile qui pourrait tout simplement se prononcer et légiférer sur son existence.

Alors qu’est-ce qui explique l’histoire d’amour non payé de retour d’Israël pour l’Europe ?

Il n’y a pas d’explication globale à la popularité de l’UE en Israël. Elle est fonction de nombre de causes complémentaires. La plus importante, c’est l’échec abject des media israéliens à observer l’antisémitisme européen et ses implications pour la politique européenne à l’égard d’Israël de quelque manière cohérente. Plutôt que de reconnaître que l’antisémitisme européen et son hostilité concomitante envers Israël sont la conséquence de dynamiques européennes internes, les media israéliens tendent à mettre les deux sur le compte des actions d’Israël. Ce faisant, cela donne certainement des informations bien ordonnées et aisément digérés, mais banalise aussi la situation. De plus, en agissant comme si le comportement réel d’Israël était le moins du monde important pour le comportement européen envers les Juifs et l’Etat juif, les media locaux adhèrent effectivement à des décisions européennes cyniques pour déprécier la signification de la violence antisémite. Ils crédibilisent les fausses proclamations européennes :les bombes incendiaires contre des synagogues seraient simplement la conséquence regrettable du conflit palestino-israélien.

Puis, il y a la quête constante d’Israël pour rompre son isolement international. Pour beaucoup d’Israéliens, il est tentant de croire que nous pouvons mettre fin à notre isolement international en rejoignant l’UE. L’UE est considérée comme un club de pays riches et cultivés, avec lesquels Israël aurait avantage à fusionner. De nouveau, cette opinion est alimentée par les media qui ont échoué à rapporter l’échec du modèle de l’Etat providence à l’européenne.

A la lumière du refus des media de raconter l’hostilité de l’Europe envers les Juifs et l’Etat juif, ou l’histoire des problèmes économiques graves de l’UE, il n’est pas surprenant que peu de précieux politiciens israéliens aient une compréhension claire de l’Europe. Nos ministres des affaires étrangères successifs – depuis Shimon Peres à Silvan Shalom en passant par Tzipi Livni et Avigdor Lieberman – tous se sont prononcés à divers degrés en faveur de l’adhésion d’Israël à l’UE. Leurs déclarations n’ont jamais été soumises à un débat. Finalement, il y a la nostalgie de beaucoup d’Israéliens pour la vieille Europe d’avant-guerre qu’ils tiennent des narrations de leurs grands-parents.

Cette Europe depuis longtemps disparue, où des jeunes femmes et de jeunes hommes se promenaient dans des jardins à Berlin, Paris, Anvers et Prague, se tenant par la main en mangeant une crème glacée, humant l’air de Heinrich Heine et de Franz Kafka, est restée vivante dans l’imagination de générations d’Israéliens. Beaucoup d’entre eux travaillent aujourd’hui comme journalistes célèbres, réalisateurs et acteurs de cinéma connus. Donc pour beaucoup d’Israéliens, l’Europe mythique est plus familière que l’Europe réelle.

Dans l’attente de l’avenir d’une Europe haïssant de plus en plus les Juifs, il est clair qu’Israël et les Israéliens doivent rapidement écarter nos illusions sur l’Europe. Pour Israël, pour faire face comme il convient à l’Europe dans les années à venir, il sera essentiel qu’aussi bien nos dirigeants et la société israélienne dans son ensemble acquièrent un solide point de vue sur la position où l’Europe se tient, aussi bien à l’égard du Peuple juif que de l’Etat juif.

Avec une minorité musulmane florissante et profondément antisémite, et avec une majorité chrétienne de plus en plus à l’aise dans des attitudes antisémites traditionnelles ouvertement affichées, rendre inutiles les mythes antijuifs se situe au plus bas sur la liste des priorités de la majorité des dirigeants européens. A l’opposé, pour Israël, observer que cet état des affaires se déploie en Europe, il est clair qu’abandonner notre adoration pour une Europe mythologique est l’une des priorités les plus urgentes sur notre plan d’action national.

ARGENTINE: VIOLENCES ANTISEMITES

Argentine : 5 personnes ont été arrêtées au cours de violents débordements antisémites. Ces troubles de l'ordre ont eu lieu en parallèle d'un évènement pour les 61 ans de l'indépendance de l'Etat d'Israël auquel participait l'ambassadeur israélien qui a dû être évacué sous haute escorte policière.


En Argentine vit la plus importante communauté juive d'Amérique du Sud.


(Guysen.International.News / 2009-05-18 07:11:00 ISRAEL)

17.5.09

Le pape se rattrape



Par GREER FAY CASHMAN

Photo: AP , JPost
Lors de la cérémonie de départ sur le tarmac de l'aéroport Ben-Gourion, le pape Benoît XVI a prouvé qu'il avait bien pris note des critiques qui lui ont été adressées la semaine dernière concernant sa visite à Yad Vashem.

Il avait déclaré au Mémorial de la Shoah que les victimes avaient été "tuées" et non assassinées et n'a à aucun moment mentionné les nazis en tant que coupables de crimes contre l'humanité.
Vendredi après-midi, le pape a affirmé que les Juifs avaient été "brutalement exterminés dans un régime sans Dieu".

"Ce chapitre consternant de l'histoire ne doit jamais être oublié ou renié. Au contraire, ces sombres souvenirs doivent renforcer notre détermination à se rapprocher des autres comme les branches d'un même olivier, nourri des mêmes racines et unies dans l'amour fraternel", a déclaré le souverain pontife.

Dans son discours d'adieu, le président Shimon Peres a pour sa part affirmé que le pape avait offert une dimension spirituelle à sa visite en "inspirant la paix et en promouvant l'espoir et la compréhension".

Il a jugé que le pèlerinage de Benoît XVI était une preuve du "dialogue permanent entre le peuple juif et les centaines de millions de croyants chrétiens à travers le monde".

Durant sa semaine de visite en Terre sainte, le pape a répété le message du droit de l'Etat juif à exister et celui des Palestiniens à avoir leur propre pays.

"Reconnaissons au peuple palestinien le droit d'avoir une patrie souveraine indépendante, de vivre en dignité et de voyager librement", a déclaré Benoît XVI. "Faisons de la solution à deux Etats une réalité et non pas simplement un rêve."

Il a également estimé que la barrière de sécurité israélienne était "l'un des spectacles les plus tristes" qui lui avait été donné de voir durant sa visite.

"Lorsque je suis passé à côté d'elle, j'ai prié pour un avenir où les peuples de la Terre sainte pourraient vivre ensemble en paix et en harmonie sans avoir besoin de tels instruments de sécurité et de séparation", a déclaré le pape en appelant à la fin des effusions de sang et du terrorisme.


http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1242212391441&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

16.5.09

Fuites dans l'Aviation



Un avion de l'armée israélienne. Illustration.
Photo: IDF , JPost

Par YAAKOV KATZ
Des nouvelles mesures de sécurité ont été prises afin de sécuriser plusieurs bases des forces aériennes de l'armée israélienne après que des soldats déguisés en civils ont réussi à s'introduire dans une base hautement sécurisée dans le sud, volant également un ordinateur et les codes permettant l'entrée à des postes de commandement.

Les défauts de sécurité ont été découverts lors d'une inspection de routine de la base militaire par une unité d'information sur la sécurité, partie du génie militaire.

Au cours de l'inspection, plusieurs soldats déguisés sont parvenus à entrer dans la base, puis à s'infiltrer dans les postes de commandement, volant un ordinateur portable avec des informations classées "confidentielles" et confisquant même les cartes d'identité de deux commandants d'escadron.

"C'est une sérieuse brèche dans la sécurité de l'armée de l'air israélienne", a expliqué un des Officiers de l'armée, connaissant les résultats de l'inspection.

Le mois dernier le Jerusalem Post avait rapporté une décision de l'armée de l'air souhaitant renforcer la sécurité à la base de Nevatim dans le Néguev, après une série d'infiltrations de Palestiniens et de Bédouins.

Plusieurs années ont été nécessaires à la construction de la base aérienne de Nevatim, la plus grande du pays, qui a été ouverte aux opérations l'an dernier. Le projet, qui incluait une expansion de Nevatim et la construction de la plus grande piste d'atterrissage du Moyen-Orient, a coûté près de 1.6 milliards de shekels.

Des sources de l'armée ont déclaré qu'au cours des trois derniers mois, il avait été fait état d'au moins quatre infiltrations dans la base. En réponse à ce constat, le Commandant de la base, Eden Atias, a décidé de renforcer les systèmes de sécurité autour de la base. Les sources ont annoncé que quatre Palestiniens avaient été trouvés dans une partie de la base encore en construction. Ils avaient été détenus, interrogés puis relâchés.

En réponse à une enquête du Jerusalem Post, le bureau du porte-parole de l'armée a déclaré que : "les inspections font partie des exercices que l'armée de l'air mène dans un certains nombre de domaines, notamment, l'information sur la sécurité. Ces inspections sont fréquemment menées."


http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1242212382424&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

15.5.09

La majorité des Français est opposée au boycott d'Israël




65% des Français n'ont pas une mauvaise image d'Israël (21% en ont même une bonne opinion, tandis que 35% ont une opinion défavorable)

Source: article de Haviv Rettig Gur @ Jerusalem Post

"Un sondage interrogeant des Français montre que les perceptions que la France a d'Israël sont plus nuancées et complexes que ce que les Israéliens croient.

Alors que les Israéliens se trouvent isolés dans le soutien que les Français apportent aux Palestiniens, il s'avère que les Français blâment les leaders du Hamas (pour 36%) - et non les dirigeants israéliens (pour 26%) - quant à la situation humanitaire à Gaza.

De la même façon, alors qu'ils font part d'une opposition claire aux opérations militaires israéliennes à Gaza, les Français s'opposent au boycott d'Israël (à trois contre un). Une large majorité du pays reconnaît qu'il y a des problèmes d'antisémitisme et l'Iran semble représenter le principal facteur empêchant l'avancement de la paix dans la région.

Le sondage a été conduit par le Centre de recherches Greenberg Quinlan Rosner pour The Israel Poject. Le centre a sondé 853 adultes à travers la France et comporte une marge d'erreur de 3.36%.

Dans l'ensemble, les Français ne jugent pas Israël favorablement. Plus d'un tiers des Français (35%) ont déclaré juger Israël de façon défavorable, alors qu'un cinquième seulement (21%) déclare juger le pays d'un point de vue positif.

Les Palestiniens jouissent de près de deux fois plus de soutien.

Les résultats ne sont donc pas surprenants quand on les analyse à la lumière de la désapprobation de l'opération "Plomb durci" en janvier dernier. 77% des Français s'y étaient opposés, alors que seulement 3% affirmaient "fortement approuver" l'opération.

83% considèrent qu'une solution à deux états est la seule "solution réaliste et viable" au conflit, mais près de 83% déclarent également que cette solution "n'est pas réaliste pour le moment".

Les Français, sceptiques sur les possibilités de paix dans la région, ne blâment pour autant pas qu'Israël. L'Iran étant également un facteur de troubles au Proche-Orient."

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Par ailleurs, 69% des Français considèrent que l'antisémitisme constitue un problème en France (41% estiment que c'est "un très grand problème"). Seuls 8% pensent qu'il n'y a pas un problème d'antisémitisme dans le pays. (TJP)


http://philosemitismeblog.blogspot.com/

Le Pape et les « réfugiés » palestiniens



Par David Ruzié, professeur émérite des universités,
spécialiste de droit international

Durant son séjour en Israël et dans les Territoires, le Pape a été confronté au problème des « réfugiés » palestiniens et à notre avis, a prononcé, à ce sujet, au moins une fois, des paroles malencontreuses. Aussi, nous pensons qu’il n’est pas inutile d’évoquer, à nouveau, cette question. Certains médias ont rapporté qu’en entrant dans les Territoires, le Pape a été accueilli, si l’on peut dire, par un grand calicot affirmant le droit de retour des « réfugiés » palestiniens.


Ce n’est pourtant pas ce qu’a retenu Stéphanie Le Bars, envoyée spéciale du journal Le Monde , (après avoir été, il y a quelques années, correspondante de ce journal dans la région) dans le numéro daté du 15 mai, mais deux témoignages qu’elle rapporte témoignent, si besoin était, de la façon dont certains journalistes rendent compte de la situation.

S’agissant d’une Palestinienne, vivant dans le camp de réfugiés d’Aïda – celui-là même que le Pape a visité – nous apprenons que sa famille est « native » d’un village aujourd’hui en Israël.

Du fait que nous ignorons si les parents de cette femme, sans doute assez jeune, pour avoir des enfants de 4 et 6 ans, y sont nés ou bien s’il s’agissait de ses grands parents, le terme d’ « originaire » eut été plus appropriée.

Mais ce qui nous paraît quelque peu « léger » - et c’est un euphémisme – c’est lorsque la journaliste nous indique que le mari de cette femme est « emprisonné depuis cinquante jours en Israël sans qu’elle sache pourquoi ni pour combien de temps ».

De là à laisser accréditer l’idée que les Israéliens se livreraient à des arrestations arbitraires dans les camps de « réfugiés », il n’y a qu’un pas.

(Précisons que si, désormais, en principe, nous mettrons le terme de « réfugiés » entre guillemets, c’est qu’ainsi que nous l’avons déjà relevé, à différentes reprises, la définition du « réfugié » nous paraît particulièrement abusive, puis qu’elle englobe des personnes, qui n’ont jamais vécu ailleurs….Certes la périphrase de « personnes vivant dans un camp d’hébergement relevant de l’UNRWA », qui serait plus exacte est, sans doute, trop longue pour être employée).

L’autre témoignage, encore plus « irréaliste », à nos yeux, est celui d’une « réfugiée de 54 ans, mère de 7 enfants » qui déclare : « J’aimerais retourner à Beit Nativ, mon village – situé aujourd’hui en Israël » (souligné par nous).

Comment cette femme, née en 1955, peut-elle « retourner » dans un village, qui ne peut être « son » village, puisqu’elle n’y est pas née, sauf erreur de notre part ?

Malheureusement, à notre avis, le Pape s’est aventuré sur cette voie, de façon malencontreuse.

Ainsi, selon Stéphanie Le Bars, le Pape aurait exprimé sa « solidarité à l’ensemble des Palestiniens qui n’ont pas de maison et attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale , ou d’habiter de façon durable dans une patrie qui soit à eux » (souligné par nous).

Or, c’est précisément après ce rappel des paroles du Pape que la seconde Palestinienne a exprimé le « rêve » de « retourner » dans « son » village », considérant que le Pape la soutenait.

Et la journaliste française n’a pas manqué de relever dans le titre de son reportage qu’à Bethléem « le pape a su toucher les Palestiniens ».


http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=13970

14.5.09

COMMUNIQUE DU BNVCA

Le BNVCA dénonce et condamne les nouvelles attaques antisémites commises contre les fidèles de la synagogue de Garges les Gonesses, par des résidents des immeubles voisins.

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L ANTISEMITISME
Parrainé par le Centre Simon Wiesenthal,Verbe et Lumière, L’union des CCJ Idf
8 Boulevard Saint Simon 93700 DRANCY
Drancy le 14/5/09

Le Président
Sammy GHOZLAN
0609677005

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme est requis par les dirigeants et fidèles de la Synagogue de Garges Les Gonesses,14 rue J.B.Corot, encaissée dans une cité d’immeubles ,et qui fait à nouveau l’objet d’attaques régulières, qui deviennent à présent quotidiennes.

Des objets sont lancés des fenêtres de l’immeuble situé en face de la synagogue, sur toute personne approche le Centre Communautaire ou qui en sort de jour comme de nuit. Il s’agit de pots de yaourts pleins, patates, oignons, pommes, bouteilles en verre, œufs,.Par ailleurs des voitures appartenant à des juifs ,garées sur le parking voisin,sont régulièrement vandalisées. .

Le 13 mai 2009,vers 20h45 des fidèles qui se rendaient à la synagogue ont été littéralement arrosés de yaourts. Un quart d’heure plus tard même scénario avec un monsieur qui quittait le Centre Communautaire. Des témoins semblent avoir localisé les appartements d’où sont lances les projectiles .( 7ème étage du 19 rue Corot et 5éme du 21 rue Corot..)

Selon eux, une certaine accalmie toute relative était apparue depuis trois ans, à la suite d’une intervention efficace des policiers auprès des locataires de l’immeuble ,notamment. lorsque monsieur SARKOZY Ministre de l’Intérieur s’était déplacé en avril 2006 pour s’inquiéter de la santé d’ une dame de la communauté, sérieusement blessée au visage par une pierre lancée depuis le même immeuble.

Nous avons recommandé aux victimes de déposer plainte, y compris contre le bailleur qui devra prendre des mesures d’expulsion , au motif de trouble de jouissance,contre les locataires des appartements mis en cause dès qu’ils seront confondus.

Nous demandons au Préfet du Val d’Oise de prendre toutes les mesures de protection de ce lieu de culte , et de ses environs,afin de permettre aux citoyens juifs de cette commune d’exercer en toute sécurité leurs libertes publiques, d’aller et venir, de culte …

Nous demandons au Procureur de La République de poursuivre les auteurs des faits, et de donner ses instructions aux enquêteurs afin qu’ils effectuent sans délai toutes les investigations, -enquêtes de voisinage,perquisitions .et autres actes de procédures qui permettront d’identifier les auteurs ,leurs complices, pour les faire sanctionner par la justice

13.5.09

Belgique : antisémitisme de scène



Les ennemis d’Israël ont beau jurer aux grands dieux qu’ils ne sont pas antisémites, ce qui reste à prouver, le fait qu’une atmosphère anti-israélienne qui prend de plus en plus d’ampleur en Europe permet dans son sillon de véhiculer des images qui ne salissent pas seulement l’Etat d’Israël mais les Juifs en général. Une fois que la porte de la haine est ouverte, entre qui veut, même ceux qui nourrissent la haine de soi.

Au début de la pièce « Samson et Dalilah », présenté en ce moment à Anvers par l’Opéra de Flandres, on y voit un Juif religieux violant une femme. Il faut préciser que cette pièce a été écrite par deux Israéliens, qui ont voulu faire un « remake » de cette histoire biblique en l’inversant, pour en faire une « critique de l’occupation israélienne de la Palestine » !!! Il s’agit d’une interprétation très osée, lorsque l’on sait que ce sont justement les Philistins, peuple venus de Crète, qui ont sans cesse tenté d’occuper la Judée ! C’est d’ailleurs de leur nom que l’Empereur Hadrien prit plus tard le mot « Palestine », pour le substituer à la Judée afin d’effacer l’appartenance juive de cette région.

Les instances de la Communauté juive de Belgique ont vivement condamné la représentation de cet opéra, dirigé par Omri Nitzan et Amir Nizzar Zouabi. La scène du viol montre un prêtre religieux, habillé à la façon juive, violant Dalilah, habillée à la façon palestinienne. Le « Juif religieux » est le seul homme qui apparaît dans cette scène, et il est le seul homme de la pièce à porter une calotte.

Contacté par les instances de la Communauté juive, l’Opéra de Flandres est aux abonnés absents. Michael Freilich, rédacteur en chef de « Joods Actueel », magazine juif du monde des affaires, dit en avoir parlé aux créateurs de la pièce, qui lui ont dit que cette scène était censée « représenter la coercition religieuse en Israël », ce qui n’arrange pas les choses ! Mais il avoue « que les gens de ne font pas la différence, et dès qu’ils voient une kippa, ils l’associent à tous les Juifs et aux Israéliens ».

D’autres scènes de la pièce sont très critiquables, notamment lorsque des acteurs déguisés en soldats de Tsahal se mettent à caresser amoureusement leur fusil M-16 qu’ils ont placé de manière suggestive.

L’ambassadrice d’Israël en Belgique, Tamar Samash, a refusé l’invitation qui lui était faite d’assister à la première représentation.

La critique artistique en Belgique a d’ailleurs été très négative envers la pièce, mais plus pour son aspect artistique que le message idéologique qu’elle transmet.

« Si vous allez voir la pièce, fermez les yeux mais écoutez, car la musique est très belle » a écrit l’un des critiques. Il aurait pu rajouter : « et bouchez vous le nez », car l’antisémitisme nauséabond est de retour en Europe, et malheureusement, comme dans ce cas, par le fait d’Israéliens.


par Shraga Blum


http://www.actu.co.il/2009/05/belgique-antisemitisme-de-scene/

12.5.09

5ème festival (2009) : "La Culture juive Américaine"



Le 5ème Festival, qui aura lieu du 14 juin au 30 juin 2009, aura pour thème : La Culture Juive Américaine.

Concerts, représentations théâtrales, conférences, films, expositions : 120 manifestations gratuites permettront au public de découvrir l'histoire et la vivacité d’une culture juive aux multiples facettes.
Une soirée à l’Hôtel de Ville de Paris et un colloque en Sorbonne sur l'écrivain Philip Roth ouvriront cette 5e édition.

Un Sheikh palestinien sabote le colloque interreligieux organisé par le Pape



Dans le cadre de la visite du Pape Benoît XVI en Israël, une grande réunion de dialogue interreligieux était organisée en début de soirée à l’Hôtel Notre-Dame de Sion à Jérusalem. En présence du souverain pontife, y assistaient des centaines de représentants et clercs des trois religions. Après les interventions du Pape et du Patriarche Latin de Jérusalem, Fouad Twal, le Juge Islamique de l’Autorité Palestinienne, le Sheikh Tayseer Rajab Tamimi, qui n’était pas prévu par le protocole, s’est emparé du micro, et s’est lancé dans une longue et violente diatribe antisémite.

Il a commencé par citer Saladin, « qui avait défendu les droits des Chrétiens après avoir reconquis Jérusalem », et que dès lors « l’Islam et le Christianisme devaient s’unir contre l’occupation israélienne et créer un Etat palestinien ». Il a accusé le Pape Benoît XVI « de ne pas condamner Israël, et de reconnaître implicitement par sa visite la souveraineté israélienne sur Jérusalem » Puis il a prononcé des paroles très dures : « Israël a détruit notre patrie, a exilé notre peuple, implanté des colonies, ruiné les lieux saints musulmans, détruit des hôpitaux et des écoles, massacré des femmes, des enfants et des personnes âgées dans la bande de Gaza”. Puis il a déclaré: « Jérusalem, ville exclusivement palestinienne, et capitale éternelle du peuple palestinien ».

Les paroles du Sheikh ont été fort applaudies, il faut le dire, par une partie de l’assistance, dont des ecclésiastiques chrétiens, mais ont laissé impassibles les autres intervenants sur la tribune, apparemment du fait de l’absence de traduction simultanée. Parmi eux, le Grand Rabbin de Haïfa, Rav Shaar Yashouv Cohen.

A ce moment, certains délégués juifs et chrétiens ont commencé à quitter les lieux, et voyant la situation se dégrader, les organisateurs ont tenté de faire taire à plusieurs reprises le Sheikh Tamimi, mais en vain. Celui-ci, bien que non prévu au programme, a catégoriquement refusé d’obtempérer, et a poursuivi ses invectives contre Israël et les Juifs, affirmant même que « le gouvernement israélien se base sur des décisions religieuses de rabbins pour tuer des femmes, des enfants et des vieillards palestiniens ».

Après avoir achevé son intervention, le Sheikh Tamimi s’est dirigé vers le Pape, qui s’est levé pour lui serrer la main, et il a quitté les lieux, ayant « accompli sa mission ». Dans l’entourage du Pape, on a rapidement saisi la dynamite qu’il y avait dans ce qui venait de se passer en sa présence, en plus dans un colloque destiné à « promouvoir le dialogue entre les religions ». Benoît XVI a donc décidé de quitter les lieux dès la fin du discours de Tamimi et n’a pas participé à la réception qui était prévue dans les salons de l’hôtel après les débats.

Le Père Deferico Lombardi, Directeur du Service de Presse du Vatican, a précisé que « personne n’était au courant du fait que le Sheikh Tamimi allait prendre la parole, ni a fortiori du contenu de son discours ». Il a condamné les propos du prélat musulman, « qui va à l’encontre des intentions de dialogue interreligieux pacifique montrées par le Pape Benoît XVI», et espère « que cet incident ne nuira pas à la poursuite d’un tel dialogue dans la région ». Le Rav Shaar Yashouv Cohen, témoin direct de ce scandale, a indiqué que « le Pape avait été stupéfait lorsqu’on lui a fait part de la teneur de l’intervention du Sheikh palestinien ». Benoît XVI se serait exclamé: « Comment peut-on me faire une chose pareille ?! »

Par contre, l’un des archevêques présents a justifié les paroles de Tamimi : « Certes, Tamimi a prononcé des paroles dures, mais peut-on discuter avec les faits ? Et les faits, c’est que les Palestiniens souffrent quotidiennement. Il a dit la vérité, et la vérité fait parfois mal à entendre. Il faut espérer que ce qu’il a dit fera réfléchir les politiciens (israéliens). »

Du côté officiel israélien, le ministère des Affaires étrangères et celui du Tourisme ont publié un communiqué conjoint, « condamnant les propos haineux du Sheikh Tamimi, qui au lieu de promouvoir la paix et la coexistence a choisi d’instiller la haine et la peur entre Palestiniens et Israéliens, entre Juifs, Chrétiens et Musulmans.»


par Shraga Blum

http://www.actu.co.il/2009/05/un-sheikh-palestinien-sabote-le-colloque-interreligieux-organise-par-le-pape/

11.5.09

COMMUNIQUE DU BNVCA

Le BNVCA demande des sanctions extremement severes contre les éléves antisémites du lycée professionnel de Champigny sur Marne,qui harcèlent leur professeur de confession juive de menaces se référant à Hitler et Dieudonné, pendant le cours

BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ ANTISEMITISME
Parrainé par le Centre Simon Wiesenthal, Verbe et Lumière, l’Union des CCJ D’Ile de France
8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

Le Président
Sammy GHOZLAN
0609677005

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a été alerté sur les propos et les comportements antisémites d’élèves d’un lycée professionnel de Champigny sur Marne,à l’encontre de l’un de leur professeur,de confession juive.
Le BNVCA condamne avec vigueur ces propos ,menaces et intimidations proférées a haute voix , en connaissance de cause,pendant le cours « Madame vous faites quoi pendant le week end ?Moi je vais en Allemagne…Je vais voir Hitler…Je vais mettre des fleurs sur la tombe d’Hitler…Vous savez vous où est la tombe d’Hitler…etc… »
Nous considérons qu’il ne s’agit pas seulement d’insolence, d’autant que ces élèves, auront, avant ces faits ironisé de la façon qui nous est rapportée: « Dieudonne j’adore quand il fait la moustache…mes parents le kiffent,il est trop fort,…tous on les aura tu vas voir on les aura tous… »
Le BNVCA recommande à la victime de déposer plainte.Nous l’assurons de notre soutien et de notre solidarité.
Nous demandons au Recteur de l’académie de Creteil de prendre les mesures et sanctions sévères ,administratives et pénales,contre les élèves en question,comme il l’a fait contre d’autres élèves d’un établissement de Seine Saint Denis,qui ont injurié un professeur de mathématiques de confession juive.
De plus en plus le BNVCA reçoit des signalements de comportements antisémites dans les classes et les établissements publics. Beaucoup moins contre les élèves juifs puisque d’une manière générale ,ceux ci ont déserté les écoles de la République,en raison leur insécurité ; mais de plus en plus souvent contre des chefs d’établissements ou des professeurs de confession juive.
Nous déplorons l’influence que le prétendu humoriste développe sur les enfants musulmans et de couleur. Nous attendons des pouvoirs publics qu’ils mettent ces mauvais exemples hors d’état de nuire. Nous attendons des enseignants qu’ils instruisent leurs élèves sur le vrai visage antisémite de ceux qui professent leur antisionisme comme le sieur MBALA MBALA.

PO - Les USA et la Jordanie proposent un nouveau plan de paix

LONDRES, 10 mai (Reuters) -
Les Etats-Unis sont favorables à un plan de paix au Proche-Orient comprenant "une solution à 57 Etats" par laquelle la totalité du monde arabe reconnaîtrait Israël, annonce le roi Abdallah de Jordanie dans le Times de lundi.

Selon le quotidien britannique, ce plan a été mis au point avec Barack Obama lors de la visite du souverain hachémite à Washington en avril.

Les détails seront sans doute mis au point lors d'une série d'événements diplomatiques ce mois-ci, notamment lors d'une rencontre entre le président américain et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington la semaine prochaine.

"Nous offrons à un tiers du monde de le rencontrer à bras ouverts", déclare le roi Abdallah. "L'avenir n'est pas le Jourdain ni le Golan ni le Sinaï; l'avenir est le Maroc sur l'Atlantique et l'Indonésie sur le Pacifique. C'est le prix."

"Si nous retardons nos négociations de paix, il y aura un autre conflit entre Arabes ou musulmans et Israël dans les 12 à 18 mois", prévient le roi.

"Ce dont nous parlons n'est pas des Israéliens et des Palestiniens assis à une table, mais des Israéliens assis avec les Palestiniens, des Israéliens assis avec les Syriens, des Israéliens assis avec les Libanais", ajoute-t-il.

En échange du gel par Israël des colonies juives en Cisjordanie, les Etats arabes pourraient autoriser, entre autres gestes, le survol de l'espace aérien arabe par la compagnie israélienne El Al ELAL.TA et l'octroi de visas aux Israéliens.

Le gouvernement Obama est favorable à la création d'un Etat palestinien comme solution du conflit au Proche-Orient.

Depuis sa prise de fonctions le 31 mars, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a jamais abordé de manière spécifique la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.


(Desk mondial à Londres, version française Danielle Rouquié)

((Services informations générales. Tél. 01 49 49 53 34. Reuters messaging : danielle.rouquie.reuters.com@reuters.net))

LA PAIX SELON LES JORDANIENS ....



Au marché de Petra en Jordanie : Nous ne recevons ni les chiens ni les israéliens

10.5.09

Pendez-les haut et court !


Ce slogan bien connu à destination des juges et des jurés lors des grandes conquêtes de l’Ouest retentit parfois à destination de ceux qui sont en train d’instruire le procès du Gang des barbares et son décérébré de chef en tête, Youssouf Fofana.

Cet assassinat nous rappelle les heures sombres de notre histoire déjà lointaine mais pourtant si proche. Le crime perpétré a tout d’odieux et nous renvoie à la barbarie passée, de celle que l’on croyait d’un autre âge.

Avec de tels actes, l’effluve nauséabonde de l’antisémitisme perdure et continue à se frayer insidieusement un chemin au sein de notre société dite moderne.

Mais voilà ! Au grand dam des aficionados des films de John Ford et des nostalgiques de la peine de mort, personne ne sera pendu ; le Far West est déjà loin et aucune tête laide, infâme ou vide n’ira rouler dans un réceptacle en osier.

Est-il utile de rappeler que depuis le 9 octobre 1981, le couperet de feu Guillotin a cessé son chuintement furtif sur les rails de l’échafaud. Cela restera heureusement irréversible.

C’est ainsi, si l’horreur perpétrée reste incontestable, la loi des hommes prime, même s'ils se conduisent en bêtes immondes.

Tous ont droit à un procès et même si la décence n’est pas dans le box, même si ces barbares sans guillemets osent ricaner à la lecture de l’acte d’accusation, la défense doit être assurée.

Huis-clos pour une omerta

Ce gang a kidnappé un jeune homme au seul motif que, dans leur tête de piaf, les « Feuj ont de la Thune ».

Pour ce procès qui se tient à huis clos, les medias en sont réduits à décrire avec force détails le numéro clownesque de Fofana.

Tel un véritable pantin, il illustre par sa conduite le paroxysme d’inculture de la chose religieuse apprise sans doute dans les couloirs de sa prison. S’il voulait apparaître comme un parfait abruti sans vergogne, il ne s’y prendrait pas autrement.

Ce voyou sans foi ni loi ose, en préambule, interpeller la cour, éructant son Allah Hou Akbar, déclamant la date de la mort d’Ilan en guise de date de naissance.

Oui, sans doute ce jour là, Fofana le barbare est né.

En guise de preuve d’appartenance à la secte des fondamentalistes insoumis à la démocratie, il annone les quelques mots d’arabe de son maigre vocabulaire de débutant.

Pauvre Islam, rabaissé par un ignare à la plus réductrice des expressions. Il n’a que faire des valeurs de respect des hommes et des institutions de la république devant laquelle il doit aujourd’hui rendre des comptes.

Apparemment, la stratégie de Fofana consistait à provoquer à outrance. Pour ne pas croupir le temps d’un procès dans la souricière du Palais de justice? Par peur de la vétusté des lieux?

C’est en effet une réclamation des accusés, la vétusté et l’inconfort des lieux, qui ne leur permettait pas d’être au mieux de leurs capacités devant la Cour.

Cette réclamation leur a valu un report, un long week end pour se reposer de leur épreuve. Quel homme, ce Fofana ! Quelle grandeur, ses complices! Et quelle ironie lorsque l’on sait le calvaire qu’ils ont fait endurer à leur victime.

Ces bourreaux, des hommes !

On a tous encore en mémoire, d’autres bourreaux: le tyran Saddam Hussein jugé en Irak et l’exterminateur Radovan Karadzic jugé, lui, par le TPI.

Ils montrèrent un "bel exemple de courage", s’illustrant tous les deux en scandant les mêmes inepties devant leurs juges ne reconnaissant ni le tribunal qui les jugeait ni les faits qui leur étaient reprochés.

Ils ont tout fait pour passer pour des victimes ; cela doit être un nouveau syndrome, celui des lâches.

Plus ils sont haut dans la hiérarchie de l’ignominie et du crime, et plus ils ont une chance d’obtenir des aménagements afin de diminuer leurs souffrances (et leur honte publique, s’ils en éprouvent).

Dans le procès du Gang des Barbares, la justice une fois encore protège, sous couvert de la loi, deux accusés qui étaient mineurs à l’époque des faits. D’aucuns considèrent que cela arrange bien les juges et les politiques.

D’un procès dont les actes furent animés par une haine antisémite, des comptes-rendus liminaires, pas de télévision (jamais dans les procès en France), aucun journaliste sur place (merci le huis clos!) et au bout du compte, quelque chose qui pourrait apparaître comme un procès de droit commun.

Au moment des faits pourtant, ces mineurs se sont conduits, nonobstant leur âge, en tortionnaires. La minorité légale protège ceux qui ont torturé: un laissez-passer pour la cour des mineurs et le huis clos ?

Lorsque l’on tue de sang froid, lorsque l’on torture un jeune homme à peine plus âgé, que l’on ait 16 ou 18 ans, le crime et sa perfidie dépassent le concept d’âge. Seuls les coupables sont protégés par la loi.

Les crimes odieux ne devraient-ils pas être jugés par la Cour d’assise sans huis clos ? Mais alors qui délivrerait, et sur quels critères légaux, la qualification “d’odieux”?

Nuremberg, un bel exemple qui fait date.

Le procès de Nuremberg avait vu comparaître en son temps les principaux dignitaires nazis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité du fait de leur responsabilité dans la mise en place de la « solution finale ».

Ce procès, premier du genre, a été filmé, les débats furent portés à la face du monde comme le miroir de l’ignominie et de l’indicible dont seul l’être humain a su et sait encore se rendre coupable.

L’exemple pour l’humanité pouvait alors faire son chemin. Enfin les rescapés, les historiens, sociologues, politiques et experts psychiatres, professeurs pouvaient dès lors piocher quelques faits à des fins pédagogiques, d’études ou de témoignages.

Même si les débats mirent à jour le comportement inhumain de bon nombre des accusés, même si la plupart ont nié leur responsabilité, il n’en reste pas moins vrai que le monde entier a pris connaissance dès lors des actes des 24 autres salopards, Goering en tête ; ils furent contraints de répondre publiquement de leurs crimes.

Le Président Truman avait déclaré en préliminaire de ce procès d’exception : «Notre procès doit constituer un historique bien documenté de ce qui était, nous en sommes convaincus, un plan d’ensemble, conçu en vue d’inciter à commettre des agressions et les actes de barbarie qui ont indigné le monde »

Quel rapport avec le gang des barbares ?

La thune des Juifs, la spoliation, l’éradication, voilà le point commun. L’analogie unit les deux procès: par la barbarie qui y sera disséquée, ils sont du même sang. Cette barbarie n’a rien à envier – sauf les moyens - à celle utilisée 64 ans auparavant et dont les accusés durent répondre à Nuremberg.

Aujourd’hui dans le procès à huis clos de Fofana et de ses complices, les médias ne s’attardent pas trop sur le caractère antisémite du crime. Pour maintenir la paix sociale, ne pas choquer ? Ou pour imposer l’omerta sur un procès qui aurait pu et du être éducatif?

Aussi difficiles et répugnants qu’ils puissent s’avérer, les détails révélés sur le calvaire enduré par Ilan, en menant les spectateurs du procès au bord de la nausée, auraient pu constituer une vraie mission d’utilité publique pour les générations à venir, pour celles qu’on peut encore espérer sauver...

Qu’en est-il du droit moral de la victime ?

A-t-on pensé au droit d’Ilan Halimi et à celui de sa famille qui lutte pour alerter les consciences ? S’est-on seulement posé la question de la nécessité d’alerter l’opinion publique et de mettre à nu des sauvageons qui n’ont « d’homme » que le nom ?

Au contraire, on pourrait penser à une manœuvre pour préserver la paix sociale : on la joue profil bas, « Circulez y a rien à voir » comme aurait dit Coluche.

Silence des autorités musulmanes

La petite ordure de Fofana, cerveau (?) présumé d’une bande de paumés, choisit la provocation comme système de défense et rentre dans la salle, le doigt levé et criant « Allah hou Akbar ».

Pourquoi les autorités religieuses musulmanes ne bronchent-elles pas devant un tel blasphème ? Pas un commentaire, pas même l’indignation d’un éminent érudit qui aurait toute légitimité à fustiger un tel comportement, qui pourrait s’inscrire en faux devant des propos aussi inappropriés.

Une bonne occasion de démontrer combien de tels individus pervertissent les écrits originels du Coran a encore été perdue.

Au lieu de cela, le silence.

Le discours s’inocule comme un venin et l’antidote n’est pas pour demain à en croire les nombreux cas rapportés et les statistiques de convertis de dernière minute par le truchement d’Imams autoproclamés.

Le discours s’inocule comme un venin. Si l’on en croit les statistiques de convertis en prison par des imams autoproclamés, l’antidote n’est pas près d’arriver dans nos pharmacies.

Les émules de Fofana vont grandir et s’approprier comme autant de slogans les diatribes qui leur auront été rapportées par les minutes judicaires du procès. Ainsi une nouvelle génération de crétins prouvera qu’elle n’a rien compris à sa religion.

Hasard du calendrier, M’bala M’bala

Le pathétique has been comique Dieudonné M’bala m’bala, maitre dans les injures commises vis-à-vis d’une race ou une religion déterminée, en l'espèce des injures antisémites, passe en procès (Septembre 2009). En attendant, il crée sa liste antisioniste pour les élections européennes.

En parlant de venin, il est une seringue à lui seul. La sémantique plus policée, il déverse sa haine sur le sionisme, une vision diamétralement opposée à celle de son illustre “frère” Martin Luther King, dont les phrases et les principes résonnent encore de nos jours comme les plus beaux discours de paix.

Et si demain un groupe de citoyens se réveillait avec l’idée brillante de présenter sa propre liste européenne, une liste « anti-antisioniste » ou encore « anti-islamiste » ?

Souhaitons à Fofana et à ses complices d’aller très vite tâter l’humidité des geôles de la république dans un futur très proche. La France est classée parmi les dernières nations européennes en termes de prison.

Ses conditions d’incarcération sont cependant incomparablement plus humaines que celles qu’Ilan Halimi a endurées aux mains des barbares.

Ainsi les barbares en question auront tout loisir, dans leur cellule vétuste, de méditer sur cette phrase de Martin Luther King :
« L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite. Et il en sera toujours ainsi. »


Jean-Michel Peretz

http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Do-974580758

Un hyper vidé de ses produits israéliens

Une opération coup de poing sur les produits israéliens a été organisée, hier après-midi à l’hypermarché Carrefour de Montigny-lès-Cormeilles( 95 VAL-D'OISE ) par diverses associations et partis de gauche du département. Tous vêtus d’un tee-shirt vert marqué « Boycott Israël », la soixantaine de manifestants a vidé les rayons de pomelos, tomates cerises, lingettes pour enfants et autres produits provenant d’Israël.

leParisen.fr


COMMUNIQUE DU BNVCA DU 26/4/09

Nouvelle opération Boycott Carrefour BERCY:Le BNVCA attire l'atention des autorités sur le fait que les nombreuses opérations d'appel au boycott de produits d'Israel dans des grandes surfaces CARREFOUR AUCHAN ETC;excède les citoyens juifs ou non

Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme
Parrainé par Verbe et Lumière, le Centre Simon Wiesenthal etc.
8 Boulevard Saint Simon 93700 DRANCY

Le Président
Sammy GHOZLAN
0609677005


DRANCY LE 26/4/09


Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme informe de l’agacement et la colère de nombreux amis d’Israël, et membres de la communauté juive , clients de grandes surfaces commerciales.Ces réactions sont suscitées par le harcèlement provocateur et discriminatoire de prétendus supporters de la cause palestinienne qui appellent au boycott de produits israeliens .
Constitués comme des commandos, ces individus investissent les magasins, vident les étalages de produits en provenance d’israël, haranguent la foule,l’incitent au boycott des produits qu’ils disent provenir d’israel.
Pour ces faits qui se sont produits à Genneviliers , Aulnay Sous Bois, Saint Denis, Drancy, Montreuil, le BNVCA a déposé plainte.
Nous notons qu’une telle provocation prévue à Rosny Sous Bois n’a pu se derouler la police du 93 ayant intervenu avant pour l’empecher.
D’autres plaintes sont en cours pour les faits similaires qui se sont deroulés dans les magasins Carrefour de Flins, Saint Priest, Strasbourg, d’AUCHAN à Bordeaux,et contre la société VEOLIA toujours à BORDEAUX ou encore lors d’une réunion publique à Vincennes contre la banque DEXIA , en présence des personnalités politiques Dominique VOYNET , Patrick DEVEDJAN ,Claude PERNES ,Michel TEULET …*
De nombreux correspondants nous expriment par téléphone, ou via le site internet du BNVCA :SOSANTISEMITISME.ORG leur exaspération leur « raz le bol »d’autant qu’ils ne comprennent pas pourquoi la police souvent présente n’intervient pas pour interpeller ces delinquants d’autant que l’appel au boycott est bien un délit prevu et réprimé par la loi.-art 225 du code penal-
Le tout dernier nous est rapporté par un témoin excede :selon lui , « alors qu’il se trouvait avec son épouse à Carrefour BERCY -94-le 24/4/09 à 16H ;il voit un commando propalestinien de 20 personnes s’introduire dans l'enceinte de CARREFOUR Bercy, avec des caddie Ils auront enfilé des tee-shirts avec des inscriptions ANTISRAELIENNES, en vociférant à l'aide d'un mégaphone des slogans injurieux envers ISRAEL et CARREFOUR qui serait complice des terroristes en vendant des produits Israéliens. Les vigiles n'ayant pas réussi à déloger ces manifestants, ont appelé la police. Devant l'inertie des forces de l'ordre, il aura interpellé un agent lui demandant de faire cesser les propos injurieux des manifestants pro palestiniens. Constatant que la Police ne faisait rien et restait passive, il reconnait s’être emporté,rappelant en même temps qu’il réagissait ainsi précisant qu’il est enfant de déporté.
Il relate que les membres de ce commando se seraient couchés devant le rayon de produits cashers pour en empêcher l’accès.
De nombreux clients de Carrefour qui se sont sentis menacés se sont plaints de l’inaction des vigiles et de la Police . »
Relayant les réclamations de très nombreux requerants, nous demandons que des mesures soient prises contre les meneurs de ces opérations, contre ces casseurs en réunion.
Nous alertons les autorités sur le fait que le fait que la repetition de ces faits non sanctionnés est en train d’exceder les citoyens juifs qui subissent dejà l’antisémitisme provoqué par la propagande antiisraelienne
Nous considérons que la police doit intervenir pour empecher ces faits de se produire et interpeller les auteurs.
Nous demandons aux Parquets compétents en raison des differents lieux de la commission de ces faits, d’engager d’initiative les enquêtes,les procédures , et les action publiques.
Nous recommandons aux directions des magasins concernés ainsi qu’aux entreprises visées de déposer plainte contre les incitateurs au boycott.



http://www.sosantisemitisme.org/communique.asp?ID=259

9.5.09

Le problème juif permanent du Vatican



Angelo Idi, le sacristain national-socialiste



Alan Dershowitz - Jerusalem Post |
Adaptation française de Sentinelle 5769



Alors que le Pape Benoît accomplit sa visite historique en Israël, plusieurs cardinaux, évêques et prêtres continuent de perpétuer la longue histoire de l’antisémitisme de l’Eglise. Des photographies ont récemment fait surface avec le Père Angelo Idi portant une swastika. Il appartient au même groupe de fascistes comprenant l’évêque Richard Williamson – qui persiste à nier l’holocauste.


Mais le problème juif de l’Eglise n’est pas limité à des prêtres marginaux ou à des évêques excommuniés. Au moins deux des cardinaux les plus influents de l’Eglise, dont l’un était candidat au pontificat et demeure un favori pour le remplacer, sont ouvertement antisémites et fiers de l’être.

Le cardinal Oscar Andres Rodriguez Meridiaga, archevAque de Tegucigalpa, au Honduras, a déclaré à tous ceux qui voulaient l’entendre, qu’on doit reprocher « aux Juifs » le scandale entourant l’inconduite sexuelle de prêtres à l’encontre de jeunes paroissiens !

Les Juifs ? Comment le cardinal Rodriguez en est-il venu à cette idée ridicule ? Voici sa « logique ». Il commence par affirmer que le Vatican est anti-Israël et pro palestinien. Il s’ensuit donc, que les « Juifs » devaient être équitables pour l’Eglise catholique, tout en détournant l’attention dans le même temps des injustices israéliennes contre les Palestiniens.

Les Juifs parvinrent à le faire en s’arrangeant pour que les media, que bien sûr ils contrôlent, prêtent une attention disproportionnée aux scandales sexuels du Vatican. Ecoutez les propres déclarations de Rodriguez :

“Cela me fait certainement penser qu’au moment où toute l’attention des mass media était concentrée sur le Moyen-Orient, les nombreuses injustices commises contre le peuple palestinien, la presse et la T lé aux USA sont devenues obsédées avec les scandales sexuels survenus 30 à 40 ans auparavant. Pourquoi ? Je pense que c’est aussi pour ces raisons Quelle est l’Eglise qui a reçu Arafat le plus souvent, et a le plus souvent confirmé la nécessité de créer un Etat palestinien ? Quelle est l’Eglise qui n’accepte pas que Jérusalem soit la capitale indivisible de l’Etat d’Israël, mais qu’elle devrait être la capitale des trois grandes religions monothéistes ? »

Rodriguez poursuit en comparant les media contrôlés par les Juifs avec « Hitler », parce qu’ils sont « les protagonistes de ce que je n’hésite pas à définir comme une persécution contre l’Eglise »

Quand on lui a demandé s’il souhaitait reformuler son attaque, Rodriguez répondit... Je ne me repens pas. Parfois il est nécessaire de secouer les choses ».

Le principal coupable des media est, selon Rodriguez, The Boston Globe, qui a gagné de nombreuses récompenses journalistiques pour sa révélation et la couverture du scandale sexuel. The Globe est détenu par le New York Times, contrôlé par la famille Sulzberger. Donc de la conspiration juive. Le problème avec cette théorie farfelue est que la communauté juive de Boston était très proche, et en admiration du cardinal Bernard Law, qui présidait l’archidiocèse pendant le scandale. Law avait construit des ponts entre les communautés catholiques et juives de Boston, et quand le scandale fut révélé par le très non juif Boston Globe, la communauté juive demeura largement partisan de Law.

Aucun des critiques des principaux media, avocats ou politiciens qui s’insurgeaient contre l’Eglise n’était juif. La majorité était catholique. Mais cela n’avait pas d’importance pour le cardinal bigot, qui croit avec d’autres antisémites, que si il y a un problème, il faut le reprocher aux « Juifs ».

Comme James Carroll, lui-même catholique, a décrit « l’état d’esprit cinglé » de Rodriguez : « Quand l’Eglise a un problème – voilà la première position entre toutes – reprochez-le aux Juifs ». Mais Rodriguez n’est pas le seul cardinal contemporain affligé d’une telle intolérance.

Le cardinal Joseph Glemp, primat de Pologne, a reproché aux Juifs le communisme polonais, l’alcoolisme, et la collaboration avec Hitler. Il a aussi accusé les Juifs d’essayer de tuer des nonnes. D’autres prêtres de haut rang, particulièrement en Amérique centrale et en Pologne, ont dressé de telles accusations antisémites contre les Juifs et Israël.

Ces pamphlets diffamatoires démontrent que le Vatican a encore un problème avec l’antisémitisme au plus haut niveau de sa hiérarchie, même après que Vatican II ait déclaré que l’antisémitisme est un « pêché ». Comment des pêcheurs en série tels les cardinaux Rodriguez=2 0et Glemp conservent leur statut de princes de l’Eglise tout en continuant de prêcher des pamphlets diffamatoires contre les Juifs ?

L’antisémitisme au sein du clergé catholique transcende les lignes idéologiques. L’Evêque Williamson et le Père Idi sont des fascistes de la Droite dure. Le cardinal Rodriguez est un théologien de la « libération » de Gauche. Le cardinal Glemp est simplement un antisémite polonais à l’ancienne, qui marche dans les pas de ses prédécesseurs qui furent aussi Primats de l’Eglise catholique polonaise (à l’opposé de Jean Paul II, qui était aussi polonais mais philosémite).


L'EVEQUE WILLIAMSON

Le Pape Benoît est un homme bon, qui a généralement poursuivi le bon travail de ses deux prédécesseurs envers les Juifs. Mais le problème de l’antisémitisme empire dans l’Eglise, comme cela se produit dans de nombreuses parties du monde, en particulier en Amérique Centrale et du Sud.

L’influence et le succès croissants du cardinal Rodriguez, et l’échec du Pape dans la condamnation de leur antisémitisme déclaré, contribuent à la légitimation de ce pêché c hez certains fidèles. Le temps est venu, de fait il a même trop tardé, pour que le Pape Benoît s’exprime et prenne des mesures fermes contre les intolérants vêtus de pourpre cardinalice qui souillent son pontificat et portent atteinte à l’autorité morale de l’Eglise.

Israël , patrie du christianisme ?



Simone Charrier


Israël patrie du christianisme , ces jours-ci je lis ou j’ entends cette expression à droite ou à gauche .Je suis chrétienne et cette expression me choque . Notre patrie , c’est notre pays d’ origine . Effectivement le christianisme est né en Israël , et quand on dit christianisme , il s’ agit de notre foi , pardonnez la banalité . Je trouve que ce mot de patrie pris au sens figuré bien sûr , sonnerait juste concernant les chrétiens , seulement si certains événements n’avaient jamais existé .


Si les chrétiens n’avaient jamais fait de croisades
Si l’église et les rois n’avaient jamais commandé ensemble
Si le peuple d’Israël n’avait jamais été chassé de sa terre
Si l’antisémitisme n’avait jamais existé
Si la Shoa n’avait pas eu lieu
Si on n’avait jamais entendu parler d’antisionisme
Bref si au moins aujourd’hui, le peuple juif qui vit en Israël sa patrie, était reconnu par tout le monde et vivait 100% en sécurité sur sa terre.

On dirait un rap mais ce n’est pas un rap, c’est la réalité. Les pays musulmans pour beaucoup d’entre eux ne reconnaissent même pas l’existence de l’état d’Israël. Combien de chrétiens joignent fièrement leurs voix aux antisionistes de tous bords pour accuser Israël, même quand Israël est en danger. Normalement on défend sa patrie, on l’aime, on n’en dit pas du mal à tout le monde.

Tiens, et si l’Iran attaquait Israël, est-ce que les chrétiens, tous ceux qui pensent qu’Israël est leur patrie se léveraient pour la défendre ? Si oui, je me réconcilie avec eux. Sinon, qu’ils se taisent .

Je trouve plutôt cruel que nous, les chrétiens nous osions parler d’Israël comme de notre patrie. J’ai bien compris que pour certains, c’est un pas en avant. Longtemps ils ont ignoré les origines juives du christianisme, certains viennent de découvrir que Jésus a été juif du début à la fin de sa vie sur la terre, et la plupart des apôtres aussi . De là à s’imaginer des droits sur la terre d’Israël, c’est méconnaître et la Bible et surtout, surtout l’histoire.

Israël est la patrie du peuple juif. Si on aime Israël parce qu’on est chrétien, ce que je trouve complètement normal et complètement logique, on doit trouver d’autres mots que le mot de patrie. Ce mot est maladroit. Comment peut-on dire avec un gentil sourire " ta patrie est la mienne " à un peuple à qui on reconnait si mal son droit à l’existence sur sa terre...et même sur la planète.

On pourrait dire : pardon, certains trouvent qu’on l’a trop dit, je crois qu’ils se trompent. On pourrait dire aussi : votre pays est magnifique. Quand on vient chez vous, on est heureux. Merci de nous acceuillir chez vous. Toc toc, est-ce qu’on peut entrer ? Quand on est chez vous, on n’a plus envie de partir, on est comme à la maison, merci pour l’accueil. On n’arrivera pas à vivre longtemps loin de votre pays, vous nous manquez déjà.Il y a beaucoup de mots doux à dire à Israël.

Par exemple : je suis sioniste, votre patrie, je l’aime.

Aux côtés de Steven J. Rosen



par Daniel Pipes
Philadelphia Bulletin

http://fr.danielpipes.org/6353/aux-cotes-de-steven-j-rosen

Version originale anglaise: Standing with Steven J. Rosen
Adaptation française: François de Champvert

Incontestablement, recruter Steven J. Rosen pour qu'il fasse partie du Forum du Moyen-Orient fut la décision la plus difficile à prendre depuis que j'ai fondé l'organisation en 1994.

D'un côté, ce vétéran de la commission américano-israélienne des Relations publiques qui, pendant 23 ans, avait servi comme directeur des questions de politique étrangère, offrait une opportunité unique de donner au Forum la possibilité d'être présent dans les cercles politiques décisionnaires de Washington où jusqu'ici nous avions été absents. A l'AIPAC, il était responsable des relations avec le Département d'Etat, le Conseil de Sécurité Nationale et les autres organismes du pouvoir exécutif. Ses réalisations étaient légion.

Le « Washington Post » a noté que « Rosen avait contribué à lancer pour la branche exécutive du lobbying aux Etats-Unis, un style de défense qui n'était pas très répandu quand il avait commencé au milieu des années 80, alors que c'est maintenant devenu un complément banal aux activités des groupes de pression les plus traditionnels du Congrès. Le « New York Times » l'a qualifié de « brillant , énergique et l'un des fonctionnaires les plus influents de [l'AIPAC] ayant énormément de relations avec l'administration Bush et à l'étranger ». Le correspondant d'Intelligence Service à la Radio Nationale publique pense qu' « il a contribué à transformer l'AIPAC en l'un des plus puissants groupes de pression du pays ». Selon « Ha'aretz » , écrivant à propos de Mr Rosen, juste après son départ de l'AIPAC : « il n'est pas simplement un dirigeant de l'AIPAC comme les autres. Aux yeux de beaucoup il est l'AIPAC lui-même. »

En outre, Mr Rosen avait une formation universitaire, ayant enseigné dans plusieurs universités ( Pittsburgh, Brandeis, Australian National), ayant été à la tête des recherches sur le Moyen-Orient pour la RAN corporation et étant co-auteur d'un best-seller, « La logique des relations internationales". Il s'intégrait donc parfaitement dans notre groupe de réflexion (think tank).

D'un autre côté, (avec son collègue d'AIPAC Keith Weissman) il était accusé par l'administration Bush de violation de l'acte sinistrement nommé acte d'espionnage de 1917, affrontant des accusations criminelles qui auraient pu le conduire en prison pour des années . Même s'il n'avait pas été accusé d'espionnage, ses (et nos) opposants prenaient plaisir à le présenter comme tel, (« accusé d'espionnage. »).

Au cours de nombreuses et longues consultations avec les membres du Conseil d'administration du Forum du Moyen-Orient, j'ai trouvé un consensus dans lequel le désir d'accueillir dans l'équipe un si formidable analyste qui vivait un moment difficile, se mêlait à de l'appréhension à propos de son affaire criminelle.

Deux faits nouveaux ont résolu pour nous le dilemme en septembre 2008. Notre étude de l'acte d'accusation du gouvernement nous a convaincus de son injustice, de sa fausseté, de son arbitraire, de sa superficialité et de sa futilité. Etant sûrs de l'innocence de Mr Rosen, le procès intenté contre lui ne nous empêcherait donc pas de l'embaucher.

Deuxièmement, les évènements au niveau mondial ont contribué à la vérité.. En voyant les efforts iraniens pour obtenir la bombe comme le plus grand danger tant pour le Moyen-Orient que pour les Etats-Unis (dans le second cas, à travers les impulsions électro-magnétiques) nous avons pris conscience que les membres sortants du gouvernement Bush ne prendraient pas les mesures nécessaires pour mettre fin à la recherche iranienne d'armes nucléaires et que Barack Obama, avec son approche douce de l'Iran, pourrait probablement remporter les élections.

En conséquence, le Forum en octobre 2008 a commencé à donner des fonds à Mr Rosen pour qu'il travaille sur les moyens d'empêcher la course de l'Iran aux armes nucléaires. Il était l'homme idéal pour cette tâche, ayant déjà œuvré pour contrecarrer les ambitions nucléaires iraniennes – il y a quinze ans- bien avant que celles-ci ne soient devenues une préoccupation générale. Par exemple, travaillant dans la coulisse, il avait dès le début déployé des efforts pour exercer une influence sur Téhéran au moyen de sanctions économiques progressives en obtenant deux instructions présidentielles, suivies par l'Acte sur les sanctions Iran-Libye de 1996 qui ont jeté les bases pour tous les efforts qui ont suivi afin de mettre la pression économique sur le gouvernement iranien. Depuis il a toujours été actif dans ce domaine.

Après son entrée à bord, le Forum a pris Monsieur Rosen officiellement dans l'équipe en tant que membre invité. Et dans la courte période où il est resté dans cette fonction, il a lancé le projet Washington avec son blog influent « Obama Mideast Monitor » et une nouvelle série de publications intitulées « Le Forum politique ». Le blog de Mr Rosen a été, notamment, à l'origine de la série d' évènements qui ont conduit Charles-Freeman à retirer son nom de ceux qui étaient pressentis pour être président du Conseil National de l'Intelligence Service.

Puis, le 1er mai, est arrivée la nouvelle bien accueillie que le Département de la Justice des Etats-Unis laissait tomber les charges contre Messieurs Rosen et Weissman . Selon les termes du « Washington Post », cette décision équivalait à « une étonnante justification » pour eux. Bien au-delà , cela confirmait que les actes arbitraires et préjudiciables du gouvernement avaient leurs limites.

Je félicite Messieurs Rosen et Weissman et maintenant que ses tracas juridiques se sont envolés, j'ai hâte que Stève reprenne le dossier de l'Iran et y consacre toute son attention et son efficacité bien connue.


Thèmes connexes: Politique étrangère américaine, Textes autobiographiques de Daniel Pipes

8.5.09

L’antisionisme expliqué à mes potes


On a beaucoup diffamé l’antisionisme. Dernière tête connue de l’hydre antisémite pour les uns, clef indispensable à la compréhension du monde pour les autres et, pour la plupart des gens, un OVNI dont ils se demandent ce qu’il peut bien venir foutre dans le ciel français. Dieudonné, Soral et leurs alliés du Parti antisioniste de France (PAS) attaquent à découvert le lobby du Golem et de Superman aux élections européennes.

Les voilà donc au combat sur deux fronts : l’État d’Israël et l’emprise du sionisme sur la France.

Pour l’État juif (le problème, justement, est qu’il le soit), le projet antisioniste, le respectable, est d’en faire un État binational qui, par la démographie et la démocratie combinées, deviendrait vite un État arabe de plus dans la région. Pour les juifs, retour en dhimitude. Vu l’ambiance dans le voisinage, territoire judenrein un jour ? La Rue arabe du Quai chère à Luc Rosenzweig débordée par des extrémistes ? L’antisionisme : le droit des peuples à disposer de leurs juifs ?



Mais l’ennemi principal des dieudonnistes et associés, c’est le lobby qui, en France, tente de bâillonner les libres penseurs. Le logo du PAS est explicite : l’Hexagone est enveloppé dans un drapeau israélien, barré d’une croix pour que puisse se relever l’étendard aux trois couleurs. On imagine une pieuvre dont une tentacule interdit Dieudonné de spectacles à Bourges comme à Saint-Benoît (Poitou-Charentes), pendant qu’une autre prive Alain Soral de médias – la pieuvre qui s’étend sur le monde, on se demande où ils vont chercher tout ça. Mais tout n’est pas réchauffé dans leur cuisine. Ils peuvent, par exemple, vous expliquer que les premières victimes du sionisme, ce sont les juifs. À les entendre, les juifs les moins communautaires, pris en otage par des “organisations mafieuses”, gagneraient à les rejoindre. Au moins, c’est vaguement nouveau, ils font des efforts. Parce que nous le valons bien ?

La surprise du chef, c’est la caution. Cette fois-ci, le juif de service est un rabbin antisioniste. Les chantres de l’égalité, de la réconciliation et de la laïcité républicaine ont trouvé un barbu enchapeauté, qui attend le messie et l’Israël de la Bible en vomissant l’Israël de l’Histoire. Le spectacle de Dieudonné et Soral assis entre deux autorités à calotte, le rabbin et l’impayable Yahia Gouasmi, représentant chiite venu éclairer les Français des lumières du Hezbollah, nous promet de grands moments d’Internet, à défaut de moments de télévision (le lobby, rappelez-vous).

Pourtant, sur RFI mardi 5 mai, notre maîtresse de maison acceptait, c’est dans son caractère, ce que tant d’autres avaient refusé : un débat avec Alain Soral sur la question sioniste. L’échange fut réjouissant, mais, si les ressorts de cette idéologie sommaire ont pu apparaître à certains, le mystère Soral reste entier. Le décalage entre le talent d’hier et le discours d’aujourd’hui laisse perplexe. On se demande quel grain de sable juif est venu un jour enrayer une machine aussi brillante pour que ses analyses se réduisent à un leitmotiv : l’Elysée – et tout ce qui décide dans ce pays – sont aux mains crochues du CRIF.

Il suffit de se rendre sur le site du parti de Gouasmi (le colistier) pour y consulter le programme – pas le pogrom, ne vous trompez pas en cliquant (non là je déconne, il faut encore lire entre les lignes). Celui du président Gouasmi tient en quatorze points qui valent bien un peu d’exégèse quasi-talmudique. Allons-y.

• Faire disparaître l’ingérence sioniste dans les affaires publiques de la Nation.
Eh oui, on ne va pas se voiler la face. Continuons :

• Dénoncer tous les hommes politiques qui font l’apologie du Sionisme ;
• Eradiquer toutes les formes de Sionisme dans la Nation ;
• Libérer notre État, notre gouvernement et nos institutions de la main mise et de la pression des organisations sionistes.
On dénonce, et après on éradique. Si après ça, il reste encore un peu de sionisme, je veux bien qu’on me la coupe (enfin, juste le bout). Après la répression, l’ouverture. Lisez plutôt :

• Promouvoir l’expression libre de la politique, de la culture, de la philosophie et de la religion et les libérer du Sionisme.
Ça, ça va libérer de l’espace vital. Voilà, ça continue comme ça avec treize points qui, les signataires le jurent, n’ont rien à voir avec un quelconque antijudaïsme, et un quatorzième qui va rassurer tout le monde :

• Militer pour l’instauration d’une société de justice, de progrès et de tolérance.
Ouf, on respire. Tout ça pour ça.

Pour lever des foules dans les banlieues, le programme a l’air au point et semble obéir à une règle d’or qui a fait ses preuves dans toutes les sociétés du Moyen Orient (toutes sauf une), où l’antisionisme a apporté “justice, progrès et tolérance” : la répétition du mot “sionisme” dans un texte multiplie les bulletins antisionistes dans les urnes. Que le produit apparaisse au maximum dans le message : on ne vend pas la lessive autrement. C’est le but d’une élection, la stratégie y a toute sa place et puis Soral rappelle qu’il n’est pas membre du PAS. On a les alliés qu’on peut mais son intelligence, là-dedans, elle est passée où ?

Comme dirait l’ami Marc Cohen, Alain, reste avec nous, on fait des frites.


DISCUSSION

Cyril Bennasar, anarcho-réactionnaire, est menuisier.

http://www.causeur.fr/l’antisionisme-explique-a-mes-potes,2366

7.5.09

Comment Dieudonné est devenu antisémite


Ses liens avec les milieux antisémites remontent bien avant son rapprochement avec le Front national.


Faut-il interdire la liste «antisioniste» de Dieudonné aux Européennes?
Si le débat a fait - un peu, et surtout à propos de l'opportunité de lancer ce débat - rage chez les politiques en début de semaine, tous (à l'exception du FN) dénoncent vigoureusement le personnage. Mais un certain nombre de Français - comme en témoignent par exemple réactions en ligne - continuent de le percevoir comme un simple provocateur qui aurait été poussé au radicalisme par un lynchage médiatique unilatéral.

Il n'en est rien. Dieudonné tient un discours obsessionnel compulsif - sans aucun second degré - qui s'est cristallisé depuis longtemps et s'est constitué des liens dans les milieux antisémites bien avant son rapprochement spectaculaire avec le Front national. Retour sur les moments clés de son parcours qui n'est pas, comme beaucoup le pensent, une lente dérive. Mais l'histoire d'un antisémite endurci depuis plusieurs années.

Chapitre 1 : les prémisses de la haine dès 2002

La polémique Dieudonné naît le 1er décembre 2003 avec son célèbre sketch du rabbin nazi sur le plateau de Fogiel. L'affaire fait grand bruit. Pourtant, à cette époque, Dieudonné, ancien militant de gauche, a déjà fait de nombreuses déclarations, autrement plus graves. Et qui n'étaient pas des sketchs. En janvier 2002, celui qui n'avait pas reçu de financement de la part du CNC pour son film «Le code noir» sur l'esclavage déclare à «Lyon Capitale»: «pour moi, les juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première» (il sera condamné, pour la première fois, pour ces propos bien plus tard en février 2007 par la cour de cassation).

Récidive en octobre sur blackmap.com: «étant donné que le noir dans l'inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas parce que c'est leur business! Maintenant, il suffit de relever sa manche pour montrer son numéro et avoir droit à la reconnaissance». Le discours est fixé, il ne changera plus.

Chapitre 2 : Le compagnon de route de la cause palestinienne radicale (2003-2004)

L'affaire du sketch est suivie d'une série de propos violents dans la presse. En janvier 2004 à «The source»: «La population juive n'aime pas que je dénonce certaines de leurs manipulations médiatiques». En février au «JDD»: «ce sont tous des négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui, l'action terroriste qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon» (il sera condamné pour ces propos bien plus tard, en novembre 2007).

A cette époque, Dieudonné est encore soutenu par de nombreuses personnalités comme Mouloud Aounit, alors secrétaire général du Mrap, qui vient lui apporter son soutien en février quand son spectacle à l'Olympia est annulé. En avril, ce sont Benoît Delepine de Canal + ou encore Robert Ménard de Reporters sans frontières qui prennent sa défense lors du «procès du sketch».

Au-delà de la liberté d'expression, Dieudonné devient surtout une figure de la cause palestinienne en annonçant au printemps sa candidature aux européennes - déjà - sous l'étiquette Euro-Palestine. Parallèlement, d'autres personnalités apparaissent dans son entourage à ce moment-clé. Ils ne le quitteront plus. Ginette Skandrani, coéditrice d'un faux antisémite «Le manifeste judéo-nazi d'Ariel Sharon» et exclu des Verts pour négationnisme, ainsi que certains de ses amis: Serge Thion, exclu du CNRS pour négationnisme, Assani Fassasi, proche du régime libyen et animateur du Collectif des filles et fils d'Africains déportés (Coffad), Mohamed Latrèche, président du très radical Parti des Musulmans de France (PMF). Survient aussi Alain Soral, intellectuel du FN qui rejoint le comité de soutien d'Euro-Palestine. C'est d'ailleurs officiellement à cause de Soral et de ses «propos antisémites» sur France 2 en septembre 2004 qu'Euro-Palestine prend ses distances en octobre avec un «Dieudonné sur une pente très glissante».

La mini affaire Soral vaudra à Dieudonné en septembre un nouveau soutien: celui de Maria Poumier, une proche du négationniste Roger Garaudy. Le laïque Dieudonné achève l'année 2004 en recevant dans son théâtre parisien de la Main d'or les juifs extrémistes (et antisionistes) du mouvement Neturei Karta et en défilant contre l'interdiction d'Al Manar, la chaîne télé du Hezbollah libanais. A ce moment-là, son réseau antisémite est déjà constitué. Il provient en majorité de la gauche radicale. Mais peu en parle. Ce n'est qu'avec un nouveau scandale - il décrit la Shoah comme une «pornographie mémorielle» - que Dieudonné refait la Une des journaux pour la seconde fois.

Chapitre 3 : Le rapprochement discret avec le FN (2005- fin 2006)

En mars 2005, Dieudonné se solidarise avec Bruno Gollnisch, exclu alors pour cinq ans de l'université de Lyon-III à la suite de propos controversés sur les chambres à gaz. S'il dit avoir des« positions politiques radicalement opposées», il le soutient car «on est dans un Etat de droit, sous la pression d'un lobby qui se croit tout permis dans ce pays». En octobre, le FN lui rendra d'ailleurs la politesse en demandant de concert avec l'ancien humoriste la démission de Marc-Olivier Fogiel de France 3.

En juin, interviewé par Novopress.info, émanation des «Identitaires», il dénonce la connerie des «sionistes». Le mois suivant, il théorise l'utilisation de ce mot: « je ne prononce pas le mot juif. Après mes différents procès, j'ai compris qu'il pouvait y avoir interprétation sur ce mot alors que sur sioniste, il n'y a pas d'interprétation possible».

En avril 2006, Dieudonné, candidat depuis décembre 2005 à la présidentielle, accorde une interview au numéro un de la nouvelle version du mensuel «Le choc du mois». Un média d'extrême droite dirigé par Jean-Marie Molitor, également directeur de l'hebdomadaire « Minute ». Le titre avait cessé d'exister en 1993 après la publication d'une interview de... Robert Faurisson. Dans son entretien, Dieudonné établit une communauté de destin entre lui et Jean-Marie Le Pen, son ancien ennemi: «il est la vraie droite, je suis la vraie gauche, le Nouvel Empire n'aime ni les uns ni les autres». Fin juin, le site «La banlieue s'exprime» d'Ahmed Boualek, proche du FN, révèle que le coordinateur de campagne de Dieudonné est un certain «Marc Robert», de son vrai nom Marc Georges, responsable frontiste, proche du régime baasiste irakien. C'est avec lui que Dieudonné part fin août au Liban soutenir de hauts responsables politiques, notamment du Hezbollah. Il est également accompagné de Frédéric Châtillon, ancien responsable du GUD (et d'Alain Soral, devenu entre temps plume de Jean-Marie Le Pen).

Chapitre 4 : Le coming-out frontiste, Dieudonné décomplexé (fin 2006 à aujourd'hui)

Lorsque Dieudonné se rend à la fête du FN au Bourget le 11 novembre 2006, la plupart des médias s'en étonnent. Il s'agit officiellement de répondre à la «main tendue par le FN aux Français d'origine étrangère». Autre amabilité: Jean-Marie Le Pen est invité en décembre 2006 à son spectacle au Zénith (en compagnie, entre autres, de Thierry Meyssan, auteur de «L'effroyable imposture»). Même si ce rapprochement avec l'extrême droite traditionnelle n'est pas nouveau, son officialisation va coûter à Dieudonné la plupart de ses soutiens. D'autant plus que sa virginité judiciaire derrière laquelle il se retranchait jusqu'alors cesse avec sa première condamnation pour injure raciale en février 2007. Mois durant lequel il exprime sa solidarité, lors d'une conférence de presse, avec Kémi Séba, leader du groupuscule suprématiste noir Mouvement des damnés de l'impérialisme (ex tribu Ka), qui vient d'être condamné à deux mois de prison ferme. Dieudonné, alors plus prudent, avait pourtant officiellement pris ses distances avec ce militant ouvertement raciste en avril 2005.

Désormais décomplexé, Dieudonné participe en mars 2007 à un voyage au Cameroun, son pays d'origine, avec Jany Le Pen et ne cache pas, en avril 2007, préférer Jean-Marie Le Pen à Nicolas Sarkozy en cas de duel au second tour de la présidentielle. La suite est connue et les médias relaient fréquemment ses frasques: le baptême de sa troisième fille par Jean-Marie Le Pen en juillet 2008 (Libération) ou encore la location de son théâtre au FN en septembre 2008 (Le Parisien).

Avec la remise d'un prix de «l'infréquentabilité au négationniste Robert Faurisson en décembre 2008 au Zénith ll transgresse le tabou ultime. La mairie de Paris semble dès lors déterminée à trouver un moyen de faire fermer le théâtre de la Main d'or. «Ce lieu est l'épicentre de la toute la nébuleuse anti-juive de Paris», confirme le politologue Jean-Yves Camus. Parmi les mouvements qui le fréquentent, citons le Rassemblement des Etudiants de droite (RED, renouveau du GUD), la Droite socialiste (droite ultra) et bien évidemment Egalité et Réconciliation, l'association d'Alain Soral.

En mars 2009, Dieudonné annonce une nouvelle candidature aux Européennes sous l'étiquette du parti anti-sioniste de l'ultra radical chiite Yahia Gouasmi. La farce ne semble pas prête de finir...


Par Marc Caen
Slate.fr

Le Caire enrichit de l’uranium


D’après un rapport secret de l’AIEA arrivé entre les mains de l’agence de presse AP, les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont décelé en Egypte des traces d’uranium enrichi d’une qualité suffisante à un usage militaire. Les particules ont été découvertes l’an passé et il y a deux ans ; elles sont encore soumises à investigation de l’AIEA.

Un important diplomate de Vienne, qui a souhaité rester anonyme, a affirmé mercredi que c’était la première fois qu’étaient réunies des preuves indiquant que l’Egypte dispose d’uranium enrichi. Les traces d’uranium enrichi ont été découvertes à côté de particules d’uranium normal dans la région d’Inshas, au nord est du Caire, là où se trouvent deux petits réacteurs servant officiellement à faire des recherches. Un responsable de l’AIEA a indiqué que le matériau décelé pouvait servir à fabriquer une bombe atomique.

L’Egypte, qui craint apparemment la réaction de l’occident, a prétendu que les traces d’uranium étaient arrivées sur son territoire dans des containers remplis d’isotopes nucléaires. L’ambassade égyptienne à Vienne s’est abstenue de tout commentaire officiel à ce sujet, sous prétexte que l’ambassadeur se trouve en Egypte et ne peut commenter l’information. Un diplomate de l’ambassade a cependant affirmé que le rapport, diffusé sur le réseau interne de l’AIEA, n’avait été envoyé que mercredi à l’Egypte.

Les traces découvertes récemment l’ont été dans le cadre d’une nouvelle investigation de l’AIEA, sans rapport avec l’examen complet réalisé par l’AIEA en 2004, lorsque l’Egypte n’avait pas rapporté à l’agence avoir procédé à des tests nucléaires. L’AIEA a précisé que ses inspecteurs continueraient à prélever des échantillons dans la région, pour essayer de découvrir d’où vient l’uranium enrichi.

Notons que mardi soir, la vice-secrétaire d’Etat américaine Rose Gottemoeller a appelé Israël, le Pakistan, l’Inde et la Corée du Nord à se rallier au Traité de non-prolifération (TNP). Gottemoeller n’a cependant pas précisé si Washington avait l’intention de faire pression sur Israël pour qu’il signe. Elle a affirmé que l’adhésion universelle au TNP était un objectif fondamental des Etats-Unis et que l’administration Obama encouragerait les quatre pays cités ci-dessus à ratifier le traité.


par Yael Ancri

http://www.actu.co.il/2009/05/le-caire-enrichit-de-luranium/

6.5.09

MANIFESTATION DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE




Le Vendredi 8 mai le Betar organise une manifestation silencieuse devant le Palais de Justice,pour Ilan Halimi a partir de 14h.

Venez-nombreux !


5.5.09

Un diplomate israélien traité de "sale juif"



Par HERB KEINON


L'ambassadeur d'Israël en Espagne, Rafi Shotz, a été victime d'injures antisémites en rentrant chez lui à pied accompagné de son épouse et de deux gardes du corps après le match qui a opposé le Real Madrid au FC Barcelone samedi soir.

Trois hommes d'une vingtaine d'années portant des écharpes du Real Madrid ont notamment crié en sa direction "sale Juif" et "Juif assassin".

En révélant leur présence, les gardes du corps espagnols de l'ambassadeur ont vraisemblablement empêché les hommes d'en venir aux mains. Les injures se sont poursuivies sur une distance de 50 à 100 mètres.

Les cris se sont fait entendre dans toute la rue. Les gardes du corps de l'ambassadeur l'ont enjoint à continuer de marcher.

Les hommes n'avaient pas l'air soûl et parlaient espagnol couramment. Personne n'a tenté de les faire taire même s'ils ont crié pendant un bon moment.

L'ambassadeur, qui a rapporté l'incident au ministère des Affaires étrangères, a précisé que le mot Israël n'avait pas été prononcé. "C'était de l'antisémitisme classique", a-t-il commenté.

Le chef de la diplomatie espagnol et l'ambassadeur espagnol en Israël, Alvaro Iranzo Gutierrez, ont tous deux téléphoné à Shotz après avoir eu vent de l'affaire.

Shotz, ancien ambassadeur en Colombie et au Chili, a précisé que c'était la première fois qu'il expérimentait un tel "face-à-face". Pourtant, durant l'opération Plomb durci, le répondeur téléphonique de son ambassade était saturé de messages de haine similaire.

Shotz explique qu'il a été reconnu parce que durant la récente guerre à Gaza, il a fait de nombreuses apparitions dans les médias. Il n'a pas porté plainte officiellement auprès du ministère espagnol des Affaires étrangères pour ne pas donner de "portée diplomatique" à l'incident.

Pour Shotz, il ne fait aucun doute que l'antisémitisme est présent en Espagne. C'est apparu d'une manière évidente dans la couverture médiatique de la récente opération militaire.

"C'était comme un coup de poing dans l'estomac", dit-il concernant l'incident. "Je n'ai pas eu physiquement peur, mais c'est la profondeur de cette haine… ce genre de chose dont vous entendez parler et que vous lisez dans la presse, mais quand vous y faites face personnellement, c'est une autre histoire. "



Arouts sheva

NETANYAHOU A PRESENTE SON PLAN DE PAIX


Etats-Unis : '' Je ne veux pas voir les jeunes palestiniens prisonniers du culte de la mort, du désespoir et de la haine'' a déclaré lundi le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou lors de la convention annuelle de l'AIPAC, le lobby pro-israélien aux Etats-Unis, ajoutant '' je veux qu'ils sachent qu'ils ont un avenir''.


Binyamin Netanyahou qui s'exprimait depuis Jérusalem grâce à une liaison satellite a également rappelé que l'Iran ne devait pas disposer d'armes nucléaires et a expliqué son plan de paix avec l'Autorité palestinienne qui sera axé sur des négociations politiques, sur l'économie et sur la sécurité.


(Guysen.International.News / 2009-05-05 06:14:00 ISRAEL)

4.5.09

Pourquoi une orthographe russe ?



Collectif Simon Maujean


Le journal Le Monde orthographie le nom du ministre israélien du Tourisme, Stas Mizeshnikof, à la russe (en transcription latine internationale) : Stas Misezhnikov. Il applique la même politique à la plupart des personnalités israéliennes d’origine russe ou soviétique, à commencer par la plus célèbre d’entre elles, Nathan Sharansky, qui devient dans ses colonnes, Natan Chtcharanski.


La pratique communément admise est de respecter l’orthographe que la personnalité concernée a elle-même décidé d’adopter, et non de se livrer à une sorte de purisme linguistique.

En plaquant une orthographe russe sur les patronymes de nombreux Israéliens, Le Monde et d’autres médias cherchent en fait à souligner leur origine et à jeter un double doute, sur leur intégration en Israël et sur la réalité d’un "peuple juif" dont la nation israélienne ne serait que l’une des formes modernes.

De nombreux Juifs russes gardent leur patronyme russe, de même que de nombreux juifs est-européens, ouest-européens, ou sépharades ont gardé les leurs. Ce n’est pas un signe de non-intégration en Israël, mais de fidélité envers les origines familiales. C’est une attitude juive traditionnelle, digne de respect et d’admiration.

Les lecteurs du Monde devraient protester contre la pratique perverse de ce journal et exiger la mise en place d’une orthographe strictement phonétique, calquée sur le patronyme réellement utilisé par les intéressés dans leur pays.


simonmaujean.blogspot.com/

«JERUSALEM-EST», UNE NOTION EN PLEINE MUTATION



par Me B. RAMAS-MUHLBACH
Ce 1er mai 2009, L'ONU a demandé à l'Etat d'Israël de geler les 1500 ordres de destruction de maisons arabes situées à « Jérusalem-est » édifiées sans permis de construire. Bien qu'apparemment anodine, cette référence à « Jérusalem-Est » est tout à fait intéressante car les immeubles concernés ne se situent pas, à proprement parler, dans l'enceinte de la municipalité de Jérusalem. Pour sa part, lorsque l'administration Civile de Judée Samarie évoque le cas de ces constructions irrégulières de maisons palestiniennes, elle ne fait nullement référence à des constructions à « Jérusalem Est », mais simplement situées sur le territoire de « Judée Samarie ». D'ailleurs, elle a reconnu avoir cessé d'appliquer les directives des Tribunaux israéliens concernant leur destruction depuis mars 2008, (suscitant la colère des résidants locaux).

Ainsi, il semblerait que dans la conscience de la communauté internationale, la notion de « Jérusalem Est » soit progressivement en train d'évoluer : historiquement « Jérusalem-Est » n'était autre que la partie orientale de la ville de Jérusalem, c'est-à-dire située dans l'enceinte de la municipalité divisée de la ville de jérusalem. Désormais, « Jérusalem Est » tend à devenir la partie du territoire de Cisjordanie située à l'est de la capitale, autrement dit une zone géographique extérieure à Jérusalem et qui dépend d'une autre circonscription administrative.

Il est vrai que la notion de « Jérusalem-Est » n'a jamais recouvré le même sens suivant les utilisateurs et le message qu'il entendaient faire passer. S'agissant d'Israël, la conception de Jérusalem-Est est extensive et concerne un territoire qui va bien au-delà de la ville de Jérusalem, traduisant le rêve d'une capitale assise sur un territoire élargi à l'est de Jérusalem (bien que pour l'heure, il n'y soit pas intégré). Au contraire, pour les palestiniens, « Jérusalem Est » est entendue de manière restrictive et ne concerne que la partie orientale de la vielle ville (annexée par Israël en 1967) sur laquelle est implantée la mosquée Al Aqsa. En effet, les palestiniens refusent toujours de reconnaître l'annexion de la vieille ville pour mieux revendiquer la propriété des lieux saints de l'Islam. De même, et s'agissant des implantations juives en Judée Samarie, les palestiniens considèrent qu'il s'agit d'une « occupation » de la Cisjordanie qui est censée leur revenir (les «fameuses frontières de 1967»).

Pour sa part, la communauté internationale est peut être en train de changer son regard. Elle n'a jamais reconnu l'annexion de la vieille ville de Jérusalem en 1967 par Israël mais en demandant aujourd'hui à l'Etat juif de ne pas démolir les maisons soi disant construites à « Jérusalem- Est » (alors que géographiquement elles n'en font pas partie), l'Onu tend à adopter la conception israélienne extensive de la notion de « Jérusalem Est », ce qui n'est pas sans conséquence.

Dans les faits, l'Etat d'Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem le 11 juin 1967 à la suite de la guerre des 6 jours mais il s'agissait essentiellement de la vieille ville de Jérusalem contenant les lieux saints du judaïsme. Quelques jours plus tard, la Knesset a voté une loi (le 27 juin 1967) autorisant le gouvernement à étendre l'autorité de l'Etat (le droit, la juridiction et l'administration de l'Etat d'Israël) sur toute partie de la terre d'Israël qu'il déciderait. C'est d'ailleurs ce qui fut fait le lendemain sur le territoire situé à l'est de Jérusalem dépendant du territoire jordanien occupé (et non palestinien) qui n'a jamais été annexé, à la différence de la vieille ville de Jérusalem.
Par la suite, soit le 30 juillet 1980, la Knesset a adopté la loi fondamentale proclamant « Jérusalem, entière et unifiée capitale d'Israël » avec une assiette territoriale de Jérusalem qui n'était fatalement plus la même en 1980 qu'en 1967. Aussi, la loi fondamentale a-t-elle pris soin de préciser dans son alinéa 5 : « le territoire de Jérusalem comprend, pour cette loi fondamentale, entre autres, toutes les parties de la ville intégrées dans la municipalité de Jérusalem depuis le 28 juin 1968 ». En effet, de nombreuses terres de Jérusalem ont été appréhendées par l'Etat d'Israël (sur la base d'ordres militaires) intégrées à Jérusalem à différentes dates telles, le 8 janvier 1968, le 14 avril 1968, le 30 août 1970, le 20 mars 1980, et même après l'adoption de la loi fondamentale, le 1er juillet 1982, le 16 mai 1991, le 1er février 1995...

Par la suite, la conception de Jérusalem a encore évoluée. En 1993, le gouvernement israélien a envisagé d'entreprendre ce qu'il a appelé le « Grand Jérusalem », et décidé d'inclure des terres nouvelles d'une surface de 600 kilomètres carrés, (soit le dixième de la surface de la Cisjordanie) sur lesquelles ont été installées des implantations. Cela concerne actuellement des terres à l'extérieur des limites de la municipalité, pour créer une contiguïté régionale et géographique entre les implantations situées en Cisjordanie, et établir un réseau de routes incluant le « Gush Etzion », « Efrat », « Maale Adumim » et « Giv'at Ze'ev » et leur liaison à d'autres implantations situées à l'est comme Pisgat Zeev et French Hill.
Pour leur part, les Nations Unies n'ont jamais reconnu cette configuration administrative nouvelle de la ville de Jérusalem et se sont, dès 1980, opposées à la loi fondamentale de 1980 sur Jérusalem avec un vote du Conseil de sécurité des Nations Unies (en date du 20 août 1980). La résolution correspondante (478) a affirmé que cette loi fondamentale constituait une violation du droit international et que « toutes les mesures et dispositions législatives et administratives prises par Israël, puissance occupante, qui ont modifié ou visent à modifier le caractère et le statut de la Ville Sainte de Jérusalem, et en particulier la récente (loi fondamentale), sont nulles et non avenues».
Juridiquement, bien que les palestiniens revendiquent l'ensemble des terres de Cisjordanie pour établir leur futur Etat, il s'agit actuellement de « biens sans maître » puisque ces terres étaient jordaniennes avant que le 31 juillet 1988, le Roi Hussein de Jordanie rompe tout lien avec la Cisjordanie annexée par son grand père en 1950. Ainsi, aucun Etat reconnu n'est en mesure d'opposer à Israël sa souveraineté sur la Cisjordanie, ce qui permet à l'Etat juif de terminer calmement ses aménagements.
Naturellement, les palestiniens déplorent ce qu'ils nomment la « colonisation » car les aménagements israéliens sont considérés comme un obstacle au développement de Jérusalem eu égard à la confiscation de terres, aux restrictions dans leur utilisation, aux constructions de colonies et des routes de "contournement" séparant Jérusalem du reste des Territoires Palestiniens. Pour autant, ils sont incapables de s'entendrent sur la position à tenir à l'égard d'Israël : les membres du Fatah et du Hamas continuent de s'entretuer, de s'enlever ou de contester leur autorité respective, et les palestiniens poursuivent inlassablement leurs tentatives d'assassinat de personnes juives, au besoin, à l'aide d'israéliens arabes (dont il faudra bientôt s'occuper) prêts à leur apporter un concours dans cette entreprise.

Ainsi, pendant que les palestiniens s'enferrent dans leur spirale de violence stérile, l'Onu a recourt à la notion de « Jérusalem Est » concernant les constructions palestiniennes, confirmant implicitement le droit pour l'Etat d'Israël de poursuivre ses aménagements et sous entendant que les palestiniens pourront toujours établir leur capitale sur des villages à l'extérieur de la clôture se sécurité, appelés également « Jérusalem Est ». Tout le monde sera alors content, ou presque.


http://www.israel-infos.net/article.php?id=3744

3.5.09

Leonard Cohen va en Israël: les boycotteurs se mobilisent




"Il est vain de vouloir éloigner Cohen de la patrie juive ne fût-ce que parce que le peuple d'Israël - peut-être davantage que n'importe quel autre peuple - a besoin d'écouter le cri d'un âme juive comme la sienne." (Jonathan Freedland)

"Je ne suis pas en quête d'une nouvelle religion. Je suis très heureux avec l'ancienne, qui est le judaïsme." (Leonard Cohen)

Leonard Cohen a annoncé qu'il va faire une tournée en Israël en septembre. La déception est immense dans le camp des boycotteurs.

Immédiatement les professeurs Haim Bresheeth, Hilary Rose et Jonathan Rosenhead du Comité britannique pour les universités de Palestine lui ont adressé une lettre ouverte très lyrique qui commence ainsi :

"Vos chansons ont fait partie de la bande sonore de notre vie – comme une respiration pour certaines d’entre elles. Mais nous ne comprenons pas votre décision d'effectuer une tournée en Israël en septembre de cette année."

Et pourtant, dans le paragraphe suivant, les boycotteurs commettent une erreur. Ils font appel à Cohen non pas en tant que juif, mais en tant que bouddhiste.

Or selon Jonathan Freedland [photo], bien que Leonard Cohen se soit retiré dans un monastère bouddhiste, il n'a jamais renié la foi dans laquelle il a été élevé. "Je ne suis pas en quête d'une nouvelle religion", a-il dit déclaré. "Je suis très heureux avec l'ancienne, qui est le judaïsme."


http://philosemitismeblog.blogspot.com/

Fofana, où la réalité brutale de 30 ans de politiquement correct





Le procès du « gang des Barbares », qui a commencé ce mercredi, se déroulera, jusqu’au 10 juillet prochain, à huis clos, sous le prétexte que deux des accusés, sur les vingt-sept, étaient mineurs au moment de l’assassinat d’Ilan Halimi.

Au-delà des arguments juridiques, un exemple comme celui de Fofana et de ses complices éclate à la figure de tous ceux qui, depuis des années, cherchent à nier une réalité qui dérange, parce qu’elle est effrayante, et remet en cause un discours politiquement correct bien rodé, majoritaire dans les médias, et les grands partis.

Il est intéressant de constater qu’il débute à un moment où plusieurs événements font voler en éclats la volonté de cacher la réalité aux Français. La diffusion de « La Journée de la Jupe », malgré la volonté de censure du système, a, grâce à Arte et au talent d’Isabelle Adjani, montré la réalité d’une école publique où les futurs Fofana font la loi, contre les enseignants, contre les filles, avec la complicité des élites de l’Education nationale, et de certains enseignants gauchisants. La violence de l’agression du bus, et sa divulgation sur internet, ont montré au grand jour une réalité quotidienne des transports parisiens, la brutalité des apprenti-Fofana et le racisme anti-français de beaucoup de voyous.

L’horreur que révèlera ce procès devrait faire voler en éclats, une fois de plus, le discours victimaire de nombreux sociologues, et toute la culture compassionnelle des petits bobos de gauche et d’extrême gauche. Combien d’entre eux, pendant des années, ont expliqué les violences urbaines par la seule question sociale ? Combien ont traité de racistes les classes populaires qui en étaient les principales victimes ? Combien ont nié la gravité de la situation, et l’existence grandissante, dans les quartiers, de petits caïds sans foi ni loi, ayant adapté totalement les règles de la loi du système capitaliste, où les plus forts écrasent les plus faibles sans ménagement. Combien ont refusé de voir qu’une frange de cette génération refuse l’intégration, et veut la « thune » sans passer par la case travail ? Combien n’ont eu dans la bouche que le mot « prévention », et le refus de la moindre « répression », considérée comme sécuritaire, voire fascisante ?


Ce discours victimaire, relayé par des associations complices, a transformé des crapules psychopathes comme Fofana en victimes d’une République, forcément raciste et colonialiste. Il a empêché tous les gouvernements d’agir efficacement. Il a paralysé la police. Il a consolidé des zones de non-droits. On a même entendu des démagogues comme Besancenot et Bové réclamer que les flics quittent les quartiers, car ce serait leur seule présence qui provoqueraient les incidents. On a vu l’ensemble de la gauche et de l’extrême gauche suivre la LDH et le Syndicat de la Magistrature, dans le déni de la réalité, et mettre toutes leurs forces dans la bataille pour empêcher le gouvernement de changer des lois qui protégeaient les mineurs, refusant de voir que la violences des jeunes délinquants actuels n’avait plus rien à voir avec celle de 1945.

Ce discours irresponsable a laissé des Territoires perdus de la République aux mains de petits mafieux à la Fofana, qui imposent la loi du silence. Là encore, le calvaire d’Ilan, pendant trois semaines, n’a pu être possible que parce l’omerta règne. Chacun sait que le citoyen qui aurait, par civisme, cherché à alerter les autorités se serait mis en danger, parce qu’il aurait été considéré comme une balance par les petits caïds mafieux.

Ce procès devrait aussi être celui de la négation de la montée de l’antisémitisme. Là encore, la bien-pensance a refusé, notamment après le déclenchement de la deuxième intifada, en Palestine, en septembre 2000, d’en voir les conséquences en France, avec une volonté d’exporter le conflit, de la part de groupes se réclamant du soutien à la Palestine. L’antisémitisme, en 2009, en France est totalement différent de celui de l’extrême droite de Henry Coston ou de Charles Maurras. On voit des rapprochements, sur la base de l’antisionisme, entre le tandem Soral-Dieudonné, et des prédicateurs de l’UOIF, comme Hassan Iquioussen, au discours ouvertement antisémite.

On a vu, lors des dernières manifestations, en janvier, en France, l’inquiétant potentiel antisémite qui s’est affiché ouvertement, dans des manifestations où le Hamas n’était jamais condamné, où on amalgamait Israël à Hitler, ou à l’Afrique du Sud. On a vu les islamistes, qui rêvent de voir ce pays disparaître, imposer leurs prières dans l’espace public, montrant leur volonté d’utiliser le conflit de Gaza pour imposer la charia dans notre pays.

Pendant des années, dire que la majorités des délinquants des quartiers étaient des enfants issus de l’immigration, à l’image d’un Fofana, valait à son auteur les pires procès en sorcellerie, dont bien évidemment l’accusation de racisme et d’incitation à la haine raciale. Un journaliste, auteur du livre « La guerre des rues », Christian Jelen, osera pourtant écrire cela, dans ce livre, en 1998 (il mourra quelques semaines après la sortie de l’ouvrage) ce que tout le monde constatait au quotidien, et que la bien-pensance interdisait d’écrire. Il fournira des explications sociologiques fort éloignées de toute approche raciste. Qu’il soit remercié d’avoir eu ce courage.

Ce procès ne pose-t-il pas également des questions qu’il sera de plus en plus difficile de continuer à escamoter, parce que la réalité finit toujours par s’imposer face aux discours dogmatiques. Une immigration incontrôlée, laxiste, sans aucune exigence d’intégration, avec un chômage de masse, dans un contexte où, en France, depuis 30 ans, on crache sur notre pays, on distille un discours haineux contre ses habitants, on siffle son hymne national, on détricote son unité, on remet en cause ses valeurs, ne peut-il pas qu’engendrer des barbares comme Youssouf Fofana.

Autre question dérangeantes, que ce procès met en avant, et que les responsables politiques esquiveront : est-il normal qu’un Youssouf Fofana ait eu la nationalité française, automatiquement, sous prétexte qu’il est né dans notre pays ? Le Haut conseil de l’intégration (HCI), dans un rapport qu’il faut faire connaître, met les pieds dans le plat, sur une question taboue. Voilà ce que Malika Soral ose écrire : "Le HCI reconnaît, en filigrane, que la nationalité française ne doit être accordée à un migrant qu’en fin du processus d’intégration (p.9). La nationalité doit venir reconnaître qu’une personne est devenue pleinement française, c’est-à-dire qu’elle est désormais porteuse de l’idéal français. (...) Vous aurez déduit de vous-mêmes que l’acquisition automatique de la nationalité par le biais de la naissance sur le territoire français ou par le mariage avec un Français sont contraires aux recommandations du HCI."

Et encore : « Ce n’est que lorsque la nationalité attribuée par la France sera redevenue réelle, et non factice, que les Français cesseront d’éprouver le besoin de parler de “Français de souche” et de “Français d’origine étrangère”. C’est la France qui, en donnant sa nationalité à un nombre considérable de personnes qui ne portaient pas son idéal, s’est rendue coupable de l’introduction de la notion de deux classes de Français. »

De quoi faire hurler la Halde, et toute la bien-pensance humanitariste.

On a appris que, pendant le calvaire d’Ilan, Fofana a fait deux voyages en Côte d’Ivoire, sans compter celui de sa fuite. Cela n’interroge-t-il pas les services de l’Etat qu’un garçon présenté comme chômeur, peut-être touchant le RMI, puisse avoir un train de vie totalement incompatible avec ses revenus déclarés ? Combien de Fofana touchent des aides sociales, et affichent un train de vie qui est une insulte pour les travailleurs de plus en plus pauvres ?

Enfin, ce procès ne devrait-il pas également interpeller nos amis laïques qui, de Henri Pena Ruiz à Marc Blondel, refusent encore aujourd’hui, en 2009, de considérer qu’il y a une spécificité islamique, et que le projet politico-religieux de l’islam est ouvertement un appel à la violence contre quiconque n’est pas musulman ?

Que Fofana entre dans le tribunal en criant « Allah akbar », qu’il ait pour avocate (payée par la République !) l’épouse du terroriste Carlos, converti à l’islam, ne pose-t-il pas des questions à ceux qui continuent à nier le lien de plus en plus évident entre la voyoucratie et l’islam, unis pour imposer des lois incompatibles avec celles de la République ? Comment se fait-il que l’islam soit la première religion des prisons, dans notre pays, et que nombre de crapules s’y convertisse ?

Ce procès ne montre-t-il pas également l’échec de Nicolas Sarkozy, élu pour faire respecter les valeurs de la République. Avec l’incompétente Alliot-Marie, il se montre aussi inefficace que la gauche, pour lutter contre tous les Fofana qui continuent de pourrir la vie des quartiers et d’inspirer la terreur. Avec ses discours à géométrie variable, il est incapable de trancher clairement : Fadela Amara ou Yazid Sabeg ? République, intégration, ou communautarisme et droit à toutes les différences ? Haut commissariat à l’Intégration (HCI), qui veut mener une réflexion sur la nationalité française, ou Halde, qui veut faire sauter la barrière de la nationalité dans la fonction publique ?

Immigration incontrôlée, territoires perdus de la République, haine de la République et de la France, communautarisme, négation de la montée de l’antisémitisme, négation de la dictature de la voyoucratie, négation de l’offensive de l’islam contre la laïcité et la République… ce procès du gang des Barbares ne devait-il pas être aussi celui du politiquement correct qui, en 30 ans, a permis que la réalité de la France ait aujourd’hui le visage de la barbarie d’un Fofana, et hélas, avec lui, de milliers d’autres bombes à retardement pour qui il est une idole ?


Cyrano

(1) http://puzzledelintegration.blogspirit.com/archive/2009/04/27/avis-du-haut-conseil-a-l-integration.html


http://www.ripostelaique.com/Fofana-ou-la-realite-brutale-de-30.html

2.5.09

De Berlin 1933 à Aulnay 2009




Il est vrai que la psychose autour du risque de pandémie par la grippe mexicaine mobilise actuellement tous les médias et tous les esprits de nos concitoyens.

Est-ce une raison pour occulter le danger majeur que représente pour nos sociétés l’émergence d’un autre virus ? Celui du fascisme rampant qui s’insinue insidieusement et insensiblement dans nos sociétés sans pour autant faire les gros titres de nos éditions.

Depuis plusieurs mois, on assiste quotidiennement à des démonstrations de force de la part d’organisations se prétendant pro-palestiniennes à l’intérieur de grandes surfaces. Leur but : décourager ces enseignes d’importer toute marchandise israélienne. Leurs moyens : des commandos traquant tout produit supposé provenir de «l’Etat sioniste» et les retirant des étalages pour les détruire par la suite. Leur rhétorique : l’argument sophistique selon lequel ces produits proviennent de terres volées à la «Palestine».

Apparemment, ne s'opposent à ces activistes que les mines intimidées des cadres de ces magasins quand ce ne sont pas les encouragements de quelques clients séduits par ce mode d’action et, bien entendu, parfaitement ignorants des réalités proche-orientales.

Mais ne nous y trompons pas : il n’y a strictement aucune différence de nature entre ces opérations et celles menées par les S.A sur les magasins juifs de Berlin dans les années 1930. S’il n’y a encore eu aucun incident grave, on sent bien poindre une violence potentielle parmi ces hordes. Elle ne manquerait pas de se manifester si elles rencontraient une véritable opposition physique.

C’est sans doute la raison pour laquelle aucune, je dis bien aucune, intervention policière n’est venue mettre un terme à ces actions pourtant parfaitement illégales.

Sécurité et consumérisme vont de pair. La direction de l'une de ces enseignes contactée a expliqué avoir reçu ces «manifestants» pour comprendre leurs revendications, et en prenant la peine préalablement de s'assurer du nombre d'adhérents de l'association investigatrice. Quand la validité d'un combat ne dépend plus que du nombre de divisions, comme disait Staline, il n'y a plus d'espérance pour l'homme. Ne reste plus que la loi du plus fort. Ne reste plus que le chantage aux graves émeutes en cas d'intervention policière.

Tel est le prix à payer, dans la tête de nos dirigeants, pour gagner la paix sociale. Mme Alliot-Marie ne prend pas seule cette non-décision d’intervenir pour tuer dans l’œuf cette bête immonde qui est en train de renaître dans les allées des magasins Carrefour. Non, c’est bien au plus haut sommet de l’Etat que le renoncement à cette bataille est à déplorer.

Il n’aura pas fallu bien longtemps pour que l’espoir d’un véritable changement de cap après l’élection de Nicolas Sarkozy ne se fracasse contre les réalités sociologiques. Mais sans doute, à la décharge de l’actuel Président, était-il déjà trop tard en mai 2007. Ses prédécesseurs avaient déjà largement creusé la fosse dans laquelle nous nous apprêtons à être ensevelis.

Jean-Paul de Belmont © Primo, 1er mai 2009
http://www.primo-europe.org/selection.php?numdoc=Do-33026048

Les ouvriers arabes devront se plier à la législation



L’administration civile de Tsahal a l’intention d’imposer des sanctions aux Arabes de l’Autorité palestinienne qui violent les conditions de leurs permis de travail. Ceux qui rentreront après l’heure indiquée sur le permis risqueront de perdre l’autorisation de travailler dans les territoires situés au-delà de la ligne verte.
Les ouvriers palestiniens seront suivis par un système informatique qui enregistrera l’heure à laquelle ils traverseront les postes de contrôle situés le long de la barrière de sécurité. Les ouvriers devront donc retourner chez eux en passant obligatoirement par l’un des passages où le système est installé.
Le but de ce renforcement de l’application des mesures de sécurité est d’empêcher les ouvriers de l’AP d’utiliser leurs permis à tort et à travers, en vivant en Israël à plein temps, alors que leurs permis n’autorisent un séjour que pendant les heures de travail. En outre, Israël espère mettre un frein à l’entrée d’ouvriers clandestins venus de l’AP. Les responsables de l’administration civile considèrent ces deux problèmes comme de véritables menaces sécuritaires contre lesquelles il convient de lutter.
Nombre des attaques terroristes ou des attentats déjoués par Tsahal impliquent en effet des Arabes de l’AP travaillant au-delà de la ligne verte. Ces derniers sont également souvent impliqués dans des activités criminelles.
D’après des données du cabinet de l’AP, plus de 70 000 Palestiniens travaillent légalement en Israël. La majorité d’entre eux vient de Judée Samarie.
Ces dernières années, nombre d’Arabes de l’AP ont été remplacés par des travailleurs étrangers dans plusieurs domaines, dont la construction, l’agriculture et les services de santé. Environ 100 000 étrangers travaillent actuellement légalement en Israël, ainsi que plusieurs dizaines de réfugiés soudanais.
Il y a quelques mois une commission ministérielle a recommandé de réduire le nombre de travailleurs étrangers employés en Israël. L’objectif étant de n’avoir presque plus de citoyens étrangers travaillant sur le marché israélien d’ici l’année 2014.



par Yael Ancri

http://www.actu.co.il/2009/05/les-ouvriers-arabes-devront-se-plier-a-la-legislation-2/

1.5.09

Lettre ouverte à quelques Juifs de France et d'ailleurs




Michel Garroté, journaliste catholique
Depuis quelques temps, je désirais m'adresser - directement et par écrit - à ceux d'entre les Juifs de France (et d'ailleurs) qui, visiblement, n'ont pas encore saisis la gravité de l'antisémitisme qui s'empare à nouveau de l'Hexagone (même si nombre de Juifs, en France et ailleurs, ont déjà saisis cette gravité, tels par exemple Michel Gurfinkiel, Menahem Macina, Philippe Karsenty ou Gilles William Goldnadel entre autres). Or justement, pas plus tard que le jeudi 30 avril, j'étais dans le vif du sujet, puisque je passais trois heures consécutives devant mon écran de télévision, à suivre sur Planète un documentaire exceptionnel d'Yves Jeuland, documentaire sur l'histoire des Juifs en France au 19e, au 20e et au début du 21e siècles (1).
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Mathieu Amalric a prêté sa voix à ce documentaire d'Yves Jeuland, documentaire qui a été diffusé, en deux parties, sur la chaîne de télévision Planète, le jeudi 30 avril 2009, sous le titre « Comme un juif en France » (« De l'affaire Dreyfus à Vichy » et « De la Libération à nos jours »).


http://www.juif.org/blogs/15359,lettre-ouverte-a-quelques-juifs-de-france-et-d-ailleurs.php

BELGIQUE : UN SPECTACLE ANTISEMITE....


Belgique : un opéra représente un juif religieux violant une femme. Des membres éminents de la communauté juive belge ont condamné le spectacle financé par l'Etat,qui encourage selon eux les stéréotypes antisémites.


Le spectacle est dirigé par Omri Nitzan and Amir Nizar Zuabi.


(Guysen.International.News / 2009-05-01 14:36:00 ISRAEL)

Querelle sémantique entre l’Iran et l’Arabie Saoudite!




Il n'y a pas qu'en Israël que les mots et les désignations ont leur importance! A l'approche des Jeux de Solidarité Musulmane, qui doivent se tenir au mois d'octobre prochain, l'Iran et l'Arabie Saoudite se disputent l'appellation du Golfe qui les sépare. Alors que dans la terminologie du monde arabe, cette région est appelée "Golfe d'Arabie", les Iraniiens tiennent à ce qu'elle garde le nom usité dans le reste du monde (et en Iran!): Golfe persique. L'Affaire n'est pas simple: l'Arabie Saoudite exige que les publicités publiées en Iran pour ces Jeux fassent apparaître l'appellation "Golfe d'Arabie" sous peine de la non participation de tous les Etats arabes à cette rencontre sportive...de la solidarité musulmane!!! L'Iran refuse catégoriquement, et menace carrément d'annuler ces jeux, "ayant déjà investi 10 millions de dollars dans la campagne publicitaire". Une solution qui pourrait résoudre le problème: envoyer quelques milliers de soldats de Tsahal dans le Golfe, qui prendrait soudain l'appellation unanime de "territoires occupés" pour tous les pays de la planète...

http://www.actu.co.il/