27.6.09

Elliot : Bush et Sharon s’étaient mis d’accord au sujet de la croissance naturelle


“Malgré les démentis de l’administration Obama, il y a eu des accords entre Israël et les Etats-Unis au sujet de la croissance naturelle en Judée Samarie”, a affirmé Elliot Abrams, l’ancien conseiller national américain de sécurité pour les affaires du Proche-Orient et d’Afrique du Nord du gouvernement Bush.

Dans un article publié jeudi dans le journal new-yorkais “Wall Street Journal”, Abrams a contredit les déclarations de l’administration Obama, et plus particulièrement celles de la secrétaire d’Etat. Il y a quelques semaines, Hillary Clinton a prétendu que l’administration actuelle n’avait reçu de la précédente aucun document témoignant d’un accord écrit ou oral entre les deux pays au sujet de la possibilité de construire dans les localités de Judée Samarie existantes pour répondre aux besoins de la croissance naturelle.

Le différend entre Jérusalem et Washington sur la construction dans les localités de Judée Samarie n’a pas encore été résolu. Même l’Italie et la France ont appelé Netanyahou à geler toute expansion des implantations, exigence répétée vendredi matin par les ministres des Affaires étrangères du G8, réunis à Trieste en Italie.

Abrams, en sa qualité de chef du département chargé des affaires du Proche-Orient, a dirigé entre autres les négociations avec Israël sur les implantations. C’est la deuxième fois qu’il contredit en public les déclarations de l’administration Obama depuis l’émergence du malentendu entre Washington et Jérusalem.

“Au sujet des implantations, nous nous étions mis d’accord sur des principes permettant la poursuite d’une certaine croissance. Ariel Sharon a clairement souligné lors de son important discours politique de décembre 2003 qu’Israël respecterait tous ses engagements au sujet de la construction en Judée Samarie : qu’il n’y ait pas de construction au-delà des lignes actuelles, qu’il n’y ait pas de confiscation de terrains pour la construction, qu’il n’y ait pas d’avantages incitant les Israéliens à s’installer en Judée Samarie et qu’il n’y ait pas de construction de nouvelles localités”, a précisé Abrams.

“Sharon n’a pas inventé ces quatre principes. Ils découlent des discussions avec les représentants de l’administration américaine à Akaba en juin 2003″, a ajouté Abrams en faisant allusion aux propos de Clinton selon lesquels “en examinant l’histoire de l’administration Bush, nous ne voyons pas d’accord applicable à ce sujet ni officiel ni oral.”

“Cette déclaration n’est pas exacte. Non seulement il y a eux des accords, mais en outre le Premier ministre israélien s’est fondé sur ces derniers lorsqu’il a adopté une nouvelle politique douloureuse, qui a provoqué la chute de son gouvernement : l’expulsion des citoyens israéliens des localités de la bande de Gaza et de quatre points de peuplements de Judée Samarie.”

Et d’ajouter : “Malgré tout ce qu’a dit Madame Clinton, il y a eu un accord. Sharon voulait sortir du cul de sac, se retirer de Gaza et éliminer les colonies”.

par Yael Ancri
http://www.actu.co.il/2009/06/elliot-bush-et-sharon-setaient-mis-daccord-au-sujet-de-la-croissance-naturelle/

La liberté du peuple iranien





À de très rares exceptions près, les commentaires de la grande presse face aux événements qui ont suivi l’élection présidentielle iranienne ont été, en Occident, d’une grande timidité.

Ce qui se passe est pourtant d’une importance considérable. Quel que soit l’avenir, le régime mis en place par l’ayatollah Khomeiny il y a trente ans a vécu. Ou bien Khamenei et Ahmadinejad noieront la révolte dans un bain de sang et ils apparaîtront d’une manière un peu plus obscène pour ce qu’ils sont, des dictateurs sans scrupule et des fanatiques meurtriers. Ou bien la révolte les submergera et un changement de régime aura lieu.

Tout en souhaitant, bien sûr, la seconde issue, je crains la première. Mais, quand bien même ce serait la première qui surviendrait, il deviendrait bien plus difficile à un diplomate ou un homme politique occidental de prétendre encore qu’on peut négocier quoi que ce soit avec des gens pareils et il deviendrait impossible de fermer davantage les yeux sur les dangers que l’arme nucléaire aux mains de tels personnages pourrait représenter.

Ce qui survient actuellement constitue une leçon de dignité et d’éthique face au « pragmatisme » de ceux qui ne cessent de répéter que les peuples musulmans ne peuvent aspirer à la liberté. Le peuple iranien, aujourd’hui, en ce moment, fait preuve d’un courage immense et exprime que trente années, cela suffit. Ceux qui sont à l’écoute des slogans scandés dans les rues de Téhéran et de toutes les grandes villes du pays savent que ce qu’on entend n’est pas une demande de recomptage des voix, mais, bien plus souvent, des cris qui disent : « Mort aux tyrans » ou « Mort aux dictateurs ».

Des appels se font en direction de Moussavi, mais celui-ci se trouve porté par un mouvement qui le dépasse de beaucoup et dont il n’est en rien l’organisateur. Il peut devenir son chef de file, mais seulement à condition de se placer lui-même à l’écoute du peuple.
On entend aussi, parmi les cris, « Allah est le plus grand », mais nul mieux que Khamenei ou Ahmadinejad ne comprend ce que cela signifie, à savoir que ni Khamenei ni Ahmadinejad, ni quelque dignitaire islamique, n’est légitime.

Parmi les Iraniens qui sont dans les rues aujourd’hui, nombreux sont ceux qui sont passés par l’Irak et ont vu ce dont nul ne parle en Europe : un pays libéré d’un tyran qui a été jugé et exécuté, un pays où la presse et les élections sont libres. Dans les manifestations iraniennes, la référence à l’Irak est explicite. Les manifestants pensent que le sort réservé à Saddam Hussein devrait attendre Khamenei et Ahmadinejad.

La déstabilisation de l’ordre autocratique qui régnait dans le monde musulman et à laquelle songeait George Walker Bush produit ses effets. Ceux qui pensent que des élections libres en terres musulmanes portent toujours au pouvoir des islamistes devraient examiner de plus près les résultats des récentes élections municipales irakiennes, des élections libanaises qui ont vu un recul net du Hezbollah, ou des élections au Koweit.

Personne ne soulignera l’aveuglement, la lâcheté, le cynisme et l’absence de perspective de l’administration Obama. Voici deux semaines, Barack Obama, dans son discours du Caire faisait la cour aux islamistes et léchait les pieds de Khamenei et d’Ahmadinejad. Pendant plus de huit jours d’émeutes en Iran, il a choisi le camp du pouvoir en place et de la répression au nom de la « stabilité », et a fini par tenir des propos minimalistes vaguement favorables à la liberté.

Je me souviens de temps où les États-Unis étaient, d’emblée, du côté de la liberté contre le totalitarisme. Ce fut le cas sous des Présidents de gauche tels Kennedy, sous des conservateurs tels Reagan ou George Walker Bush. Obama incarne une gauche américaine qui n’est en rien la gauche idéaliste d’autrefois, mais une gauche extrême, radicale, tiers-mondiste, ouverte à l’islamisme, tendant la main aux dictateurs.
Il est des gens qu’Obama fait encore rêver. On a les rêves qu’on peut. Moi, je préfère espérer pour la liberté du peuple iranien.
J’ai écrit voici un an que, même s’il était élu, Obama ne serait pas Président, je persiste et je signe. Non : Obama ne se conduit pas en Président des États-Unis !


Guy Millière pour les 4 Vérités hebdo

25.6.09

Lieberman repousse une proposition syrienne



Selon l’agence de presse officielle chinoise, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, aurait refusé une nouvelle proposition de la Syrie qui aurait émis le vœu de relancer les pourparlers de paix avec Israël.

Cette offre de négociations aurait été transmise mercredi par le chef de la diplomatie hollandaise, Maxime Verhagen , qui effectue en ce moment une visite de trois jours en Israël. Il aurait fait part des projets de Damas à Lieberman, lors d’un entretien, mais ce dernier aurait repoussé cette initiative.

On savait déjà, par des informations publiées par la presse étrangères ces derniers jours, que lors de sa visite à Damas, Verhagen avait reçu un message des Syriens à l’attention des dirigeants israéliens.

De son côté, Lieberman a confirmé qu’il avait refusé la nouvelle initiative syrienne et ne souhaitait pas reprendre les pourparlers dans le contexte actuel. Il a précisé que la nouvelle proposition qui lui avait été faite par l’intermédiaire du chef de la diplomatie hollandaise Verhagen comportaient certaines conditions préalables qui ne le satisfaisaient pas, ce qui explique son refus de l’accepter. Lieberman a tout de même ajouté qu’il était disposé à ouvrir des pourparlers directs avec la Syrie à l’heure actuelle, à condition qu’il n’y ait aucun intermédiaire et aucune condition préliminaire.

Dans les médias, il était indiqué ces derniers jours que Verhagen avait reçu lors de sa visite à Damas, des messages qu’il avait été chargé de transmettre aux Israéliens et qu’il devait également communiquer au Premier ministre Binyamin Netanyahou. Le ministre hollandais avait même précisé que “malgré le gel diplomatique avec les Palestiniens, une nouvelle occasion se présentait actuellement qu’il ne fallait pas manquer”.


par Claire Dana-Picard

http://www.actu.co.il/2009/06/lieberman-repousse-une-proposition-syrienne/

24.6.09

Humour juif : manifestation juive pour les insurgés iraniens

Humour juif : manifestation juive pour les insurgés iraniens


Je ne comprends pas cet appel juif ci-joint à manifester en faveur des insurgés iraniens. Est-ce un canular ? Le peuple iranien est dans son ensemble aussi islamiste et aussi anti israélien que ses mollahs. Les insurgés pro-Mussavi gueulent dans les rues de Téhéran "Allah Houa Kbar" et des organisations juives vont manifester aujourd’hui, dimanche 21 juin 2009 en leur faveur ?

C’est à s’arracher nos cheveux juifs sur la tête ! Et de surcroit, on demande de manifester auprès de ces écervelés qui se disent eux-mêmes pro palestiniens comme Marek Halter et la mouvance SOS Racisme-UEJF ? Relisez l’excellent livre du Professeur Shmuel Trigano "L’avenir des Juifs de France" pour prendre note de ce que les Rastignac juifs en herbe de l’UEJF s’affirmant "sionistes et pro-palestiniens" ont causé comme préjudice à la Communauté juive de France et au soutien à Israel en servant de levier aux entreprises de manipulation du pouvoir socialiste lors de la présidence de François Mitterrand.

Après le massacre des élèves de la yeshiva du Mercaz Harav au début mars 2008, ces organisations, non seulement n’ont pas initié mais n’ont pas appelé à se joindre à la manifestation juive qui s’en suivit à République. Mais pour manifester pour les droits des manifestants islamiste iraniens, en même pas 24 heures, ils sont là pour se jouer les belles âmes faussement humanistes dans les rues de Paris !

Il faut quant même un tout petit peu plus de discernement juif pour savoir pour quoi se mobiliser. C’est comme dans les années 60 aux Etats-Unis et en France, les Juifs se mobilisaient alors pour toute sorte de cause, pour le Mozambique, pour l’Afrique du Sud, pour les pygmées, mais pas ou presque peu pour les causes juives.

Dans les milieux juifs américains, on se mobilisait pour les droits civiques des noirs. Deux jeunes militants juifs, Shwerner et Goodman, et un jeune noir partis dans une traversée dans le Sud pour protester contre la ségrégation furent assassinés en 1964 au Mississipi par des membres du Ku-Klux-Klan. Cette histoire a été immortalisée dans le célèbre film d’Alan Parker "Mississipi Burning".

En 1960, des associations juives en France étaient profondément émues et mobilisées pour le Congo Belge et Patrice Lumumba le leader congolais assassiné. Pendant ce temps, en URSS et dans les pays arabes, les juifs étaient opprimés et il a fallu attendre seulement la fin des années 60 pour que le judaïsme mondial daigne se mobiliser massivement et à en alerter l’opinion publique mondiale en leur faveur. Jusqu’en 1969, les protestations juives pour les Juifs de l’Est étaient minorées.

Avant cela, les protestataires juifs étaient trop occupés pour manifester contre le colonialisme, pour le FLN, pour le Viêt-Cong, pour le Biaffra ou pour les Indiens en Amazonie. Les Juifs d’Europe de l’Est ou de Syrie qui croupissaient et étaient interdits de vivre leur judaïsme ou de faire leur Alyah pouvaient patienter que leurs frères juifs d’Occident bien éclairés et prompts à tous les combats pour tous les déshérités veuillent bien faire l’effort de se souvenir d’eux.

La personnalité qui rappela à l’ordre le Judaïsme mondial et les organisations juives américaines pour les frères juifs d’URSS et des pays arabes fut le regretté Rabbin Méir Kahana. Quoi que l’on pense du cheminement politique très controversé du Rabbin Méir Kahana, il est un devoir juif fondamental de lui en rendre hommage et de mentionner son action qui a catalysé aux Etats-Unis, en France et dans toutes les diasporas ensuite l’activisme juif sans complexe pour les causes juives, à commencer par la lutte pour les Juifs d’URSS.

L’Iran menace Israel d’extermination depuis belle lurette et est sur le point d’accéder à l’arme nucléaire. Des lettres de menace juives envoyées aux diplomates iraniens, on n’en a pas vu. De massives manifestations juives houleuses anti iraniennes dans les capitales occidentales, on n’en a pas vu beaucoup comme on était en droit de l’espérer, mise à part la pitrerie sympathique à Genève lors du discours du président iranien.

Mais voilà, quelques insurgés iraniens pro-Mussavi se font flingués dans les rues de Téhéran alors qu’ils scandent "Allah Houa Kbar" et voilà que nos rabbins-des-bois juifs s’agitent, défenseurs des opprimés et des droits à la liberté pour les islamistes iraniens d’être représentés proportionnellement à leurs nombre de votants. C’est à en pleurer ou plutôt à en mourir de rire.

C’est cela l’humour juif !


Méir Ben-Hayoun

Au Caire, Obama a parlé en musulman militant



par Elisseievna pour Riposte Laïque n° 94


Le discours d’Obama au Caire le 4 juin aurait pu être celui d’un Président des USA soucieux de favoriser la paix avec le monde musulman. Or Obama a tenu au Caire un discours de musulman, de musulman militant. Obama fait tout au long de son discours l’apologie de l’islam sur le plan théorique et historique, entre autres de la vision islamique de l’égalité des sexes, alors qu’il n’hésite pas à tenir des propos insultants pour les chrétiens et calomnieux pour les juifs. Il annonce des mesures répressives en faveur de l’islam, c’est-à-dire en application de la charia qui condamne les opposants au jihad. Il énonce des exigences menaçant la souveraineté juive en Israël, souveraineté inconcevable pour l’islam.


A - Obama et le Coran


Obama se félicite tout d’abord d’être reçu à Al-Azhar et l’Université du Caire, comme si la place d’un président des USA était dans ces deux lieux d’enseignement de la loi islamique et du jihad.


1 - Sourate 9


Obama commence son discours en affirmant qu’il cherche au Caire un « nouveau commencement entre les USA et les musulmans du monde » et qu’il est venu pour dire la vérité. Il leur porte « un vœu de paix des communautés musulmanes de mon pays, assalaamu alaykum ». Or à l’appui de cette affirmation, il apporte une citation extraite de la sourate … la plus guerrière du Coran, « le Repentir », celle qui contient le verset dit « du sabre » (9.5), une citation dont il donne une traduction … fausse.


Obama dit « Comme le dit le Saint Coran « Soyez conscient de Dieu et dites toujours la vérité ». En réalité la phrase signifie « Croyez en Dieu et soyez avec les véridiques, les justes », ces derniers étant ceux qui font la guerre avec Mahomet, et sont « durs avec les mécréants », au lieu de fuir le combat.


Voici le passage cité (9.119 ou 9.120) dans la traduction de Kasimirski : 20


112. Dieu a acheté des croyants leurs biens et leurs personnes pour qu’il leur donnât en retour le paradis ; ils combattront dans le sentier de Dieu, ils tueront et seront tués. La promesse de Dieu est vraie : il l’a faite dans le Pentateuque, dans l’Évangile, dans le Coran ; et qui est plus fidèle à son alliance que Dieu ? Réjouissez-vous du pacte que vous avez contracté, c’est un bonheur ineffable. (…)


118. Dieu retourna (…) aussi à ces trois d’entre eux qui étaient restés en arrière. Toute vaste qu’elle soit, la terre devint étroite pour eux : leurs propres corps leur semblèrent trop à l’étroit, et ils pensaient que pour se sauver devant la colère de Dieu, ils n’avaient qu’à chercher un asile chez lui. Il revint à eux, afin qu’eux aussi revinssent à lui, car Dieu aime à revenir, et il est miséricordieux.


120. 0 croyants ! Craignez Dieu et soyez avec les justes.


121. Quelle raison avaient les habitants de Médine et les Arabes nomades d’alentour de se séparer de l’Apôtre de Dieu, et de préférer leurs vies à la sienne ? Quelle raison avaient-ils d’en agir ainsi, quand ni la soif, ni la fatigue, ni le besoin ne pouvaient les atteindre dans le sentier de Dieu, quand ils ne faisaient aucun pas capable d’irriter les infidèles, quand ils n’essuyaient de la part de l’ennemi aucun dommage sans qu’on leur en tînt compte ? Certes Dieu ne laisse point périr la récompense de ceux qui font le bien.


122. Ils ne feront pas une aumône petite ou grande ; ils ne franchiront pas un torrent sans que tout soit inscrit, afin que Dieu leur accorde la plus magnifique récompense de leurs actions.


123. Il ne faut pas que tous les croyants marchent à la fois à la guerre. Pourquoi ne marcherait-il pas plutôt un détachement de chaque tribu, afin que, s’instruisant dans la foi, les uns puissent instruire à leur retour leurs concitoyens, et afin que ceux-ci sachent se prémunir ?


124. 0 croyants ! Combattez les infidèles qui vous avoisinent ; qu’ils vous trouvent toujours sévères à leur égard. Sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent.


Texte arabe et translitération :


http://transliteration.org/quran/WebSite_CD/MixFrench/Fram2E.htm


Ya ’Ayyuha Al-Ladhina ’Amanu AttaqA B Allaha Wa Kunu Ma`a As-Sadiqina


[9.119] vous qui croyez ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques.


2 – Sourate 5


Obama explique plus loin que l’islam sert la paix en disant : « Le Saint Coran enseigne que quiconque tue un innocent, c’est comme s’il avait tué l’humanité, et quiconque sauve une personne, c’est comme s’il avait sauvé l’humanité ».


Las, là encore, le texte signifie exactement le contraire du sens qu’Obama veut nous faire croire, et on le voit adopter une première l’attitude islamique du déni de l’existence de l’autre, déni grave puisqu’il est un premier pas vers la tentative de l’extermination de l’autre. Obama utilise le même texte qu’a utilisé l’UOIF dans sa « fatwa » au cours des émeutes de 2005 en France, faisant mine de condamner les émeutiers « semeurs de désordre », alors que le texte coranique ne fait que désigner comme coupables … les Juifs.


La citation coranique est en effet un plagiat et une déformation du talmud, ce qu’Obama, se garde de mentionner. Selon le talmud « Celui que sauve une vie, sauve l’humanité, et celui qui prend une vie, c’est comme s’il tuait le monde entier. » (Traité Sanhédrin 37), car : « Mishna Sanhédrin, 4, 5. Dans les affaires criminelles, on effrayait les témoins […] en leur rappelant que contrairement aux affaires civiles, où l’accusé n’avait qu’à rembourser les dommages pour être pardonné, le sang de la personne exécutée, et celui de ses descendants jusqu’à la dernière génération, seraient « attachés » au responsable de son exécution, ainsi qu’on le trouve dans le cas de Caïn qui avait assassiné son frère (Genèse 4:10) : « la voix des sangs ( DMY, Deméy) de ton frère etc. », le sang et le sang des descendants. (Selon d’autres, “sangs” est au pluriel, car son sang s’était éparpillé sur les arbres et les pierres). C’est pourquoi l’homme a été créé unique, afin d’enseigner que celui qui détruit une vie, c’est comme s’il avait détruit le monde, et celui qui sauve une vie, c’est comme s’il avait sauvé le monde.


Et aussi pour la paix parmi les créatures, afin qu’on ne dise pas : ‘mon père était plus grand que le tien’ ; et aussi afin que les Minim ne disent pas qu’il y a plusieurs créateurs dans les cieux ; et aussi pour proclamer la gloire du Saint béni soit-Il car, alors que l’homme frappe beaucoup de pièces de son sceau et que toutes sont pareilles, le Roi des rois, le Saint, béni soit-Il, a apposé sur chaque homme le sceau du premier Adam, et pourtant, nul n’est semblable à son prochain. C’est ainsi que chacun peut dire : Le monde a été créé pour moi, je dois donc être droit, juste […] (Traduction “‘Inyan”).



Pour sa part le Coran indique (traduction de Kasimirski), sourate 5 : 30. Raconte-leur l’histoire véritable de ceux des fils d’Adam qui présentèrent leurs offrandes. L’offrande de l’un fut acceptée, celle de l’autre fut rejetée. Ce dernier dit à son frère : Je vais te tuer. Dieu, répondit l’autre, ne reçoit des offrandes que des hommes qui le craignent. (…)


33. La passion subjugua l’injuste ; il tua son frère, et fut au nombre des malheureux.


35. C’est pourquoi nous avons donné ce précepte aux enfants d’Israël : Celui qui aura tué un homme sans que celui-ci ait commis un=2 0meurtre, ou exercé des brigandages dans le pays, sera regardé comme le meurtrier du genre humain ; et celui qui aura rendu la vie à un homme sera regardé comme s’il avait rendu la vie à tout le genre humain.


36. Nos envoyés ont paru au milieu d’eux accompagnés de signes évidents ; mais, en dépit des signes, la plupart des hommes ont été prévaricateurs.


37. Voici quelle sera la récompense de ceux qui combattent Dieu et son Apôtre, et qui emploient toutes leurs forces à commettre des désordres sur la terre : vous les mettrez à mort ou vous leur ferez subir le supplice de la croix ; vous leur couperez les mains et les pieds alternés ; ils seront chassés de leur pays. L’ignominie les couvrira dans ce monde, et un châtiment cruel dans l’autre.


38. Sauf ceux qui se seront repentis avant que vous les ayez vaincus ; car sachez que Dieu est indulgent et miséricordieux.


39. 0 croyants ! Craignez Dieu : efforcez-vous de mériter un accès auprès de lui ; combattez pour sa religion, et vous serez heureux.


Or qui sont les « semeurs de corruption » que l’on peut tuer parce qu’ils sont coupables ? ; la suite de la sourate 5 l’indique :


56. 0 croyants ! Ne prenez point pour amis les juifs et les chrétiens ; ils sont amis les uns des autres. Celui qui les prendra pour ami finira par leur ressembler, et Dieu ne sera point le guide des pervers.


69. Les mains de Dieu sont liées, disent les juifs. Que leurs mains soient liées à leur cou, qu’ils soient maudits pour prix de leurs blasphèmes. Loin de là, les mains de Dieu sont ouvertes ; il distribue ses dons comme il veut, et le don que dieu t’a fait descendre d’en haut ne fera qu’accroître leur révolte et leur infidélité. Mais nous avons jeté au milieu d’eux l’inimitié et la haine, qui durera jusqu’au jour de la résurrection. Toutes les fois qu’ils allumeront le feu de la guerre, Dieu l’éteindra. Ils parcourent le pays pour le ravager et y commettre des désordres. Mai Dieu n’aime point ceux qui commettent le désordre.


L’UOIF écrivait le 6 novembre 2005 : « Dans plusieurs versets du Saint Coran, Dieu blâme la destruction et le désordre et rejette ceux qui les accomplissent. Il dit au verset 64 de la Sourate 5 « Allah n’aime pas les semeurs de désordre » ; il dit au verset 60 de la Sourate 2 « Ne semez pas de troubles sur la terre comme des fauteurs de désordre ». (Voir également 2/27 ; 2/205 ; 7/56 ; 28/77 etc.). (…) Avec la multiplication et la gravité des événements qui agitent plusieurs quartiers de la banlieue parisienne … ‘Dar el Fatwa’ édicte la Fatwa suivante. : « Il est formellement interdit à tout musulman recherchant la satisfaction et la grâce divines de participer à quelque action qui frappe de façon aveugle des biens privés ou publics ou qui peuvent attenter à la vie d’autrui (…) »


3 - Sourate 17


Obama, abordant les problèmes particuliers, propose une paix entre Israéliens et Palestiniens. A ce propos il cite : « L’histoire d’Isra, quand Moïse, Jésus et Mahomet (que la paix soit sur eux) se sont joints dans la prière. »


Obama aurait pu se contenter de parler de fraternité ou même sororité des êtres humains entre eux, mais non, il fait appel au coran, à la vision coranique de la fraternité, une vision assez limitée si l’on se réfère à la dernière sourate, 49, qu’il va mentionner. On note aussi qu’il obéit à la règle musulmane de faire suivre le nom de Mahomet d’une bénédiction, du coup, il étend cette bénédiction à Moïse et Jésus, qui sont, d’ailleurs d’après l’islam … des musulmans :: ici encore Obama adopte l’attitude musulmane du déni de l’existence de l’autre.


La sourate 17 « Al Isra » « Le voyage nocturne » dit :


1. Louange à celui qui a transporté, pendant la nuit, son serviteur du temple sacré de La Mecque au temple éloigné de Jérusalem, dont nous avons béni l’enceinte pour lui faire voir nos merveilles. Dieu entend et voit tout.


Curieuse façon de parler de la paix en parlant du déplacement de Mahomet de la Mecque à Jérusalem, quand les musulmans successeurs de Mahomet sont venus de la Mecque à Jérusalem en conquérants.


4 – Sourate 49


Obama achève son discours en disant « Les peuples du monde peuvent vivre en paix », il fait précéder ces mots par trois citations comme s’il mettait sur le même plan trois religions : « Le Saint Coran nous dit « O humains ! Vous avez été créés hommes et femmes, et nous vous avons rassemblés en nations et tribus afin que vous vous connaissiez les uns les autres ». Le Talmud dit « Toute la Tora a pour but la paix. La Sainte Bible dit « Bénis soient les hommes de paix, ils seront appelés les fils de Dieu »


Le fait de présenter le Talmud comme s’il était « le Livre » des juifs alors que le Coran est celui des musulmans et la bible celui des chrétiens, correspond à la thèse du coran selon laquelle juifs et chrétiens ont falsifiés le livre qui leur avait été donné et produit des faux, par exemple le Talmud juif (alors que pour les juifs la Bible est … la Bible, et non le talmud).


A lire seulement la citation faite par Obama, on pourrait croire que le coran lui aussi « a pour but la paix ». Or de la paix et de la fraternité, la sourate 49, comme la sourate 5 (verset 56 selon Kasimirski) ont une conception pour le moins étonnante :


10. Car les croyants sont tous frères ; arrangez donc le différend de vos pères, et craignez Dieu, afin qu’il ait pitié de vous.


15. Les vrais croyants sont ceux qui ont cru en Dieu et à son Apôtre, et qui ne doutent plus, qui combattent de leurs biens et de leur personne dans le sentier de Dieu. Ceux-là seuls sont sincères dans leurs paroles.


15. Les vrais croyants sont ceux qui ont cru en Dieu et à son Apôtre, et qui ne doutent plus, qui combattent de leurs biens et de leur personne dans le sentier de Dieu. Ceux-là seuls sont sincères dans leurs paroles. Ainsi, la fraternité se limite aux croyants et l’appel du coran à la paix passe … par la guerre. Selon l’islam en effet la paix n’est permise que lorsque la loi islamique règnera sur le monde : voir par exemple les passages cités plus haut de la sourate 9 condamnant ceux qui refusent le combat.


Conclusion : Il est difficile de croire, au vu du choix des sourates fait par Obama, qu’il ne tient pas un double langage : l’un, apparent, à l’attention des occidentaux ignorants des textes islamiques, et l’autre à l’attention des musulmans, basés sur leurs références islamiques. Ce soupçon se renforce en lisant ses propos sur l’histoire.


B – Obama et l’histoire


Le discours d’Obama multiple les déformations historiques, toujours à la gloire de l’islam. Il serait trop long de les réfuter tous mais voici les principaux.


Un passage du discours relève presque de la farce : « L’islam a une fière tradition de tolérance ». Obama ajoute : « Nous le voyons dans l’histoire de l’Andalousie et de Cordoba pendant l’Inquisition ».


Disons qu’il y a ici un léger décalage dans la chronologie : l’occupation de l’Espagne par les musulmans s’étant étendu de 712 à 1492, le califat de Cordoue de 929 à 1031, l’inquisition est créée en 1231, et n’a été instaurée en Espagne qu’en 1478, pour des raisons d’ailleurs liées à la Reconquista, c’est-à-dire à la libération des espagnols du joug islamique, auquel seule l’expulsion des derniers musulmans pourra mettre fin en 1492.


Obama parle de « co-existence mais aussi de guerres pendant des siècles entre l’Ouest et les musulmans », et de « tensions nourries récemment par la colonisation ».


On peut souligner ici un léger oubli de sa part concernant les causes des croisades et de la colonisation : l’impérialisme fulgurant de l’islam, qui atteint Poitiers, envahit Jérusalem, met à sac Rome (846), pirate les flottes occidentales depuis les rives du sud de la Méditerranée … Selon Obama, c’est l’islam qui a « porté la lumière de l’enseignement pendant de nombreux siècles, ouvrant la voie à la Renaissance et aux Lumières ».


Il est bien certain que l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie a fortement contribué à la conservation des écrits antiques … Comme l’expliquait en 1994 Jacqueline de Romilly : http://lumiere101.com/2009/02/02/heritage-greco-latin/ : « Les textes grecs sont revenus en Occident par Constantinople. Si nous n’avions que ce que les Arabes ont gardé cela ne vaudrait pas la peine de conserver des classes ! C’est insignifiant à côté de la transmission latine d’abord, et puis directe, et puis par les papyrus d’Égypte. »


Les propos sur Israël, qui reprennent la vision islamique du conflit, sont particulièrement odieux. Pour Obama les « Palestiniens » sont « les Chrétiens et les Musulmans », comme si les Juifs n’avaient pas de tout temps vécu en Israël, majoritaires dans les principales villes. Obama ose comparer la situation des « Palestiniens » et l’Afrique du Sud, reprenant l’idée du sionisme-racisme, fille de l’accusation du judaïsme lui-même comme racisme. Pour Obama la création d’Israël est due aux persécutions en Europe, comme si les juifs n’avaient pas été persécutés dans le monde musulman, comme si par exemple les habitants d’Hébron n’avaient pas été victimes d’un pogrom en 1927. Ce sont des juifs yéménites qui s’installaient sur des terres caillouteuses à Gush Etsion en 1926 (ici ).


Et Obama ose parler de « colonisation » pour les terres de l’ouest du Jourdain ? Après quoi Obama ira à Buchenwald, lui qui pratique le négationnisme des persécutions et massacres commis contre les « séfarades » par les musulmans, pour dénoncer le nazisme et le négationnisme du nazisme, ces deux péchés … occidentaux.


Voilà comment Elena Bonner décrit la solution qu’il propose : « Ainsi, créé à côté d’Israël, et il y aurait un État palestinien "nettoyé" de Juifs, parce qu’en plus de la demande du retour des réfugiés palestiniens en Israël, il y a aussi la demande que l’on "nettoie" la Judée et Samarie de [leurs] Juifs et qu’on la rende aux Palestiniens, tandis qu’à Gaza, aujourd’hui, il n’y a plus désormais un seul juif. Le résultat est à la fois étrange et terrifiant, parce qu’Israël sera véritablement détruit. (...) la formule, « deux États pour deux peuples », c’est la création d’un État, ethniquement nettoyé de juifs et d’un deuxième État, candidat potentiel au même nettoyage. Une Terre Sainte Judenfrei - le rêve d’Adolphe Hitler ! - se réalise enfin. Alors - que ceux qui sont encore capables de réfléchir le fassent -, quelle est la partie qui porte en elle les germes du fascisme, aujourd’hui ? » (Elena Bonner Jerusalem Post, 24 mai 2009)


Ce que Obama oublie fondamentalement dans sa description de l’histoire, ce sont les lois de l’islam : les lois du combat pour imposer l’islam qui justifient l’impérialisme musulman, le « racisme de la dhimmitude - loi basée sur la charia qui dicte que les chrétiens et les juifs sont [des citoyens] de qualité inférieure et doivent être supprimés. » (Wafa Sultan (http://www.hudsonny.org/2009/06/who-should-we-believe.php ), qui mène par exemple la rue arabe palestinienne à défiler en 1920 aux cris de al-yahudna kalabna « Les Juifs sont nos chiens » ( Nathan Weinstock -Histoire de chiens – éditions Mille et une nuits).


Lorsque Obama dit « L’Amérique n’est pas – et ne sera jamais – en guerre avec l’islam », c’est ce déni de l’idéologie du jihad qu’il pratique : l’islam lui est en guerre avec tout État qui refuse de se soumettre à l’islam, ou bien ce n’est plus l’islam…


C – Quand Obama annonce qu’il va appliquer la Charia


En plus du cas d’Israël, où manifestement Obama choisit une solution visant à restaurer la souveraineté islamique, il annonce trois mesures d’application de la charia :


la punition de ceux qui s’opposent au port du voile : « Le gouvernement des USA est allé en justice pour protéger le droit des femmes et des filles de porter le hijab, et pour punir ceux qui le dénieraient. »
la lutte contre les « stéréotypes sur l’islam » : « Je considère comme ma responsabilité de Président des USA de lutter contre les stéréotypes négatifs sur l’islam à chaque fois qu’ils apparaissent », ce qui rejoint les demandes des États islamiques d’une répression de la « diffamation de l’islam », diffamation criminelle selon la charia,
la modification de législation des USA pour permettre aux musulmans de verser l’impôt islamique : « Aux USA les lois sur les dons de charité rendre difficiles pour les musulmans de remplir leurs obligations religieuses. Je suis en train de travailler avec des musulmans américains pour qu’ils puissent accomplir la zakat. »
Obama reprend exactement le point de vue musulman lorsqu’il affirme « Je rejette la vision de certains à l’Ouest qu’une femme qui choisit de couvrir ses cheveux est d’une façon quelconque moins égale, mais je pense qu’une femme à qui l’éducation est déniée se voit dénier l’égalité. » et « Il est important que les Etats occidentaux évitent d’empêcher les musulmans d’appliquer leur religion, par exemple en dictant les vêtements qu’une femme musulmane doit choisir ».


C’est exactement la rhétorique des ouvrages islamiques prétendant que les femmes ne sont pas inégales aux hommes, même si le Coran commande de les frapper en cas de désobéissance et permet d’en épouser quatre, dès lors qu’elles bénéficient d’une éducation …ce qui n’est pas en effet interdit par le coran, du moins tant que cet enseignement ne critique pas le coran et ses lois inégalitaires. Obama reprend aussi la notion de « dictature », chère aux militants pro-charia pour qui tous les États qui n’appliquent pas la charia sont des dictatures.


Obama applique ici, en luttant contre ceux qui s’opposent au voile, les préceptes de Abd Al-Wahhab Khallaf : “Pour préserver la religion et la protéger de toute atteinte, Dieu a prescrit le jihad contre ceux qui s’opposent à la diffusion de l’islam. » (Abd Al-Wahhab Khallaf (1888-1956) magistrat et professeur à la faculté de droit de l’université du Caire, « Les fondements du droit musulman – Ilm Ousoul al-Fiqh » (Edition Al-Qalam 1997, 2008) …


Obama s’appuie sur la liberté religieuse pour défendre ces mesures « la liberté de religion est centrale dans l’habilité des peuples à vivre ensemble » dit il. Répondons lui par notre déclaration de 1789, qui n’était pas si athée que cela puisqu’elle énonçait les « droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme » « en présence de l’Être Suprême : art 10 « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »


Conclusion


Obama affirme qu’il faut s’appuyer pour faire la paix sur ce que les humains ont en commun et non sur ce qui les sépare. On ne peut que partager ce point de vue. Mais si l’on veut parler des points communs aux occidentaux et aux musulmans, on peut le faire en parlant de vertus telles que la charité, l’honnêteté, la politesse etc, points où les morales musulmans et judéo-chrétiennes ou humanistes se rejoignent, mais pas en mentant sur des sujets tels que l’égalité et la tolérance.


Avant son discours du Caire, le 2 juin, Obama a déclaré à Canal + : "Les États-Unis et le monde occidental doivent apprendre à mieux connaître l’islam » : mais Barack, si vous commenciez par ne pas leur mentir sur l’islam … Il ajoutait : « d’ailleurs, si l’on compte le nombre d’Américains musulmans, on voit que les États-Unis sont l’un des plus grands pays musulmans de la planète. » (obama-les-etats-unis-sont-l-un-des-plus-grands-pays-musulmans ). Certains se sont demandé s’il prenait son rêve pour la réalité, la population indonésienne étant jusqu’à présent largement supérieure à la population musulmane aux USA.


Le 4 juin il dit : « La vérité est que les USA et l’islam ne sont pas exclusifs. ». On a alors trop peur de bien comprendre : que les USA ne soient pas incompatibles avec l’islam, c’est bien ce que pensent les militants de l’islam qui veulent que l’islam règne sur les USA comme ailleurs, en en faisant « le plus grand pays musulman de la planète » ...



Elisseievna

23.6.09

Ahmadinejad ou Moussavi ?


Le guide suprême Ali Khamenei (à gauche) et le président Mahmoud Ahmadinejad ( le second à partir de la droite dans la rangée arrière), priant à Téhéran le 19 juin.
par Daniel Pipes


http://fr.danielpipes.org/blog/2009/06/ahmadinejad-ou-moussavi.html

Version originale anglaise: Ahmadinejad or Mousavi?
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Une remarque lancée par moi de façon désinvolte, à la Fondation du Patrimoine, le 3 juin, s'est transformée en mini scandale sur Internet. Voici comment cette affaire est présentée par le journaliste de gauche qui a fait éclater l'histoire :

« Je me suis parfois demandé pour qui je voterais si j'étais autorisé à prendre part à cette élection et je pense que, avec l'hésitation qui s'impose, je voterais pour Ahmadinejad » a dit Pipes. La raison en est, a poursuivi Pipes, qu'il « préfèrerait avoir un ennemi franc et que l'on voit venir, qui réveille les gens avec ses déclarations bizarres. »

J'ai ensuite développé en détail cette opinion dans « l'encouragement à Ahmadinejad » où j'ai fourni le contexte dans lequel s'inscrivait cette citation prise isolément, contexte qu'on avait omis de donner.

Celui qui sera élu président, que ce soit Mahmoud Ahmadinejad ou son principal adversaire, Mir Hossein Moussavi, aura une influence limitée sur la question qui inquiète le plus le monde extérieur – à savoir l'entreprise de construction d'armes nucléaires [bombes atomiques] que Khameyni continuera probablement à faire avancer rapidement, comme il l'a fait durant les décennies précédentes. Par conséquent, bien que mon cœur soit avec les nombreux Iraniens qui veulent désespérément enlever au vil Ahmadinejad le pouvoir, ma tête me dit qu'il vaut mieux qu'il reste en fonction.

Les étonnants évènements survenus en Iran au cours de la semaine qui a suivi les élections, ont toutefois transformé Moussavi de politicard islamiste obscur en symbole inattendu [cristallisant] les rêves pour un Iran plus laïque et plus libre.

Selon les termes utilisés par Abbas Milani, mon collègue à la Hoover Institution « Si Ahmadinejad survit ce sera en profitant de mesures de répression de style Tien Anmen[grande place de Pékin où il y a eu répression] et si Moussavi l'emporte, ce sera grâce à une vague de sentiment réformiste. »

Bien que ce sentiment réformiste ne puisse pas ébranler le régime et qu'il soit peu probable qu'il arrête le programme d'armes nucléaires, il porte l'espoir de changements importants.

En conséquence, je ne veux plus d'Ahmadinejad au poste de président pour un second mandat et je préfère Moussavi dans cette fonction. Ce serait mieux encore, bien sûr, qu'aucun des deux n'obtienne le pouvoir mais que toute la puante République islamique d'Iran s'effondre. Je suis persuadé que le processus est en cours mais je n'ai aucune idée du temps que cela prendra, des semaines ou des décennies. Quel que soit ce que cela demandera, Moussavi comme président accélèrera le processus.

GAZA LE GRAND MESONGE



Préface de Mohamed Sifaoui

Dans le préface Mohamed Sifaoui du livre “GAZA LE GRAND MESONGE” de Clause Moniquet on peux lire un texte d’une remarquable lucidité qui nous alerte sur la victimisation perpétuelle autour de Gaza .Nous publions donc ce texte de Mohamed Sifaoui, d’abord pour saluer son courage. Ensuite, nous considérons que le victimisation sur Gaza, est devenue insupportable. Nous sommes tous consternés par l’aveuglement de certains, vis-à-vis du Hamas, et scandalisés par la complicité affichée par certains avec ces fascistes religieux.



Je pense qu’il est des moments où il ne faut pas tourner autour du pot ou chercher des déclarations alambiquées pour affirmer une position par rapport à un conflit qui suscite toutes les passions. Je tiens à le dire ex abrupto, clairement et sans ambages : dans la guerre qui oppose Israël au Hamas, je soutiens littéralement l’armée israélienne dans sa lutte légitime contre cette organisation terroriste portée par cette idéologie fasciste qu’est la doctrine des Frères musulmans. Et je vais exprimer les raisons d’une telle position de la manière la plus claire possible. Je suis musulman, démocrate et laïque, homme de gauche, et je suis très sensible à la cause palestinienne et, par ailleurs, très attaché au droit de cette population à disposer d’un Etat souverain, libre, moderne, démocratique et prospère, vivant en sécurité dans un cadre d’une paix juste et durable, aux côtés d’Israël.





D’aucuns pourraient dire : mais quelle contradiction ! Comment peut-on être “pour les Palestiniens” et soutenir l’action militaire israélienne contre le Hamas ? Je vais en donner les explications dans cette préface que j’ai l’honneur de faire pour introduire l’ouvrage de mon ami Claude Moniquet qui, livre, chapitre après chapitre, tous les arguments qui montrent que lorsqu’on se reconnaît réellement dans les valeurs universelles et, quand on est attentif au sort de la population palestinienne, on ne doit pas, on ne peut pas, on n’a pas le droit de manifester le moindre soutien pour une organisation comme le Hamas.





Le mérite de ce livre c’est qu’il saura faire sortir le lecteur du manichéisme ambiant. Le “mal” n’est pas là où beaucoup pensent le trouver. Claude Moniquet, expert international en matière de terrorisme et d’islamisme, a cerné les spécificités d’une milice et d’un parti “religieux” comme le Hamas. Il connaît surtout son côté obscur, ses manoeuvres, sa propagande effrénée e sa nature idéologique. Parce qu’il est erroné de croire qu’il s’agit d’un “mouvement de résistance”, comme il est très naïvement présenté dans certains médias, qui lutte contre “l’oppresseur israélien”. Dans ce genre de formulations, on ne retrouve pas la vérité mais les résultats d’une publicité mensongère qu dure depuis vingt ans. Le Hamas ne “résiste” pas, il utilise un objectif et une revendication fort louables, la construction d’un Etat palestinien, pour légitimer une idéologie qui s’inscrit dans une vaste mouvance internationale et dont la finalité ne cherche autre chose qu’à provoquer la transformation de tous les pays islamiques en des théocraties totalitaires, à constituer une force importante afin de combattre les démocraties et enfin de supprimer Israël de la carte du monde. Trois buts contenus de manière explicite dans la doctrine salafiste qui est celle des Frères musulmans et également du Hamas. Pour avoir un premier aperçu, il suffit de lire les textes fondateurs de la milice palestinienne.





En méditant sur le contenu de la charte de cette organisation terroriste, d’ailleurs brillamment décortiquée dans ce livre, l’on s’aperçoit qu’il faut avoir de la sympathie pour les mouvements fascistes européens des années 1930 et 1940 pour considérer que le Hamas est un parti “respectable”. Ou alors il faut faire preuve d’une condescendance et d’un racisme déguisé, enfoui et non assumé qui tendraient à dire, en définitive, que le fascisme est mauvais lorsqu’il s’exprime en Europe, mais tout à fait “sympathique” quand ce sont des Arabes, des Palestiniens qui l’embrassent. Rassurez-vous ! Ce que j’affirme là n’est point exagéré. J’observe, en effet, depuis plusieurs années, cette tendance qu’ont certains partis et milieux, en Europe, auto-déclarés “antifascistes” et de gauche, qui s’accommodent étrangement de l’islamo-fascisme incarné par des organisations comme les Frères musulmans dont le Hamas n’est que l’un des avatars.



Que des islamistes ayant pris pour base arrière certaines capitales européennes sortent dans les rues, tous crocs dehors, prêts à en découdre avec le premier uniforme, criant des “Allahou Akabr” et des “Mort à Israël” ne permet d’abord qu’à me conforter dans mes convictions sur le fait que ces milieux islamistes, leurs leaders, leurs idéologues et leurs gourous sont des semeurs de haine et de discorde, des ennemis de la paix et de la tolérance et, ensuite, qu’à confirmer qu’ils sont malheureusement bien implantés dans les pays des droits de l’Homme. Mais que ces mêmes islamistes brandissant des drapeaux d’organisations, tels que le Hezbollah, le Hamas ou le “Djihad islamique”, soient accompagnés, soutenus et portés, dans leurs virées extrémistes, par des figures politiques, médiatiques ou associatives se réclamant de la gauche, j’avoue qu’il y a là quelque chose qui me dépasse. Cela n’a plus aucun sens à mes yeux parce que ces prétendus gauchistes acceptent de marcher derrière, devant ou à côté des emblèmes de l’extrême droite musulmane. Et pour l’homme de gauche que je suis, ce spectacle est tout simplement insupportable.





Si certains de ces militants gauchistes, dont peut-être quelques-uns sont sincères dans leur démarche, ont été abusés, il est temps, pour eux, de se réveiller. On ne peut pas raisonnablement se reconnaître dans des valeurs humanistes, démocratiques, laïques, progressistes, féministes et universalistes et soutenir des mouvements nihilistes, négationnistes, intégristes, sexistes, antisémites et communautaristes dont l’idéologie est, quand même, une sorte de “copier-coller” légèrement revu et corrigé du nazisme. Raison pour laquelle, lorsque je vois l’armée d’un Etat démocratique, quelles que soient les failles et les faiblesses de la politique de cet Etat, défendre une population soumise, depuis huit ans, à des tirs réguliers de roquettes et réagir, en fait, afin de faire cesser ces tirs, qui, faut-il le rappeler, n’ont été d’aucune utilité pour la cause du peuple palestinien, je n’ai aucun complexe à comprendre et même à justifier cette lutte légitime contre une organisation terroriste dont le programme repose sur une idéologie fasciste.





Alors, pourrait-on me rétorquer : mais que fait-on des victimes civiles ? Des femmes et des enfants, tués lors des bombardements israéliens ? Je répondrai la chose suivante : d’abord, l’humanisme n’est pas du côté de ceux qui soutiennent le Hamas et la barbarie intrinsèquement liée à ceux qui approuvent ou comprennent l’offensive israélienne. Les images de certaines chaînes arabes - et principalement Al-Jazira - exhibant, de manière indécente, des cadavres de civils ont bouleversé tout le monde, y compris la société israélienne. Il n’est pas à mes yeux un être normalement constitué, doté d’une once d’humanité, qui n’a pas été ébranlé à la vue de ces images horribles.





Des bombardements contre des cibles militaires provoquent malheureusement ce type d’images. Depuis que les guerres existent, les populations civiles payent le prix fort. Cela ne fait pas forcément, n’en déplaise, de celui qui bombarde “un criminel de guerre”. La question à poser est la suivante : l’armée israélienne visait-elle des civils ? La réponse est non ! Parce que si tel était le cas, le bilan aurait été cinq, dix, cent fois plus lourd. Dans la guerre qu’elles mènent aux Talibans en Afghanistan, les forces de l’OTAN ont tué, lors de leurs bombardements, un millier de civils afghans durant l’année 2008. Les forces de l’OTAN sont-elles pour autant passibles de “crimes de guerre” ? La réponse est évidemment non !





Ce qui provoque tant de pertes civiles est, me semble-t-il, dû à la nature de la guerre qui a radicalement changé. Un conflit qui oppose une armée classique, à une milice armée, elle même mélangée à la population, ne saurait qu’engendrer des images terribles. Il est donc important de revenir sur le rôle et sur le vrai visage du Hamas et surtout sur la responsabilité de ce groupe terroriste dans la mort de femmes et d’enfants. Ceux qui instrumentalisent l’émotion de l’opinion publique n’ont aucun intérêt à s’attarder sur cette question. D’ailleurs, bien que se disant émus par le sort des civils, peu de manifestants ont appelé le Hamas a cesser ses tirs. Je ne pense pas avoir aperçu, lors des manifestations dites “pro-palestiniennes”, des pancartes exigeant l’arrêt des hostilités des deux côtés ni d’emblèmes montrant un attachement à la paix, encore moins un seul slogan dénonçant les crimes du Hamas, ceux commis d’abord contre leurs propres “frères du Fatah”, ensuite, ceux contre les civils du sud d’Israël qu’ils continuent de viser. Ce que j’ai vu, c’est ce que d’aucuns ont vu, des accusations de “génocide”, alors que le terme a une définition bien précise ; des amalgames antisémites comparant les Israéliens aux nazis ; des appels au djihad ; des banderoles sur lesquelles était faite l’apologie de l’image d’Hitler et j’en passe.





Cet ouvrage revient, cela dit, en détail sur ce qui a fait de ces manifestations des marches honteuses porteuses de messages inacceptables. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, ce sont des cris de haine et de slogans antisémites. Ce que j’ai vu, et ce que d’aucuns ont vu, c’est une majorité de manifestants - et je sais que ce n’était pas le cas de tout le monde - qui marchait davantage pour marquer leur rejet d’Israël que leur attachement aux Palestiniens. C’est dire qu’en tant que citoyen très attentif au sort des Palestiniens, je ne peux pas accepter que l’avenir de ces derniers se construise sur la destruction d’Israël, sur les cendres des Israéliens … sur les cendres des Juifs. Ce serait une honte pour les Palestiniens, ce serait une honte pour les Arabes, ce serait une honte pour les musulmans et c’est inacceptable pour l’humanité. L’inverse est naturellement valable, mais force est de reconnaître qu’hormis quelques groupuscules d’excités, personne en Israël ne parle de destruction de
la Palestine.

(…)



Ce livre est donc essentiel pour la compréhension de la véritable nature du conflit qui oppose Israël à un groupe terroriste et, par ailleurs, tout aussi nécessaire pour clarifier ce que cache le drapeau du Hamas comme idéologie et, davantage, ce que signifie marcher derrière cet emblème.





MOHAMED SIFAOUI

“GAZA, LE GRAND MENSONGE, QUAND
LA DEMOCRATIE EUROPEENNE CAPITULE FACE A L’ISLAMISME” DE CLAUDE MONIQUET, PREFACE DE MOHAMED SIFAOUI, EDITIONS “BOITE A PANDORE 2009” .

Le Collectif Arabes Pour Israel considére que ce livre est à lire !

22.6.09

Les Gardiens de la Révolution menacent


Les Gardiens de la révolution iraniens en entrainement.
Photo: AP , JPost

Par AP


Les Gardiens de la révolution, bras armé du régime iranien, ont menacé lundi de réprimer à nouveau dans le sang toute nouvelle manifestation de l'opposition, mettant en garde contre une "confrontation révolutionnaire" si les manifestants redescendent dans la rue.

Via une déclaration diffusée sur le site Internet des Pasdaran, ces derniers ordonnent aux manifestants d'''arrêter les activités de sabotage et d'émeutes", qualifiant leur protestation de "conspiration" contre l'Iran.

Les manifestants doivent "se préparer à une résolution et à une confrontation révolutionnaire avec les Gardiens, les Bassidji et les autres forces de sécurité et disciplinaires", poursuit le communiqué.

Dimanche soir, le chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi s'était engagé à poursuivre le mouvement de protestation contre les résultats du scrutin du 12 juin.

Par ailleurs, le Conseil des gardiens de la Révolution a admis des irrégularités durant les élections présidentielles du 12 juin. Dans cinquante villes, le nombre de bulletins collectés était supérieur au nombre d'électeurs enregistrés.

Le porte-parole du Conseil, Abbas-Ali Kadkhodaei a fait cette déclaration sur la télévision iranienne, dans le but d'adoucir la polémique de fraudes électorales lancée par un des candidats à la présidentielle, Mohsen Rezaei.
"Les accusations concernant 80 à 170 villes ne sont pas exactes. Les incidents concernent seulement 50 villes", a déclaré Kadkhodaei. Néanmoins, cette reconnaissance de fraudes est un premier pas.

Par ailleurs, la fille aînée de l'ancien président Hachémi Rafsandjani, l'un des hommes les plus influents d'Iran, a été remise en liberté dimanche avec quatre autres membres de sa famille. Elle a passé plusieurs heures en garde à vue pour avoir participé à des rassemblements non autorisés.

Cette interpellation suivie de l'annonce de sa libération, démentie dimanche soir par la télévision d'Etat, puis confirmée, est un avertissement des durs du régime visant son père, tenté de prendre le parti des réformateurs. Sur fond d'accroissement des tensions diplomatiques, elle laisse paraître des divisions sérieuses au sein même du régime sur la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad.

Parallèlement, le bilan officiel d'une semaine de protestations s'est alourdi pour s'établir à 17 morts, après les affrontements entre manifestants et policiers qui ont coûté la vie à au moins dix personnes et fait une centaine de blessés samedi à Téhéran.

Dimanche après-midi, des policiers et des membres de la milice des bassidji ont pris position dans les grandes artères et sur les places de la capitale.

Sur le terrain diplomatique, Téhéran a durci le ton, le ministre des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki reprochant à la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne leurs propos sur le déroulement de l'élection du 12 juin suite à des informations faisant état d'irrégularités.

M. Mottaki s'est plaint des "approches injustes" de Paris, mais a particulièrement pointé du doigt Londres accusé de tentative d'ingérence dans le vote. Des accusations "catégoriquement" rejetées par son homologue britannique David Miliband.

Dans la soirée, la présidence tchèque de l'Union européenne a annoncé que plusieurs ambassadeurs de pays membres de l'UE en poste à Téhéran avaient été convoqués par les autorités iraniennes, qui entendaient protester contre ce qu'elles présentent comme une ingérence de ces pays dans les affaires intérieures de l'Iran. Lors de cette réunion, les diplomates n'ont pas été autorisés à exprimer la position de leur pays.
Dans ce climat de tensions croissantes, la BBC a confirmé dimanche après-midi que son correspondant à Téhéran, Jon Leyne, avait reçu l'ordre de quitter le pays dans les 24 heures. Le journaliste est accusé de "soutien aux émeutiers" par les autorités qui reprochent à la Grande-Bretagne de "comploter" contre l'Iran.
A Paris, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a dénoncé des "propos inacceptables à l'égard de plusieurs dirigeants étrangers" tenus par les autorités iraniennes.

"Ce n'est pas avec de telles insultes que le gouvernement iranien répondra aux aspirations de son peuple", a-t-il estimé dans un communiqué, condamnant la "répression brutale" de samedi à Téhéran.

L’addition !



Albert Capino

La civilisation occidentale a voulu maintenir à tout prix un état de non-belligérance sur le territoire européen depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
C’est la raison du rapprochement franco-allemand et de l’émergence de l’Europe qui a progressivement pris le pas sur les différents nationalismes.
Cela partait peut-être d’un bon sentiment, mais en voulant tuer les velléités d’affrontements internes, l’Europe n’a pas pu empêcher pour autant plusieurs vagues successives d’agitation de venir de l’extérieur.
La reconstruction des années 50, l’embellie et la croissance des années 60, a parallèlement assisté sans réagir à “l’éveil” du “monde arabe”, qui a entraîné son cortège de secousses.


Quelques événements-phare sont à l’origine des crises à répétition que nous avons vécu et dont l’amplitude n’a cessé d’augmenter pour atteindre le paroxysme actuel :
1952 : coup d’Etat et prise de pouvoir par Nasser en Egypte
1962 : la France se retire d’Algérie, qui déclare son indépendance
1964 : création de l’OLP
1967 : Nasser bloque le détroit de Tyran, empêchant la libre navigation sur le canal de Suez, masse ses chars à la frontière avec Israël, congédie les casques bleus, conclut des accords militaires avec la Syrie et la Jordanie et déclare : « Notre objectif sera la destruction d’Israël. Le peuple arabe veut se battre. » S’en suit la guerre des six jours. De Gaulle tourne le dos à Israël et décrète l’embargo des livraisons d’armes envers l’Etat hébreu.
1969 : Kadhafi s’empare du pouvoir en Libye
1970 : Hafez El Assad instaure la dictature de son parti Baasiste en Syrie
1970 : premier détournement d’avion par le FPLP vers Zarka en Jordanie qui sert de catalyseur à une « revendication identitaire » palestinienne, inédite avant 1967
1972 : nationalisation des compagnies pétrolières en Irak.
1973 : à l’initiative du saoudien Yamani, l’OPEP, réuni à Koweït, déclenche la prise d’otage de l’économie mondiale en décrétant l’embargo pétrolier. Dans le même temps, l’Arabie saoudite nationalise 25% d’Aramco (Arabian American Oil Company), puis s’arroge successivement 60% en 1974 et 100% en 1980.

Depuis, les pays occidentaux n’ont cessé de lâcher du lest et de se comporter comme des lavettes. Une coalition internationale répliquant à l’offensive Syrio-egyptienne du Kippour en 1973 par une action unifiée aurait définitivement changé la donne, si elle n’avait pas pris la décision d’abandonner la gestion des ressources d’énergie qui alimentent le monde aux seules mains des pirates du désert.

Bien des crises et bien des guerres auraient pu être évitées mais, face au terrorisme et au chantage, ils ont préféré un jeu personnel dans lequel ils ont composé, transigé, se sont aplatis et fait des salamalecs. Chacun croyait pouvoir s’en sortir mieux que les autres. Ce ne fut pas perdu pour tout le monde et la France, en particulier, crut effectivement avoir bien tiré son épingle du jeu.

1979 : Giscard est l’artisan de l’envol de Khomeiny pour l’Iran, au propre comme au figuré... On connaît la suite.

On a beau dire que la ligue arabe est incapable de s’accorder sur une politique commune, nous ne faisons pas mieux à l’Ouest. Entre les USA qui mènent une politique économique schizophrène et une “Union” européenne qui n’a d’union que le nom, on assiste à une concurrence échevelée pour tenir les commandes. Sans qu’aucun des protagonistes n’ait clairement l’envergure d’un leader. Pendant ce temps, de nouvelles puissances ont émergé.

Bilan : il aura fallu pratiquement 57 ans de renonciations, de compromissions, de mesquineries et lâchetés diverses pour en arriver là. L’addition s’est lourdement chargée ces dernières années. Résultat de l’absence de réponse coordonnée à des soubresauts qui se soldent par une économie mondiale laminée, une situation de l’emploi catastrophique dont on ne voit pas comment on pourra “reconstruire” tous ces emplois perdus, un système de retraites qui n’a rien à envier à la pyramide de Ponzi (les derniers arrivés paient les premiers partis) et dont la fin risque fort de ressembler au naufrage des clients de Madoff, un islamisme galopant, un manque de leadership chronique, et surtout une démission générale face à la véritable guerre des civilisations menée contre l’Occident depuis plus d’un demi-siècle. Septembre 2001 représentant une nouvelle et dramatique escalade.

Nous ne sommes pas loin du point de rupture, celui où il faudra décider si on laisse la dérive se poursuivre – pour peu qu’on puisse encore se le permettre – ou s’il faut mettre un coup d’arrêt et, dans ce cas, qui le fera ?

La réaction de la rue à Téhéran pèsera lourd. Si nous avons beaucoup à perdre, les Iraniens jouent sans aucun doute leur avenir dans les jours qui viennent. Le duel Moussavi – Ahmadinejad n’était que le prétexte à une sinistre farce, qui aurait permis au « guide suprême » de garder le pouvoir absolu. Mais les Perses n’ont rien à voir avec la clique pan-islamiste qui leur a confisqué leur vote. C’est la première occasion pour le peuple iranien de se défaire de la chape de plomb qu’est la dictature et qui pèse sur lui depuis trente ans et les mollahs n’ont dorénavant qu’une marge de manoeuvre réduite : soit ils se font déborder, soit ils répriment avec force et c’est la révolution dans un bain de sang.

Tels qu’ils sont partis, Khamenei et ses sbires finiront par sauter, car il n’y a pas d’autre choix : si la volonté du peuple iranien venait à faiblir, non seulement il endurerait un nouveau tour de vis, mais encore prendrait-il le risque de subir le contrecoup de “puissances étrangères” venues mettre de l’ordre dans les petites affaires de ses tourmenteurs. Pour l’heure, elles s’en gardent bien, malgré les « interférences » dénoncées par Ahmadinejad.

Je doute toutefois que les Etats-Unis gardent indéfiniment la “main tendue” dans le vide. Lorsque “l’état de grâce” sera passé, le réveil va être brutal face aux réalités. On peut compter en outre sur une promotion sans faille de la “révolution islamique” par le régime iranien s’il est encore en place, ce qui conduira inévitablement Obama à prendre clairement position. On doit à Obama d’être considéré comme le président élu des Etats-Unis et non pas comme noir ou encore islamophile. Mais son baise-main à Abdallah et le discours du Caire vont bien au-delà de la “volonté de réconciliation” avec le monde musulman et cela, c’est pour le moins inquiétant : le président des Etats-Unis se serait-il lancé dans des manoeuvres dictées par ses sentiments ?

S’il va sans dire que la politique de la « main tendue » des USA à l’Iran est avant tout un geste dans le but de sauvegarder leurs intérêts au Pakistan et en Afghanistan, il se pourrait bien que l’attitude américaine face à la situation au Proche-orient évolue dans les jours et les semaines à venir, compte tenu de la réaction de la rue à Téhéran, tout comme des messages hostiles venus des Palestiniens, de Moubarak et du ministre des Affaires étrangères jordanien, en réponse au discours de Netanyahou.

En tant que président des Etats-Unis, Obama devra alors déclarer s’il privilégie le discours universaliste envers un monde musulman dont il croit se rapprocher, mais qui lui renvoie un message trouble, ou s’il décide de s’adosser à la seule démocratie avancée de la région capable de préserver les intérêts stratégiques américains au Moyen-orient ?

Des occasions à nouveau manquées laisseraient augurer une impasse dans les rapports entre l’Orient et l’Occident.

L’Iran est au centre des préoccupations pour les décennies à venir et pourrait bien changer la donne. Non seulement en raison du danger nucléaire qu’il représente, mais aussi de la position de meneur de l’expansion islamiste chiite et du soutien actif que la République islamique apporte à ses représentants. Un changement de régime modifierait la répartition des forces dans la région.
Certes ce n’est pas la seule, l’Arabie saoudite étant l’autre composante de cette prise en tenaille qui se resserre, avec le radicalisme sunnite. Mais si l’Occident s’est laissé rouler dans la farine par les princes du chantage depuis 37 ans, peut-être le temps est-il venu de se bouger avant qu’il ne soit définitivement trop tard.

Et la France dans tout ça ? Elle a pris un pari risqué en signant un “accord de défense stratégique” avec les Émirats. De quoi ne pas se sentir totalement exclue d’un éventuel “nouvel ordre mondial”. Il est vrai que les EAU sont l’un de nos clients privilégiés dans la région depuis les années 1970. Leur matériel militaire est pour moitié d’origine française, Abu Dhabi est une escale régulière pour les bâtiments de la Marine nationale depuis les années 1980, et les Mirage de reconnaissance se sont déjà servi de la base aérienne d’Al Dhafra en 2001. Mais il y a un prix à payer. « Les implications stratégiques de cet accord sont énormes. Cela veut dire qu’on met notre dissuasion nucléaire à la disposition des Émirats », affirme un officier proche du dossier.

Jeu de mains, jeu de vilains. À force de les tendre dans tous les sens, on risque de se les faire couper… Désormais, il faut s’attendre à ce que la rhétorique pan-islamiste d’Ahmadinejad gravisse un nouvel échelon, voire fasse appel à ses satellites pour déclencher des feux secondaires en vue de détourner l’attention. Khamenei décrivait sa victoire comme une « grande fête ». Il nous reste à espérer que le peuple iranien soit bien décidé à lui faire la sienne …


A.C.

21.6.09

Le PCF et l'art du sophisme ou la nécessité de manifester le 24 juin à Vitry contre une décision scélérate

Le Parti Communiste Français, dernier des mohicans des partis communistes européens, est devenu le héraut des palestiniens, mettant à leur service leur art du sophisme. Le PCF a substitué le conflit palestino israélien à la vieille dialectique de la lutte des classes (version tiers-mondiste) et les combattants palestiniens au prolétariat révolutionnaire. Nombre de municipalités communistes, pour exister, font de ce conflit leur fonds de commerce. Ils organisent à foison des évènements pro palestiniens (expositions, conférences débats, voyages, jumelages, articles sur des bulletins municipaux...) recherchant le spectaculaire, l'émotion en misant sur les frustrations pour construire de toutes pièces un message accusateur contre Israël. Leur nouvel étendard est celui du néo pacifisme fondé sur la compassion sélective pour les victimes palestiniennes. Euréka, le PCF a trouvé l'homme providentiel, apte à conclure la paix avec Israël, en la personne de Marwan BARGHOUTY.
Il est régulièrement promu citoyen d'honneur de mairies communistes(Stains,Gennevilliers,Valenton, Ivry et maintenant Vitry).
Marwan Barghouty est présenté par le PCF comme un martyr, soit disant prisonnier politique qui aurait été victime "d'un enlèvement" par l'armée israélienne pour être déféré devant un tribunal pénal à Tel Aviv. La justice israélienne, dont l’équité est incontestable et incontestée (même par les palestiniens) l’a condamné à cinq peines d'emprisonnement à perpétuité pour des attentats terroristes qui ont fait des dizaines de tués civils et militaires. A l'annonce de son verdict, il a déclaré : « La poursuite de "l'intifada est la seule voie vers l'indépendance. Cette occupation est la pire occupation coloniale que l'humanité ait connue mais elle se meurt et ils
(les israéliens) feraient mieux de se préparer à ses funérailles ».
Autisme, cécité, tels sont les maux dont le PCF est atteint. A cela s'ajoute la sénilité au point de confondre un assassin avec un combattant de la paix, lequel, si c’était le cas, ne transformerait pas des enfants en bombes humaines pour détruire d'autres vies humaines. Le PCF n'en a cure. S'est il intéressé au sort des victimes de Barghouti ou à celui de Guilad SHALIT ? Le PCF a une lecture manichéenne du conflit palestino israélien : il y a d'un côté les "bons" comme Marwan Barghouty dont les mains sont pourtant trempées de sang ; de l'autre les "méchants": l’Etat d’Israël qui cumule toutes les tares possibles : sioniste, guerrier, capitaliste, exploiteurs, colons… C'est sur cette base que fonctionne l'antisionisme absolu et le
« palestinisme » compassionnel. Ce militantisme palestinophile et antisioniste qui a pour géniteur le PCF dérive gravement vers l'appel à la haine et à la violence contre les juifs.
Car il faut le reconnaître, hélas, la carte des villes communistes, qui s’illustrent par un déchaînement anti-sioniste proche de l’hystérie, épouse trop souvent la carte des incidents antisémites (Saint-Denis, Bagneux, Valenton, Ivry, Vitry-sur-Seine, etc.).
J'invite le PCF à s'approprier la conclusion des Réflexions sur la question juive de Sartre : "Pas un français ne sera en sécurité tant qu'un juif en France et dans le monde entier, pourra craindre pour sa vie".
André BENAYOUN
Président du CCJ 94
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Appel à manifester lancé par la Communauté de Vitry-sur-Seine (présidée par le Dr David Rouah) avec le soutien du Conseil des Communautés Juives du Val-de-Marne (CCJ 94) et de l’ensemble des institutions juives d’Ile-de-France
Renseignements : 01 56 20 26 26 – 06 19 70 00 87 – Mail : ccjif@free.fr

20.6.09

LA GUERRE FROIDE AU MOYEN-ORIENT


Le président de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad (à gauche) avec le roi Abdallah d'Arabie saoudite, à la Mecque, en décembre 2005.
par Daniel Pipes
Jerusalem Post


http://fr.danielpipes.org/6414/guerre-froide-du-moyen-orient

Version originale anglaise: The Middle Eastern Cold War
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Une guerre froide est « la clé pour comprendre le Moyen-Orient au 21ème siècle ». C'est bien ce qu'affirment Yigal Carmon et trois de ses collègues à l'Institut de Recherche sur les Médias du Moyen-Orient (MEMRI) , dans une étude récente [intitulée] « une guerre froide et l'escalade régionale».

Ils ont identifié un affrontement majeur que les médias, je ne sais pas pourquoi, n'ont pas perçu, et qui est le plus important du fait que Mahmoud Ahmadinejad vient d'être désigné comme nouveau président de l'Iran .

Une guerre froide, selon le dictionnaire Merriam-Webster, est « un conflit sur les différences idéologiques mené selon des méthodes qui ne soutiennent pas ouvertement l'action militaire et, en général, sans rupture des relations diplomatiques. »

Notons les trois éléments contenus dans cette définition : différences idéologiques, aucun combat en cours et pas de rupture de relations diplomatiques.

Bien entendu l'exemple classique d'une guerre froide est représenté par les Etats-Unis et l'Union soviétique entre 1945 et 1991, une longue, durable et globale impasse. La « guerre froide arabe », entre 1958 et 1970 , plus courte et plus localisée, offre un deuxième exemple digne d'être noté. Dans ce dernier cas, Gamal Abdel Nasser, un révolutionnaire égyptien, a tenté de subvertir la région tandis que les Saoudiens s'efforçaient de maintenir le statu quo. Leur conflit a abouti à la guerre du Yémen entre 1962 et 1970, un conflit cruel qui n'a pris fin qu'avec la mort d'Abdel Nasser.

Une nouvelle division idéologique divise désormais la région, ce que j'appelle la guerre froide du Moyen-Orient. Sa dynamique aide à expliquer une confrontation de plus en plus hostile entre deux blocs :

Le bloc révolutionnaire et ses alliés : L'Iran est tête de file de la Syrie, du Qatar, d'Oman et de deux organisations, le Hezbollah et le Hamas. La turquie travaille comme un très important auxiliaire. L'Irak se trouve dans les coulisses. Paradoxalement, plusieurs de ces pays sont eux-mêmes nettement non-révolutionnaires.

Le bloc du statu quo : l'Arabie saoudite ( à nouveau) mène le jeu avec l'Egypte , la Jordanie, le Liban, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, la plupart des Etats de langue arabe, avec le Fatah. Israël œuvre comme semi-auxiliaire. Notons que l'Egypte qui autrefois dirigeait son propre bloc, maintenant codirige avec l'Arabie saoudite, reflétant l'influence amoindrie du Caire au cours du dernier demi-siècle.

Certains Etats, comme la Libye, sont sur la touche, écartés de la scène de évènements.

La présente guerre froide remonte à 1979, quand l'ayatollah Khomeyni s'est emparé du pouvoir à Téhéran et a nourri de grandes ambitions pour déstabiliser d'autres Etats de la région dans le but d'imposer la marque de l'Islam révolutionnaire. Ces ambitions se sont estompées après la mort de Khomeyni en 1989 mais elles se sont réveillées brutalement avec la présidence d'Ahmadinejad en 2005, de concert avec la construction d'armes de destruction massive, le terrorisme généralisé, l'engagement en Irak, et la revendication du Bahrein.

La guerre froide du Moyen-Orient a de nombreuses et importantes manifestations ; en voici quatre.

(1) En 2006, quand le Hezbollah a combattu les forces de défense israéliennes, plusieurs Etats arabes ont condamné publiquement le Hezbollah pour ses « actes inattendus, inappropriés et irresponsables. » Un éditorial d'un journal iranien a répondu par « une malédiction éternelle contre les muftis[docteurs de la loi islamique] de la cour saoudienne et du pharaon d'Egypte. »

(2) Le gouvernement marocain a annoncé, en mars 2009, qu'il avait rompu les relations diplomatiques avec Téhéran, aux motifs de « l'intolérable ingérence dans les affaires intérieures du royaume », signifiant par là les efforts iraniens pour convertir des sunnites à la version chiite de l'islam.

(3) Le gouvernement égyptien a arrêté 49 agents du Hezbollah en avril, les accusant de déstabiliser l'Egypte ; Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, a ensuite confirmé que le chef de groupe avait travaillé pour lui.

(4) Les liens étroits turco-israéliens ont commencé à s'enliser quand la direction politique d'Ankara, à l'évidence de plus en plus islamiste, s'est opposée à la politique du gouvernement israélien, a déployé un langage hostile à l'Etat juif, a invité ses ennemis à Ankara, a transféré des armes iraniennes au Hezbollah et a utilisé l'anti-sionisme pour isoler les militaires turcs.

En détournant les passions hors de l'apparemment interminable conflit israélo-arabe, la guerre froide du Moyen-Orient peut sembler aider à réduire les tensions. Ce n'est toutefois pas le cas. Cependant les relations empoisonnées qui règnent entre le Fatah et le Hamas, avec l'un mettant à mort les employés de l'autre, finiront toujours par unir leurs forces contre Israël. De même, Washington ne trouvera pas un soutien important en Arabie saoudite ou chez quelque autre membre de son bloc vis-à-vis de l'Iran. A la fin, les Etats musulmans se recroquevillent de peur quand il s'agit de s'unir avec des non-musulmans contre des camarades musulmans.

En regardant de façon plus générale, [on constate que ] la guerre froide du Moyen-Orient internationalise les questions locales- telles que l'appartenance religieuse des Marocains- les imprégnant des vastes répercussions du Moyen-Orient.

Par conséquent cette guerre froide ajoute de nouveaux points chauds et d'une grande sensibilité à s'enflammer, à ce qui était déjà la région la plus instable du monde.


Cet article est tiré d'un discours prononcé plus tôt ce mois-ci à un colloque de la fondation du patrimoine (EMET).

19.6.09

Iran/ Le pouvoir et ses doubles


MANIFESTATION A TEHERAN

Le régime Khamenei a monté la candidature Moussavi pour discréditer l’opposition libérale. Mais l’opération a trop bien marché.

PAR Michel Gurfinkiel.

L’Iran contemporain repose, comme la plupart des régimes totalitaires, sur un dédoublement systématique des pouvoirs.

Dans les régimes totalitaires marxistes (Russie, Europe de l’Est, Chine, Corée du Nord, Vietnam, Cambodge, Cuba), l’Etat, appareil administratif, était ou est toujours subordonné au parti communiste, instrument de la Révolution, autorisé à agir au-dessus des lois. Le chef de l’Etat n’exerçait ou n’exerce qu’une autorité de façade. Le chef du parti (Lénine, Staline, Khroutchev ou Brejnev en Russie, Mao et Deng en Chine, Kim père et fils en Corée du Nord) était ou est le véritable maître.

Dans les régimes totalitaires fascistes (Italie mussolinienne, Allemagne hitlérienne), l’Etat était subordonné au parti unique, instrument de la communauté nationale ou raciale (nation, Volk), placé par nature au-dessus des lois. Le chef de l’Etat (le roi en Italie, le président du Reich en Allemagne jusqu’en 1934) n’exerçait qu’une autorité symbolique. Le chef du parti (le Duce en Italie, le Führer en Allemagne) était le véritable maître. Quand le chef du parti devenait chef de l’Etat (Hitler dès 1934 en Allemagne, Mussolini en Italie du Nord à partir de 1943), il restait avant tout chef du parti.

Il en va de même dans l’Iran actuel. D’un côté, il y a un pouvoir d’Etat, la République islamique, avec son président élu, son parlement élu, ses pouvoirs locaux élus. De l’autre un pouvoir religieux, le Guide spirituel (Rahbar en persan). Le pouvoir d’Etat est agencé comme une démocratie, où plusieurs personnalités ou partis entrent en concurrence lors de chaque élection. Le pouvoir religieux est une monarchie : le Guide spirituel occupe ses fonctions à vie. Le pouvoir d’Etat est subordonné au pouvoir religieux, en vertu de l’article 110 de la constitution, qui permet à celui-ci de « contrôler » toutes les décisions et activités de celui-là.

Ce dédoublement systématique des pouvoirs semble avoir résulté, dans un premier temps, de considérations purement pragmatiques : les régimes totalitaires ont été créés par des « minorités agissantes », à la suite de coups d’Etat ; pour conserver le pouvoir, les nouveaux maîtres devaient s’allier à une partie au moins des élites en place. D’où une sorte de « Yalta », de partage des compétences : le pouvoir administratif, quotidien (avec les nombreux privilèges qu’il implique), aux élites traditionnelles ralliées au nouveau régime ; le pouvoir suprême (avec d’autres privilèges et la perspective, à terme, d’éliminer les élites traditionnelles) aux révolutionnaires.

Dans un deuxième temps, le dédoublement est devenu, en soi, un moyen d’anéantir les oppositions à l’intérieur, et de désarmer les hostilités à l’extérieur. Il crée en effet ce que l’écrivain George Orwell a qualifié de « novlangue » et le philosophe Alain Besançon de « sidération » : une confusion et une perversion systématiques des concepts et des discours.

Dans un troisième temps, tous les régimes totalitaires modernes se réclament, d’une façon ou d’une autre, d’une « révolte » du « peuple ». Ils doivent donc passer symboliquement par une investiture à caractère démocratique, quitte à l’oublier ensuite.

Quatrièmement, dans le cas spécifique de l’Iran, la révolution a été menée au nom du chiisme duodécimain, un ultra-légitimisme politico-religieux centré sur la descendance d’Ali, gendre du Prophète, et qui, comme tous les légitimismes, a fini par tourner à la contestation de tous les pouvoirs établis, y compris des monarchies qui se sont réclamées de lui. L’idée d’une « République islamique », c’est à dire d’une hybridation de cet antimonarchisme chiite traditionnel et des idées démocratiques ou libérales occidentales, a fait partie de l’idéologie chiite iranienne depuis la fin du XIXe siècle. Khomeini, en organisant la lutte contre la dynastie Palahvi à partir des années 1960, ne pouvait l’ignorer ou en disposer. Il a tourné la difficulté avec ce qui reste son principal apport doctrinal : la théorie du « gouvernement de l’expert religieux » (Vilayet e-faqih en persan), qui n’est que l’adaptation au chiisme du dédoublement des pouvoirs pratiqué par les régimes marxistes ou fascistes. Selon cette théorie, la démocratie est le régime islamique idéal – à condition d’être supervisée par un dictateur religieux.

En termes concrets, l’Iran a été dirigé, depuis 1979, par deux tyrans : Ruhollah Khomeini, fondateur du régime, qui a régné pendant dix ans, jusqu’à son trépas en 1989 ; et le successeur désigné et investi par Khomeini lui-même, l’ayatollah Ali Khamenei, en place depuis vingt ans. Les présidents élus n’ont été que des exécutants aux compétences plus ou moins étendues, recrutés dans l’entourage immédiat du Guide : Abolhassan Bani-Sadr, le premier président, « fils adoptif » de Khomeini, élu en 1980, destitué et contraint à l’exil dès 1981 ; Mohamed Ali Rajai, apparatchik assassiné en 1981 un mois seulement après son élection ; l’ayatollah Khamenei, qui affiche pendant ses deux mandats, de 1981 à 1989, une servilité absolue envers Khomeini ; Ali-Akbar Hashemi-Rafsanjani, chef de l’Etat de 1989 à 1997, qui croit, ayant été le plus proche collaborateur du Guide défunt, pouvoir faire jeu égal avec Khameini, mais que celui-ci, fort de sa nouvelle autorité, va peu à peu mettre au pas ; Mohamed Khatami, ministre de la Culture et de l’Orientation islamique – c’est à dire responsable de l’idéologie - sous Khomeini et au début de l’ère Khamenei, qui fait office de président « d’ouverture » de 1997 à 2005 ; et enfin Mahmoud Ahmadinejad, ancien commissaire politique des milices du régime (Pasdaran et Basij), et donc, à ce titre, créature de Khamenei, commandant suprême de toutes les forces militaires ou « de sécurité ».

Les candidats malheureux à la présidence présentent exactement le même profil. Mir Hossein Moussavi, le candidat soi disant « libéral » de 2009, a été le premier ministre de la République islamique de 1981 à 1989, sous l’autorité directe de Khomeini et alors que Khamenei était président. Il a siégé depuis dans tous les aréopages du régime. Y compris le Conseil d'Evaluation, un organisme inféodé au Guide dont la fonction principale est… de sélectionner les candidats aux diverses élections.

Pourquoi Moussavi a-t-il fait campagne contre Ahmadinejad ? De nombreux analystes pensent que Khamenei et ses conseillers voulaient contrecarrer l’ « effet Obama » : la montée, au sien de l’opinion iranienne, d’un mouvement tirant prétexte du « pro-islamisme » du nouveau président américain afin de préconiser une réconciliation avec les Etats-Unis et l’Occident. A cette fin, une stratégie en deux temps a été élaborée : autoriser Moussavi à incarner une ligne libérale ; puis le faire battre par Ahmadinejad.

Mais apparemement, le vote « ahmadinejadiste » a été trop faible, même dans un contexte de fraudes et de manipulations. D’où les émeutes actuelles.




© Michel Gurfinkiel & Hamodia, 2009

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/234-Iran-Le-pouvoir-et-ses-doubles.html

18.6.09

ACHETONS DES PRODUITS MADE IN ISRAEL !


Opération anti boycott et acheter des produits made in Israël.

Près de 300 personnes sont venues aujourd'hui participer à l'opération anti boycott et acheter des produits made in Israël.

Si vous n'avez pas pu être présent aujourd'hui, sachez que l'opération continue et que chacun, individuellement, vous pouvez consommer des produits made in Israël dans les magasins spécialisés mais aussi dans les petites, moyennes et grandes surfaces telles que Carrefour.


17.6.09

L’ambassadeur d’Iran, convoqué au quai d’Orsay


Photo (Seyed Mehdi Miraboutalebi) : D.R.


Convoqué au ministère des Affaires étrangères au sujet de la situation en Iran lundi 15 juin, l'ambassadeur iranien Seyed Mehdi Miraboutalebi a dépêché son numéro deux, tandis que la représentation diplomatique dénonçait les « déclarations hâtives, irresponsables et interventionnistes de certains responsables du gouvernement français », concernant la validité de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, selon le site Internet du Nouvel Observateur, mardi 16 juin 2009. « Ni la France ni aucun autre pays ne se trouve dans une position lui permettant d'émettre le moindre doute sur la régularité de la réélection » a estimé la diplomatie iranienne.

« Nous espérons que l'ambassadeur apportera des explications au sujet des événements en Iran et entendra nos inquiétudes », a expliqué le porte-parole du Quai d'Orsay Eric Chevallier lors d'un point de presse. « Les dernières informations en provenance de Téhéran ne font que renforcer notre très forte préoccupation », a insisté Paris dans la soirée.



"La France comme ses partenaires de l'Union européenne attend des réponses claires aux doutes exprimés sur la régularité du scrutin", a ajouté M. Chevallier. Elle souhaite "que les recours déposés soient examinés avec attention".

En outre, Paris "condamne les nombreuses arrestations, notamment de personnalités politiques, intervenues depuis samedi et demande la libération des personnes détenues". Pendant l'entretien avec le premier conseiller de l'ambassade d'Iran, "nous avons aussi souligné que les forces de l'ordre iraniennes devaient protéger l'ambassade de France, qui a été l'objet hier d'une manifestation hostile", a fait savoir le Quai d'Orsay.

Enfin, a conclu M. Chevallier, "alors que la campagne a montré la vitalité du débat démocratique et la mobilisation de la société civile iranienne, la France condamne également la répression brutale des manifestations pacifiques et les atteintes répétées aux libertés de presse, d'expression et de communication".

Dans un communiqué, l'ambassade de la République islamique d'Iran en France a assuré que la présidentielle de vendredi s'était déroulée dans un "climat compétitif, démocratique et libre". Elle note que le taux de participation d'environ 85% est "largement supérieur aux niveaux constatés dans un certain nombre de pays revendiquant la démocratie".

Rappelant que "l'organisation des élections fait partie intégrante de la souveraineté et des compétences internes de chaque pays", elle juge que "toute forme de déclarations irresponsables et interventionnistes des autorités françaises représente une insulte au droit de vote du peuple iranien et est fermement condamnée".

L'ambassade renvoie la France aux "événements désagréables qui se sont déroulés après les élections présidentielles françaises de 2007 et (à) l'oppression sévère et sans pitié des protestataires" -référence aux incidents qui ont éclaté après l'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, se soldant par plus de 700 véhicules incendiés et près de 600 interpellations dans toute la France.


AP

http://www.crif.org/index.php?page=articles_display/detail&aid=15263&artyd=5

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20090615.FAP8535/lambassadeur_diran_a_paris_convoque_au_quai_dorsay.html

16.6.09

BARAK HUSSEIN OBAMA LE DHIMMI



L’obscène révérence d’Obama devant le roi d’Arabie Saoudite

Verts-bruns : la nouvelle extrême droite, par Caroline Fourest



LE MONDE |
n attribue volontiers à Nicolas Sarkozy la crise du FN. En réalité, le parti "attrape-tout" souffre de l'après-11-Septembre. Jusque-là, il parvenait à fédérer les aigreurs grâce à un message xénophobe dans lequel pouvaient se retrouver tous les racistes, qu'ils soient antiarabes ou antijuifs, catholiques intégristes ou franchement païens. Depuis, le nouveau bouc émissaire n'est plus tellement l'Arabe ou l'immigré, mais, au choix, le juif ou le musulman. Cruel dilemme.


Les catholiques intégristes nostalgiques de la colonisation méprisent les Arabes mais respectent les musulmans (de bons croyants). D'autres veulent résister à l'islam sous la bannière des croisés. Ceux-là hésitent entre le FN et Villiers.

Chez les nationaux-révolutionnaires aussi, on se tâte... entre profaner un cimetière juif ou musulman, selon l'inspiration de la dernière bière. Mais dans l'ensemble, les nostalgiques du nazisme préfèrent de loin l'antisémitisme à la musulmanophobie.

Entre ces rivières de haine, des parcours sinueux faussement élaborés existent. Alain Soral, l'essayiste des aigris, passé du marxisme au nationalisme, du PCF au FN, a finalement rejoint Dieudonné. Quand il militait avec les nostalgiques de la colonisation, il écrivait que les "beuricots" étaient de la graine de délinquants et "le métissage" une forme de "violence". Depuis qu'il milite avec les intégristes chiites du Centre Zahra (proche de l'Iran et du Hezbollah) au sein de l'association Egalité et réconciliation, il se rend volontiers au congrès de l'UOIF pour admirer Tariq Ramadan.

C'est la nouvelle mode. Les rouges-bruns d'hier ont viré verts-bruns. Leur nouveau clown s'appelle Dieudonné, et le Parti antisioniste leur sert de façade. Côté cuisine, l'argent des affiches était avancé par l'ancien imprimeur du FN (Fernand Le Rachinel) et le budget "bouclé" par Yahia Gouasmi, l'ami du régime iranien. Côté discours, les conférences de presse recyclaient le bon vieux thème de l'"anti-France". Comme tonner contre "ces mauvais Français qui soutiennent insidieusement une patrie étrangère" (entendez les juifs de France pro-Israël).

Maria Poumier, l'une des candidates, a pris soin de préciser qu'il ne s'agissait pas de tous les juifs, mais d'une mafia qui "usurpe l'appellation d'une religion". Un autre colistier, animateur du site "La banlieue s'exprime", a cru bon d'ajouter : "La France, ceux qui ne l'aiment pas, c'est dehors !" Un slogan sans doute inspiré par les candidats nationalistes présents sur la liste : Alain Soral, bien sûr, mais aussi un ancien du Front national de la jeunesse, et un transfuge du Renouveau français, une association royaliste qui rêve de restaurer la théocratie chrétienne.

Voilà qui ne déplairait pas à Yahia Gouasmi. Le partisan de la théocratie iranienne regrette que "les chrétiens vivent comme des étrangers chez eux". Heureusement, lui et ses amis promettent de les libérer des sionistes... qu'ils voient partout. "Derrière chaque divorce" et même derrière le virus H1N1 ! Lors de cette fameuse conférence de presse, l'un des candidats du Parti antisioniste s'est emporté contre "ces gangsters qui manipulent le monde à coups de mensonges et de guerres bactériologiques... comme ces derniers temps avec cette fausse grippe". Le candidat en question s'appelle Christian Cotten, un ardent défenseur des sectes et de la Scientologie.

Il ne manquait qu'un complot extra-terrestre... Pari tenu. Le mouvement raélien a envoyé un messager soutenir la liste de Dieudonné. C'est ce qui s'appelle ratisser large. En vain. Malgré Gaza et l'extrémisme borné du nouveau gouvernement israélien, le Parti antisioniste n'a pas déplacé les foules : à peine 37 000 électeurs en Ile-de-France. A Ménilmontant, à Saint-Denis, sur d'autres marchés des quartiers populaires, les colistiers de Dieudonné se sont fait siffler et traiter de fachos. Il existe peut-être encore une conscience antifasciste populaire dans ce pays.




Caroline Fourest
Article paru dans l'édition du 13.06.09

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3232,50-1206209,0.html

15.6.09

Feiglin: “Moubarak a révélé la vérité sur les intentions des Arabes!”


HOSNI MOUBARAK
Moshé Feiglin, chef de file du courant "Manhigout Yehoudit" au sein du Likous, a félicité Binyamin Netanyahou pour avoir placé la reconnaissance d'Israël comme Etat juif en tête des exigences israéliennes. Il a également "remercié" le Président égyptien Hosni Moubarak d'avoir "jeté son masque" en déclarant après le discours du Premier ministre israélien que "personne dans la monde arabe ne céderait un jour à la demande d'Israël d'être accepté comme Etat juif dans la région". "Cela montre le caractère vain et tragique de toutes les concessions israéliennes faites au monde arabe depuis des décennies", a rajouté Feiglin.