31.8.08

ALLEMAGNE : ACTES ANTISEMITES

Allemagne – Croissance inquiétante du nombre d’actes antisémites.
L’hebdomadaire allemand Jüdische Allgemeine dénonce une croissance inquiétante du nombre d’activités antisémites dans ce qui était l’Allemagne de l’Est.
Les communautés juives de Francfort et Dessau ont reçu dernièrement des lettres contenant des menaces antisémites, les cimetières de Chemnitz et Dessau ont été profanés et la communauté juive de Dessau a vu sa propriété saccagée. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une attaque de l’extrême-droite ait lieu en Saxonie ( Saxony ) et au Brandebourg ( Brandenburg )


Source: http://www.european-forum-on-antisemitism.org/

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Missiles iraniens
israel-infos.net

Selon l’édition de vendredi du quotidien arabe publié à Londres, Al Quds al-Arabi, la République islamique d’Iran a commencé à « équiper le Hezbollah de nouveaux missiles capables de frapper avec une extrême précision des cibles se trouvant à une très grande distance ».

Lire l’ensemble de la revue de presse de "israel-infos.net"

Citant des « sources sécuritaires arabes », le journal a notamment souligné qu’une grande quantité de ces engins se trouvent désormais aux mains des milices chiites pro-iraniennes de Hassan Nassrallah, lesquelles « peuvent les utiliser à tout moment » et « n’hésiteront pas à y avoir recours dès qu’Israël décidera de se lancer dans une nouvelle aventure militaire et d’attaquer Téhéran ».

Al Quds al-Arabi précisait enfin qu’en cas « d’agression américaine » contre le régime des mollahs, le Hezbollah lancera des « représailles immédiates » contre le territoire israélien.
Société

Guilad Shalit : captif depuis 26 mois

Noam Shalit, le père du soldat de Tsahal enlevé en 2006, a déclaré dans la soirée de jeudi, à l’occasion d’un rassemblement visant à marquer le vingt deuxième anniversaire de son fils, qu’aucune évolution notable n’a été enregistrée dans les tentatives diplomatiques visant à permettre la libération de Guilad.

« Le Hamas est actuellement préoccupé à renforcer sa présence dans les territoires palestiniens », a notamment affirmé Noam Shalit, « et le chef du gouvernement israélien, Ehud Olmert, a quant à lui ses propres préoccupations, et pendant ce temps, Guilad reste en captivité ». Alors que celui-ci est prisonnier de l’organisation islamiste depuis vingt six mois, le Premier ministre démissionnaire s’est engagé à « ramener Guilad à la maison » avant de quitter son poste. « Nous espérons qu’il sera en mesure de tenir sa promesse », a ajouté Noam Shalit.

Péres : "Abbie Nathan était une personnalité incontournable" Le président israélien Shimon Péres a prononcé, jeudi matin, l’éloge funèbre de Abbie Nathan, le pionnier du mouvement pacifiste israélien, décédé dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’âge de 81 ans, dans un hôpital de Tel Aviv.

Durant l’enterrement, qui a eu lieu au cimetière de Kyriat Shaul et auquel des centaines de personnes ont participé, Péres a notamment déclaré : « Même si nous n’étions pas toujours d’accord avec Abbie Nathan, c’était une personnalité incontournable, un homme au sens le plus authentique du terme, un être dépourvu d’ego et toujours disponible pour porter secours à autrui avant de se préoccuper de lui-même ».
Monde arabo-musulman

Arrestation d’un responsable irakien

La police irakienne a annoncé, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’arrestation d’Ali Laami, un « responsable du gouvernement », selon le communiqué, qui était notamment chargé « de veiller à empêcher des fidèles de l’ancien dictateur, Saddam Hussein, et des nostalgiques du régime baasiste, à se faire élire au parlement irakien ».

Laami a été appréhendé à l’aéroport international de Bagdad, au retour d’un séjour au Liban, où il s’était rendu « pour raisons médicales ».

Il est notamment soupçonné d’avoir entretenu des relations avec des groupes armés iraniens opérant en Irak, et d’avoir planifié un attentat, en juin dernier, au cours duquel dix personnes, dont quatre américains, ont été tuées, et des dizaines d’autres blessées.

29.8.08

UNE ASSOCIATION DE MILITAIRES DEPOSE PLAINTE CONTRE EUROPALESTINE

PARIS - L'Association de défense des droits des militaires (Adefdromil) a déposé vendredi une plainte pour "apologie de meurtre" contre EuroPalestine, une association pro-palestinienne, qui appelle sur son site internet à la "multiplication des embuscades bien montées" en Afghanistan pour précipiter l'éveil des consciences quant à la présence de militaires occidentaux sur le sol afghan, a-t-on appris de source judiciaire.


La plainte contre X déposée par l'avocat de l'Adefdromil, Me Henri de Beauregard, vise également le chef d'injure envers l'armée française. L'association estime en effet que "si les débats sur la présence militaire en Afghanistan sont parfaitement légitimes", elle entend "voir respectée la mémoire de dix jeunes Français morts au champ d'honneur" le 18 août dernier.

Sur son site internet, EuroPalestine a publié le 20 août un article sur le décès de dix soldats français dans une embuscade près de Kaboul sous le titre "les risques d'un sale métier". Dans un texte ironique, elle dénonce le "choeur d'hypocrites qui pleure la mort de dix soldats de métier". "Manque de chance: ce que l'état-major des armées appelle le 'premier engagement sérieux' de l'infanterie française (...) vient de se solder par une mini-Berezina, avec 10 morts et 21 blessés sur la soixantaine de militaires déployés!", raille l'article.

L'association se moque également des "pleurnichages" successifs à ces décès et du revirement opéré par la presse française, "honteusement silencieuse sur cette guerre tant que les victimes étaient uniquement des Afghans". Et de conclure: "on ne peut de ce point de vue que souhaiter la multiplication d'embuscades 'bien montées', si elles aident à l'éveil des consciences et de la mobilisation, ici en France, contre la sale guerre. Troupes françaises, troupes de l'OTAN, hors d'Afghanistan!". AP

LE DISCOURS DE LA HAINE

video

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Israël-Palestiniens

Guilad Shalit a vingt-deux ans


Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées hier à Mitzpé Hila, le village de Galilée où vit la famille Shalit, pour marquer le vingt-deuxième anniversaire de Guilad Shalit, le troisième depuis l’enlèvement du soldat israélien, le 25 juin 2006. Des jeunes et des familles de tout le pays sont venus exprimer leur solidarité avec la famille Shalit, écrit le Haaretz.

Dans son discours, Aviva Shalit, la mère de Guilad, a mis en cause l’attitude des responsables politiques dans ce dossier. « A ceux qui refusent de payer un prix ‘élevé’ en échange d’un soldat emprisonné ou qui veulent faire baisser le prix : Vous aviez suffisamment le temps, plus de deux ans pour agir. (…) Il ne s’agit pas d’une transaction boursière ou immobilière. Il s’agit de la vie d’un fils, de la vie d’un soldat de Tsahal », a-t-elle déclaré.

Dimanche, ajoute le journal, le comité ministériel chargé de la libération de prisonniers palestiniens doit se réunir afin d’élaborer une liste de quatre cent cinquante prisonniers qu’Israël est prêt à libérer en échange de Guilad Shalit. Cette liste devrait comporter les noms de soixante-dix prisonniers qui figurent sur la liste communiquée par le Hamas et dont la libération a déjà été approuvée par le comité. Elle sera remise à l’Egypte qui la transmettra au Hamas. Le journal note que c’est la première fois que le gouvernement israélien répond au Hamas par une contre-proposition.

Toutefois, selon un haut responsable israélien, le Hamas qui réclamait au départ quatre cent cinquante prisonniers en échange de Guilad Shalit, aurait dernièrement fait monter les enchères en réclamant, il y a quelques mois, mille prisonniers puis, plus récemment, mille cinq cents. Au cours d’une réunion qui s’est tenue avant-hier en présence du Premier ministre, de la ministre des Affaires étrangères, du ministre de la Défense et du vice-premier ministre, le directeur du Shabak, Yuval Diskin, et le négociateur Ofer Dékel ont affirmé que la trêve dans la bande de Gaza était à l’origine du durcissement de position de la part du Hamas. Pour les deux hommes, afin de faire avancer les négociations, il est nécessaire de faire pression sur le Hamas, même si cela met en danger la trêve.

Régional

Un hélicoptère libanais abattu par le Hezbollah


Un hélicoptère de l’armée libanaise a été abattu hier par le Hezbollah au nord du fleuve Litani. Le pilote de l’appareil a été tué. Selon le Haaretz, l’explication la plus vraisemblable est qu’il s’agit d’une erreur d’identification de la part de combattants de l’organisation chiite qui ont dû croire qu’il s’agissait d’un appareil israélien.

Cet incident, écrit le journal, témoigne de la tension qui règne au sud-Liban où le Hezbollah craint que des raids soient lancés par Israël à l’heure où l’organisation essaie de renforcer ses capacités anti-aériennes.

Intérieur

Sondage : le parti travailliste chute, Livni réduit l’écart avec le Likoud

Selon un sondage publié aujourd’hui par le Maariv, si des élections législatives avaient lieu aujourd’hui, le Likoud arriverait en tête avec 31 sièges. Le parti Kadima, s’il était dirigé par Tzipi Livni, obtiendrait 23 députés, trois de plus que lors du précédent sondage réalisé il y a quatre semaines, et le parti travailliste 12, soit une chute de cinq sièges par rapport au précédent sondage. Avec Shaul Mofaz à sa tête, Kadima n’obtiendrait que 16 sièges et se retrouverait à égalité avec le parti travailliste.

Par ailleurs, écrit le Haaretz, le ministre des Infrastructures, Binyamin Ben-Eliezer, a démenti hier les rumeurs selon lesquelles, avec d’autres responsables travaillistes, il agirait en vue de renverser Ehud Barak et de le remplacer à la tête du parti. « En aucun cas je ne soutiendrai le remplacement d’Ehud Barak. Il a été élu pour mener le parti et nul n’est plus apte que lui à être Premier ministre », a déclaré M. Ben-Eliezer.

PROCHE-ORIENT : "LES GARDIENS DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE DU LIBAN"

Khaled Asmar - Beyrouth
ou le suicide politique de Michel Aoun ?

La DCA du Hezbollah tire sur un hélicoptère de l’armée libanaise et tue son pilote.


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L’armée libanaise a officiellement reconnu que l’un de ses hélicoptères, participant à un vol d’entrainement dans le sud du Liban, a essuyé des tirs, en fin de matinée. Touché de plein fouet, l’appareil a effectué un atterrissage forcé et son pilote, le lieutenant Samer Hanna (26 ans), est mort des suites de sa blessure par balle, dans la tête. Des unités du Hezbollah ont immédiatement encerclé les lieux et empêché l’armée de s’approcher de son appareil.

La télévision « Al Manar » du Hezbollah n’a pas évoqué cet incident, au moment où la « OTV » du général Michel Aoun, l’allié du Hezbollah, a affirmé que « l’appareil a connu des problèmes techniques », démentant avoir été victime de tirs en provenance des positions du Hezbollah à Jezzine. Le communiqué du commandement de l’armée ne laisse aucune place au doute, et confirme que l’hélicoptère était visé par la DCA.

Cet événement prouve, si besoin était, que l’opposition menée par le Hezbollah, et qui prétend défendre le Liban et la Résistance, développe en effet un autre projet beaucoup plus dangereux pour l’existence même de l’Etat libanais. Le Hezbollah, avec le soutien des Gardiens de la Révolution iranienne, cherche à soumettre entièrement et définitivement le Liban, et à y instaurer, à terme, la République islamique du Liban. La réalisation de ce projet correspond parfaitement aux ambitions iraniennes de créer le croissant chiite, allant de Téhéran à Gaza, en passant par Bagdad, Damas et Beyrouth.

Pour ce faire, toute résistance sunnite devra être éliminée. Le Hezbollah ne cesse d’amplifier le danger du radicalisme sunnite, présenté comme l’allié d’Al-Qaïda, pour justifier son coup de force qui se prépare au Liban (Lire à ce sujet notre analyse du 30 avril, une semaine avant la razzia de Beyrouth). C’est dans ce contexte que plusieurs journaux arabes estiment, ce 28 août, que la Syrie pourrait intervenir militairement au Nord du Liban pour éradiquer les sunnites de Tripoli. La Syrie, qui les avait armés pendant l’occupation, et soutenu après son retrait, les présente aujourd’hui comme une menace pour la FINUL, pour obtenir un feu vert occidental et revenir militairement au Liban.

Ce scénario, tant redouté par les Libanais, est préparé par le régime syrien depuis de longues dates. Damas n’a toujours pas apprécié son retrait humiliant du Liban en avril 2005, et n’a pas digéré la perte de ce pays. Ce qui explique l’empressement de Bachar Al-Assad à justifier l’intervention russe en Géorgie. Pour le président syrien, en visite à Moscou la semaine dernière, la comparaison entre l’Ossétie du Sud et le Liban lui permet d’envisager une intervention militaire au pays du Cèdre semblable à l’intervention russe en Géorgie. Reste à savoir si ce sujet sera abordé lors de la visite de Nicolas Sarkozy à Damas, la semaine prochaine (3-4 septembre) ? En tout état de cause, le Hezbollah a tiré, aujourd’hui, la première balle de cette bataille existentielle, mais cette fois contre l’armée libanaise. Quelle sera la position du général Aoun, issu de cette même armée, quand son allié s’en prend à cette même institution ? Pourra-t-il continuer à cautionner le Hezbollah au risque de perdre ses derniers partisans, à quelques mois des élections législatives ? Le général de toutes les contradictions aurait mieux fait de prendre sa retraite pour entrer dans l’Histoire par sa grande porte, au lieu d’en sortir par la petite fenêtre. Car, s’il prétend pouvoir remporter les prochaines élections, il le ferait grâce à son alliance avec le Hezbollah et au détriment des intérêts du Liban et des convictions de ses partisans.

En conclusion, en abattant un hélicoptère de l’armée, et en provoquant la mort d’un officier pilote, le Hezbollah poignarde son allié dans le cœur. D’autant plus que les militaires chrétiens sont très souvent des partisans du général Aoun. Ce dernier se retrouve particulièrement embarrassé et poussé au suicide politique. Sa télévision (OTV) recourt aux mensonges pour innocenter le Parti de Dieu, consciente des retombées de leur forfait.

Khaled Asmar.

LES DEMOCRATIES DESARMEES FACE A LA GUERRE

Les démocraties vont mal. À preuve, la fascination qu’exercent la Chine et la Russie, y compris sur l’opinion occidentale. Élevée dans la repentance et l’effacement, celle-ci découvre que des nations peuvent imposer leurs volontés, sans complexes. Les fastes des Jeux de Pékin, ajoutés à une forte croissance économique, ont fait oublier le régime liberticide. Et nombreux sont ceux qui, en France, ont justifié l’invasion, par l’impériale Russie, de la Géorgie coupable d’avoir choisi le monde libre.

La pusillanimité de la " Vieille Europe ", confrontée à ce coup de force contre un pays ayant choisi en 2003 de se rapprocher des États-Unis, rappelle le tragique des politiques d’apaisement face aux autocrates. Tandis que l’Ouest angélique réduisait ses budgets militaires, l’ex-KGB Vladimir Poutine augmentait ceux de son pays. Certes, Nicolas Sarkozy, président de l’Union, a eu raison de négocier un cessez-le-feu. Mais les Russes n’ont trouvé aucun obstacle, jusqu’à présent, à leur reconquête. Après la Géorgie : Ukraine ou Moldavie ?

Ce que donnent à voir nos démocraties bavardes mais désarmées n’incite pas forcément à les suivre. D’autant que la récession qui les frappe ne leur permet plus d’offrir le bien-être pour tous. Leur incapacité à se faire respecter de certains de leurs nouveaux hôtes montre le désarroi de leurs dirigeants. Eux-mêmes ne semblent plus croire en la souveraineté des citoyens, quand ils redoutent leurs voix, comme sur le traité européen. Les mensonges du politiquement correct ajoutent au sentiment d’étouffement.

C’est sur ce terreau que s’épanouit, singulièrement en France, un discours de haine de l’Occident judéo-chrétien, remarquablement décortiqué par l’historien Pierre-André Taguieff (La Judéophobie des Modernes, Odile Jacob). Partagé par l’extrême gauche et les islamistes, ce rejet des démocraties s’exprime dans un antisémitisme décomplexé. " La haine des Juifs va sans conteste de pair avec celle de l’Occident", soutient Taguieff. Mais l’antiaméricanisme est du même tonneau.

Il est évidemment impossible de se satisfaire de ce constat d’un retour possible à la tentation totalitaire, qui trouve des échos, par exemple, auprès du futur Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) du gentil facteur Besancenot. L’islam révolutionnaire, qui dénonce, comme lui et les altermondialistes, la "marchandisation du monde", est prêt à pactiser sur le dos de l’Occident et des Lumières. Les démocraties dépressives doivent donc urgemment se ressaisir. Pour l’Europe, voici venue l’épreuve de vérité.

Les deux guerres

Oui, les démocraties sont en danger. Leur faiblesse, qui s’observe aussi à travers de petites lâchetés récurrentes pour prix d’approvisionnements en pétrole et en gaz, en fait désormais des proies. Une étude de la Fondation Friedrich-Ebert (Le Monde, 15 août) révèle que près d’un Allemand sur trois pense que la démocratie fonctionne mal. En France, depuis le 11 septembre 2001, le "complot américano-sioniste" fait florès dans les discours des extrêmes, à la satisfaction des djihadistes. Désormais installés en Algérie, ceux-là sont aux portes de l’Europe (Antoine Basbous, Le Figaro, 26 août). D’autres sont même au cœur des cités. La guerre, que l’on disait chassée du Vieux Continent, y pointe à nouveau son mufle, et sur deux fronts. Il y en a, au moins, un de trop.

La menace russe n’est certes pas comparable à la menace islamiste, même si Moscou n’exclut plus la guerre froide. Il y a des familiarités entre l’Occident et la Russie qui rendent possible un rapprochement. Pour autant, le monde libre ne peut laisser sans réponse les provocations du Kremlin, qui a reconnu mardi l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud appartenant à la Géorgie. Bien sûr, les Occidentaux ont eu tort de cautionner l’indépendance de la province serbe du Kosovo. Mais Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, indifférents du sort des minorités (les Tchétchènes en savent quelque chose), ont engagé un bras de fer que l’Union européenne ne peut perdre. Il est à espérer que la diplomatie et des pressions économiques sauront raisonner les Russes enfiévrés. Confrontés eux-mêmes au fondamentalisme, que gagneraient-ils à s’allier à l’Iran et à la Syrie ?



Impensable recul

Dans ce contexte, un recul de la France en Afghanistan, où dix de nos soldats ont été tués par des talibans, signerait la débandade. Impensable. Les démocraties, solidairement attaquées le 11 septembre 2001 à New York, se défendent dans ce pays lointain du totalitarisme islamique qui veut leur perte. Un échec y serait une victoire pour les djihadistes qui enrôlent de jeunes Français fanatisés. Aux défaitistes qui prophétisaient le bourbier en Irak, faut-il rappeler que des troupes arabes y combattent al-Qaida au côté de troupes américaines et que cette guerre a été gagnée, n’en déplaise à Dominique de Villepin ? L’Afghanistan est l’occasion pour la France, adepte du soft power, de montrer sa détermination face aux terroristes, "ces barbares moyenâgeux " dénoncés par Nicolas Sarkozy. Le président et Bernard Kouchner ont bien replacé l’enjeu de civilisation de cette guerre qui n’ose pourtant dire son nom. "Je conteste le mot de guerre, je le conteste totalement ", dit Hervé Morin, ministre de la Défense. Mais derrière la peur des mots, n’y a-t-il pas la peur tout court  ?

Héros modernes

Ces jeunes soldats qui disent tous, dans les reportages, vouloir aller au bout de leur mission en Afghanistan après la mort de leurs camarades : une abnégation qui fait d'eux les nouveaux héros modernes.

Je participerai, ce vendredi soir, à l'émission "On refait le monde ", sur RTL ( 19h15-20h).

Ivan Rioufol pour Le Figaro le 29 août 2008

28.8.08

Pré-Durban II: critique d'Israël, de la liberté d’expression, mais pas des massacres du Darfur

Texte original : "Un's 'Durban II' African Prep Meeting Slams Israel, Free Speech But Silent on Darfur Atrocities and African Ethnic Violence"


Traduction française : Menahem Macina



Abuja, Nigeria, 26/08/08



Le groupe de défense des droits de l’homme UN Watch, de Genève, s’est dite alarmée par la déclaration adoptée ce [26 août] par une conférence régionale africaine, à Abuja, Nigéria, dont le texte imprimera sa marque sur la Conférence mondiale sur le racisme [Durban II] qui se tiendra en avril 2009.


Pour le directeur de UN Watch, Hillel Neuer,

« la déclaration (Texte) omet de traiter des crimes raciaux et ethniques perpétrés par le Soudan, foule aux pieds les garanties internationales des droits humains garantissant la liberté d’expression, place l’islam au-dessus de toutes les religions, et s’en prend seulement à Israël, sous-entendant qu’il est [le] seul [Etat] raciste. Malheureusement, Durban II ressemble de plus en plus à la débâcle de la première conférence de Durban, en 2001. »

Les objectifs déclarés de la conférence régionale africaine, qui s’est ouverte dimanche [24 août] et s’est achevée aujourd’hui [26 août], étaient d’analyser la mise en œuvre des recommandations de la déclaration de Durban 2001, et de montrer la voie à suivre pour l’analyse de la Conférence des Nations Unies de Durban sur le racisme, qui doit se tenir en avril [2009]. Mais, selon Neuer,

« la déclaration adoptée aujourd’hui a omis d’examiner les actes de quelque pays africain que ce soit, et ses dispositions provocatrices menacent maintenant de saboter la conférence mondiale d’avril prochain. »

Le gouvernement canadien boycotte la conférence d’avril et ses préparatifs, et déclare qu’il « ne participera pas à un festival de haine, déguisé en conférence anti-raciste ». Le président français [Nicolas] Sarkozy et les membres des gouvernements de Grande-Bretagne et des Pays-Bas ont averti qu’une violation des lignes rouges pourrait aussi les amener à boycotter la conférence de Genève en 2009. La ministre française, Rama Yade, a réitéré l’avertissement dans une déclaration faite ce mois-ci au parlement français.



La Déclaration d’Abuja omet d’examiner le comportement africain en matière de racisme.

Pour Neuer,

« en omettant d’examiner le comportement des pays africains en matière de racisme et d’intolérance, la conférence contrevient à sa mission fondamentale, et gâche une occasion en or d’aider les nombreuses victimes du racisme et de la xénophobie en Afrique. »

« A l’exception du discours solennel de UN Watch, dimanche [24 août], ni la conférence ni sa déclaration finale n’ont traité des crimes contre l’humanité, commis par le gouvernement soudanais au Darfour, y compris les massacres ethniques d’au moins 200 000 Africains, les viols de masse et la déportation de plus d’un million d’hommes de femmes et d’enfants. »

Quand le délégué de UN Watch, Léon Saltiel, fit référence aux atrocités du Darfour, dans son discours à la conférence d’Abuja, dimanche, le Soudan l’interrompit immédiatement par une objection – soutenue par l’Algérie et le Maroc -, et le président nigérian, Martin Uhomoibhi, décida que le cas de ce pays ne devait pas être évoqué.

Neuer :

« En outre, le texte omet d’examiner les agressions xénophobes qui ont eu lieu récemment en Afrique du Sud - principal organisateur de l’assemblée d’Abuja et du processus global de Durban -, où des étrangers, en provenance notamment du Zimbabwe et du Mozambique, ont été pris pour cible en mai, lors d'une vague d’agressions anti-immigrés, qui a causé la mort d’au moins 62 d’entre eux et l’expulsion de dizaines de milliers d’autres. Le texte n’examine pas non plus les crimes ethniques commis au Kenya cette année, lesquels ont coûté la vie à 1 000 personnes, causé l’expulsion de 600 000 autres, et l’incendie de 40 000 immeubles, au cours d’un carnage tribal. La conférence rend un mauvais service aux millions de victimes africaines de la xénophobie – actuelle et future – en accordant l’impunité aux crimes raciaux et ethniques commis dans les pays africains. »


La déclaration s’en prend à la liberté d’expression et vise à introduire la prohibition islamique de blasphème dans la législation internationale des droits de l’homme

Le nouveau texte appelle les Etats à éviter de

« se référer indistinctement à la liberté d’expression, au mépris des sensibilités propres à une société [musulmane], et dans la plus totale indifférence à l’égard de ses sentiments religieux ».

Selon Neuer, d’autres clauses du texte concernant "l’incitation à la haine religieuse",

« reflètent les efforts faits par les Etats islamiques auprès du Conseil des Droits de l’homme pour faire entrer subrepticement des interdits islamiques anti-blasphèmes dans le droit international. Toutefois, Asma Jahangir, expert en liberté religieuse, et d’autres experts internationaux des droits de l’homme se sont expressément opposés aux résolutions sur la "diffamation de la religion", qui visent à altérer la législation internationale en matière de droits humains en érigeant les religions, au lieu des individus, en titulaires de ces droits. »

L’attaque de la déclaration contre la liberté d’expression contrevient à l’article 19 de la Déclaration des Droits de l’Homme, dont les Nations Unies vont célébrer le 60ème anniversaire la semaine prochaine, par un grand rassemblement au siège de l’Unesco à Paris. (Lors de cette manifestation, UN Watch présidera un panel de discussion sur le Conseil des Droits de l’Homme.)

Selon Neuer,

« le contenu [du texte contre la liberté d’expression en matière religieuse] va bien au-delà des normes équilibrées admises en matière d’interdiction de la haine raciale, au regard du respect de la libre expression, qui est l’élément vital de la démocratie. Si le droit d’exprimer ses croyances – de débattre des dogmes en vogue dans la société, le droit, la politique, l’art, la science et, bien sûr, la religion – devait être limité par les "sentiments" et les "sensibilités" des autres, cela signifierait la fain de la liberté d’expression telle que nous la connaissons. »



La déclaration impose une hiérarchie des religions

Selon Neuer, l’accent spécial mis par le texte sur l’islamophobie (paragraphe 20) [1],

« vise à imposer une hiérarchie des religions qui place les fidèles de l’islam au-dessus de tous les autres. C’est contraire aux principes fondamentaux d’égalité inscrits dans la Charte des Nations Unies et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et menace l’axiome même de la lutte générale contre le racisme. »



La conférence s’en est pris particulièrement à Israël pour l’insulter, menaçant de réitérer la débâcle de Durban, en 2001

La déclaration fait référence au cas d’un seul pays, en "réitér[ant] sa préoccupation du sort du peuple palestinien sous occupation étrangère".

Et Neuer de s’interroger :

« Pourquoi cette déclaration sur l’Afrique fait-elle référence à un cas non africain, alors qu’elle ne mentionne ni les tueries racistes du Soudan, ni aucun autre pays d’Afrique ? »

Toujours selon Neuer,

« L’allusion spéciale à la question palestinienne laisse entendre qu’Israël pratique le racisme. Cela nous ramène à la rhétorique discréditée de la résolution des Nations Unies de 1975, "le sionisme est un racisme" [2], qui fut patronnée par les Soviets et les blocs arabes, puis annulée par les Nations Unies en 1991, et qui a été répudiée, depuis, par ses plus hauts dirigeants. »

Et Neuer de conclure :

« Présenter le conflit israélien comme raciste est plus qu’un méfait politique ; c’est une tentative de déshumaniser Israël et ses partisans comme étant exclusivement malfaisants. Nous déplorons que les Etats Africains aient permis aujourd’hui aux programmes politiques les plus extrêmes de certains gouvernements du Moyen-Orient de ruiner la légitimité de leur cause. »

Toutefois, l’ONU a tenté aujourd’hui de proposer une interprétation différente. Après les trois jours d’entretiens à Abuja, Ibrahim Wani, du bureau du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies, a déclaré à Reuters :

« Il n’y a qu’un paragraphe qui fasse mention des Palestiniens, donc l’intérêt d’Israël n’a pas du tout été gravement endommagé. »

UN Watch a participé à la conférence africaine en tant qu’Organisation Non gouvernementale Internationale. L’intervention officielle faite par le délégué de UN Watch, dimanche, a été interrompue par le Soudan, pour avoir évoqué le cas du Darfour et celui du Zimbabwe, et montré l’hypocrisie libyenne.



© Un Watch



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Notes du traducteur

[1] Texte de l’article 20 du « document préliminaire de la Conférence Régionale Africaine, Préparatoire à la Conférence d’Analyse de Durban » (Texte) : " (La Conférence) appelle les Etats à prêter attention à la gravité de l’incitation à la haine religieuse, tels l’antisémitisme, la christianophobie et plus particulièrement l’islamophobie, et à promouvoir la lutte contre ces phénomènes en renforçant le dialogue interreligieux et interculturel autour des valeurs morales communes à toutes les religions. "

[2] Voir "Sionisme=racisme: résolution 3379, votée et abrogée par l'ONU".



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Mis en ligne le 28 août 2008, par M. Macina, sur le site upjf.org

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Rencontre Rice-Olmert
Le Flash info du Jerusalem Post édition française

La secrétaire d’Etat américaine est venue évoquer mardi avec le Premier ministre israélien les répercussions de la crise du Caucase sur le Moyen-Orient. Le même jour, la Russie a officiellement reconnu l’indépendance des provinces géorgiennes séparatistes, ce qui a contribué à accroître les tensions avec l’Occident.

Selon plusieurs sources diplomatiques, Israël n’a pas déterminé de position claire à l’égard de la Russie suite à la réunion. En revanche, les Etats-Unis ainsi que la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont immédiatement condamné les déclarations de Moscou.

Livni réalisera le "rêve" de Barak

La ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a affirmé mardi soir qu’elle pouvait réaliser le "rêve" d’Ehoud Barak en lui permettant de devenir ministre de l’Education.

Lors d’une conférence sur l’éducation, à Holon, le chef du parti travailliste et actuel ministre de la Défense avait justement affirmé que son "rêve" était d’être "Premier ministre et ministre de l’Education en même temps".
SECURITE

Un Israélien enlevé au Nigeria

Un homme d’affaires israélien a été enlevé alors qu’il se trouvait chez lui, dans la ville nigérienne de Port Harcourt, mardi soir.

Le mois dernier, le ministère des Affaires étrangères israélien avaient émis plusieurs avertissements contre-indiquant tout voyage au Niger et dans l’Est de l’Afrique. Il avait également spécifié que le Hezbollah pouvait mener des activités clandestines dans cette zone.
MOYEN-ORIENT

Le Hamas n’abandonnera pas la violence

Le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif, est sorti du silence mardi, pour la première fois en deux ans. Il a promis de "continuer le combat jusqu’à la victoire contre Israël".

Le Hamas et Israël maintiennent une trêve conclue en juin dernier. Cependant l’organisation affirme se prépare à de futurs affrontements. Lundi, un représentant de la sécurité israélienne a déclaré au Jerusalem Post que le trafic d’armes en direction de la bande de Gaza continuait à un rythme soutenu.

Un Palestinien accusé de séquestration

Un Palestinien est accusé d’avoir enfermé ses enfants souffrant de déficiences mentales dans le sous-sol de sa maison pendant plus de vingt ans. L’homme a déclaré qu’il avait "honte" de ses enfants et préférait les cacher plutôt que de laisser les gens se moquer de lui.

Les deux victimes, un frère et une sœur ont été confiés à un institut psychiatrique. Selon la police palestinienne, l’homme a été arrêté, mardi soir, dans le cadre d’une course poursuite avec des trafiquants de drogue dans le village de Beit Awa, à l’est d’Hébron.

Ahmadinejad accusé de trahir son peuple

L’ayatollah iranien Bajat Sanjani a accusé le président Mahmoud Ahmadinejad de trahir son peuple et a enjoint les mouvements réformistes à se rassembler afin de le devancer aux prochaines élections, l’année prochaine.

Sanjani a également accusé le gouvernement iranien d’enfreindre la loi, de violer les libertés individuelles, et de donner illégalement le pouvoir aux Gardiens de la Révolution.
INTERNATIONAL

La Russie envisage d’employer la force contre les Etats-Unis

Selon l’agence de presse RIA-Nivosti, le président russe Dmitry Medvedev a affirmé que le déploiement d’un système anti-missile américain proche de ses frontières "créerai bien évidemment des tensions supplémentaires". "Nous devrons réagir quoi qu’il arrive, militairement bien sûr" a précisé le président russe.

Le président américain George W. Bush a quant à lui qualifié mardi la décision russe de reconnaitre l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie d’"irresponsable". "L’action de la Russie ne fait qu’exacerber les tensions et complique les négociations diplomatiques", a-t-il précisé.
SOCIETE

La police n’épargnera aucun effort pour retrouver Rose

Les équipes de plongeurs ont scruté les fonds du fleuve Yarkon à la recherche du corps de Rose Pizem, âgée de 4 ans et disparue en mai dernier. Son grand-père, Ronnie Ron, a avoué s’être débarrassé du corps de la fillette dans le fleuve après l’avoir assassinée dans sa voiture.

"Nous sommes en train d’envisager la possibilité d’assécher plusieurs centaines de mètres du fleuve, quel qu’en soit le prix", a déclaré l’inspecteur Doudi Cohen ajoutant que la police "n’épargnera aucun effort jusqu’à ce qu’elle (Rose) puisse être enterrée conformément à la tradition juive".
MONDE JUIF

Vague antisémite dans les universités britanniques

Jenna Delich, membre d’un syndicat universitaire britannique, l’UCU, a posté sur le site de l’organisation UCU un lien vers un article antisémite, présent sur le site de l’ancien membre du Ku Klux Klan, David Duke.

L’article - rédigé par Joe Quinn, fervent défenseur de la théorie du complot - est intitulé : "Le racisme et non la défense, au cœur de la politique israélienne". Il a circulé parmi des centaines de membres du syndicat. Les messages de Delich ont déjà fait l’objet de plaintes auprès du syndicat. Cependant, l’UCU ne les a pas jugées recevables.
SPORT

Colautti et Alberman sur le banc d’essai

Robert Colautti et Gal Alberman sont les deux seuls Israéliens jouant en Allemagne dans la Bundesliga et ils montrent déjà des difficultés à rentrer dans le jeu. Les deux joueurs font partie de l’équipe de football nouvellement promue Borussia Monchengladbach. Le club vient toutefois de perdre les deux premiers matchs de la ligue.

Alberman est également un membre essentiel de l’équipe nationale israélienne de football, avec son coéquipier Colautti. Ils ont hâte de faire leurs preuves lors des qualifications pour la coupe du monde.

27.8.08

UN NOUVEAU MODE D'EXPRESSION DE LA HAINE DES JUIFS

Par Dr. Dvir Abramovicz

Je me souviens souvent des paroles de Martin Luther King concernant l’antisionisme:

«Vous dites que vous ne haïssez pas les Juifs et que vous êtes seulement antisioniste. Et moi je dis: n’essayez pas de cacher la vérité…quand des gens critiquent le sionisme, ils veulent dire qu’ils critiquent les Juifs; nous parlons d’antisémitisme.. le sionisme n’est rien d’autre que le rêve et l’idéal du peuple juif de revenir vivre dans son pays… L’antisionisme est fondamentalement de l’antisémitisme et il en sera toujours ainsi. Que signifie être antisioniste? Il s’agit de dénier au peuple juif ce droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour les peuples d’Afrique et dont bénéficient toutes les nations du monde. Il s’agit ici d’une discrimination contre les Juifs, mes amis, parce qu’ils sont Juifs. Bref, il s’agit bien d’antisémitisme.»

Vers la fin de l’année dernière, l’écrivain israélien A.B. Yehoshua a fait remarquer: «Au lieu de s’en prendre aux Juifs, ils attaquent le sionisme. C’est ainsi que l’on procède maintenant parce que désormais on ne peut plus attaquer les Juifs ouvertement».

L’antisionisme donne à l’antisémitisme qui est «démodé» la fausse impression d’un discours civilisé, mais les gens qui ont une conscience ne doivent pas être abusés par ce terme d’antisionisme, ni avoir peur de lutter contre lui, ni rester sans défense. Comme on dit, le diable se trouve dans les détails. L’antisionisme est surtout le reflet exact d’un anti-judaïsme débridé de bas étage, il se nourrit de mythes antisémites qui à leur tour alimentent la bataille contre l’existence d’Israël. Il est évident qu’il est plus facile de propager des sentiments anti-juifs séculaires lorsqu’ils sont camouflés en antisionisme. Mais il ne faut en aucun cas laisser l’antisionisme constituer un prétexte commode, un euphémisme, un échappatoire pour ceux qui fomentent et déversent des calomnies antisémites.

Il convient toutefois de dire que toutes les critiques d’Israël ne sont pas antisémites. Personne ne souhaite mettre sous le boisseau une discussion libre, honnête et franche entre intervenants. La question est: où veulent-ils en venir? Qui plus est, il n’y a pas de problème avec les partisans de la cause palestinienne qui manifestent leur opposition et leurs critiques, même les plus vives, à la politique du gouvernement israélien, à condition de reconnaître le droit à l’existence d’Israël, de ne pas refuser aux Juifs le droit à l’auto-détermination et de ne pas réclamer l’extermination d’Israël sous le prétexte qu’elle est «une entité raciste, coupable de génocide et de crimes contre l’humanité» (déclaration des ONG avant la Conférence de Durban).

Comment est-il possible d’oublier l’hypocrisie manifeste, la farce odieuse de la Conférence de Durban, au cours de laquelle un nombre considérable de pays ont insisté pour que toutes les références à l’antisémitisme soient liées aux «pratiques racistes du sionisme» tout en prétendant en même temps que le sionisme est un mouvement fondé sur un sentiment de supériorité raciste comparable à l’apartheid.

Il a été dit que la ligne rouge a été franchie lorsqu’on attribue à Israël des comportements qui sont des stéréotypes antisémites connus, lorsque les Israéliens et les Juifs sont comparés aux nazis et sont accusés d’être la cause de diverses catastrophes dans le monde (comme l’a fait Mel Gibson), lorsqu’ils sont mis à l’index et attaqués d’une manière tout à fait disproportionnée et lorsque l’on remet en cause le droit à l’existence d’Israël en tant qu’Etat juif.

Pour Gabriel Schoenfeld, rédacteur-en-chef de la revueCommentary, l’antisémitisme est «le mot exact et le seul mot qui convient à un antisionisme tellement partial, tellement désireux d’accuser Israël et d’innocenter ses adversaires, si honteusement habile dans l’utilisation de deux poids et deux mesures en matière de critères moraux, si prompt à propager des accusations fausses et dénuées de tout fondement et tellement disposé à inverser le langage de la Shoah en décrivant les Israéliens et les Juifs comme le mal incarné». Ruth Wisse révèle que «L’antisionisme contemporain a assimilé tous les stéréotypes et les textes fondamentaux de l’antisémitisme fasciste et soviétique et les a appliqués au Moyen-Orient.» L’homme d’Etat suédois Per Ahlmark doute avec raison que qui que ce soit soit capable de croire cette déclaration : «Je m’oppose à l’existence de la Grande-Bretagne, mais je ne suis pas anti-britannique».

L’histoire nous a montré que l’antisionisme s’est manifesté rarement sans antisémitisme. le Dr King a appelé le mensonge par son nom, il a bien vu que l’antisionisme est souvent utilisé pour masquer l’antisémitisme et je suis du même avis. Si vous considérez la Résolution 3379 de l’Assemblée générale des Nations unies (qui compare le sionisme au racisme), elle constitue une stratégie destinée à délégitimer le droit à l’existence d’Israël. L’historien de l’Islam Bernard Lewis a écrit que cette résolution insidieuse a été choisie comme la meilleure alternative possible à une campagne de propagande antisémite venimeuse orchestrée par les idéologues soviétiques et arabes. Dès l’instant où la Résolution a été approuvée, elle effaçait le tabou existant depuis la Shoah selon lequel on ne pouvait pas se déclarer publiquement antisémite. L’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies de l’époque, le sénateur Daniel Patrick Moynihan, a rappelé dans son livre «A Dangerous Place» que cette Résolution ignominieuse n’était pas dirigée uniquement contre Israël, mais qu’elle visait aussi le judaïsme mondial. L’intellectuel William P. Buckley a déclaré à cette même époque que les Nations unies étaient devenues «le lieu de réunion où étaient rassemblés le plus grand nombre d’antisémites depuis l’Allemagne de Hitler», alors que Lionel Trilling déclarait que lors de cette masquarade légale le fantôme de Hitler hantait les couloirs des Nations-unies.

Conscient de l‘interdépendance de l’antisionisme et de l’antisémitisme, le Sénat des Etats-Unis a promulgué une Résolution condamnant le vote comme un encouragement à l’antisémitisme, de même que le Parlement australien. En 1991, le Présiddent Bush a déclaré dans une allocution à l’Assemblée des Nations unies que «le sionisme n’est pas une politique, c’est l’idée qui a suscité la création d’un foyer pour le peuple juif dans l’Etat d’Israël…Comparer le sionisme au racisme revient à rejeter Israël lui-même, un membre des Nations unies bien considéré». Même le Vatican, dans son document l’Eglise et le racisme émanant du conseil du Saint-Siège a reconnu que «L’antisionisme .. sert quelquefois d’écran à l’antisémitisme dont il se nourrit et auquel il conduit» (Deuxième Partie, n° 15).

Il faut rappeler que avec l’antisionisme, c’est la première fois que l’on manifeste la haine des Juifs tout en niant cette haine. Actuellement, ceux qui haïssent les Juifs et ceux qui attisent les flames du fanatisme sectaire se dénomment antisionistes, car ils recherchent de nouveaux modes de propagation de leur idéologie virulente. Ils savent bien que «Si quelqu’une répète le même mensonge suffisamment longtemps» comme le disait Goebbels «Les peuples vont commencer à y croire». Il est incontestable que dans le monde entier, l’antisémitisme classique est camouflé par le terme d’antisionisme, qui est plus respectable, mais qui n’en est pas moins une forme de haine odieuse et abjecte.

Les preuves sont flagrantes que trop souvent certaines figures commues pour leur antisémitisme se déclarent antisionistes. Considérez par exemple Kwawe Ture. Lorsqu’il prend la parole sur les campus américains, la ligne d’attaque favorite du leader Black Nationalist est: «Le seul bon sioniste est un sioniste mort». Il affirme qu’il n’est pas antisémite, seulement antisioniste, bien qu’il dirige le AAPRP, l’un des groupes antisémites les plus extrémistes de la gauche et qu’il déclare au public que les Juifs ont dominé le commerce des esclaves et que les sionistes ont collaboré avec les nazis pour instaurer l’Holocauste. Il est clair que l’hostilité envers le sionisme qui distille de la haine à haute dose va obligatoirement déboucher sur un dénigrement de judaïsme. Robert Wistrich se souvient d’une interview avec Valery Emelianov, un leader du groupe russe d’extrême-droite Pamyat, au cours de laquelle Emelianov a continué à utiliser le mot «Sionistes» alors qu’il était évident que c’était un mot de code transparent pour «Juifs», il a également fait un usage répétitif du terme «Nazis juifs». Quant au livre du ministre de la Défense syrien, Mustapha Tlas, qui date de 1983, intitulé «La matza de Sion», c’est une accusation de crime rituel considérée comme révélatrice du comportement et des intentions sionistes. On pourrait ajouter à cette liste à titre d’exemples célèbres un parlementaire d’Argentine péroniste qui a défini le sionisme comme un stratagème pour conquérir l’Amérique latine et un tribunal de Crète qui a rendu un arrêt en 1984 selon lequel les Témoins de Jéhovah font partie d’une conspiration sioniste visant à dominer le monde.

Même le célèbre écrivain et pacifiste de gauche A. B. Yehoshua, a reconnu les objectifs de l’antisionisme. Il a déclaré l’an dernier en mars: «Au lieu d’attaquer les Juifs, ils attaquent le Sionisme, et s’ils procèdent ainsi c’est parce qu’on ne peut plus attaquer les Juifs ouvertement». Rappelons également les propos infâmes du président de l’Iran Mahmoud Ahmadinejad qui au cours d’une conférence antisioniste a parlé d’effacer Israël de la carte.

La création d’un Etat juif n’a pas effacé l’antisémitisme. Le monde a toujours besoin d’un bouc émissaire diabolisé et l’Etat d’Israël lui-même est devenu le Juif du monde, son bouc émissaire préféré. L’antisionisme est un moyen habile de calomnier Israël et le peuple juif. Et c’est précisément pour cette raison que la lutte contre l’antisionisme ne doit jamais être abandonnée sous prétexte de conduite politiquement correcte qui protège certains groupes. L’antisionisme ne doit jamais devenir acceptable, toléré, ignoré ou étouffé.

Le Dr. Dvir Abramovich est maître de conférences du département Jan Randa d’études juives et hébraïques et directeur du Centre d’histoire et de culture juives de l’université de Melbourne.

UN MOUVEMENT ISLAMISTE PUBLIE UN HADITH APPELANT AU GENOCIDE DES JUIFS


Le Muslim Student Association doit retirer un "Hadith de la haine" de son site

par Annie Lessard, Marc Lebuis

Le David Horowitz Freedom Center et le Centre Simon Wiesenthal ont réussi à convaincre les autorités de l’Université de Californie du Sud que le MSA devait bannir de son site Internet un ignoble Hadith appelant au génocide des Juifs. Ce geste met en lumière l’idéologie extrémiste du MSA et marque un tournant dans l’application de la règle du « deux poids deux mesures » qui amène tant d’institutions, au nom de la lutte contre l’islamophobie, à tolérer sans réagir les propos haineux les plus inimaginables de musulmans.

Le MSA compte près de 600 chapitres aux États-Unis et au Canada. Nous avons récemment présenté cette organisation extrémiste dans cet article : Le Muslim Student Association propage l’islam radical sur les campus en Amérique du Nord

Selon wikipedia, hadith « est un terme arabe qui désigne les paroles, actes et approbations du prophète Mahomet considérés comme des ordres à suivre par les musulmans ».

L’ignoble « Hadith de la haine » que le MSA a dû retirer du site Internet de l’Université de Californie du Sud est un hadith culte qui annonce le génocide des Juifs, ce peuple tellement honni que même les pierres et les arbres collaboreront à son extermination. Ce hadith figure dans la charte du Hamas, il fait partie du programme scolaire d’étudiants musulmans en Arabie saoudite et ailleurs dans le monde et il est aussi propagé dans de nombreuses mosquées. Il conditionne les actions de plusieurs musulmans et pose certainement un obstacle à la paix.

Traduction de : “Hadith of Hate” Banned at USC, par Reut R. Cohen, FrontPageMagazine.com, le 22 août 2008

Alors que les chapitres de l’Association des étudiants musulmans (MSA) ont gagné en influence dans les universités et les collèges à travers le pays, des critiques affirment qu’il s’agit d’un groupe haineux qui sympathise avec le djihad international et qui promeut une idéologie anti-américaine et anti-sémite sur les campus.

En réponse, le MSA a fait valoir qu’il est simplement un groupe religieux et culturel similaire à Hillel, un club pour les étudiants juifs, ou au Newman Club pour les catholiques. Cette tromperie a maintenant été démasquée à l’Université de Californie du Sud, dont le Provost, Chrysostomos L. Max Nikias, en réaction à un appel de David Horowitz du Freedom Center, et du Centre Simon Wiesenthal, a ordonné au MSA du campus de supprimer de son site Web un hadith « ignoble » appelant les musulmans à tuer les Juifs pour mériter la rédemption.

David Horowitz, président du Freedom Center, salue ce geste qui signale un rejet de la règle du deux poids deux mesures qui caractérise la culture politique et intellectuelle de la plupart des universités.

« Jusqu’à maintenant, la moindre critique de l’islam radical sur les campus donnait lieu à une accusation d’islamophobie, tandis que des groupes musulmans radicaux et leurs sympathisants étaient autorisés à dire les choses haineuses les plus inimaginables sur les chrétiens et les Juifs sans aucune réaction de la part des administrateurs d’universités », dit Horowitz. « Le provost Nikias a qualifié le hadith pour ce qu’il est : « ignoble ». Compte tenu de l’atmosphère qui règne sur la plupart des campus aujourd’hui, c’était un acte d’intégrité de sa part de le qualifier comme tel et d’exiger du MSA qu’il se conforme aux normes de civilité qui devraient régir l’université ».

Le hadith (enseignement sacré) se lit comme suit :

« Abuu Houraira a rapporté que le Prophète
(paix soit sur lui) a dit : Avant la dernière heure,
les musulmans combattront les Juifs et les tueront ;
jusqu’à ce que les Juifs se cachent derrière des rochers
et des arbres, et ceux-ci appelleront : ô musulman, il y
a un Juif qui se cache derrière moi, viens et tue-le ! »

La présence de ce hadith sur le site du MSA est conforme à d’autres initiatives prises par le groupe musulman sur le campus de l’USC. Par exemple, en 2005, il a organisé une conférence comprenant un discours par l’islamiste Ahmed Shama qui a fait l’éloge du Hezbollah, du Hamas et des Frères musulmans. Il a aussi dit que les terroristes de l’ère post-Saddam en Irak font partie, tout comme le MSA, d’un « mouvement islamique mondial » et qu’il était « nécessaire de se soulever contre l’occupation là-bas ».

Le David Horowitz Freedom Center a collaboré avec le Centre Simon Wiesenthal à l’envoi d’une lettre à Alan Casden, un fiduciaire de USC, sur le « hadith ignoble », comme il est souvent appelé. Inquiet qu’un appel au génocide figure sur le serveur de l’USC, Casden a contacté le Provost Chrysostomos Nikias pour exprimer ses préoccupations. Nikias a enquêté sur la question, et Casden a envoyé la réponse suivante :

« … le passage que vous avez cité est vraiment
ignoble et je partage vos préoccupations au sujet
de sa présence sur le serveur de l’USC. Nous avons
mené une enquête et j’ai ordonné que le passage
soit supprimé ».

« Le passage du hadith que vous avez porté à
notre attention bafoue les Principes de la
communauté de l’USC, et n’a pas sa place sur
un serveur de l’USC ».

Les Principes de la communauté de l’Université de Californie du Sud stipulent notamment ceci : « Nul n’a le droit de dénigrer une autre personne sur la base de la race, du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’origine nationale, etc. Nous ne tolérerons pas les abus verbaux ou écrits, les menaces, le harcèlement, l’intimidation ou la violence envers les personnes ou les biens ». Hormis le MSA, aucun groupe d’étudiants n’a affiché des écrits, religieux ou autres, appelant à la destruction d’une race ou d’un groupe.

La décision de l’USC de supprimer le hadith du serveur de l’institution marque la première fois qu’une université américaine reconnaît que le MSA est voué à la promotion de la haine ethnique. C’est aussi la première fois qu’un administrateur agit rapidement pour censurer des propos « ignobles ». Hier, le rabbin Aron du Centre Simon Wiesenthal a salué la décision du Provost Nikias : « Nous félicitons l’USC d’avoir eu le courage moral de s’élever contre ceux qui détournent la liberté religieuse et la liberté d’expression et la bonne volonté de la communauté universitaire pour promouvoir la haine et la violence extrême ».

« Cet épisode montre que la lutte contre l’injustice peut donner des résultats », a ajouté David Horowitz. « Cela montre également quel genre d’organisation le MSA est, et c’est la raison pour laquelle le Freedom Center a lancé une campagne nationale, Stop the Jihad on Campus Week, qui culminera la semaine du 13 octobre ».

La semaine en question a pour objectif de rallier les étudiants à travers le pays pour les amener à signer une pétition contre le « Hadith de la haine », et convaincre les associations étudiantes de retirer tout financement au MSA.

Pour de plus amples renseignements, veuillez visiter www.terrorismawareness.org


http://www.pointdebasculecanada.ca/spip.php?article572

26.8.08

DE CHARYBDE EN SCYLLA

par David Ruzié
professeur émérite des universités
spécialiste de droit international

Cette formule que nous avions employée, à l’époque du remplacement de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies par un Conseil des droits de l’homme, vaut également pour le choix des rapporteurs par cet organe.

Ainsi, nous avions, il y a quelque temps, évoqué les travaux de John Dugard, « rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, au moment où il quittait ses fonctions d’ « expert » auprès du Conseil (www.desinfos.com/impression.php ?id_article=9806).


Et, il faut bien reconnaître que cet organe des Nations Unies n’a pas eu la main plus heureuse en choisissant son successeur. Il s’agit de Richard Falk, formé au droit par les réputées universités de Yale et Harvard et qui termina sa carrière comme professeur de droit à la non moins prestigieuse université de Princeton, en 2001.

Cela lui laissait désormais beaucoup de liberté pour donner libre cours au dernier en date de ses « dadas » : la question des droits de l’homme dans les Territoires.

Désigné en 2001, avec précisément, John Dugard et Kamal Hussein, ancien ministre des affaires étrangères du Bangladesh, Richard Falk participa à une commission d’enquête dans les « territoires palestiniens » qui, bien évidemment, y conclut à la violation par Israël des droits de l’homme et considéra que les attentats-suicides constituaient une méthode valable de lutte.

Compte tenu de la partialité du Conseil, son choix était donc normal, même s’il surprit, notamment, l’intéressé lui-même ainsi que l’ancien ambassadeur américain aux Nations Unies, John Bolton, qui déclara que ce choix illustrait exactement la raison pour laquelle les Etats-Unis avaient voté contre la mise en place du nouvel organe.

Connu pour ses positions iconoclastes à l’époque de la guerre du Vietnam Richard Falk, auteur prolixe, qui s’était déjà fait remarquer, en 1979, par son soutien à la révolution des ayatollahs en Iran, récidiva à propos de la guerre en Irak. La qualifiant de guerre d’agression, il n’hésita pas à considérer que ses initiateurs avaient commis un crime contre la paix de la même nature que celui commis par les dignitaires nazis, qui durent en répondre devant le tribunal militaire international de Nuremberg, en 1945.

Pour mieux « situer » le personnage qui, également, n’avait pas hésité à préfacer un ouvrage soutenant la « théorie du complot » à propos des attentats du 11 septembre, on signalera que Richard Falk, qui, pourtant, n’a jamais caché sa judéité, déclarait en juin 2007 que l’on était en droit de faire un rapprochement entre les atrocités nazies et le traitement des Palestiniens par les Israéliens.

Si nous attirons l’attention, aujourd’hui, sur Richard Falk c’est parce que le service de presse de l’ONU a cru devoir faire état de la réaction de cet expert « indépendant » (sic) à la suite de l’arrivée à Gaza de deux bateaux « transportant des cargaisons humanitaires affrétées par des militants des droits de l’homme ».

Pour Richard Falk, ce que nous nous permettons de qualifier d’ « histoire de Pieds Nickelés » serait une « victoire symbolique importante ».

De fait, il y a quelques jours, dans son édition datée du 21 août, Le Monde rendait compte, sous le titre « A l’abordage du blocus de Gaza » d’une expédition projetée par une quarantaine de militants pro-palestiniens, originaires d’une dizaine de pays, à bord de deux rafiots, visant à provoquer la marine israélienne, qui surveille les abords de la côte, avec le secret espoir qu’elle ne les laisserait pas passer.

Mais, Israël a été bien inspiré de ne pas tomber dans le piège et, et a laissé passer cette bande d’énergumènes, dont le journaliste du Monde, Benjamin Barthe, toujours à l’affût de témoignages biaisés, précisait que leur moyenne d’âge était d’environ 60 ans (la doyenne, juive bien évidemment, âgée de 84 ans se prévalant de la qualité de « rescapée de la Shoah » et n’ayant rien trouvé de mieux que de considérer que « les persécutés sont devenus des persécuteurs »).

Ces « militants » qui, d’après l’AFP, entendent visiter des « hôpitaux, des universités » ( ?) « et des camps de réfugiés » ont, bien évidemment été reçus par les responsables du Hamas, qui contrôle la Bande Gaza, et ont reçu des documents leur attribuant « symboliquement » la nationalité palestinienne.

Il faut dire que, dans son communiqué, Richard Falk a signalé que les bateaux transportaient, notamment, des appareils auditifs, pour quelque 200 personnes, précisant qu’ »il y a beaucoup de personnes atteintes de surdité à Gaza, à cause du bruit produits par les avions israéliens ».

Il n’est, évidemment, pas question de la situation des habitants de localités israéliennes, comme à Sderot, en particulier, qui subissent les tirs incessants de roquettes palestiniennes.

Mais, pour en revenir à Richard Falk, qui, en dépit de sa formation juridique, n’en est pas à une contre-vérité, cette initiative aurait attiré « l’attention mondiale sur la dure réalité du siège punitif enduré par les 1,5 millions d’habitants de Gaza depuis plus d’un an ».

Pour ce donneur de leçons, « ce siège est une forme de punition collective qui constitue une grave violation de l’article 33 de la Quatrième Convention de Genève ».

Il ne suffit pas de qualifier les mesures prises par Israël de « punition collective » pour que cela soit, effectivement, le cas, alors qu’il ne s’agit que de mesures d’auto-protection.

Qu’Israël soit habilité par le droit international a veiller à sa sécurité en contrôlant effectivement l’espace maritime, aérien et terrestre de la Bande de Gaza, qui, rappelons-le ne relève toujours d’aucune autorité étatique, n’a pas effleuré l’esprit de Richard Falk.

Pas plus d’ailleurs que ce distingué penseur ne met en évidence la responsabilité de l’Egypte qui, non seulement, omet d’empêcher la contrebande d’armes à partir de son territoire, facilitant, ainsi, les actions terroristes dirigées contre Israël, mais de plus s’abstient de venir en aide à ses frères musulmans.

Nous avons déjà souligné qu’aucune disposition du droit international n’impose à Israël de subvenir aux besoins en nourriture, carburant et médicaments de la population de la Bande de Gaza qui, non seulement, a voté massivement pour le Hamas, mais, de plus, se complaît avec la main mise totale de ce mouvement terroriste sur ce territoire.

S’agissant de Palestiniens, ayant obtenu des bourses d’étude aux Etats-Unis, qui profiteraient de l’occasion pour quitter la Bande de Gaza, à bord d’un de ces bateaux, narguant, ainsi, les autorités israéliennes, on se demande pourquoi, une fois encore, les Egyptiens ne pourraient pas, grâce à leur frontière commune, permettre de régler ce problème.

Mais, il est évident qu’il s’agit, avant tout et toujours, de mettre en difficulté Israël, qui a, on le sait, vocation, nolens volens, à jouer le rôle de bouc émissaire.

ETATS-UNIS: DES EXTREMISTES ATTAQUENT JOHN McCAIN ET LE TRAITENT DE "JOUET DES JUIFS"



Tandis qu’ils continuent leurs attaques racistes contre le sénateur Barack Obama, candidat du parti démocrate à la présidence, les partisans de la suprématie de la race blanche ainsi que les antisémites attaquent de même son rival
épublicain, le sénateur John McCain, prétendant qu’il est un «jouet dans la main des Juifs» et un ennemi de la race blanche.

Sur les forums extrémistes de l’Internet, observés par la Ligue Anti-diffamatoire (ADL), le candidat républicain est constamment attaqué par les antisémites et les suprématistes qui le présentent soit comme soumis aux Juifs, soit maneuvré par eux et le traitent de «traître à sa race» à cause de la modération de ses vues sur l’immigration.
«Alors que nous nous attendions à ce que les fanatiques et les suprématistes dirigent leur colère contre Barack Obama, le candidat afro-américain, ce qui est arrivé est que les deux candidats apparaissent également inacceptables aux yeux des suprématistes qui les considèrent l’un comme l’autre contrôlés et manipulés par les Juifs» dit Avraham H. Foxman, directeur national de l’ADL. «Dans la vision du monde déformée de ces haïsseurs qui voient des conspirations partout, McCain et Obama seraient tous deux maneuvrés par les Juifs qui, prétendent-ils, contrôleraient le gouvernement et tireraient les fils du pouvoir à Washington.»

Source: http://www.adl.org/

LA RUSSIE RECONNAIT LES REGIONS SEPARATISTES DE GEORGIE

Reuters

Le président Dmitri Medvedev annonce que la Russie reconnaît les régions séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie en tant qu'Etats indépendants, plaçant ainsi Moscou sur la voie d'une épreuve de force avec les pays occidentaux.

"J'ai signé des décrets sur la reconnaissance par la Fédération de Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'indépendance de l'Abkhazie", a déclaré le chef du Kremlin dans une allocution télévisée depuis sa résidence de Sotchi, qui fait face à l'Abkhazie sur les bords de la mer Noire.

L'Occident n'avait cessé d'exhorter Moscou à ne pas reconnaître les deux régions sécessionnistes et à préserver l'intégrité territoriale de la Géorgie. L'Allemagne a jugé l'initiative russe "inacceptable" et la Grande-Bretagne l'a rejetée avec force en réaffirmant la souveraineté de la Géorgie. France et Etats-Unis ont parlé d'une "décision regrettable".

L'Otan a aussi rejeté la reconnaissance des régions séparatistes. "Il s'agit d'une violation directe de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu sur l'intégrité territoriale de la Géorgie, résolutions que la Russie elle-même a adoptées", selon son secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer.

"Le fait que le gouvernement russe choisisse actuellement cette orientation signifie qu'il a opté pour une politique d'affrontement, non seulement avec le reste de l'Europe, mais aussi avec la communauté internationale dans son ensemble", a dit pour sa part le chef de la diplomatie suédoise, Carl Bildt.

Des combats ont opposé ce mois-ci les forces russes et géorgiennes après le déclenchement par Tbilissi d'une offensive qui visait à reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. Moscou y avait riposté par une contre-attaque massive.
SÉPARATISTES HEUREUX

Sur fond d'un drapeau russe et d'une bannière présidentielle, Medvedev a déclaré, le visage sombre, que la tentative de Tbilissi pour reprendre le contrôle des deux régions par la force avait anéanti tout espoir de coexistence pacifique entre la Géorgie et elles au sein d'un seul Etat.

"(Le président géorgien Mikhaïl) Saakachvili a choisi le génocide pour régler ses affaires politiques", a dit Medvedev à un moment ou des chars et des troupes russes occupent encore certaines parties de la Géorgie.

"Les peuples de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie se sont plus d'une fois prononcés par référendum pour l'indépendance de leurs républiques. Nous le comprenons après ce qui s'est produit (...) ils sont en droit de décider eux-mêmes de leur avenir."

A Soukhoumi, la capitale abkhaze, des habitants en liesse ont tiré des coups de feu en l'air, sablé le champagne et pleuré de joie en apprenant la nouvelle de Moscou. Des scènes analogues ont été observées à Tskhinvali, la capitale sud-ossète ou le président, Edouard Kokoity, a annoncé qu'il allait demander à Moscou d'établir une base militaire sur son territoire.

Selon le Kremlin, Medvedev a ordonné au ministère des Affaires étrangères d'établir des relations diplomatiques avec les deux régions rebelles et de mettre en forme des traités de coopération et d'amitié avec elles. Le ministère russe de la Défense garantira la paix en Abkhazie et en Ossétie du Sud jusqu'à la signature des traités d'amitié, a ajouté le Kremlin.

A Tbilissi, le vice-ministre géorgien des Affaires étrangères, Guiga Bokeria, a dénoncé "une annexion flagrante" de territoires faisant partie de la Géorgie. Le président Saakachvili a réuni son conseil de sécurité.
LONDRES PRÔNE UN FRONT UNI CONTRE "L'AGRESSION"

La Bourse de Moscou a accentué son recul mardi sous l'effet de la décision présidentielle, l'indice boursier russe RTS cédant jusqu'à 6,10% après cette annonce.

En France, pays qui préside actuellement l'Union européenne et a négocié un accord de cessez-le-feu entre Russie et Géorgie, le Quai d'Orsay a déploré "une décision regrettable" et rappelé son "attachement à l'intégrité territoriale de la Géorgie".

A Londres, le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, a réclamé la formation de la coalition internationale "la plus large possible" pour s'opposer à l'"agression russe en Géorgie".

Peu avant le discours de Medvedev, l'ambassadeur de Russie à l'Otan, Dimitri Rogozine, avait comparé la situation actuelle aux tensions qui précédèrent la Première Guerre mondiale au début du siècle dernier et jugé inévitable un nouveau refroidissement diplomatique.

"L'atmosphère qui prévaut actuellement me rappelle la situation ou se trouvait l'Europe en 1914 (...) lorsque les puissances mondiales ont basculé dans un conflit violent à cause d'un terroriste", a-t-il déclaré au journal RBK Daily.

"J'espère que Mikhaïl Saakachvili ne sera pas le nouveau Gavrilo Princip", a ajouté Rogozine en faisant allusion au jeune nationaliste serbe qui, le 28 juin 1914 à Sarajevo, assassina l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche - épisode qui déclencha la guerre en Europe.

Medvedev a affirmé ne pas craindre le risque d'une nouvelle guerre froide: "Rien ne nous effraie, pas même la perspective d'une guerre froide, mais nous ne la souhaitons pas. Dans cette situation, tout dépend de la position de nos partenaires."

Son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré aux journalistes que Moscou ne craignait pas l'isolement mais que "le bon sens devrait prévaloir au sein de la communauté internationale" concernant la crise géorgienne.

Avec Oleg Chtchedrov à Moscou et Indira Bartsits à Soukhoumi,
version française Gregory Schwartz, Philippe Bas-Rabérin

"Shalom Akhshav" fidèle au poste

par Shraga Blum

Tel le "bon élève" de la classe qui vient sans cesse dénoncer ses camarades, le mouvement "Shalom Akhshav" passe son temps à observer et relever la construction de la moindre maison en Judée-Samarie. puis de les dénoncer "aux autorités compétentes et concernées". A l'aide de calculs précis, d'expéditions sur le terrain mais aussi de photos aériennes - payées avec de l'argent européen - le mouvement d'extrême-gauche confectionne deux fois par an un dossier complet sur l'état de la construction en Judée-Samarie, rapport qui est ensuite diffusé à large échelle et transmis avec soin aux chancelleries occidentales ainsi qu'à l'administration américaine. Il y a un peu plus de six décennies, cette attitude portait un nom bien précis.

Et que nous apprend ce nouveau rapport "à mi-année"? Qu'il y en ce moment 1000 maisons comprenant en tout 2.600 unités de logement dont la construction est en cours en Judée-Samarie, et parmi elles, 55% à l'est de la Barrière de Séparation. Les chiffres de l'Office National de la Statistique indiquent également que la construction en Judée-Samarie a fait "un bond" de...1,8% par rapport à l'an passé. Le nombre de maisons rajoutées dans les avants-postes serait de 125, dont 30 constructions "en dur". Le rapport "scrupuleux" de "Shalom Akhshav" passe en revue localité par localité, et indique combien d'unités de logements ont été rajoutées ou sont en prévision. Ainsi, pour ceux qui ne le savaient pas, l'avant-poste de Beroukhin s'est vu attribuer 10 nouvelles caravanes, et Kfar Tapouah' s'est vu gratifié de 12 unités de logements supplémentaires. Les calculettes et les blocs-notes sont également fournies à "Shalom Akhshav" par ses mécènes européens...

"Shalom Akhshav" se fait aussi un devoir de contrôler tout ce qui se construit à Jérusalem. Et c'est ainsi que nous apprenons avec stupeur (!) que le nombre d'appels d'offres dans le bâtiment a été multiplié par 38 en une année, passant de 46 à 1761. Le mouvement d'estrême gauche se dit "particulièrement préoccupé par l'activité intense à Jérusalem concernant la construction juive dans les quartiers périphériques".

La conclusion du rapport, selon Yariv Oppenheimer, sécrétaire général du mouvement, est claire: "Israël est en train de supprimer la 'ligne verte' en créant une continuité territoriale entre les blocs d'implantations et des localités isolées au coeur de la Judée-Samarie, afin de freiner l'extension des villes palestiniennes. La séparation entre Israéliens et Palestiniens deviendra de facto irréalisable".

De son côté, le Conseil des Localités juives de Judée-Samarie s'est "réjoui" des données du rapport de "Shalom Akhshav", et "présente toute sa sympathie à Shalom Akhshav, qui malgré son activisme, son argent, ses procès et ses dénonciations, est obligé de se rendre à l'évidence que la construction en Judée-Samarie se poursuit et se développe". Le Conseil de Yesha poursuit dans l'ironie en "remerciant Shalom Akhshav d'utiliser l'argent qu'il reçoit de l'Union Européenne pour rendre publique et mettre en évidence l'action des pionniers sionistes de notre génération".

Le député Ouri Ariel (Ihoud Leoumi -Mafdal) également, indique "que malgré certaines inexactitudes dans les chiffres, ce rapport de l'extrême gauche apporte enfin de bonnes nouvelles à la population israélienne!". Ariel reproche à "Shalom Akh'shav" d'ignorer deux facteurs essentiels: d'une part, que la demande de construction et d'habitation en Judée-Samarie est toujours très importante, et d'autre part, que l'avenir d'Israël passe aussi par le peuplement de la Samarie, coeur historique du peuple juif, et composé de nombreuses zones inhabitées".

Ronny Breiman, porte-parole du Parti "Hatikva", tout en "critiquant le rôle des médias, qui se font les porte-parole de Shalom Akshav", les compare au "prophète Bilaam, qui voulait maudire Israël et qui finalement l'a béni!".

La publication de ces données a déjà eu un premier effet: dans leur conférence de presse conjointe ce matin, la ministre israélienne des Affaires Etrangères, Tsipi Livni, et la Secrétaire d'Etat US Condoleezza Rice se sont toutes deux référées à la construction en Judée-Samarie, dont dépend apparemment l'avenir de la planète. Rice a répété "que la construction juive en Judée-Samarie nuit au processus de paix" et de son côté Livni a voulu rassurer les Américains et les Palestiniens en réaffirmant "que la politique du gouvernement était de réduire la construction dans ces zones".

Il y en a qui construisent, d'autres qui détruisent.

25.8.08

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Israël-Palestiniens

L’Autorité Palestinienne fête la libération de 198 prisonniers palestiniens

198 prisonniers palestiniens ont été libérés ce matin des prisons israéliennes dans le cadre d’un geste de bonne volonté du gouvernement israélien envers le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas. YNET, le site internet du Yediot Aharonot, rapporte que lors de la cérémonie d’accueil en l’honneur des prisonniers libérés, ce matin à Ramallah, Mahmud Abbas s’est félicité de leur libération tout en assurant que l’Autorité palestinienne « ne se reposera pas » avant d’obtenir la libération de tous les onze mille prisonniers palestiniens incarcérés en Israël. Il a notamment évoqué les noms de deux prisonniers : Marwan Barghouti, ancien secrétaire général du Fatah en Cisjordanie, condamné à perpétuité pour son implication dans cinq attentats et considéré comme le palestinien du plus haut rang qui est emprisonné en Israël, et Ahmed Saadat, secrétaire général du FPLP, condamné pour son implication dans l’assassinat du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi, en 2001.

Intérieur

Le gouvernement approuve le budget de justesse


Au terme d’une journée de débats houleux, le gouvernement a approuvé la nuit dernière la proposition du ministère des Finances pour le budget 2009, à la majorité de treize voix contre douze. Selon le site internet du Haaretz, le Premier ministre Ehud Olmert est finalement parvenu à convaincre tous les ministres du parti Kadima à voter en faveur de la proposition, à l’exception du ministre des Transports, Shaul Mofaz, qui a voté contre, et du vice-premier ministre, Haïm Ramon, qui s’est abstenu. La majorité a pu être obtenue grâce aux deux ministres du parti des retraités qui se sont prononcés pour le budget, tandis que le parti travailliste et le parti Shas votaient contre.

A plusieurs reprises au long de ce conseil des ministres, Ehud Olmert s’en est pris aux opposants au budget et notamment au président du parti travailliste, le ministre de la Défense Ehud Barak. « Si ce débat avait lieu avec moins de menaces et de mises en garde de la part de personnes ayant des considérations politiciennes, les choses pourraient se dérouler autrement », a déclaré le Premier ministre qui a mis en garde les ministres : « Une fois la décision prise aujourd’hui, ceux qui lutteront contre la position du gouvernement ne pourront en être membres ».

Le vice-premier ministre, Haïm Ramon, s’en est, lui aussi, pris à Ehud Barak : « J’entends beaucoup de personnes parler de stabilité, mais le président du parti travailliste a renversé un Premier ministre et cela est plus que tout un facteur d’instabilité. Celui qui décide de destituer le Premier ministre, décide de nuire à l’économie israélienne ». M. Ramon a finalement décidé de s’abstenir estimant que le budget approuvé par le gouvernement n’avait aucune chance d’être approuvé par la Knesset.

La ministre des Affaires étrangères et candidate à la présidence de Kadima, Tzipi Livni, pourtant en froid avec le Premier ministre, a critiqué les ministres qui ont refusé d’approuver le budget. « Ceux qui affirment qu’il faut reporter le vote sur le budget le font pour des raisons politiques et non professionnelles », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Nous avons tous une responsabilité vis-à-vis de l’économie israélienne, et les primaires à Kadima n’annulent pas cette responsabilité. Ne laissons pas une question de politique interne influencer notre vote et avoir des conséquences sur la stabilité de l’économie. Reporter le vote reviendrait à adresser un message négatif à l’économie israélienne. Celui qui sera élu à la tête de Kadima pourra ensuite modifier le budget ».

Dans l’entourage du ministre des Transports, Shaul Mofaz, principal rival de Tzipi Livni dans la course à la présidence du Kadima, on a vivement réagi à l’attitude de la ministre des Affaires étrangères. « C’est un comportement typique de Tzipi Livni qui cède toujours et fait toujours preuve de faiblesse. Pourquoi vote-t-elle oui alors que d’ores et déjà elle affirme qu’elle renégociera le budget ? », ont déclaré des proches du Shaul Mofaz. « Il s’agit là d’un budget destiné à dissoudre la coalition et à faire obstacle à Shaul Mofaz quand il voudra en former une nouvelle. Certaines personnes souhaitent des élections anticipées et veulent par conséquent que le budget reste tel qu’il est ».

Selon de hauts responsables travaillistes cités par le journal, la proposition de budget adoptée hier est « un budget virtuel qui ne tiendra pas plus d’un mois. Ni la Knesset ni la commission des Finances ne l’examineront et aussi bien la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, que le ministre des Transports, Shaul Mofaz, le renégocieront immédiatement après les primaires. Personne ne pourra former de gouvernement sur la base d’un tel budget »

Perquisition au siège du Mouvement islamique à Umm el-Fahem

D’importantes forces de police ont perquisitionné hier au petit matin les bureaux de l’Institut al-Aqsa, dans la ville d’Umm el-Fahem. Selon le Haaretz, cet institut est le principal organisme opérationnel de la branche nord du Mouvement islamique en Israël. Les policiers ont saisi argent et équipements.

Il y a deux semaines, rappelle le journal, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a signé un décret déclarant cet institut « association non-reconnue ». Selon des sources au sein des services de sécurité, l’Institut al-Aqsa aurait collaboré avec le Hamas à Jérusalem, en participant notamment à des transferts de fonds en faveur de cette organisation. L’institut serait également en contact avec des organisations islamistes internationales. Le Mouvement islamique a réagi à cette perquisition en affirmant que toutes ses activités sont légales./.
Ambassade de France en Israel

REVUE DE LA PRESSE ISRAELIENNE

Poubelles incendiées

Nouveaux désordres dans le secteur ultra-orthodoxe de Méa Shéarim, à Jérusalem : durant la nuit de dimanche à lundi, des inconnus ont tenté de provoquer deux incendies, dans la rue principale du quartier, afin d’interrompre la circulation des voitures et de bloquer le passage des autobus, considérés par certains radicaux établis à Méa Shéarim comme des «symboles» de la société israélienne séculière et «pécheresse».
Les forces de l’ordre sont immédiatement intervenues, pour dégager notamment des poubelles en flammes qui avaient été jetées sur la chaussée.
Il n’y a eu aucun blessé, et seuls de légers matériels ont été sign
alés.

Monde arabo-musulman

Khamenei soutient Ahmadinejad

Le Guide spirituel de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a appelé, durant la nuit de dimanche à lundi, le président Mahmoud Ahmadinejad, à se «préparer pour un second mandat présidentiel». Selon plusieurs agences de presse de Téhéran, l’ayatollah a demandé à l’actuel chef du régime des mollahs de «ne pas considérer que cette année est la dernière qu’il passe à son poste de leader», mais plutôt à se tenir «prêt pour s’y maintenir durant les quatre ans à venir».
Considéré comme l’une des principales figures de la révolution islamique, confident de Khomeini, adulé par les foules chiites comme «martyr vivant» et «miraculé», après qu’il ait échappé à un attentat à la bombe, en juin 1981, Ali Khamenei, dont le turban noir indique qu’il est un seyyed, autrement dit un des nombreux descendants du prophète Mahomet, a loué l’action politique d’Ahmadinejad et de son gouvernement, lesquels ont selon lui «ressuscité les valeurs révolutionnaires fondatrices» du pays et mis un terme au «dangereux processus d'occidentalisation et de sécularisation» qui menaçait la société iranienne, sous le règne du «réformateur» Mohammad Katami, remplacé en 2005 par l’ultraconservateur Ahmadinejad.
Rappelons que les prochaines élections doivent se dérouler en juin 2009.
Peu après ces déclarations de soutien à son égard, Ahmadinejad a réagi en affirmant que «l’approbation du Guide suprême est comme une médaille resplendissante sur nos poitrines», tout en espérant que «ces paroles mettront un point final à la propagande dirigée contre le gouvernement en place».

IN ISRAEL INFOS

Nasrallah menace Israël en cas de conflit

par Rebecca Serfaty
Arouts 7

Le chef du Hezbollah a indiqué qu’en cas de guerre « la prochaine victoire sera décisive, claire et évidente, personne dans le monde ne se trompera à ce propos ». Dans un discours prononcé à l’occasion d’une cérémonie du mouvement de jeunesse du Hezbollah, Nasrallah a dit, « Nous n’avons pas besoin de hausser les épaules et de passer outre ces menaces, mais elles ne nous impressionnent pas ».

24.8.08

DE " L' ANTISIONISME " A L' ISLAM


Selon une information mise en ligne dimanche matin par le site Internet Arouts 7, le professeur Uriel Davis, une des figures emblématiques de l’ultragauche israélienne, vient de se convertir à l’islam, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée au tribunal musulman Chaari, situé dans la ville arabe de Baaqa el-Rarbiah, et a épousé, la semaine dernière, à Ramallah, une activiste du Fatah, en présence d’une cinquantaine de responsables de l’Autorité palestinienne.

Né à Jérusalem en 1943, arabisant et spécialiste d’études islamiques, Davis, qui a appelé la jeunesse israélienne a refusé de servir dans les rangs de Tsahal dès les années soixante et s’est toujours considéré comme un «palestinien hébreu antisioniste» , a notamment dirigé l’ILHCR (Israeli League for Human and Civil Rights).
Auteur d’essais intégralement consacrés à des exercices de «déconstruction» d’Israël, et aux titres dépourvus de la moindre ambiguïté - parmi lesquels "Israel: An Apartheid State" (1987), "Apartheid Israel: A Critical Reading of the Draft Permanent Agreement, known as the Geneva Accords" (2003), ou encore "Apartheid Israel: Possibilities for the Struggle Within" (2004) – Uriel Davis est par ailleurs membre du Conseil national palestinien.

Israël ne lève pas le blocus maritime sur Gaza

(Xinhua)

La décision d’Israël d’autoriser deux bateaux transportant des activistes pro-palestiniens à gagner la bande de Gaza ne signifie pas la levée du blocus maritime sur cette enclave contrôlée par le Hamas, ont déclaré samedi des responsables israéliens.

Deux bateaux transportant 40 activistes pro-palestiniens sont entrés samedi après-midi dans le port de Gaza après plus de 30 heures d’attente en Méditerranée, bien qu’Israël ait refusé dans un premier temps de les laisser entrer dans ce territoire palestinien.

Le feu vert surprise donné par le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le ministre de la Défense, Ehud Barak, n’est qu’une exception et ne signifie pas la levée du blocus maritime de la bande de Gaza, a rapporté le Jerusalem Post citant des responsables du ministère de la Défense.

"Il est clair depuis le début que l’ensemble de l’opération est une provocation visant à nuire à Israël", a assuré un responsable. "Nous avons décidé de les laisser passer afin de ne pas tomber dans leur petit jeu", a-t-il affirmé.

L’ouverture exceptionnelle du port de Gaza par Israël à ces deux bateaux ne signifie pas qu’Israël va autoriser plus de bateaux à entrer dans ce territoire palestinien, de crainte qu’ils ne transportent des armes et des explosifs pour le Hamas, considéré par Israël comme une organisation terroriste, a expliqué le responsable.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Aryedh Mekel, a déclaré que cette décision a été prise pour deux raisons : prévenir une provocation en haute mer et parce que nous savions ce qu’il y avait dans les bateaux et que les équipements qu’ils apportent sont destinés à des personnes sourdes.

Il a souligné que c’est une exception et que cette décision ne doit pas être considérée comme un précédent.

Mon billet d’humeur sur quelques salopards

Israël - Russie : les deux poids et les deux mesures de quelques salopards.
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L'armée russe d’occupation continue de stationner dans la ville géorgienne de Poti sur les bords de la mer Noire, ville où la dite armée russe n’a pourtant rien à faire, vu que Poti se situe à plus de 200 km de la zone dite de conflit, en clair zone d’occupation.
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Le déploiement d'une soi-disant « force de maintien de la paix » - en clair d’une armée rouge brune d’occupation avec ses chenilles de la paix, celles de ses chars - dans une zone dite « tampon » située en territoire géorgien démontre l’intention russe - du moins à ce stade - de vouloir annexer une partie de la Géorgie. En effet, la Russie instaure en ce moment des postes militaires de contrôle au sein de cette zone dite « tampon ».
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Concrètement, la Russie prétend maintenir ses soldats dans une vaste zone - zone d’occupation sans tampon - qui mine de rien relie l’Ossétie du Sud géorgienne, la première région rebelle de Géorgie, à l'Abkhazie géorgienne, la deuxième région rebelle de Géorgie. Avec d’une part l’occupation de Poti sur la mer Noire ; et d’autre part l’occupation de l’Ossétie du Sud, de l'Abkhazie et de la zone « tampon » reliant ces deux provinces, la Russie opère une tentative non seulement d’occupation mais d’annexion comme on n’en avait plus connue depuis la fin présumée de la guerre dite froide.
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Je note avec dégoût que nos fonctionnaires journaleux parlent de force de maintient de la paix et de zone tampon - tant qu’à faire de tampax - quand il s’agit de la Russie putinienne. Alors que ces mêmes fonctionnaires journaleux ne parlent, ni de force de maintient de la paix, ni de zone tampon, lorsque l’armée de défense d’Israël - en raison des kamikazes palestiniens, des voitures piégées palestiniennes et des roquettes palestiniennes - se voit contrainte de dépêcher des forces de maintient de la paix et se voit contrainte d’établir des zones tampons, dans des territoires disputés, territoires dont les milices terroristes, les dirigeants et une partie de la population se consacrent - depuis 60 ans - essentiellement à la destruction pure et simple de l’Etat hébreux tout entier. Il est vrai que dans ce contexte, on nous montre, depuis des décennies, uniquement des enfants jetant des pierres, ce qui, évidemment, fait passer le Juif pour un agresseur et tous les autres, y compris les assassins, pour des « opprimés ».
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La caste des écrivassiers d’agences était déjà abjecte au temps de la guerre dite froide. Elle est tout aussi abjecte - maintenant - au temps de la résistance légitime au fascisme rouge vert brun. Pour Israël et la Russie, c’est encore et toujours deux poids et deux mesures. Je souligne que tout récemment une association palestinienne en Europe, d’une part s’est réjouie de la mort de dix soldats occidentaux en Asie centrale ; et d’autre part, a encouragé la poursuite des attentats talibans et autres.
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Je demande aux associations palestiniennes – si généreusement hébergées chez nous en Europe - de diffuser un communiqué de presse, primo, pour condamner l’armée d’occupation israélienne, non, pardon, russe, dans les territoires occupés de Cisjordanie, non, pardon, d’Ossétie Abkhazie et Tampon ; secundo, pour exiger la libération de Jérusalem, non, pardon, de Poti.
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Enfin bref, en résumé, que les Arabes de Palestine remplacent leurs noms et mots habituels - par les noms et mots que je viens de leur proposer - dans leur communiqué de presse habituel, communiqué stocké dans leurs ordinateurs et régulièrement diffusé depuis 1967. Un petit copier coller, ce n’est pas au-dessus de leurs forces tout de même.
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La prise de position criminelle de l’association euro-palestine-truc-much suite à la mort de dix soldats français en Afghanistan m’etait restée en travers de la gorge. C’est pourquoi il me faillait écrire ce billet d’humeur. Maintenant je me sens beaucoup mieux. Pas vous ? Shalom.
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Miguel Garroté pour Monde Info

LES ARABES ISRAELIENS ATTENDENT LEUR SALADIN !!


Scénario ubuesque dans la ville arabe israélienne d'Oum-El-Fahm, où des dizaines de milliers de personnes se sont pressées vendredi soir à l'appel du Mouvement Islamique Arabe Israélien. Comme chaque année, le slogan rassembleur était sans équivoque: "La Mosquée Al-Aqsa est en danger!"


Orateur-vedette de ce meeting, le Sheikh Raed Salah', chef de file de la Branche Nord du mouvement islamique. Dans son discours virulent comme à l'accoutumée, il a accusé Israël "de profaner les lieux saints musulmans et de mettre la Mosquée Al-Aqsa en danger".
Il a appelé Abou Mazen et Ismaïl Haniyeh à "retrouver les chemins de l'unité pour barrer la route à la judaïsation de Jérusalem et pour libérer ensemble la Ville Sainte". S'adressant aux autorités israéliennes, il a menacé:
"Olmert, Pérès et Barak! Malgré les quarante années d'occupation de Jérusalem, malgré les kilomètres de tunnels que vous avez creusés, malgré la synagogue et le musée que vous avez fait construire sous la mosquée, malgré l'insolence de vos soldats, et malgré tous les programmes que vous prévoyez pour Jérusalem, je vous le dis: votre occupation va prendre fin!"
Et de reprendre les mêmes termes que le chef du Hamas il y quelques jours:
"Par l'esprit, par le feu et par le sang, nous te libérerons, Jérusalem!"

Il a également souhaité
"l'apparition d'un nouveau Saladin qui viendrait délivrer non seulement Jérusalem, mais toute la Palestine des mains des 'nouveaux Croisés sionistes".
Il a fini son interventions en évoquant sa vision du Monde arabe dans le futur: "L'occupation israéliennne prendra fin dans chaque arpent de terre de la patrie arabe islamique, de la même manière que l'occupation américaine en Irak, en Afghanistan, au Soudan et en Somalie, et le monde arabo-musulman sera enfin libéré".

Son adjoint, Kamal Al-Khatib a voulu rappeler "qu'à deux reprises Jérusalem fut sous domination musulmane, et à deux reprises sous domination étrangère: celle des Croisés et celle des Sionistes. La seule manière de libérer Jérusalem est d'appliquer les principes de l'Islam". Il a également lancé un avertissement aux Israéliens:
"Que croyez-vous? Que ceux qui ont chassé les Croisés d'ici au bout d'un siècle ne seront pas capables de vous chasser après 40 ans?!"

Les responsables politiques et judiciaires israéliens devraient se poser sérieusement la question de la liberté d'expression totale accordée à ce genre de personnages nocifs. Les Britanniques, fervents de cette démocratie à l'extrême jusqu'il y peu, en sont revenus depuis que des attentats aient été commis sur le sol britannique par des citoyens musulmans gavés de harangues islamiques.

La méthode qui prétend "réduire le Mal en le laissant s'exprimer" ne marche pas avec de tels fanatiques.
in Arouts Sheva

23.8.08

QUI JOUE AUX DOMINOS ?

Caroline Glick
JERUSALEM POST
Adaptation française* de Sentinelle 5768 ©

L’invasion de la Géorgie par la Russie met à nu plusieurs aspects du système international que l’Occident conduit par les USA a délibérément ignoré depuis la chute de l’Union soviétique. Une vérité ancienne qui mérite attention est que la théorie des dominos dans les relations internationales demeure vraie. Cette théorie affirme que des évènements dans un domaine géographique susciteront des évènements similaires dans d’autres zones.

Les grandes puissances ne sont pas les seules qui peuvent provoquer la chute des dominos. De petits Etats le peuvent aussi. Les actions d’Israël l’ont clairement démontré.

Cette semaine, le gouvernement Olmert-Livni-Barak a voté pour la libération de prison de 199 autres terroristes. Les dirigeants d’Israël ont prétendu qu’après la libération d’assassins terroristes aux mains du hezbollah le mois dernier, nous n’avons pas d’excuse désormais pour ne pas relâcher des terroristes meurtriers aux mains du chef du Fatah, Mahmoud Abbas. Si Abbas ne peut pas parvenir aux réussites du hezbollah, ils arguent qu’il pourra être discrédité.

Mais comme le journaliste Khaled Abu Toameh du ‘Jerusalem Post’ l’a expliqué lundi, il n’y a virtuellement personne dans l’Autorité Palestinienne qui croit qu’Israël renforcera les forces en faveur de la paix dans la société palestinienne en relâchant des terroristes de prison. Ces terroristes renforceront simplement les éléments les plus radicaux de la société palestinienne, généralement alliés avec le hamas et le jihad islamique.

Des libérations antérieures de terroristes ont démontré qu’un nombre non spécifié d’Israéliens paieront de leur vie l’idiotie du gouvernement. Mais ce n’est pas seulement Israël qui subit l’impact de ses fautes. Cela nuit aussi à la Jordanie.

Juste après que le gouvernement ait annoncé sa décision, la Jordanie a annoncé qu’elle libérait quatre assassins jihadistes de ses prisons. Les quatre terroristes, qui ont tué deux soldats israéliens en 1990, avaient été condamnés à la prison à perpétuité en Israël. L’été dernier, dans le cadre d’une « mesure de construction de la confiance » envers le roi Abdullah, Israël les a transférés en Jordanie pour purger leur peine.

Si Israël ne peut pas refuser au Fatah ce qui a été accordé au hezbollah, de même la Jordanie ne peut refuser au hamas ce qu’Israël a accordé au Fatah et au hezbollah. La Jordanie ne peut pas être plus stricte avec des assassins d’Israéliens qu’Israël ne l’est.

Le récent rapprochement de la Jordanie avec le hamas suit le même modèle. Selon le journal saoudien ‘Al- Watan’, le chef du hamas basé à Damas Khaled Mashaal doit se rendre une visite en Jordanie dans les jours à venir, dans le cadre de la reconstruction de la stratégie politique générale jordanienne de ses liens de coopération avec le groupe jihadiste contrôlé par l’Iran. Amman a coupé ces liens en 2006.

Il ne peut exister aucun doute que le hamas et son organisation sœur ‘les Frères Musulmans’ en Jordanie constituent des menaces pour le régime hachémite. Le gouvernement jordanien préfèrerait sans aucun doute n’avoir rien à faire avec le hamas. En vérité, il serait sans doute satisfait si le groupe terroriste était détruit. Mais la Jordanie ne peut pas agir de son côté. Seul Israël peut faire cela.

Mais Israël a refusé de prendre la moindre mesure contre le hamas alors que celui-ci a consolidé son contrôle sur Gaza et augmenté son influence en Judée et en Samarie. L’inaction d’Israël a obligé la Jordanie à se compromettre avec le groupe terroriste contrôlé par l’Iran.

Le refus d’Israël de reconnaitre les interconnexions des évènements internationaux a aussi un impact dans toute la région. La myopie stratégique des USA affecte les évènements à travers le monde. De récents exemples au Pakistan l’illustrent.

Depuis les attaques du 11 septembre 2001, les USA ont ignoré la situation intérieure au Pakistan. D’abord ils ont placé toute leur confiance dans le président pakistanais Pervez Musharraf pour agir en tant qu’allié. Washington a ignoré le refus de Musharraf de purger l’armée pakistanaise et sa puissante agence de renseignement interarmées de ses éléments jihadistes infiltrés, qui collaboraient avec al Qaïda et les Talibans, leur fournissaient un refuge sûr et leur ont permis de prendre le contrôle de provinces bordant l’Afghanistan.

Puis, dans une volte-face, l’an dernier Washington a tenté de faire avancer son programme de démocratisation du monde islamique en mettant la pression sur Musharraf pour autoriser des élections libres au Parlement pakistanais. Malheureusement, les USA ont échoué à noter que les Partis pakistanais à contenu soi-disant démocratique haïssent tous l’Amérique, et s’opposent à des mesures contre les Talibans et al Qaïda.

Maintenant que les forces “démocratiques” antioccidentales que les USA ont déchaînées ont chassé Musharraf du pouvoir, les USA ne disposent d’aucun allié dans les structures du pouvoir politique et du renseignement militaire au Pakistan, avec lesquelles collaborer pour combattre les Taliban et al Qaïda. Encore plus troublant, les USA n’ont personne en qui faire confiance pour assurer que les forces jihadistes ne gagnent pas un accès à l’arsenal nucléaire pakistanais.

Ce dernier point a été clairement démontré mardi quand le ‘New York Times’ a cité un officiel de haut rang de l’administration Bush qui notait que les agents jihadistes avaient fait des « efforts constants » pour infiltrer les laboratoires nucléaires du Pakistan. Au-delà de cela, même Musharraf n’a jamais donné aux USA une pleine assurance qu’il mettait l’arsenal nucléaire de son pays en sûreté. Musharraf a constamment refusé de rendre compte de la façon dont il dépensait les 100 millions $ que les USA lui transféraient dans l’objectif de sécuriser ses 50 à 100 têtes nucléaires.

Bien que pendant son premier mandat présidentiel, George W. Bush ait souvent prévenu du danger des armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive tombant entre les mains de groupes terroristes, ou leur soient transférées par des Etats parrains, cette question a été largement ignorée dans les années récentes. Les officiels de l’administration ont minimisé la signification d’une coopération ouverte entre les Taliban et al Qaïda d’une part, et l’armée pakistanais et ses agences de renseignements d’autre part. Et aujourd’hui, le refus de Washington de se confronter à cette coopération revient la hanter. Maintenant que les USA ne disposent pas d’options aisées pour empêcher que l’effondrement rapide des appareils de gouvernement pakistanais, disposant de l’arme nucléaire, ne les fasse tomber sous l’influence des Taliban et d’al Qaïda.

Une situation similaire se joue au Liban. Exactement de même que les USA ont ignoré les liens entre le régime pakistanais et al Qaïda et les Taliban, de même ils ont ignoré la signification du contrôle de l’Iran sur le hezbollah, et celle du hezbollah sur le gouvernement libanais.

Depuis que le Mouvement du 14 mars allié à l’Occident avait obligé a Syrie à retirer ses forces du Liban en 2005, les USA ont considéré ses dirigeants comme des allies stratégiques fiables. En conséquence, les USA ont refusé de comprendre que quand le premier ministre libanais Fouad Siniora a autorisé le hezbollah à rejoindre son gouvernement en 2005, il a effectivement placé celui-ci à la merci du hezbollah, et est ainsi devenu un vassal de l’Iran.

Les USA ont continué d’ignorer la soumission de Siniora au hezbollah pendant la guerre Israël-hezbollah en 2006. En espérant le renforcer, les USA ont interdit à Israël d’attaquer les infrastructures libanaises servant à la machine de guerre du hezbollah. Cette décision des USA a rendu beaucoup plus difficile la supériorité d’Israël dans le conflit. Et l’incapacité d’Israël à vaincre le hezbollah et indirectement l’Iran en 2006 a ouvert la voie à la prise du pouvoir par le hezbollah en mai.

Exactement comme les Taliban et al Qaïda ont saisi l’avantage du refus des USA de reconnaître la signification de leurs liens avec l’armée pakistanaise et les services de renseignement, de même le hezbollah, l’Iran et la Syrie ont exploité le refus des USA de reconnaître leur contrôle sur le Liban.

L’une des manières dont l’Iran, la Syrie et le hezbolllah exploitent le refus des USA de prendre conscience de leur contrôle sur le Liban, c’est de rendre ce contrôle incontestable. A cette fin, le hezbollah a forgé des alliances avec des groupes disparates au Liban, et a ainsi davantage isolé les voix pro-occidentales dans le pays.

Cette semaine, le hezbollah a signé un accord de coopération avec les salafistes liés à al Qaïda et soutenus par la Syrie à Tripoli (au Nord du Liban). Ce mouvement a choqué beaucoup d’observateurs qui avaient insisté du fait qu’une alliance entre les jihadistes shiites et sunnites était impensable. Ces observateurs avaient ignoré le fait que les shiites et les sunnites ont des alliances stratégiques à travers toute la région. L’Iran a une alliance stratégique avec la majorité sunnite en Syrie. Elle contrôle le hamas. Elle a accueilli des commandants d’al Qaïda sur son sol depuis 2001.

Dans une certaine mesure, la fiction de ces observateurs aveugles au sujet de l’antipathie shiite - sunnite a été encouragée par les sunnites et les shiites eux-mêmes. Comprenant l’intérêt que l’Occident ignore la menace qu’ils constituent ensemble et séparément, jusqu’à cette semaine ils n’ont jamais laissé apparaître explicitement leur alliance. Ce que l’accord du hezbollah avec les salafistes liés à al Qaïda à Tripoli démontre, c’est que les deux forces sont désormais si convaincues de la faiblesse de l’Occident, qu’elles croient n’avoir rien à craindre d’une coopération à découvert.

A l’opposé des évènements au Pakistan, qui sont la conséquence de la nature de la société pakistanaise et de l’échec des USA à reconnaître la nature de cette société, les derniers évènements au Liban sont au moins en partie la conséquence de la réponse impuissante de Washington à l’invasion par la Russie de leur alliée, la Géorgie.

On met souvent en avant que la Russie ne craint pas moins la domination islamique que l’Occident. Et alors que la Russie a certainement de bonnes raisons d’être préoccupée par les jihadistes, cela ne l’a pas conduite à agir comme un allié de l’Occident dans son combat contre les jihadistes. Au contraire, comme l’Iran et la Syrie et leurs groupes terroristes affiliés, la Russie considère les USA comme son véritable ennemi. Comme eux, elle cherche à exploiter les faiblesses des USA pour faire progresser ses propres positions.

La Russie comprend que les fondations idéologiques de l’Iran rendent impossible que Téhéran ne parvienne un jour à un accord avec les USA. Et elle exploite la situation à son bénéfice.

Moscou a construit en Iran un réacteur nucléaire. Elle fournit à l’Iran et à la Syrie des systèmes d’armes avancés. L’alliance de la Russie avec l’Iran et la Syrie fait progresser ses intérêts de deux façons : elle affaiblit les USA, et elle assure que la Russie ne sera pas la cible de la bombe nucléaire.

Exactement comme l’échec des USA à soutenir la tentative de destruction du hezbollah par Israël au Liban il y a deux ans, a ouvert la voie au pacte de cette semaine entre le hezbollah et al Qaïda, de même la faible réponse des USA au viol de la Géorgie par la Russie a enhardi les Russes, les Iraniens et les Syriens à révéler leur alliance stratégique à long terme. Mercredi, l’Iran a traité la Géorgie « d’Etat sioniste » du fait de ses relations étroites avec Israël. La Russie a retourné le compliment en prenant la défense du lancement du satellite iranien, et en soutenant l’annonce de l’Iran de construire six autres réacteurs nucléaires.

Le président syrien Bashar Assad a capitalisé sur la posture anti-américaine de la Russie en rendant visite à Moscou mercredi. La Russie a donné le ton de sa visite en condamnant les fournitures d’armes et l’assistance militaire d’Israël à la Géorgie. Elle a ensuite autorisé Assad à annoncer l’intention de Moscou de fournir à la Syrie un ensemble de missiles défensifs sophistiqués ‘Iskander’ que la Syrie a réclamé depuis longtemps.

L’exploitation par la Russie des points faibles des USA pour faire avancer ses propres positions laissent à ceux-ci deux options. Washington peut essayer de donner à la Russie une meilleure offre que ne le peuvent leurs ennemis. Ou bien les USA peuvent travailler à affaiblir leurs ennemis en leur faisant face tout en renforçant leurs alliés, forçant ainsi la Russie à une posture de coopération. Aujourd’hui, il n’y a pas de marché que les USA puissent offrir à la Russie permettant de concurrencer ce que la Russie retire de ses alliances avec les ennemis de l’Amérique. Aussi la première option est annulée.

Cela nous amène à la deuxième option qui est seulement le modèle de contention de l’expansion soviétique de la Guerre Froide, fondé sur la théorie des dominos dans les affaires du monde. Considérant la façon dont cela a déjà fonctionné autrefois, il y a peu de raison de ne pas y revenir maintenant. La décision des USA de signer une alliance stratégique avec la Pologne était d’abord une petite étape dans la bonne direction. Les décisions diplomatiques contre la Russie, comme mettre fin à la participation de Moscou au G-7 (club des sept pays démocratiques les plus industrialisés) et à son accord d’association avec l’OTAN, auraient déjà dues être mises en œuvre.

Mais plus important encore, en anticipant, les USA et Israël devraient retirer une leçon de leurs ennemis. Ils doivent admettre que quand ils sont forts et victorieux, leurs alliés sont renforcés à travers le monde. Et quand ils sont faibles et dissolus, leurs alliés paient aussi le prix de leur irresponsabilité.

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